LA QUOTIDIENNE DU CAPC 22 AVRIL 2020

 

INTERNATIONAL

La résilience de l’industrie ne passe pas toujours par la relocalisation - L’épidémie révèle notre dépendance à des entreprises lointaines pour protéger et soigner nos concitoyens. Certains appellent à la relocalisation sur notre territoire de la production des équipements nécessaires. Mais l’autarcie permanente n’est pas la seule solution à notre besoin d’indépendance stratégique et de sécurité. Le choix n’est pas binaire entre tout faire chez soi ou dépendre de l’étranger. France Stratégie, institution rattachée au premier ministre français qui a pour objectif de concourir à la détermination des grandes orientations pour l’avenir de la nation, a remis il y a deux mois un rapport concernant les marchés et domaines d’activités stratégiques sur lesquels concentrer les efforts de développement de l’industrie française. L’enjeu : « Faire de la France une économie de la rupture technologique ». On y évoque l’agriculture de précision, la santé digitale, les biothérapies, la décarbonation de l’industrie et la cybersécurité, mais pas la fabrication des masques de protection, de gel hydroalcoolique ou de respirateurs.

  • La flexibilité pour plus d’indépendance

Cependant, face à la pénurie d’équipements permettant au système de santé de faire face à la pandémie actuelle, certains parlent de relocaliser ces productions en France et considèrent que le glas a sonné pour la mondialisation. Cette conclusion semble excessive. On sait depuis la parution en 1817 de l’ouvrage Principes de l’économie politique et de l’impôt écrit par l’économiste David Ricardo que si la France est plus performante que le Bangladesh pour fabriquer des avions, il est bénéfique pour toutes les parties qu’elle exporte des Airbus et importe des survêtements. Cela reste vrai, quand bien même une forte perturbation temporaire des transports internationaux créerait quelque retard sur les livraisons d’avions ou de survêtements.  (The Conversation)

Mots Clés: Industrie, Délocalisation, Relocalisation

Déclaration conjointe de l’OMD et l’OMI relative à l’intégrité de la chaîne logistique mondiale durant la pandémie de COVID-19 - C’est à la fin de l’année 2019 qu’a été signalée pour la première fois l’épidémie aujourd’hui communément appelée « maladie à coronavirus 2019 » ou « COVID-19 ». Le 11 mars 2020, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié cette épidémie de pandémie.  Avec la dissémination du COVID-19, le monde entier se trouve dans une situation inédite. Afin de ralentir la propagation de la maladie et d’en réduire l’impact, les déplacements sont restreints et les frontières se ferment. Les plaques tournantes de transport sont touchées et les ports sont fermés, interdisant tout accès aux navires.  Parallèlement, on constate une hausse spectaculaire de la demande et de la circulation transfrontalière des marchandises de secours (fournitures, médicaments et équipements médicaux). Comme l’a souligné l’OMS, les restrictions mises en œuvre pourraient entraver l’activité économique ainsi que l’acheminement du soutien technique et de l’aide nécessaires vers les pays concernés, avec les conséquences sociales et économiques négatives que l’on imagine. Il est essentiel que les administrations douanières et les autorités portuaires d’État continuent de faciliter la circulation transfrontalière des marchandises de secours mais aussi des autres marchandises, afin de réduire l’impact général de la pandémie de COVID-19 sur les économies et sur les sociétés.  C’est pourquoi les administrations douanières et les autorités portuaires d’État sont instamment priées de mettre en place une approche coordonnée et proactive associant toutes les administrations concernées, en vue de garantir sans interruption l’intégrité et la facilitation de la chaîne logistique mondiale et de permettre ainsi sur les voies maritimes une circulation des marchandises qui ne serait pas inutilement perturbée. (OMD)

Mots Clés: Covid-19, OMD, OMI

L’euro au temps du covid-19 - Le covid-19 provoque une des pires catastrophes économiques des dernières décennies. Face à cela, la BCE a annoncé le mercredi 19 mars un plan d’achat d’actifs de 750 milliards d’euros. La Commission européenne a suspendu les contraintes pesant sur les finances publiques des États membres. Les pouvoirs publics nationaux dépensent sans compter, émettant de la dette rachetée prioritairement par la BCE. Enfin les ministres des Finances européens viennent de décider d’un plan de soutien européen de 500 milliards. Par son action, la BCE assume un rôle parafiscal encore plus évident que lors de la crise des dettes souveraines, mettant gravement en péril sa mission de maîtrise de l’inflation dans la zone euro alors qu’il est raisonnable de penser que la sortie de la crise du covid-19 pourrait être une reprise brutale et forte de l’inflation en zone euro. En d’autres termes, la stabilité monétaire au sein de la zone ne serait plus assurée et le bénéfice essentiel de l’euro à l’intégration économique européenne menacé. Une union monétaire pour être crédible doit être prête à des scénarios extrêmes mais possibles. À l’évidence, la zone euro ne l’est pas puisqu’elle oblige en catastrophe la BCE à des actions qui sortent de son mandat et qui ne s’explique que par l’absence ou à l’insuffisance de capacité budgétaire commune aux États membres. Elle est donc en danger. (telos)

Mots Clés: Covid-19, Euro, BCE

Coronavirus: quelles répercussions économiques? -  Il est chaque jour plus évident que, par son ampleur, par son étendue géographique et sectorielle, par l’intensité des réactions auxquelles les gouvernements ont été contraints, la crise du coronavirus est sans précédent non seulement dans le domaine de la santé mais aussi dans le domaine économique. Il y aura bien entendu des conséquences sur les échanges internationaux et ce qu’on appelle la mondialisation ; en particulier les décisions des entreprises dans ces matières seront probablement prises à l’avenir en prenant en considération une batterie de critères élargie : outre les coûts de production, la robustesse des circuits d’approvisionnements et probablement leur diversification, la réduction des risques ; sans compter les effets sur l’environnement dont l’introduction dans les éléments de la décision ne date pas de cette crise mais sera encore plus nécessaire. Tous ces phénomènes font déjà l’objet de beaucoup d’études. Mais la crise va laisser d’autres traces profondes dans le fonctionnement de nos économies. Deux phénomènes principaux sont à l’œuvre. En raison des contraintes sanitaires pesant sur les individus, la production dans beaucoup de secteurs économiques est arrêtée ou fortement réduite. Pour éviter les conséquences catastrophiques de ces réductions de production, les gouvernements empêchent autant qu’ils le peuvent leurs répercussions sur les revenus des individus et essaient de limiter l’affaiblissement des entreprises, en particulier par leur trésorerie ; tout cela en mettant en œuvre des mécanismes publics. (telos)

Mots clés:  Coronavirus, Economie, Dette

Le pétrole américain ne vaut-il durablement plus rien? Déjà dans les premiers échanges pour l'échéance du mois de juin, celle qui comptera à partir de demain, le pétrole américain perdait 42% de sa valeur. Au point que certains préconisent la fermeture pure et simple des marchés pétroliers. Quant à l'échéance du mois de mai qui a fait beaucoup parler d'elle lundi, elle ouvrait en négatif ce mardi matin. Ceux qui ont investi sur ce contrat n'ont plus que quelques heures pour se débarrasser de leurs bons d'achats. Sinon, ils sont obligés de prendre livraison. Et de trouver où le stocker.

Comme les stockeurs sont saturés, les rares réservoirs disponibles se louent excessivement chers. Des prix exhorbitants qui se reflètent dans la valeur négative du pétrole. (RFI)

Mots Clés: Pétrole, USA

 

PANAFRICAIN

Cours en ligne : Urbanisation et Croissance Économique Inclusive en Afrique - L'urbanisation est une méga-tendance qui a de profondes implications pour la croissance et la transformation de l'Afrique. Alors que le continent compte aujourd'hui 40 % de la population, dans 17 ans seulement, la moitié de la population vivra dans des zones urbaines. L'Afrique a également le taux de croissance urbaine le plus élevé au monde, soit 3,4 % (contre 2,10 % pour l'Asie et 1,28 % pour l'Amérique latine et les Caraïbes). La population urbaine de l'Afrique a doublé entre 1995 et 2015 et doublera encore d'ici 2035 pour atteindre 966 millions d'habitants. La population urbaine de l'Afrique devrait tripler d'ici 2050, l'Afrique et l'Asie représentant près de 90 % de la croissance de la population urbaine mondiale. La transition urbaine est également en cours, car le continent est confronté à un changement démographique et à l'arrivée d'une population jeune en pleine expansion dans les zones urbaines. La croissance urbaine rapide de l'Afrique présente des demandes considérables en matière d'emploi, de services et d'infrastructures, mais crée des avantages pour la croissance économique. Les preuves historiques et empiriques confirment le lien entre les agglomérations urbaines et la croissance économique. Les villes, par le biais des économies d'agglomération, rendent les travailleurs et les entreprises productifs et stimulent la croissance. Les économies d'agglomération des villes génèrent une productivité plus élevée, rendant les entreprises et les travailleurs des villes plus productifs que ceux des zones rurales et maintenant le différentiel de productivité affiché dans les économies urbaines. À long terme, les compétences, les connaissances et les technologies concentrées dans les villes continuent de stimuler la croissance économique. Les villes dynamiques offrent un environnement concurrentiel permettant aux entreprises d'apprendre et d'innover et aux structures économiques de se transformer et de s'adapter à l'évolution des marchés mondiaux et de la technologie.  (UNECA)

Mots clés:  Afrique, Urbanisation, Cours

Afrique : l’IRENA et l’UA s’associent pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables en réponse au Covid-19 - L’Agence internationale des énergies renouvelables s’est associée à l’Union africaine pour promouvoir le développement des énergies renouvelables sur le continent. Le développement de ce type d’énergie se fera par le biais de réseaux électriques décentralisés dans les zones rurales et a pour but de soutenir la réponse de la région à la pandémie du coronavirus. « Les énergies renouvelables peuvent répondre de manière efficace et efficiente au besoin critique des populations rurales africaines en termes d’énergie. Cela permettra d’alimenter les centres de santé, les adductions d’eau potable tout en soutenant l’agriculture ainsi que d’autres secteurs de production. De telles mesures sont essentielles à la capacité du continent à faire face à la pandémie », a affirmé Francesco La Camera, le directeur général de l’Irena. Les deux entités collaboreront entre autres sur le programme « Desert to Power », dont l’objectif est de produire de l’énergie à partir des ressources du désert du Sahel. Elles se pencheront également sur les projets de corridor d’énergie propre mis en œuvre par l’Irena dans les régions est, ouest et sud de l’Afrique afin de créer des marchés énergétiques régionaux robustes. Rappelons qu’environ 600 millions de personnes sur le continent n’ont toujours pas accès à l’électricité. (Agence ecofin)

Mots clés: Afrique, Energies renouvelables, UA, IRENA

Dette africaine : que fera la Chine ? - Ce n'est un secret pour personne que la Chine est devenue l'un des principaux créanciers des pays en développement. Le continent africain lui doit au total un tiers de sa dette, soit 145 milliards de dollars, selon les estimations des ministres africains des Finances. C'est à la Guinée de Sékou Touré que l'empire du Milieu avait consenti son premier prêt dans les années 1960. Toute la semaine, les annonces se sont succédé : lundi, le FMI a accordé 215 millions de dollars d'allégement de dette initial à 19 pays africains. Mercredi, les pays du G20, dont la Chine, les États-Unis, l'Inde et d'autres, ont proposé de suspendre le paiement de la dette jusqu'à la fin de 2020, malgré les appels des dirigeants africains à « annuler massivement leur dette ». Et la Chine ? Il y a quelques semaines, tous les ministres africains des Finances ont demandé un soutien de 100 milliards de dollars, un moratoire sur toutes les dettes extérieures et voir certaines annulations de dettes, pour faire face aux retombées économiques de la pandémie du Covid-19. Leur porte-parole, le ministre des Finances du Ghana Ken Ofori-Atta, avait alors exhorté l'empire du Milieu à aider les pays africains à alléger le fardeau de leur dette. « J'ai le sentiment que la Chine doit devenir plus forte », dit Ken Ofori-Atta. D'après le ministre ghanéen interlocuteur désigné pour esquisser l'après Covid-19 avec le FMI : la dette africaine envers la Chine est estimée à environ 145 milliards de dollars, dont 8 milliards qui sont redevables cette année. (Le point)

Mots clés: Dette, Afrique, Chine

Une urgence de santé économique : sauver les PME et les start-up africaines - Le continent africain offre la particularité remarquable de voir la crise économique devancer le gros de la crise sanitaire. La première risque de faire davantage de victimes que la seconde, tant la mortalité est dépendante, en Afrique, de la croissance et des niveaux de pauvreté. Elle commence aussi à dévaster les PME et les start-up africaines. Et ce, en raison d’une implacable mécanique de transmission de la crise économique à des petites entreprises fragiles. Les mécanismes sont simples. Les PME dont l’approvisionnement dépendait de la Chine ont été perturbées par l’immobilisation de ce pays. Celles qui exportaient vers l’Asie et l’Europe ont vu leur marché disparaître du jour au lendemain. Celles qui étaient en cours de levée de fonds, particulièrement dans le secteur de la technologie, ont vu se fermer brusquement toutes leurs perspectives. Ce n’est que le début. Les problèmes opérationnels liés aux mesures de distanciation sociale vont venir ajouter un choc de demande domestique, d’autant plus que la quasi-absence de filets de sécurité sociaux dans la plupart des pays du continent pourrait pousser des millions de gens dans l’extrême pauvreté. Le FMI vient d’évoquer une baisse de 1,6 % du PIB de l’Afrique subsaharienne en 2020 : cela implique un ravage dans les petites entreprises. (Jeune Afrique)

Mots clés:  Afrique, Economie, PME, Start-up

 

AFRIQUE DE L’OUEST

Covid-19 : des défis avec les banques ivoiriennes sur l'initiative de la BCEAO d’alléger la dette des entreprises - L'initiative de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) pour alléger le poids de la dette bancaire des entreprises de l'UEMOA en ces moments difficiles marqués par le covid-19 entraîne des divergences avec le secteur bancaire en Côte d'Ivoire. Dès l'annonce au public de la directive, de nombreuses entreprises auraient saisi d'assaut les banques de ce pays pour obtenir un report de remboursement de leurs dettes bancaires. Les banques se retrouvent ainsi face à plusieurs arbitrages qui tournent autour de la contrainte de maintenir un bilan sain, tout en continuant de générer des revenus d'intérêts. Plusieurs questions ont donc émergé. La première est relative au différé des intérêts sur les crédits. Il est question de savoir s'il ne s'agit que d'un report de leurs paiements ou d’une annulation complète de la charge financière pour les entreprises. Le deuxième point est celui de la gestion du report des échéances qui a été autorisé par la Banque centrale et qui peut aller de 3 à 6 mois. Les acteurs du secteur bancaire veulent savoir si cette période de grâce donnera lieu à un prolongement de la maturité complète des crédits, ou si les intérêts attendus durant ce moment-là seront repartis tout au long de la période restante de remboursement. Le dernier point concerne les particuliers. Si la directive de la BCEAO n'a traité que des entreprises, il faut reconnaître que plusieurs sociétés sont unipersonnelles avec de possibles confusions entre les individus et leurs sociétés. En ouvrant cette possibilité, la Banque centrale de l'UEMOA a surtout voulu que se mette en place un dialogue entre les entreprises et les banques pour faire face au covid-19. Cependant, elle a aussi laissé la possibilité pour elle d'intervenir pour des arbitrages en cas de besoin. Sa réaction est à suivre.  (Agence ecofin)

Mots clés: BCEAO, Banque Ivoirienne

Sénégal : les exportations d’arachides ont atteint 400 000 tonnes en 2019/2020 - Au Sénégal, le gouvernement a annoncé des expéditions de 400 000 tonnes d’arachides durant la campagne de commercialisation qui s’est ouverte le 3 décembre dernier. Ce volume représente 80 % du stock total collecté (500 000 tonnes) auprès des producteurs. D’après Moussa Baldé, ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, la production totale s’est élevée à 1,4 million de tonnes et 90 000 tonnes de semences ont été collectées. Si globalement, le gouvernement reste satisfait des exportations et de la disponibilité des semences pour son programme de distribution d’intrants subventionnés, la campagne laisse un goût amer aux huiliers.

En effet, ceux-ci n’ont pas pu collecter un volume important en raison de la concurrence accrue des opérateurs chinois, qui a poussé les prix à des niveaux difficiles à suivre. La Sonacos qui a pourtant revu son objectif de collecte de 150 000 à 50 000 tonnes d’arachides n’a pu récupérer que 27 000 tonnes. Pour sa part, la Compagnie de production des Oléagineux (Copéol), second plus gros huilier du Sénégal a collecté seulement 2 500 tonnes d’arachides, un volume insuffisant qui l’a conduit à fermer son usine depuis le 31 janvier dernier.  Pour rappel, les exportations d’arachides sont réalisées majoritairement vers la Chine en exonération de taxes en vertu d’un accord entre le gouvernement sénégalais et les autorités de l’Empire du Milieu. Depuis 2017, un montant de 15 Fcfa/kg est prélevé à l’export pour les arachides en coques tandis que les arachides décortiquées sont soumises à un prélèvement de 40 Fcfa/kg.  (Agence ecofin)

Mots clés:  Sénégal, Oléagineux

 

AFRIQUE AUSTRALE

Réponse Régionale De La Sadc Face à La Pandémie De Maladie À Coronavirus 2019 (Covid-19) - Depuis son apparition en décembre 2019, la COVID-19 s'est répandue de manière exponentielle et elle a été déclarée pandémie mondiale par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) le 11 mars 2020. La Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) a enregistré son premier cas de COVID-19 début mars, et depuis lors, les chiffres n'ont cessé d'augmenter. Au 15 avril 2020, quatorze (14) des seize (16) États membres de la SADC ont été touchés par la COVID-19 : Afrique du Sud, Angola, Botswana, Eswatini, Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Namibie, République démocratique du Congo, Seychelles, République-Unie de Tanzanie, Zambie et Zimbabwe. La SADC reconnaît que les effets de la pandémie de coronavirus touchent de nombreux aspects des domaines socio-économiques, entraînant, de ce fait, des défis variés et complexes à relever ainsi que des conséquences dévastatrices. Les impacts se font sentir dans le monde entier et la région de la SADC, forcément, n'a pas été épargnée. Les impacts socio-économiques de la COVID-19 dans la région de la SADC pourraient être sans précédent en raison des ressources limitées et des insuffisances des systèmes de santé dans de nombreux États membres. L'impact immédiat attendu est une augmentation des dépenses en termes de santé publique non planifiées. La perturbation des chaînes d'approvisionnement et les chocs intervenant du côté de la demande affecteront considérablement les prix des produits de base ; une situation qui, en outre, entraînera une faiblesse des devises étrangères, alors que les fermetures d'écoles, d’établissements d’enseignement supérieur et d’universités auront un impact sur les apprenants et les jeunes de la région. En plus des mesures appliquées par les États membres, la SADC a effectué et poursuivra la mise en place des mesures régionales qui sont essentielles dans la riposte à la COVID-19. (SADC)

Mots clés: SADC, Covid-19

Zimbabwe : 2 100 MW de centrales d’énergies renouvelables seront construits d’ici 2030 - Au Zimbabwe, le gouvernement s’est donné pour objectif de produire 16,5 % de son énergie à partir de sources renouvelables en 2025 et de faire passer cette part à 26,5 % d’ici 2030. « Le but est d’accroître notre accès à une énergie propre et abordable en installant 1 100 MW de centrales d’énergies renouvelables d’ici 2025, ce qui équivaut à 16,5 % de la puissance électrique nationale projetée à cet horizon ; et 2 100 MW d’ici 2030, soit 26,5 % des capacités de production nationales », peut-on lire dans le National renewable Energy Policy élaboré par le pays. Le document précise également que ces sources renouvelables excluent l’hydroélectricité à grande échelle. Le pays a actuellement une production électrique de 1 000 MW pour un pic de demande de 1 800 MW notamment en raison du manque d’eau dans ses barrages hydroélectriques qui fournissent l’essentiel de son énergie. En ayant recours aux autres sources de renouvelable, il entend ainsi renforcer sa sécurité énergétique. Ainsi, 150 MW des nouvelles capacités d’ici 2030 seront constitués de mini-barrages. Le solaire sera la principale source de renouvelable avec 1 575 MW contre 100 MW pour l’éolien. Enfin, la biomasse et les autres sources d’énergies renouvelables permettront la production de 275 MW d’électricité. (Agence ecofin)

Mots clés: Zimbabwe, Energie renouvelable, Electricité

Afrique du Sud : les principaux producteurs d’or reprennent progressivement les activités en plein Covid-19 - Les compagnies minières AngloGold Ashanti et DRD Gold, actives dans l’exploitation de l’or en Afrique du Sud, ont obtenu des autorisations pour reprendre leurs activités malgré le confinement en cours jusqu’au 30 avril pour lutter contre la pandémie du Covid-19. Elles pourront travailler avec un personnel réduit, principalement pour des opérations de surface en mettant toutefois en place des mesures de précautions pour limiter le risque de propagation du virus. Dans le même temps, Harmony Gold qui poursuit les opérations de retraitement en surface à sa mine à ciel ouvert, a conclu un accord avec le syndicat national des travailleurs des mines (NUM) pour la reprise complète des opérations minières le 2 mai. « Nous attendons de toutes les sociétés minières d’Afrique du Sud qu’elles respectent les mesures strictes de santé et de sécurité pour lutter contre le virus dans leurs activités […]. Nous n’hésiterons pas à dénoncer les compagnies qui ne les respecteront pas », a indiqué le syndicat dans des propos relayés par Mining Weekly. Il faut noter que la reprise des activités minières (globalement interrompues depuis le 26 mars) obéit à un impératif économique aussi bien pour les compagnies que pour l’État. En effet, le secteur minier contribue énormément à lutter contre le chômage, mais représente également une part importante des revenus d’exportation du pays. L’Afrique du Sud est le 3e producteur d’or du continent et le leader mondial dans la production de métaux du groupe de platine.  (Agence ecofin)

Mots clés: Afrique du sud, Or

 

AFRIQUE DE L’EST

Covid-19 : Ethiopian Airlines décroche un contrat pour les opérations cargo du PAM en Afrique - Voilà qui va atténuer les pertes que subit actuellement Ethiopian Airlines. La compagnie a été choisie par le Programme alimentaire mondial (PAM) pour l’acheminement des fournitures et médicaments essentiels dans la prévention du Covid-19 en Afrique. C’est à la suite de la désignation par l’organisme spécialisé des Nations unies, d’Addis Abeba comme l’un des huit centres mondiaux mis en place pour faciliter la chaine logistique dans la lutte contre la pandémie. D’après la direction de la compagnie, plusieurs raisons motivent le choix porté par ces organisations internationales. Il s’agit, entre autres, de la disponibilité des avions de la compagnie pour le service de fret et le nombre de destinations, de l'expérience acquise pour coordonner efficacement la livraison dans un délai court et de la capacité de stockage de son terminal de fret allant jusqu'à un million de tonnes par an. En réponse à la situation actuelle, Ethiopian Cargo, la deuxième unité génératrice de revenus du groupe, a étendu sa portée à 74 destinations dans le monde, déployant à la fois sa flotte cargo (dix Boeing 777 et deux 737) et sa flotte passager. Rien qu'au mois de mars, elle a transporté un volume total de plus de 45 848 tonnes de fret vers différentes parties du monde. Ces livraisons comprenaient, entre autres, des kits de test et des dispositifs de protection offerts par Jack Ma, fondateur d'Alibaba, à près d’une cinquantaine de pays africains. (Agence ecofin)

Mots clés: Ethiopian Airlines, PAM, Covid-19