LA QUOTIDIENNE DU CAPC 15 AVRIL 2020
ANNONCE IMPORTANTE
Sondage pour recueillir des informations sur la pandémie Covid-19 et l’impact économique sur les pays africains - Comme nous le savons tous, ce coronavirus se propage à travers le monde à un rythme remarquable. Cette situation a conduit de nombreux pays à verrouiller leurs frontières et même à fermer bon nombre de leurs activités économiques afin de pouvoir contenir le virus. Le Centre africain pour les politiques commerciales (CAPC) de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et International Economics Consulting Ltd se sont associés pour mener ce sondage et d’offrir un aperçu des effets économiques de la pandémie sur l'activité économique et le commerce pour les entreprises à travers l’Afrique, en vue de faire la lumière sur les réponses politiques et les opportunités pour les entreprises. Les résultats, ainsi qu’une analyse approfondie, seront publiés par les deux organisations. Toutes les réponses resteront strictement confidentielles. Les résultats seront partagés uniquement sous forme agrégée et les réponses individuelles ne seront pas divulguées. Nous vous remercions de votre aimable collaboration pour répondre aux questions de ce sondage en ligne, qui devrait prendre entre 5 et 15 minutes de votre temps. La date limite pour remplir le questionnaire est le vendredi 17 avril. N’hésitez pas à l’envoyer à vos contacts pour élargir les résultats. Lien vers le sondage : https://fr.surveymonkey.com/r/COVID-19ImpactAfrique
INTERNATIONAL
Perspectives de l’économie mondiale Avril 2020 - Le monde a considérablement changé depuis notre dernière mise à jour des Perspectives de l'économie mondiale, il y a trois mois. Un scénario de pandémie avait été évoqué comme une possibilité lors de précédents débats de politique économique, mais aucun d'entre nous n'avait une idée précise de la forme concrète qu'il prendrait et de ses conséquences pour l'économie. Nous faisons maintenant face à une sinistre réalité, où du fait de la progression exponentielle de la contagion, le nombre de personnes infectées passe de 100 à 10 000 en quelques jours à peine. Malheureusement, de nombreuses personnes perdent la vie et le virus continue de se propager rapidement dans le monde entier. Nous sommes donc extrêmement reconnaissants aux professionnels de la santé et des premiers secours qui travaillent sans relâche pour sauver des vies. Cette crise ne ressemble à aucune autre. Premièrement, le choc est violent. Les pertes de production liées à cette urgence sanitaire et aux mesures prises pour l'endiguer sont probablement bien supérieures aux pertes qui ont déclenché la crise financière mondiale. Deuxièmement, comme pour une guerre ou une crise politique, la durée et l'intensité du choc demeurent très incertaines. Troisièmement, dans ces circonstances, la politique économique joue un rôle très différent. Lors de crises ordinaires, les dirigeants essaient d'encourager l'activité économique en stimulant la demande globale le plus rapidement possible. Cette fois, la crise est dans une large mesure la conséquence des mesures d'endiguement qu’il a fallu prendre. Stimuler l'activité devient donc plus difficile et, du moins pour les secteurs les plus touchés, peu souhaitable. (FMI)
Mots Clés: Covid-19, Economie mondiale, Crise
L'Asie du Sud risque une récession historique, selon la Banque mondiale - L'Asie du Sud risque de réaliser cette année à cause du nouveau coronavirus sa pire performance économique en 40 ans, ce qui va peser sur les efforts pour réduire la pauvreté dans la zone, a estimé dimanche la Banque mondiale dans un rapport. « L’Asie du Sud est confrontée à un cocktail parfait de difficultés. Le tourisme s'est arrêté, les chaînes d'approvisionnement sont perturbées, la demande textile s'est effondrée et le moral des consommateurs et des investisseurs est en berne », indique la Banque mondiale. L'institution a réduit sa prévision de croissance pour la zone de 6,3% à une fourchette de 1,8-2,8% et considère que plus de la moitié des pays vont plonger dans une « récession profonde ». Ce sont les Maldives qui vont souffrir le plus avec l'effondrement des revenus du tourisme qui risque de provoquer une contraction du PIB de 13%, alors que celui de l'Afghanistan risque de se contracter de 5,9% et celui du Pakistan de 2,2%. L'Inde, dont l'année fiscale débute le 1er avril, devrait enregistrer un PIB de 1,5-2,8%, contre 4,8-5,0% pour l'année qu'elle vient d'achever. La Banque estime en outre que la pandémie aggravera les inégalités dans la région, les populations les plus pauvres n'ayant qu'un accès limité, ou pas d'accès du tout, aux systèmes de santé et aux aides sociales. (Lefigaro)
Mots Clés: Covid-19, Asie du sud, Croissance
Trump suspend la contribution américaine à l'OMS - Le président américain a reproché mardi à l'agence de l'ONU sa mauvaise gestion de la pandémie de coronavirus, qu'il juge responsable d'un grand nombre de morts. Le président américain Donald Trump a annoncé mardi qu'il suspendait la contribution des Etats-Unis à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en raison de sa « mauvaise gestion » de l'épidémie du coronavirus. « Aujourd’hui, j'ordonne la suspension du financement de l'Organisation mondiale de la santé pendant qu'une étude est menée pour examiner le rôle de l'OMS dans la mauvaise gestion et la dissimulation de la propagation du coronavirus », a-t-il déclaré depuis les jardins de la Maison Blanche. « Le monde a reçu plein de fausses informations sur la transmission et la mortalité» du Covid-19, a-t-il ajouté, dans un long réquisitoire contre cette agence de l'ONU. Soulignant que les Etats-Unis contribuaient à hauteur de «400 à 500 millions de dollars par an » à l'organisation, contre environ 40 millions de dollars «et même moins» pour la Chine, Donald Trump a estimé que son pays avait le devoir des réclamer des comptes. « Si l'OMS avait fait son travail et envoyé des experts médicaux en Chine pour étudier objectivement la situation sur le terrain, l'épidémie aurait pu être contenue à sa source avec très peu de morts», a-t-il martelé. (Lefigaro)
Mots Clés: Trump, OMS, Financement
PANAFRICAIN
Covid-19 : l’Afrique pourrait perdre 14% de son bien-être social (BM) - « S’il n’y a pas de coopération entre les pays africains, si on ne permet pas à nos commerces interafricains de continuer même si on bloque les individus, si on ne permet pas surtout aux biens alimentaires de circuler, si on ne permet pas aux chaînes de valeur interafricaines de fonctionner, les pertes à un bien-être social pourraient être supérieures à 14% », a fait savoir Albert Zeufack. L’économiste en chef de la Banque Mondiale (BM) pour l’Afrique analysait, cet après-midi dans un live Facebook, l’impact du nouveau coronavirus sur les économies des pays du continent, à la suite de la sortie d’un rapport de l’institution de Breton Wood soulignant que la pandémie « entraîne l’Afrique subsaharienne vers sa première récession depuis 25 ans ». L’analyse de l'institution financière chiffre les pertes de production liées au Covid-19 entre 37 et 79 milliards de dollars en 2020, sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs : la désorganisation des échanges et des chaînes de valeur qui pénalise les exportateurs de produits de base et les pays fortement intégrés dans les filières mondiales ; la réduction des flux de financement étrangers (transferts de fonds des migrants, recettes touristiques, investissements directs étrangers, aide étrangère) et la fuite des capitaux ; l’impact direct de la pandémie sur les systèmes de santé et les perturbations consécutives aux mesures de confinement et à la réaction de la population. Par ailleurs, Albert Zeufack a noté que les trois plus grandes économies de la région (le Nigeria, l’Angola et l’Afrique du Sud) « vont être gravement touchées », risquant de voir la croissance de leur PIB s’abaisser « autour de -7% à -8% ». (APA news)
Key Words: Covid-19, Coopération, Bien-être social
Coronavirus : la pandémie perturbe les chaînes d’approvisionnement alimentaire en Afrique - Sur le continent, la pandémie de coronavirus fait resurgir les inquiétudes sur la sécurité alimentaire. Restrictions de circulation, marchés qui ne peuvent plus se tenir, cargos et camions bloqués aux frontières, dédouanements plus difficiles. La crise sanitaire et le confinement qu'elle implique fragilisent les chaînes de distribution et de production agricoles. Avec déjà une instabilité des prix résultant des chocs qui affectent l’offre et la demande de nourriture et touche en particulier les plus pauvres. En théorie, les denrées essentielles (nourriture, eau, essence) peuvent circuler librement, malgré les restrictions de mouvement, mais la crise sanitaire a réduit le rythme des importations/exportations, alors que de nombreux pays sont loin d'être autosuffisants. Déjà, la Russie a arrêté d’exporter des céréales transformées ; le Kazakhstan a suspendu les livraisons de farine, de sucre, d’huile de tournesol et de certains légumes ; le Vietnam a restreint les ventes de riz à l’étranger et arrêté ses importations de noix de cajou… (franceinfo)
Mots clés: Confinement, Chaine de distribution
Réponse de l’Afrique au COVID-19 - Messages clés pour les réunions du FMI et du Groupe de la Banque mondiale - Le COVID-19 est une crise qui touche le monde entier. Au fil des jours, l’impact de cette crise devient plus visible et plus généralisé. Bien que frappée plus tard, l’Afrique doit déjà faire face à une crise profonde et synchronisée. Les institutions sont déjà débordées à tous les niveaux - sanitaire, économique et social. L’Afrique est quasiment aux prises avec une paralysie économique soudaine avant même d’avoir atteint son pic de la pandémie. Des difficultés économiques lourdes et durables, qui mettront en péril progrès et perspectives, creuseront les inégalités entre et à l’intérieur des pays et aggraveront les fragilités actuelles, se profilent à l’horizon sur le continent. Sans gestion conséquente, ces difficultés compromettront aussi la reprise dans les pays développés. Nous pouvons y remédier, si seulement nous agissons immédiatement et collectivement. (…) L’ouverture du commerce est importante maintenant. Des chaînes d’approvisionnement efficaces et un commerce ouvert en faveur des entreprises seront essentiels à l’amélioration des stratégies de relance et peuvent contribuer à préserver davantage d’emplois. Les pays sont appelés à maintenir ouvertes les lignes du commerce mondial, de l’écologie et de l’aide humanitaire. Les États membres exhortent la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, la Commission économique pour l’Afrique et le Groupe de la Banque mondiale à les soutenir et à les aider dans le cadre de l’appel qu’ils ont lancé, d’une part, aux pays afin qu’ils surveillent les mesures prises et, d’autre part, à tous les partenaires afin qu’ils appuient le maintien du commerce ouvert. (UNECA)
Mots clés: Afrique, Covid-19, Commerce
AFRIQUE DU NORD
Le gouvernement égyptien reporte l'introduction en bourse de Banque du Caire - Le gouvernement égyptien aurait décidé de repousser l'ouverture du capital de Banque du Caire, une institution financière filiale à 100% de la banque d'Etat, Banque Misr. L'offre publique de vente (OPV) qui était prévue pour mi-avril 2020, a été repoussée à une date ultérieure, apprend-on de sources concordantes, sans aucun détail sur la nouvelle date de l'opération. Plusieurs investisseurs stratégiques égyptiens des autres pays arabes et non arabes avaient exprimé leur désir de souscrire à l'offre, et il était prévu que des investisseurs individuels souscrivent à une petite part. Le report viendrait surtout de la crainte que l'action de la Banque nouvellement introduite ne perde de la valeur sur la Bourse du Caire, en raison du mauvais sentiment que génère le covid-19 sur les marchés financiers.HSBC et EFG Hermes qui ont été retenus comme arrangeurs respectivement à l'international et sur le marché local, devraient continuer à travailler sur la promotion de l'opération. La privatisation de Banque du Caire est annoncée depuis trois ans. Le gouvernement égyptien espère en tirer un revenu global de 500 millions $. (Agence ecofin)
Mots clés: Egypte, Bourse
Maroc : cinq mois de réserves en devises disponibles (Banque Centrale) - Le gouverneur de la banque centrale du Maroc, Abdellatif Jouahri, a assuré que les réserves actuelles en devises du pays, qui s'élèvent à environ 24 milliards d'euros, couvrent plus de cinq mois d'importation de biens et services. "Nous sommes en train d'identifier des scénarios et des mesures susceptibles d'atténuer l'impact du virus, y compris le renforcement des réserves de change", a-t-il souligné dans une déclaration citée par les médias marocains. M. Jouhari a estimé que les développements liés au nouveau coronavirus "progressent très rapidement, ce qui crée un tel état d'incertitude qu'il est difficile de prédire comment la situation évoluera dans les semaines et les mois à venir". "Ce qui est gratifiant, c'est le flux spontané de solidarité de tous les Marocains, des entreprises et des institutions publiques et privées", a-t-il noté, estimant que "la réponse rapide du gouvernement de notre pays a fait éviter la pire des situations". S'agissant des priorités, il a expliqué que "la santé arrive en premier, en plus de l'aide aux familles les plus vulnérables qui sont affectées par l'arrêt de certaines activités, et les restrictions imposées à la circulation".Concernant la deuxième phase de libéralisation du taux de change du dirham à 5%, M. Jouahri a précisé que "cela contribuera non seulement au développement du marché des changes marocain, mais améliorera également la flexibilité de l'économie". (La Tribune)
Mots clés: Maroc, Réserve de change, Importations
AFRIQUE DE L’OUEST
Côte d’Ivoire : l’exécutif annonce le rachat de 200 000 tonnes de noix de cajou chez les producteurs - En Côte d’Ivoire, le gouvernement achètera 200 000 tonnes de noix de cajou aux exploitants sur la base du prix minimum garanti de 400 Fcfa/kg. Cette décision annoncée le vendredi dernier par Adjoumani Kobenan Kouassi, ministre de l’Agriculture, devrait permettre aux producteurs d’écouler leur stock dans un contexte de pandémie de coronavirus. En effet, les incertitudes que fait planer la maladie sur la santé de l’économie mondiale ont déjà conduit à une annulation ou un report des contrats de noix de cajou dans des pays importateurs clés (Inde et Vietnam essentiellement) ainsi qu’à un ralentissement des exportations sur le plan mondial. L’opération sera menée par le Conseil du Coton et de l’anacarde (CCA) ainsi que par le Groupement d’intérêt économique (Gie-Geppa). En dehors des producteurs, M. Kouassi souligne qu’un dispositif de subventions sera mis sur pied afin d’atténuer les effets d’une baisse des prix mondiaux sur les exportateurs locaux. « Le Covid-19 a conduit aujourd’hui à une paralysie quasi totale de l’activité économique mondiale, entraînant ainsi une importante baisse des prix internationaux qui se situent actuellement entre 900 et 1100 dollars, soit en dessous du prix minimum CAF [1300 dollars, NDLR] ». Pour rappel, la Côte d’Ivoire a prévu de récolter 800 000 tonnes de noix de cajou en 2020 contre 730 000 tonnes un an plus tôt. (Agence ecofin)
Mots clés: Cote d’Ivoire, Noix de cajou, Covid-19
Covid-19 : pas de rupture dans la commercialisation du cacao ivoirien, plus de 93% de la production déjà vendue - Le ministre ivoirien de l’Agriculture et du développement durable, Adjoumani Kobenan Kouassi, a assuré vendredi qu’en dépit de la pandémie du Covid-19, «il n’y a pas de rupture dans la commercialisation du cacao » en Côte d’Ivoire, indiquant que « plus de 93% de la production a été déjà vendue », lors d’un point de presse gouvernemental. Selon M. Adjoumani, « cette filière a anticipé déjà en prenant des dispositions internes ». Et « pour le moment, il n’y a pas de rupture dans la commercialisation du café et du cacao », notamment pour la première campagne, où « plus de 93% » de la production cacaoyère a été déjà vendue. Cependant, dira-t-il, la filière a besoin qu’une prévision soit faite afin de pouvoir faire face à tout risque après juin 2020, en vue de soutenir les producteurs qui seront certainement lésés par cette crise, et stabiliser la production. Pour la campagne intermédiaire, ouverte depuis le 1er avril 2020, le prix du kg a été maintenu à 825 Fcfa. Selon M. Adjoumani, le maintien de ce prix s’explique par un « effort supplémentaire (du gouvernement) de 200 Fcfa/Kg pour soutenir les producteurs ». Il a fait observer parce que le prix CAF a fortement baissé avec la chute des cours mondiaux. Le gouvernement, dans ce scénario, devrait tenir compte de cette donne, mais n’a pas imputé cela sur la campagne intermédiaire, a soutenu M. Adjoumani. (Benin24)
Mots clés: Cote d’Ivoire, Cacao, Covid-19
Développement du secteur agricole au Bénin : l’agro-industrie manque d’usines de transformation - Au Bénin l’agro-industrie, fait de petits efforts qu’il faut soutenir et encadrer. Selon l’agronome Joukov Mahoussi, « peu de produits agro-industrie existent sur le marché béninois car le pays manque encore de véritables politiques pour son agro-industrie. La situation actuelle de la fermeture des frontières du Nigéria bien que cela va impacter négativement l’économie béninoise, c’est une opportunité pour repenser l’agro-industrie du Bénin ». Selon l’expert agronome, dans divers secteurs, le Bénin manque de petites usines pour la transformation industrielle de certains produits agricoles malgré les efforts faits ces dernières années. « Dans les filières de la tomate, de la mangue, de la noix de cajou, du karité, de l’huile de palme même dans le coton dont les exploits sont élogieux ces trois dernières années, le Bénin manque d’usines ». Pour rappel, le Bénin avait lancé en 2013, la construction et l’installation de six usines de transformation de produits agricoles avec l’appui de l’Inde. L’exploitation de ces usines, était initialement confiée au Groupe algérien NCA-ROUIBA, qui est en renégociation avec la firme franco-indienne AIL afin de les rendre opérationnelles. Cette initiative s’était inscrite dans le cadre du plan stratégique de relance du secteur agricole, l’État compte, en effet, développer le secteur agro-industriel pour soutenir les ambitions affichées de croissance agricole. Lancés en 2012, les travaux de construction et d’équipement de ces six usines se sont achevés en août 2013. Les unités installées sont l’usine d’Allada pour la production de jus d’ananas, l’usine de concentré de tomate à Kpomassè, l’usine de Zakpota pour la production de jus d’orange. (Benin24)
Mots clés: Bénin, Agro-industrie
La CEA et la CEDEAO conjuguent leurs efforts pour renforcer les capacités de pilotage et de gestion du développement de la Commission - La Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), à travers son bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest, et la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) établissent le chemin d’une collaboration étroite en vue de renforcer les capacités de pilotage et de gestion du développement de la Commission de la CEDEAO. A travers un mémorandum d’accord technique renouvelé en Juin 2017, les deux institutions ont pris l’engagement formel de mutualiser leurs efforts en vue du renforcement du processus d’intégration sous-régionale en général et la mise en œuvre de la Vision 2020 de la CEDEAO en particulier. Ce Mémorandum qui a pour objet de définir un cadre général pour la coopération afin de permettre à la CEDEAO et à la CEA de s’engager dans des activités mutuellement bénéfiques tels que le partage d’informations, les consultations et le partage de connaissances. Ce Mémorandum prévoit également la coordination et la collaboration sur des projets, des études et travaux de recherche dans les domaines d’intérêt commun pour les deux institutions et pour l’amélioration des conditions de vie des populations de la communauté. Conformément au mémorandum d’Accord, la coopération entre les deux institutions portera essentiellement sur les piliers et les objectifs stratégiques de la CEDEAO présentés dans la Vision 2020 et dont la mise en œuvre á été déclinée á travers principalement le Plan Stratégique de développement 2011-2015 et le Cadre Communautaire de Développement 2016-2020. (UNECA)
Mots clés : CEA, CEDEAO, Développement
AFRIQUE DE L’EST
La Trade and Development Bank octroie 328 millions $ à l'Ouganda – L’Ouganda bénéficiera d’un financement de 328 millions $ de la Trade and Development Bank (TDB) pour soutenir son économie. L’annonce a été faite la semaine dernière par l’institution dans un communiqué publié sur son site internet. Les fonds visent à « stimuler les efforts déployés pour le financement du développement et des infrastructures de l'Ouganda », a annoncé l’institution. Ils seront accordés sous la forme d’un prêt syndiqué qui s’étalera sur sept années. L’annonce intervient alors que la pandémie de covid-19 a poussé de nombreux pays africains à adopter des mesures de restrictions qui pourraient à long terme mettre en péril leurs économies. De son côté, l’Ouganda craint que le ralentissement du commerce mondial impacte ses revenus en raison notamment de sa dépendance aux revenus issus des exportations de produits agricoles tels que le café. Ce, alors que les autorités ont lancé ces dernières années, d’importants chantiers infrastructurels financés en grande partie par des emprunts extérieurs importants. « Cette transaction permettra de s'assurer que les projets d'infrastructures restent sur la bonne voie en Ouganda, en particulier dans ce contexte de marché plus difficile marqué par la pandémie de covid-19 », a indiqué la TDB. (Agence ecofin)
Mots clés: Ouganda, TDB, Prêt
Soudan : l’exécutif achètera 200 000 tonnes de blé pour renforcer ses réserves stratégiques - Au Soudan, le ministère des Finances a annoncé hier que le gouvernement achèterait 200 000 tonnes de blé dans le cadre d’un accord avec le Programme alimentaire mondial (PAM) afin d’augmenter ses réserves stratégiques sur fond de pandémie de coronavirus. Selon des détails relayés par Reuters, les autorités devraient payer la marchandise en livres soudanaises. Cette option de remboursement fera conserver plus de 50 millions $ au pays en proie actuellement à une pénurie de devises étrangères. Il faut souligner que cette démarche intervient alors que de nombreux boulangers se sont plaints et ont menacé de faire grève en raison des coûts de production élevés et de la faiblesse de la monnaie locale. Habituellement, le gouvernement subventionne à hauteur de 75 % le sac de blé revendu aux principaux minotiers du pays à savoir Sayga, Wheata et Sin. Pour rappel, le Soudan consomme près de 2,5 millions de tonnes de blé par an. (Agence ecofin)
Mots clés: Soudan, Blé, PAM
AFRIQUE CENTRALE
Coronavirus : La Beac injecte 829 millions $ de liquidités dans le système bancaire de la Cemac - La Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), institut d’émission des six pays de la Cemac, (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale) annonce qu’elle met à la disposition des banques en activité dans la zone Cemac, une enveloppe de liquidité de 250 milliards FCFA, pour la période allant du 9 au 16 avril 2020. C’est la seconde opération du même type, pour le même montant, qu’initie la Banque centrale des Etats de la Cemac en l’espace d’une semaine, soit un total de 500 milliards FCFA (828,7 millions $) en deux semaines. Ces nouvelles injections de liquidité participent à la riposte à la crise du Coronavirus qui menace les économies de la Cemac. En effet, alors qu’elle s’apprêtait à lancer les ponctions dans les coffres-forts des banques de la Cemac, conformément à une décision prise par le Comité du marché monétaire (CMM) en février 2020, la Beac a dû refréner ses ardeurs en suspendant ce projet au mois de mars. Au sortir de son Comité de politique monétaire du 27 mars 2020, la Beac a plutôt décidé de relancer les injections de liquidité dans le système bancaire, avec possibilité de relever les volumes en cas de besoin. Tout ceci pour permettre aux établissements de crédit de disposer d’assez de marges de manœuvre, afin de financer les besoins des opérateurs économiques confrontés aux effets de la crise du Coronavirus. C’est dans cette même optique qu’a été élargie la gamme des effets admis comme « collatéral », pour garantir les opérations de refinancement sur le marché monétaire. (Tchad infos)
Mots clés: Tchad, Beac, Liquidité
