LA QUOTIDIENNE DU CAPC 20 AVRIL 2020
INTERNATIONAL
Les mesures budgétaires à prendre pour limiter les dégâts de la COVID-19 - En période de pandémie, la politique budgétaire est essentielle pour sauver des vies et protéger les populations. Les pouvoirs publics doivent prendre toutes les mesures nécessaires, mais ils doivent veiller à en garder une trace. Le Moniteur des finances publiques révèle les mesures d'urgence vitales que les dirigeants peuvent prendre pour sauver des vies, permettre aux individus de conserver leur emploi et leurs revenus, protéger les entreprises des faillites et créer des conditions propices à la reprise. Jusqu'à présent, les pays ont pris des mesures budgétaires d'un montant voisin de 8 000 milliards de dollars pour endiguer la pandémie et limiter les dégâts qu'elle cause sur le plan économique. Parmi les mesures d'urgence prises au niveau mondial figurent une augmentation des dépenses et des pertes de recettes (3 300 milliards de dollars), des prêts et des injections de capitaux du secteur public (1 800 milliards de dollars) et des garanties (2 700 milliards de dollars). Les pays avancés et les pays émergents du Groupe des Vingt sont en première ligne : leurs interventions représentent un total de 7 000 milliards de dollars. Un appui budgétaire est également assuré par les stabilisateurs automatiques, à savoir les éléments du système d'imposition et de prestations sociales qui stabilisent les revenus et la consommation, notamment les impôts progressifs et les prestations d'assurance chômage. (Blog FMI)
Mots Clés: Covid-19, Politiques budgétaires, Consommation, Impôts
Face aux critiques, l’ONU rappelle que l’OMS est absolument essentielle pour vaincre le Covid-19 - Le chef de l’ONU a réaffirmé jeudi son soutien à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans son combat contre le coronavirus après des critiques visant la stratégie de l’agence onusienne face à la pandémie du Covid-19. « L'Organisation mondiale de la santé, avec des milliers de ses employés, est en première ligne, soutenant les États membres et leurs sociétés, en particulier les plus vulnérables d'entre eux, avec des conseils, des formations, du matériel et des services vitaux concrets dans leur lutte contre le virus », a rappelé le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, dans une déclaration de presse. Le plaidoyer du Secrétaire général de l’ONU en faveur de l’OMS intervient au lendemain de critiques formulées aux Etats-Unis sur le travail de l’agence onusienne. Ce pays compte aujourd’hui le plus grand nombre de cas officiellement confirmés de Covid-19 : plus de 363.000 en date du 8 avril. « S’il vous plaît, ne politisez pas le virus », a déclaré pour sa part mercredi le Directeur général de l’OMS, le Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse à Genève. « Si vous ne voulez plus de sacs mortuaires, alors abstenez-vous de politiser (le virus) », a-t-il ajouté, appelant à « mettre en quarantaine la politisation du Covid-19 ». En ces temps de crise, le Secrétaire général de l’ONU a souligné que l’OMS doit être soutenue, « car elle est absolument essentielle aux efforts du monde pour gagner la guerre contre le Covid-19 ». « Ce virus est sans précédent de notre vivant et nécessite une réponse sans précédent », a rappelé M. Guterres. (UNECA)
Mots clés: Covid-19, ONU, OMS
L’outil industriel doit se réinventer avec le coronavirus – L’activité est en berne. Les chiffres donnent le tournis. Depuis la mi-mars, elle a chuté de 80% dans la métallurgie et dans l’automobile, et même de 90% dans l’aéronautique. Évidemment, les entreprises ont eu massivement recours au chômage partiel pour absorber cette énorme baisse. Le redémarrage, quand il aura lieu, sera évidemment très progressif. Toute la main d’œuvre ne sera pas disponible immédiatement et les mesures d’éloignement social et d’hygiène devraient largement changer la physionomie des ateliers. Adapter les conditions sanitaires est donc une priorité et cela doit se faire en concertation avec les organisations syndicales pour ne pas mettre les salariés en danger, comme on l’a vu pour les secteurs essentiels d’activité tenus de fournir des équipements de protection à ceux qui continuent à travailler. (RFI)
Mots Clés: Coronavirus, Industrie, Europe
Blé, riz, maïs... Le Covid-19 accentue les tensions sur le marché des céréales - Tandis que les principaux producteurs de blé annoncent des récoltes en baisse, le coronavirus ralentit les chaînes asiatiques de logistique et de transport du riz. De quoi faire craindre chez les pays importateurs de céréales une hausse des prix, au moment même où leurs ressources financières se dégradent. Associée au changement climatique, la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus menace-t-elle la sécurité alimentaire mondiale ? Aujourd’hui, les feux sont à l’orange pour le blé. Afin qu’ils ne passent pas au rouge, il faut espérer la pluie dans les prochaines semaines. Notamment dans le bassin de la mer Noire, l’un des greniers européens de blé. "Pas de panique pour l’heure", rassure Michel Portier, PDG d’Agritel, un cabinet international expert en stratégie agricole. "Mais il faut rester vigilant, car si les pluies ne tombent pas dans cette région, les marchés risquent de se crisper fortement. " (France24)
Mots Clés: Coronavirus, Céréales, Prix
PANAFRICAIN
Le COVID-19 en Afrique : Sauver des vies et l’économie - La Commission économique pour l’Afrique (CEA), dans un nouveau rapport sur la pandémie de coronavirus, affirme qu’il se peut que 300 000 Africains perdent la vie à cause de la maladie. Entre 300 000 et 3 300 000 Africains pourraient perdre la vie à cause du COVID-19, en fonction des mesures prises pour stopper la propagation du virus. Si l’Afrique est particulièrement vulnérable, c’est parce que 56 % de la population urbaine (hors Afrique du Nord) est concentrée dans des bidonvilles surpeuplés et mal équipés, et que seuls 34 % des ménages ont accès à de simples moyens de se laver les mains. En gros, 71 % de la population active est employée dans le secteur informel et la plupart de ces employés ne peuvent pas faire du télétravail. L’impact sur les économies africaines pourrait être un ralentissement de la croissance à 1,8 % dans le meilleur des cas et une contraction de 2,6 % de l’économie dans le pire scénario. Cela pourrait faire basculer 27 millions de personnes dans l’extrême pauvreté. Même si on parvient à stopper sa propagation, le COVID-19 entraînera inévitablement des dommages économiques. Le prix du pétrole, ressource qui représente 40 % des exportations africaines, a diminué de moitié et d’autres exportations majeures de l’Afrique, comme les textiles et les fleurs, se sont effondrées. Letourisme - qui représente jusqu’à 38 % du produit intérieur brut (PIB) de certains pays africains – est pratiquement à l’arrêt, tout comme l’industrie aérienne qui y contribue. Les entreprises qui s’effondrent risquent de ne jamais se relever. (UNECA)
Mots clés: Covid-19, Afrique, Economie
COVID-19 : Des données pour une Afrique résiliente - La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et le Partenariat mondial pour les données de développement durable (GPSDD) dévoilent une initiative visant à renforcer les écosystèmes de données de l’Afrique face au COVID-19. La pandémie de COVID-19 a causé des souffrances indicibles, perturbé des milliards de vies et mis en danger l’économie mondiale. Jusqu’à présent, les pays riches ont été les plus touchés, mais comme l’explique Claire Melamed, PDG du Partenariat mondial pour les données sur le développement durable, la vulnérabilité des pays à faible revenu est plus alarmante. Au cours des dernières années, les partenaires au développement ont contribué à jeter les bases d’écosystèmes de données robustes capables de répondre à de telles crises. En conséquence, il existe une multitude de solutions testées et évolutives qui peuvent être déployées, et une gamme d’institutions contribuant à la prise de décision basée sur les données qui peuvent accélérer la lutte contre COVID-19. (UNECA)
Mots Clés: Données, CEA, GPSDD
Coronavirus et sécurité alimentaire en Afrique - L’Afrique connaît ses premières victimes du coronavirus : l’Afrique du Sud, l’Algérie, l’Egypte étaient, à la date du 3 avril, les pays plus touchés1. Au-delà de la question sanitaire, qui est particulièrement préoccupante, celle de la sécurité alimentaire pourrait aussi devenir un enjeu. Rappelons les grands traits qui structurent l’approvisionnement alimentaire du continent africain, avant de présenter quelques décisions politiques récentes qui fragilisent cet édifice. L’Afrique importe (en net) de manière significative les produits alimentaires essentiels : les trois grandes céréales (blé, maïs, riz) pour presque 25 milliards de US$ par an, mais aussi des viandes et abats comestibles pour 4 mds US$, des produits laitiers et autres produits d’origine animale pour 4,3 Mds US$. Ses importations nettes annuelles dans la filière du sucre sont de 4,1 mds US$ et dans la filière huiles végétales de 8,8 mds US $. En contrepartie, l’Afrique réalise des exportations nettes significatives de café, cacao, coton, thé, légumineuses et certains produits de niche : agrumes, tomates, vins d’Afrique du Sud, fleurs coupées, graines de sésame, noix de cajou…2 Mais ce ne sont pas des produits alimentaires de base, ceux qui sont incontournables pour l’alimentation humaine. L’Afrique est donc dépendante du commerce mondial pour sa sécurité alimentaire. (telos)
Mots clés: Coronavirus, Sécurité Alimentaire, Afrique, Commerce Mondial
Perspectives Économiques Régionales - L’Afrique subsaharienne est confrontée à une crise sanitaire et économique sans précédent, qui menace de faire trébucher la région et d’inverser les progrès constatés ces dernières années sur le front du développement. En outre, par le lourd tribut humain qu’elle prélève, le bouleversement des moyens d’existence qu’elle entraîne et les dommages qu’elle cause aux entreprises et aux bilans publics, cette crise pourrait assombrir les perspectives de croissance de la région dans les prochaines années. Aucun pays ne sera épargné. La rapide propagation du virus, si elle n’est pas maîtrisée, risque de submerger des systèmes de santé qui sont déjà fragiles. Le nombre de cas confirmés de COVID-19 en Afrique subsaharienne est en augmentation rapide. Au 9 avril, plus de 6 200 cas étaient confirmés dans 43 pays de la région, l’Afrique du Sud, le Cameroun et le Burkina Faso étant les plus touchés. (FMI)
Mots clés: Covid-19, Afrique Subsaharienne, Croissance
Dette africaine : annulation vs moratoire, terrain glissant pour les Etats ? - Faut-il annuler les dettes des pays africains ou suspendre leur remboursement le temps de la crise du COVID-19 ? La question fait encore couler beaucoup d'encre et les institutions qui ont commencé à répondre aux appels tendent plutôt vers la seconde option. Les ministres des Finances et les banques centrales du G20 ont décidé mercredi soir de suspendre le remboursement de la dette de 76 pays à travers le monde, dont 40 en Afrique. Ainsi, les paiements qui devaient s'opérer en 2020 sont reportés à 2022 et échelonnés sur trois ans, c'est-à-dire jusqu'en 2025. Le G20 emboîte ainsi le pas au FMI qui alloue une subvention de 250 millions de dollars à 25 pays dans le monde dont 19 pays africains pour honorer leurs obligations au titre du service de la dette envers le Fonds et ce, sur une durée de six mois, prolongeable à deux ans. L'institution a mis en place un fonds qu'elle ambitionne de doper à 1,4 milliard de dollars pour « subventionner » un plus grand nombre de pays. (La Tribune)
Mots clés: Dette, Afrique, Covid-19
AFRIQUE DE L’OUEST
Le Ghana anticipe une chute de 1 milliard $ de ses recettes d’exportation de cacao en 2019/2020 - Au Ghana, les recettes d’exportation de cacao devraient enregistrer une chute de 1 milliard $ durant la campagne 2019/2020 en raison de la baisse des prix mondiaux liée à la pandémie de coronavirus. L’annonce a été faite par Joseph Aidoo, numéro un du Conseil ghanéen du cacao (Cocobod). En effet, les différentes restrictions imposées pour limiter la propagation de la maladie ont conduit à une baisse de la consommation mondiale de chocolat entrainant une demande atone de cacao par les usines de broyage. « Les acheteurs ont fermé leurs portes. Si cette situation continue, le paiement de nos exploitants sera difficile », indique M. Aidoo. La pandémie risque également de plomber le processus d’obtention du prêt syndiqué du Cocobod pour effectuer ses achats en 2020/2021. Alors que le pays mène habituellement ses démarches jusqu’en août et signe en septembre, l’opération est compromise par la contraction économique mondiale et par le ralentissement de l’activité bancaire internationale. Au Ghana, la filière cacao fournit 9 % du PIB et occupe près de 800 000 producteurs. (Agence ecofin)Mots clés: Ghana, Cacao, Exportation
Le Conseil d’administration du FMI approuve le décaissement de 886,2 millions de dollars en faveur de la Côte d’Ivoire pour faire face à la pandémie de COVID-19 - Le Conseil d’administration du FMI a approuvé aujourd’hui un décaissement au titre de la Facilité rapide de crédit (FRC) équivalent à 216,8 million de DTS (environ 295,4 millions de dollars EU, ou 33,3 % de quote-part), et un décaissement au titre de l’instrument de financement rapide (IFR) équivalent à 433,6 millions de DTS (environ 590,8 millions de dollars EU or 66,7 % de quote-part), pour aider la Côte d’Ivoire à répondre aux besoins urgents de financement de sa balance des paiements causés par la pandémie de COVID-19. La Côte d’Ivoire fait face à un choc considérable causé par fardeau de la pandémie COVID-19. Les perspectives économiques de 2020 vont considérablement se détériorer dû au ralentissement abrupt de l’activité économique chez les partenaires commerciaux de la Côte d’Ivoire, au choc négatif sur la confiance des investisseurs, et à l’impact économique négatif des mesures nécessaires mises en œuvre par les autorités pour empêcher la propagation de la pandémie. Le gouvernement a promptement répondu à la pandémie, avec des mesures fortes de distanciation sociale et de confinement et le plan médical d’urgence mis en œuvre avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé. Les autorités ont également annoncé un plan de riposte économique ambitieux, représentant 1½ % du PIB pour 2020, pour soutenir le revenu des populations les plus vulnérables, par le biais de mesures d’appui aux intrants agricoles et d’une couverture plus étendue des filets sociaux; soutenir les secteurs et entreprises les plus touchés; et pérenniser les chaînes d’approvisionnement en appuyant les entreprises publiques du secteur logistique. (FMI)
Mots clés: FMI, Côte d’Ivoire, FCR
Comment le Togo se prépare à (re)devenir un acteur mondial dans le secteur des phosphates - L’accord entre Dangote Industries et l’Etat togolais est destiné à satisfaire une grande partie des besoins en engrais phosphatés de l’Afrique de l’Ouest. Le Togo mettra à disposition du partenariat sa production et ses ressources minérales alors que Dangote apportera de l’ammoniac, un ingrédient essentiel dans la transformation du phosphate en engrais. Selon un communiqué de la Présidence togolaise, les travaux devaient débuter avant fin 2019. Toutefois, si le montant de l’investissement annoncé est important (2 milliards $) il faut souligner que ce n’est pas le seul gros deal qu’a conclu le Togo dans le secteur des phosphates. Lomé semble déterminé depuis quelques années à redonner vie à ce secteur qui a longtemps été un pilier de son économie. Rappelons qu’en 2018, les autorités ont attribué un permis d’exploration minière à TFC Sarl. La société locale déjà active sur trois concessions minières dans le pays (cuivre, cobalt et nickel, entre autres), a obtenu un permis de recherche de phosphate à Kara, dans le nord du Togo. (Agence ecofin)
Mots clés: Togo, Phosphates
Uemoa : Le compte des transactions courantes s’est dégradé de 4.558,3 milliards FCFA en 2018 - Selon le rapport sur la balance des paiements et la position extérieure globale régionales de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa) au titre de l’année 2018 de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest (Bceao), les transactions économiques et financières de l'Uemoa avec le reste du monde se sont traduites, par une amélioration du solde global de la balance des paiements. Elle est en lien principalement avec l'accroissement notable des flux nets de capitaux au titre du compte financier, qui ont plus que compensé le déficit courant. Concernant le déficit des échanges de biens, l’institut d’émission ajoute qu’il s'est détérioré de 793,1 milliards pour ressortir à 1.879,0 milliards en 2018, en raison du regain de dynamisme des importations, tirées par la hausse des cours internationaux de produits pétroliers, l'accélération des achats à l'extérieur de biens d'équipement et intermédiaires et dans une moindre mesure des acquisitions de biens de consommation, dont les effets ont été partiellement compensés par la hausse des exportations. (Lejecos)
Mots clés : UEMOA, Balance des paiements
AFRIQUE DE L’EST
Le Kenya envisage de supprimer le système de vente directe de thé - Au Kenya, le gouvernement envisage de supprimer les ventes directes de thé, processus qui permet d’écouler près de 15 % de la récolte. D’après le ministère de l’Agriculture, cette décision fait suite à une investigation qui a révélé des dysfonctionnements au niveau de l’Agence kenyane de développement du thé (KTDA) qui administre ce mécanisme de vente. Dans les détails, les autorités soulignent que l’organisation affiche des comportements prédateurs et offre des prix faibles et instables aux exploitants, qui menacent la viabilité de la production de thé. Cette suppression devrait faire de la vente aux enchères de Mombasa, l’unique moyen de commercialisation de la feuille. Le gouvernement a d’ailleurs annoncé son intention d’automatiser ce système de ventes aux enchères qui se tient deux fois par semaine. Au Kenya, les recettes d’exportation du thé ont atteint 1,2 milliard $ en 2019. Le thé est la principale culture d’exportation du pays et la deuxième source de recettes en devises après les envois de fonds depuis l’étranger. (Agence ecofin)
Mots clés : Kenya, Thé, Prix
AFRIQUE DU NORD
Egypte : hausse du déficit budgétaire à 17 milliards $ à fin janvier 2020 (+25,11%)- Selon le ministère égyptien des Finances, le déficit budgétaire de l’Egypte a atteint 267,99 milliards de livres égyptiennes (environ 17 milliards $) entre juillet 2019 et janvier 2020, contre 214,2 milliards, un an plus tôt. Cela correspond à une hausse de 25,11%. Ce déficit représente 4,4% du produit intérieur brut (PIB), contre 4,1% l'an dernier, a ajouté le ministère. Cette forte hausse du déficit budgétaire de l’Egypte s’explique en grande partie par le paiement anticipé de 33 milliards de livres égyptiennes (environ 2 milliards $) du budget de l'État aux fonds de pension. D’après les autorités égyptiennes, le pays vise un déficit budgétaire de 6% du PIB au cours de l’année fiscale 2020/2021. (Agence ecofin)
Mots clés: Egypte, Finance, Budget
Maroc : ce masque que le Covid-19 fait porter à l'économie - Plus de 32 milliards de dirhams décaissés pour contrecarrer l'épidémie du Covid-19 dans toutes ses dimensions, voilà qui donne une idée du combat âpre que le Maroc est en train de mener pour limiter les conséquences économiques, sociales et politiques dans le sillage de cette crise sanitaire qui assombrit ce début de XXIe siècle. Il faut dire que l'heure est vraiment grave. Il faut soutenir les entreprises et leurs employés désormais en chômage technique pour ce qui concerne le secteur formel, mais aussi les travailleurs de l'informel qui ont été contraints de fermer boutique. L'État a décrété l'état d'urgence sanitaire et le confinement. La plupart des entreprises ont opté pour le télétravail ou le congé sans solde, une situation de non-rentrée d'argent que vivent déjà les acteurs du secteur informel. Les commerces de proximité n'ont plus le droit de rester ouverts au-delà de 18 heures. Idem pour les chauffeurs de taxi, denrée rare en ces temps de pandémie. (Le point)
AFRIQUE AUSTRALE
Glencore met sa filière cuivre-cobalt au ralenti - Avec l’épidémie de coronavirus actuelle, Glencore, géant suisse des matières premières piloté par le Sud-Africain Ivan Glasenberg, continue de réduire sa voilure dans la ceinture africaine du cuivre, à cheval sur la RDC et la Zambie. En août 2019, Glencore avait déjà suspendu les activités de sa mine de Mutanda, près de Kolwezi, la plus grosse mine de cobalt au monde. En 2018, cette mine avait produit 27 000 tonnes de cobalt, ainsi que quelque 200 000 tonnes de cuivre. Mais sa production était jugée trop peu rentable après le krach que venait à l’époque de subir le cours du cobalt – utilisé pour la fabrication des véhicules électriques, le minerai avait fait l’objet de fortes spéculations. Glencore assurait donc vouloir remettre à niveau ses installations. (Jeune Afrique)
Mots clés: Zambie, Mine, Cobalt
Absa Bank passe au crible les nouveaux projets liés au charbon - Après sa compatriote Standard Bank qui a ouvert le bal il y a six semaines, c’est au tour d’Absa Bank de publier, le 16 avril, sa politique sur le financement du charbon. Et comme sa consœur, celle-ci fait le choix de ne pas exclure le financement de nouveaux projets de charbon. Cependant, Absa Bank se montre plus restrictive que sa concurrente sud-africaine. Alors que Standard Bank assumait sa volonté de « continuer à jouer un rôle dans le financement des investissements dans les mines de charbon sur le continent » – tout en affirmant « tenir compte de la situation énergétique de la région » et en prévoyant « au fil du temps, une évolution vers un mix énergétique » -, Absa Bank assure qu’elle ne financera de nouvelle production d’électricité au charbon que « dans des circonstances atténuantes qui seront régies par des directives strictes ». (Jeune Afrique)
Mots clés: Afrique du sud, Absa Bank, Charbon
Mozambique : la Banque centrale abaisse son taux directeur à 11,25%, en vue d’atténuer l’impact économique du covid-19 – La Banque centrale du Mozambique a abaissé, le jeudi 16 avril, son taux directeur de 1,5 point à 11,25% en vue d’atténuer les effets du Covid-19 sur l’économie. Selon l’institution, « cette décision s’explique essentiellement par la révision à la baisse significative des perspectives d'inflation à moyen terme, dans un contexte de baisse plus importante de la demande globale résultant de l'impact du Covid-19 sur l'économie nationale et internationale ». La Banque a, par ailleurs, décidé de réduire les taux de la facilité de dépôt et de la facilité de prêt à 8,25% et 14,25%, respectivement, et de maintenir les coefficients de réserves obligatoires pour les engagements en devises nationales et étrangères à 11,50% et 34,50%, respectivement. Se prononçant sur les conséquences de cette crise au niveau des secteurs d’activité, l'institution a également fait savoir qu’elle « entraînera des contractions dans les industries minières et manufacturières, ainsi que dans les secteurs des transports, du commerce et des services, de l'hôtellerie et de la restauration, représentant au total environ 58% du produit intérieur brut (PIB) ». (Agence ecofin)
Mots clés: Mozambique, Banque Central, Taux Directeur
