LA QUOTIDIENNE DU CAPC 16 AVRIL 2020
ANNONCE IMPORTANTE
Sondage pour recueillir des informations sur la pandémie Covid-19 et l’impact économique sur les pays africains - Comme nous le savons tous, ce coronavirus se propage à travers le monde à un rythme remarquable. Cette situation a conduit de nombreux pays à verrouiller leurs frontières et même à fermer bon nombre de leurs activités économiques afin de pouvoir contenir le virus. Le Centre africain pour les politiques commerciales (CAPC) de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et International Economics Consulting Ltd se sont associés pour mener ce sondage et d’offrir un aperçu des effets économiques de la pandémie sur l'activité économique et le commerce pour les entreprises à travers l’Afrique, en vue de faire la lumière sur les réponses politiques et les opportunités pour les entreprises. Les résultats, ainsi qu’une analyse approfondie, seront publiés par les deux organisations. Toutes les réponses resteront strictement confidentielles. Les résultats seront partagés uniquement sous forme agrégée et les réponses individuelles ne seront pas divulguées. Nous vous remercions de votre aimable collaboration pour répondre aux questions de ce sondage en ligne, qui devrait prendre entre 5 et 15 minutes de votre temps. La date limite pour remplir le questionnaire est le vendredi 17 avril. N’hésitez pas à l’envoyer à vos contacts pour élargir les résultats. Lien vers le sondage : https://fr.surveymonkey.com/r/COVID-19ImpactAfrique
INTERNATIONAL
Les obligations vertes deviennent des valeurs refuges suite à la crise du Covid-19 - Les obligations vertes résistent mieux à la crise engendrée par le Covid-19 et pourraient même se positionner en tant que solution de repli pour les investisseurs, selon UBS. Leur émission devrait continuer à augmenter au même rythme d’avant la crise en raison du maintien de l’intérêt des investisseurs pour ce type d’instrument. « L’indice Green Bonds de (Bank of America, ndlr) a perdu 5 % de rendement total entre fin février et le 20 mars 2020, tandis que l’indice corporate général a perdu 11 % », a affirmé Thomas Wacker, le directeur des investissements de UBS. NN Investment Partners, l’un des plus grands détenteurs de Green Bonds dans le monde épouse cette position. « Les indices Green Bonds n’incluent par exemple pas d’entreprises du secteur aérien. Les entreprises émettant des obligations vertes sont en général mieux préparées pour faire face à ce type de crise, car elles ont une vision à plus long terme et se positionnent sur des technologies plus utiles à long terme », a affirmé Bram Bos, responsable à NN Investment Partners. Les émetteurs envisagent également ce type d’instrument pour faire face à la crise et rendre leurs économies plus conciliantes. L’Allemagne a ainsi affirmé qu’elle émettra ses premières obligations vertes au second semestre 2020, malgré la crise sanitaire. Autant de motivations qui devraient permettre au marché des obligations vertes de croître en 2020 pour mobiliser 350 milliards $ contre 257,5 milliards $ en 2019, selon la Climate Bonds Initiative. (Agence ecofin)
Mots Clés: Covid-19, Obligations vertes
Faire face à un double choc : Covid-19 et prix du pétrole - Les pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) sont confrontés au double choc de la pandémie de Covid-19 et de l’effondrement des cours du pétrole. La maladie liée au nouveau coronavirus — que les autorités chinoises ont signalée pour la première fois à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) le 31 décembre 2019, s’est propagée dans le monde. Le 22 mars 2020, le virus avait infecté plus de 300 000 personnes et causé 13 000 décès. Plus de 90 000 patients sont guéris. L’Iran a été fortement touché par le virus, qui s’est propagé dans les autres pays de la région MENA. Le 22 mars 2020, l’Iran avait signalé plus de 20 000 infections et plus de 1 500 décès. L’augmentation rapide du nombre d’infections dans le pays a perturbé la production et le commerce au niveau national. Les autres pays de la région ont également enregistré des infections et imposé des mesures préventives. Le 22 mars 2020, l’Arabie saoudite avait enregistré 511 cas, le Qatar 481, Bahreïn 332, l’Iraq 233, le Koweït 188 et les Émirats arabes unis 153.1 L’Algérie, l’Égypte, le Liban, le Maroc et la Tunisie ont également signalé des infections. La capacité d’endiguer la propagation du virus dépend de l’efficacité des systèmes de santé publique de la région — qui, à l’exception notamment du Yémen et de Djibouti, sont relativement bien classés parmi les 191 systèmes de santé évalués par l’OMS à l’échelle mondiale (Tandon et al, 2000). (BM)
Mots clés: MENA, Covid-19, Pétrole
Le FMI prévoit une chute record du PIB de 7,5% en zone euro et de 3% dans le monde en 2020 - Le Fonds s'attend à ce que l'économie dans la zone euro reparte progressivement au second semestre 2020. Le monde va encaisser un choc économique massif en 2020, d'après les dernières estimations du Fonds monétaire international (FMI). En 2020, le FMI s'attend à une chute de 7,5% du PIB dans la zone euro, après une première baisse de 1,2% en 2019. Ce recul sera le plus marqué au monde : à l'échelle planétaire, l'économie mondiale doit se contracter de 3% cette année. Dans le détail, la France enregistrera une chute importante de son PIB, de l'ordre de 7,2% en 2020, après une hausse de 1,3% en 2019. Le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire, a prédit quant à lui plus tôt dans la journée une chute de 8% du PIB pour 2020, alors que les mesures de confinement en France ont été prolongées jusqu'au 11 mai. (Lefigaro)
Mots Clés: FMI, Zone Euro, PIB
PANAFRICAIN
L’impact économique de COVID-19 sur les villes africaines risque d’être sévère en raison de la forte baisse de la productivité, des emplois et des revenus, selon la CEA - Dans le cadre de son analyse visant à éclairer les mesures stratégiques face au COVID-19, la Commission économique pour l’Afrique, appelle à une prise en compte adéquate de la vulnérabilité des économies des villes alors que les gouvernements africains consolident leurs efforts et définissent des mesures de relance pour atténuer les impacts économiques régionaux. « En tant que moteurs et facteurs de la croissance économique, les villes sont confrontées à des risques considérables à la lumière du COVID-19, ce qui a des répercussions sur la résilience du continent à la pandémie », déclare Thokozile Ruzvidzo, Directrice de la division du genre, de la pauvreté et de la politique sociale de la CEA. Les villes africaines comptent 600 millions d’habitants et représentent plus de 50% du PIB de la région. Ce taux est encore plus élevé, plus de 70% pour des pays comme le Botswana, l’Ouganda, la Tunisie et le Kenya. Un tiers des PID nationaux (31%) provient en moyenne de la plus grande ville dans les pays africains. À ce titre, la contribution économique des villes de la région est bien supérieure à leur poids dans la population. Les effets de COVID-19 sur l’emploi sont susceptibles d’être graves dans les zones urbaines. Les secteurs urbains de l’économie (fabrication et services) qui représentent actuellement 64% du PIB en Afrique seront durement touchés par les effets liés au COVID-19, entraînant des pertes substantielles d’emplois productifs. En particulier, les quelque 250 millions d’Africains dans l’emploi urbain informel (hors Afrique du Nord) seront menacés. Les entreprises et les commerces des villes africaines sont très vulnérables aux effets du COVID-19, en particulier les PME qui représentent 80% des emplois en Afrique. Ces risques sont aggravés par une hausse probable du coût de la vie, comme le montrent, par exemple, certains rapports initiaux d’augmentation allant jusqu’à 100% du prix de certains produits alimentaires dans certaines villes africaines. (UNECA)
Mots clés: Covid-19, Villes africaines, Productivité, Emploi Coopération
Un fonds dédié au financement d’infrastructures de santé en Afrique reçoit un apport de 10 millions $ de la BAD - Razorite Healthcare Africa Fund 1 (RHAF1) domicilié à Maurice et dédié au financement d’infrastructures de santé en Afrique recevra un investissement de 10 millions $ de la Banque africaine de développement (BAD). Cet apport permettra au fonds qui vise une levée finale de 100 millions $ de soutenir des entreprises d’Afrique subsaharienne axées sur le secteur des soins de santé et présentant un fort potentiel de croissance. La ressource servira également à financer la construction de nouvelles infrastructures de soins de santé dans plusieurs pays africains confrontés à une demande croissante de services de qualité et à faible coût. La BAD qui a approuvé cet engagement via son conseil d’administration espère que d’autres institutions de financement du développement ainsi que des investisseurs mobiliseront des capitaux au sein de RHAF1 afin de développer les infrastructures de santé sur le continent. (Agence ecofin)
Mots clés: BAD, Santé, Infrastructure
Dettes des pays africains: les grands créanciers tombent d'accord sur un moratoire - Cette année 2020, les 76 pays les plus pauvres de la planète, dont quarante pays africains, devaient rembourser un total de 32 milliards de dollars. Paris a obtenu le moratoire au niveau des créanciers bilatéraux et privés, c’est-à-dire un total de vingt milliards de dollars. La Chine, qui est l’un des plus gros créanciers de l’Afrique, a accepté ce principe. Il reste les 12 milliards de créances dus par ces pays à la Banque mondiale. Selon Paris, un accord est en bonne voie, il sera peut-être même annoncé dès cette semaine lors des réunions de printemps à Washington du FMI et de la Banque mondiale. Cette dernière s’était déclarée en faveur d’un moratoire sur la dette des pays africains. Il y a deux semaines, les ministres des Finances africains souhaitaient un moratoire portant sur 44 milliards de dollars. L’accord obtenu par la France est donc en deçà de leurs attentes, mais « c’est un premier pas », comme le soulignait ce matin Bruno Le Maire. Le ministre français de l'Économie n’exclut pas que des annulations « au cas par cas et dans un cadre multilatéral » puissent avoir lieu. La question de l’annulation pure et simple de la dette des pays africains est importante. Beaucoup de pays dépensent davantage en remboursement de dette que pour leur système de santé, soulignait récemment un rapport de l’Union africaine. De plus, une vingtaine de pays africains sont trop endettés et sept d’entre eux sont considérés comme surendettés, dont la République du Congo, par exemple. Mais certains créanciers publics et privés ne sont pas encore favorables à une annulation. (RFI)
Mots clés: Afrique, Moratoire
La BAD mobilise 259 millions $ sur divers marchés des capitaux - La Banque africaine de développement (BAD) a mobilisé ce 14 avril 2020, l'équivalent de 258,8 millions $ sur divers marchés des capitaux d'Europe et d'Afrique, a appris l'Agence Ecofin des données de marché. Une part importante de cette ressource, soit 251,2 millions $, a été mobilisée sur le marché des capitaux suédois pour l'équivalent de 2,5 milliards de couronnes suédoises. Le taux d'intérêt offert sur cet emprunt par les investisseurs est de 0,24% pour une maturité de remboursement fixée au 14 avril 2023. Les deux autres emprunts plus modestes ont été effectués sur les marchés turc et sud-africain des capitaux. L'institution multilatérale africaine de financement a bénéficié sur ces marchés d'un taux d'intérêt de 0%, soulignant la forte confiance des investisseurs. La BAD a mobilisé dans le cadre d'une dizaine de sorties 3,45 milliards $ de dette sur divers marchés des capitaux, depuis le début de l'année 2020. Son opération la plus marquante est celle réalisée le 3 avril 2020, au cours de laquelle elle a mobilisé 3 milliards $ pour soutenir ses pays membres dans la mise en œuvre de solutions aux conséquences du covid-19. L'institution a à cette occasion obtenu un taux d'intérêt de 0,75% pour une maturité de trois ans. (Agence ecofin)
Mots clés: BAD, Marché des capitaux
Coronavirus : pour en sortir plus forts ensemble - Vingt-cinq intellectuels africains dont Kako Nubukpo, Alioune Sall, Felwine Sarr, Achille Mbembe, Reckya Madougou, Souleymane Bachir Diagne, Franck Hermann Ekra et Hakim Ben Hammouda cosignent cet appel à la mobilisation des intelligences, des ressources et de la créativité des Africains pour vaincre la pandémie de Covid-19. Covid-19 est le nom scientifique du virus responsable d’une maladie respiratoire très contagieuse pouvant devenir mortelle. Épidémie puis reclassée pandémie par l’OMS le 11 mars 2020, ses effets sont dévastateurs : il sème la mort, plonge les économies les plus puissantes dans la récession, et constitue une menace sans précédent pour l’existence des sociétés humaines. Selon certains experts, ce virus serait annonciateur des plus funestes jours à venir pour le continent africain et ses habitants. L’Afrique n’est pas le foyer d’origine de cette pandémie, pourtant elle fait face à ses durs effets, par les contagions humaines en nombre croissant et la contraction brutale d’une partie significative des activités sociales et économiques essentielles. Le continent est donc sommé d’apporter une réponse indispensable, puissante et durable à une menace réelle qu’il ne faudrait ni exagérer ni minorer, mais bien rationaliser. (Jeune Afrique)
Mots clés: Covid-19, Intelligences Africaines
AFRIQUE DE L’OUEST
Des banques nigérianes cotées sur la bourse de Lagos ont gagné 247,3 millions $ après l’accord sur le pétrole, mais…- Les valeurs des banques cotées sur le Nigerian Stock Exchange ont bondi vendredi 10 avril 2020, au lendemain de l'annonce d'un accord trouvé sur la production de pétrole dans le cadre de ce qu'on appelle l'OPEP+. Toutes les 10 banques traditionnelles présentes sur ce marché financier ont vu leurs actions progresser, à l'exception de Fidelity Bank qui recule de 1,5%. Ainsi, la valeur boursière de ces institutions a grimpé de 247,3 millions $ en cette fin de semaine, selon des données collectées sur Capital IQ. Il faut relever que le secteur pétro-gazier avait absorbé à la fin de l'exercice 2019, près de 26% de l'encours global des crédits accordés par les banques commerciales du Nigéria, selon des informations collectées auprès de l'Institut nigérian des statistiques. Par ailleurs, bien qu'en forte baisse, l'encours des créances douteuses dans les domaines du pétrole et du gaz était de 219,4 milliards de nairas au 31 décembre 2019, le plus élevé de tous les secteurs économiques. L'annonce de l'accord entre l'Arabie Saoudite et la Russie dont les mésententes ont été à l'origine de la dernière dégringolade des prix de l'or noir, représentait ainsi plus d'un motif de prévisions positives pour le secteur bancaire du Nigéria, leader africain de la production de pétrole. (Agence ecofin)
Mots clés: Nigeria, Opep, Bourse
Covid-19 : le FMI octroie 1 milliard $ au Ghana, le 1er plus gros appui à un pays d'Afrique subsaharienne - Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé le 13 avril 2020, le décaissement de 738 millions de droits de tirage spéciaux, soit environ 1 milliard $ en faveur du Ghana au titre de la Facilité de crédit rapide (FCR). Ces fonds aideront le Ghana à répondre aux besoins urgents en matière budgétaire et de balance des paiements auxquels il est confronté en raison de la pandémie de covid-19. Ils devraient également permettre d’améliorer la confiance et catalyser le soutien d'autres partenaires de développement. Ce financement du FMI en faveur du Ghana constitue l'appui financier le plus important accordé jusqu’à ce jour par l’institution à un pays d'Afrique subsaharienne dans le cadre de la lutte contre le covid-19. Le Ghana devance ainsi le Sénégal qui a mobilisé 442 millions $. En Afrique, le Maroc avec 3 milliards $ a à ce jour reçu le plus important financement du FMI. Ce retour en force du Ghana à la caisse du FMI sous l’effet du covid-19 vient ainsi doucher les ambitions des autorités du pays de ne plus avoir recours à cette institution. Le président Nana Akufo-Addo avait même déclaré en 2018, être déterminé « à mettre en place des mesures pour assurer l'irréversibilité et maintenir la stabilité macroéconomique afin que nous n'ayons aucune raison de demander à nouveau l'assistance de cette puissante organisation mondiale ». Ironie du sort, le niveau de ce décaissement effectué au titre de la FCR est légèrement supérieur au montant du dernier programme économique et financier appuyé par une facilité élargie de crédit (FEC) conclue entre le FMI et le Ghana qui s’élevait à 664,20 millions de droits de tirage spéciaux, soit environ 925,9 millions $. Ces fonds avaient quant à eux, fait l’objet de plusieurs décaissements à la suite de huit revues du programme sur la période allant de 2015 à 2019. (Agence ecofin)
Mots clés: Ghana, FMI, FCR
Burkina Faso : la BAD engagée dans la lutte contre la malnutrition et la pauvreté au Sahel - A Saria, dans la province de Boulkiemdé, au centre-ouest du Burkina Faso, on aperçoit de plus en plus de femmes autour des enclos à chèvres et à moutons. Leur présence ne se limite pas au simple entretien des lieux. Elles en sont, pour la plupart, les propriétaires. L’une d’entre elles, Salimata Kaboré, gère une petite bergerie de quatre têtes, deux brebis et deux béliers. Ces femmes font partie des 1 250 bénéficiaires des activités de promotion de l’entreprenariat rural et du renforcement de la nutrition dans le cadre plus général du projet 1 du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire au Sahel (P1-P2RS). Mis en place en 2015 au Burkina Faso, ce projet entend lutter contre la malnutrition et l’extrême pauvreté, qui affectent quelque 5 millions d’habitants dans plusieurs régions du pays – la Boucle du Mouhoun, le Plateau central, le centre Ouest, le centre Sud et le Centre. Principal partenaire financier, la Banque africaine de développement a débloqué 19,64 milliards de francs CFA, soit 87,9 % du budget total. De son côté, l’État burkinabé y a participé à hauteur de 2,7 milliards de francs CFA, et les bénéficiaires de 500 millions Francs CFA. (Agence ecofin)
Mots clés: Burkina Faso, Pauvreté, Femmes
La BRVM a perdu 471 milliards FCFA de capitalisation boursière en 30 jours - La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a perdu 471 milliards FCFA (788,7 millions $) sur la période de 30 jours s'achevant le 13 avril 2020, peut-on constater des données de marché. Sur les 45 sociétés cotées sur ce marché et dont l'Agence Ecofin suit les performances boursières, 36 ont vu la valeur de leurs actions reculer sur la période. Le top 4 des perdants de la période regroupe Palm CI (-33,3%), Servair (-31%), Bolloré Transport & Logistics (-26,1%) et Société des caoutchoucs du Grand-Béreby (-20,3%). Servair dont le principal business est la restauration d'aviation et le service traiteur pour de grands événements est négativement perçu par les investisseurs qui s'attendent à ce que ses performances de 2020 ne soient pas très positives. Ce même facteur semble peser sur la filiale locale du groupe Bolloré. Quelques entreprises sont parvenues à voir la valeur de leurs actions monter. Sans surprise, Air Liquide Côte d'Ivoire réalise la plus importante progression de la période avec une action en hausse de 19,23%. L'entreprise intervient dans la production d'oxygène industriel. L'importance de ce produit s'est révélée avec la pandémie de covid-19, en raison de son utilisation dans le protocole de traitement des personnes gravement affectées par cette maladie. (Agence ecofin)
Mots clés : BRVM, Capitalisation
AFRIQUE DE L’EST
La Tanzanie injecte $4,3 millions pour la recapitalisation de TAZARA, le gestionnaire du chemin de fer binational en difficulté – Le gouvernement tanzanien a débloqué 10 milliards de shillings tanzaniens (environ 4,3 millions de dollars) pour soutenir l'Autorité des chemins de fer Tanzanie-Zambie (TAZARA), indique un communiqué publié le 11 avril par le ministère des travaux publics et des transports. « Le financement fait partie des efforts visant à redonner vie à TAZARA et lui permettre de se maintenir à flot » a déclaré le ministre, Isack Kamwelwe. Ce soutien financier du gouvernement tanzanien rejoint les conclusions de la 63e réunion du Conseil des ministres de la TAZARA, tenue à Dar es Salaam le 12 octobre 2019, qui constataient que les performances de la compagnie restaient inférieures au seuil de rentabilité, et nécessitaient dès lors une action immédiate dont une recapitalisation. Afin d’optimiser les recettes, les ministres avaient également convenu d’adopter des politiques préférentielles dans les pays concernés pour qu'au moins 30 % des marchandises volumineuses soient transportées par chemin de fer. Rappelons que le chemin de fer Tanzanie-Zambie est un projet binational détenu conjointement par les gouvernements tanzanien et zambien à 50/50. Il a été construit et financé par la Chine entre 1970 et 1975. Avec 1860 km de longueur, il relie la Zambie sans littoral au port de Dar es Salaam en Tanzanie. (Agence ecofin)
Mots clés: Tanzanie, Chemins de fer
Burundi : renforcer le système de santé et les capacités de préparation face au coronavirus- La Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un don de 5 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA)* pour aider le Burundi à faire face à la menace de pandémie de Covid-19 et à renforcer la préparation des systèmes nationaux de santé publique. Ce financement apportera une aide immédiate au Burundi pour empêcher l’apparition de nouveaux cas dans le pays et limiter sa transmission grâce à des stratégies de confinement. Il permettra également de renforcer la coordination et le réseau de laboratoires de référence en formant le personnel de santé et en fournissant du matériel aux laboratoires, au niveau national et dans les collectivités locales. Ce financement permettra enfin de préparer et d’équiper les établissements de santé pour la prise en charge des patients et pour le développement de mécanismes communautaires efficaces de surveillance et de communication sanitaire. « Ce don aidera le gouvernement à mettre en place des systèmes de préparation, de traitement et de lutte contre la propagation du coronavirus », indique Jean-Christophe Carret, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Burundi, la République démocratique du Congo, la République du Congo et la République centrafricaine. « Il est particulièrement important car il permettra de renforcer le système de santé publique du Burundi, pays très rural et densément peuplé. » (BM)
Mots clés: Burundi, Banque mondiale, Don
Éthiopie : un million de personnes ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence (FAO) - En Éthiopie, les dommages causés par l’invasion des criquets pèlerins ont plongé un million de personnes en situation d’aide alimentaire d’urgence. C’est ce qu’a annoncé hier, l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Dans le pays d’Afrique de l’Est, l’organisation indique que les insectes ont déjà détruit 200 000 hectares de terres agricoles et causé la perte de 356 000 tonnes de céréales. Le sorgho et le maïs sont les cultures les plus affectées avec respectivement 114 000 hectares et 41 000 hectares dévastés. D’après la FAO, les États principalement touchés par ces pertes sont les régions d’Oromia, de Somali et du Tigray. Par ailleurs, l’institution onusienne souligne qu’environ 1,3 million d’hectares de pâturage ont été aussi affectés, ce qui compromet l’alimentation du bétail ainsi que les revenus des populations agropastorales. « Alors que nous faisons tout notre possible pour contrôler les criquets pèlerins, il est important de protéger les moyens de subsistance des populations les plus affectées particulièrement dans un contexte où la situation est aggravée par la pandémie du coronavirus », indique Fatouma Seid, représentante de la FAO en Éthiopie. Pour rappel, cette invasion de criquets pèlerins est l’une des pires que traverse l’Éthiopie depuis plus de 25 ans. (Agence ecofin)
Mots clés: Ethiopie, FAO, Aide alimentaire
AFRIQUE DU NORD
Algérie-covid-19: « 90.000 entreprises risquent de faire faillite » (UNJI) - « L’Etat doit accompagner les entrepreneurs par la prise en charge immédiate d’une partie de leurs charges », assure le professeur Mohamed Cherif Belmihoub. Faute de mesure de sauvegarde des entreprises et de protection des emplois dans le secteur privé, bon nombre de TPE/PME craignent de devoir mettre la clé sous le tapis après des licenciements en cascade. Alors que tous les voyants sont au rouge, environ 90 000 entreprises seraient menacées de faillite, selon l’Union nationale des jeunes investisseurs (UNJI), En effet, plusieurs secteurs comme le BTP, le transport ou le tourisme et loisirs sont déjà à l’agonie depuis que les premières mesures de cessation d’activités ont été mises en place par le gouvernement, dans le cadre de lutte contre la propagation de la pandémie Covid-19. Mais contrairement à d’autres pays, et à l’exception de quelques « mesurettes » fiscales annoncées cette semaine par l’exécutif, l’Algérie tarde à dessiner les contours d’un plan de sauvegarde et compensation de la baisse du chiffre d’affaires voire des pertes qui résulteront des sacrifices du secteur privé et qui mèneront, inéluctablement, vers un ralentissement de la roue de la consommation. (Mahgreb emergent)
Mots clés: Algérie, TPE, PME
La SFI dans le capital d’un fonds géré par SPE Capital avec un investissement de 20 millions $ - Le fonds SPE AIF I géré par le capital-investisseur SPE Capital Partners et qui cible des entreprises de petite et moyenne capitalisation opérant en Afrique du Nord, principalement en Egypte, au Maroc et en Tunisie a un nouvel investisseur. Il s’agit de la Société financière internationale (SFI) qui y a engagé 20 millions $. Cette injection permettra aux entreprises d’accéder aux financements tout en poursuivant leur croissance. « Avec le soutien de la SFI, nous espérons apporter non seulement du capital-développement, mais aussi une expertise industrielle et de création de valeur qui fait actuellement défaut dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord », explique le directeur général de SPE Capital Partners, Nabil Triki. Avant la SFI, des investisseurs tels que Proparco, filiale de l’Agence française de développement dédiée au secteur privé, ou encore la Banque européenne d’investissement ont engagé des ressources au sein du fonds SPE AIF I. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique du nord, SFI, SPE
AFRIQUE AUSTRALE
La Banque centrale sud-africaine baisse à nouveau ses taux d'intérêt - Cette réduction de 100 points "fait passer le principal taux à 4,25%", a précisé l'institution dans un communiqué. Le mois dernier, la Banque avait déjà réduit ce même taux de 100 points à 5,25%, anticipant un fort recul de la croissance de l'Afrique du Sud en 2020 pour cause d'épidémie de Covid-19. La crise sanitaire mondiale constitue un coup dur pour l'Afrique du Sud, entrée en récession au trimestre dernier, et menace particulièrement ses deux principales sources de devises, le secteur minier et le tourisme. Le pays est englué depuis 2008 dans une crise qui se caractérise par une croissance molle, la détérioration des finances publiques, le chômage de masse (29,1%) et, récemment, des pannes d'électricité à répétition. L'Afrique du Sud est le pays d'Afrique subsaharienne le plus touché par l'épidémie de Covid-19 partie de Chine, avec 2.272 cas de contamination confirmés dont 27 mortels, selon le dernier bilan. Pour tenter d'endiguer sa propagation, le président Cyril Ramaphosa a plongé depuis le 27 mars son pays en confinement total, jusqu'au 30 avril au moins. (VOA)
Mots clés: Afrique du sud, Banque centrale, Taux d’interêt
