LA QUOTIDIENNE DU CAPC 23 AVRIL 2020
INTERNATIONAL
Avec le Covid-19, une décrue historique des émissions mondiales de CO₂ est amorcée - Contrairement à celles qui l’ont précédée – grippe espagnole de 1918 et grippes de 1957 et 1968 – la pandémie du Covid-19 frappe majoritairement les personnes âgées ayant quitté la population active. Le virus épargne la grande majorité de la force de travail. Le coût macroéconomique de la pandémie, issu des mesures de confinement qui paralysent l’économie, est considérable à court terme, comme en témoigne l’ampleur des mesures budgétaires et monétaires prises pour prévenir un effondrement de l’économie. La chute des émissions de CO2 en résultant est historique. L’incertitude majeure concerne désormais les conditions du redémarrage de l’activité, et particulièrement l’impact des plans de relance que les gouvernements vont mettre en œuvre. Suivant leurs priorités et leurs modes de financement, ces plans pourront accélérer ou freiner les transitions vers une société bas carbone.
- Relancer l’économie en accélérant la transition
il nous semble que 2019 devrait être l’année du pic mondial des émissions de CO2. Mais franchir ce pic ne signifie en aucune façon gagner la bataille face au réchauffement climatique. Une fois le pic dépassé, il conviendra de renforcer l’action pour ramener le cumul des émissions à un niveau compatible avec un réchauffement inférieur à 2 °C, voire 1,5 °C. Suivant leur contenu, les plans de redémarrage de l’activité qui seront mis en place à la sortie du confinement pourront accélérer ou freiner la mutation des structures productives. (The Conversation)
Mots Clés: Covid-19, Transition, Climat
Covid-19: comment les marchés vont-ils sortir de la crise? - Les marchés se sont d’abord voilé la face lorsque l’épidémie s’est déclarée en Chine, fin 2019. Le 19 février, le CAC 40 s’est ainsi hissé à plus de 6 100 points, un sommet inconnu depuis le mois de juillet 2007, tandis que Wall Street volait de record en record. C’est lorsque l’Europe puis les États-Unis ont été frappés par cet ennemi invisible qu’ils ont été pris de panique. En moins d’un mois, entre le 21 février et le 18 mars, les marchés d’actions ont perdu entre 30 et 40 % de leur valeur. Environ 25 000 milliards de dollars sont ainsi partis en fumée. Du jamais-vu! La vitesse du rebond qui a suivi est tout aussi impressionnante. « Les actions ont regagné près de 25 % depuis les plus bas du mois de mars, effaçant la moitié des pertes initiales», note Jean-Marie Mercadal, directeur général délégué chez OFI Asset Management. Contrairement aux crises précédentes, celles de la bulle internet ou des subprimes, ou même celle de la dette en zone euro, « les États et les banques centrales ont agi avec une extrême rapidité, ce qui explique en grande partie la vitesse du rebond», selon Alexandre Baradez, stratégiste chez IG. Les banques centrales ont fait sauter pratiquement tous les verrous. Et, à travers le monde, les gouvernements ont consacré près de 8 000 milliards de dollars (environ 7 400 milliards d’euros) pour combattre cette crise sanitaire, ainsi que les répercussions économiques de la pandémie, selon les calculs le FMI. (Figaro)
Mots Clés: Covid-19, Choc, Marchés
L’économie de guerre aux temps du coronavirus : le retour de la valeur d’usage ? - A l’heure où la crise du coronavirus interrompt les chaînes de valeur mondiales, la métaphore de l’économie de guerre est omniprésente – non sans raisons, malgré ses défauts. En effet, la crise suscite l’intervention ciblée des États et dans ce contexte, on peut difficilement s’accomoder des ajustements erratiques entre l’offre et la demande tels qu’ils se produisent dans les périodes économiques « normales ». L’État échoue parfois, et cela peut susciter la critique des libertariens. Il reste néanmoins probable que le crédit de l’État, dans son rôle d’administration des choses, en sorte renforcé. Pour comprendre cette situation, il peut être utile de se tourner vers le philosophe et économiste Otto Neurath, à la fois l’un des fondateurs du cercle de Vienne et une figure socialiste originale. En effet, il est l’un des premiers à conceptualiser l’économie de guerre dans une série d’articles, avant même la Grande guerre, et à chercher à en tirer toutes les conséquences. (LegrandContinent)
Mots clés: Economie, Valeur d’usage
Covid-19 : le nombre de gens confrontés à une crise alimentaire doublera en l'absence de mesures rapides - Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), le nombre de personnes confrontées à une crise alimentaire doublera si des mesures ne sont pas prises rapidement. Dans ses projections, le nombre de personnes souffrant sévèrement de la faim pourrait doubler en raison de la pandémie de Covid-19, atteignant alors plus de 250 millions d’ici la fin de 2020. « Le Covid-19 a un impact potentiellement catastrophique pour des millions de personnes déjà extrêmement fragiles », a déclaré l’Economiste en chef du PAM, Arif Husain. En raison de l’impact économique du Covid-19, le nombre de personnes confrontées à l’insécurité alimentaire aiguë (niveau 3 ou plus) devrait passer à 265 millions en 2020, soit une augmentation de 130 millions par rapport à 2019. L’année dernière, quelque 135 millions de personnes dans le monde dans 55 pays affectés par les conflits et les problèmes climatiques, étaient en situation « d’insécurité alimentaire aiguë ». « Il s’agit du chiffre le plus élevé depuis quatre ans qu’existe cette étude », relève le PAM. En outre, dans les 55 pays en crise alimentaire couverts par le rapport, 75 millions d’enfants ont souffert d’un retard de croissance et 17 millions d’émaciation en 2019. (UNECA)
Mots clés: Crise alimentaire, PAM, Covid-19
PANAFRICAIN
Le SEFA alloue 760 000 $ de subventions à EmNEW pour développer huit centrales de renouvelables sur le continent - Le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) géré par la Banque africaine de développement vient d’allouer une subvention de 760 000 $ à des projets d’énergies renouvelables sur le continent. Ces fonds ont été alloués à Empower New Energy (EmNEW) qui développera au moins huit projets de minicentrales de renouvelables d’une capacité comprise entre 1 et 10 MW. Plus précisément, ils serviront à la réalisation des travaux préparatoires des projets parmi lesquels les études de faisabilité, la due diligence légale, l’évaluation de l’impact social et environnemental et la gestion du risque. Les petites et moyennes centrales seront solaires, hydroélectriques ou hybrides selon le cas. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique, SEFA, EmNEW, Energie
Suspension de la dette de l’Afrique : un bon début du G20, mais il faut faire plus - Les pays africains, comme beaucoup d’autres sur la planète, sont aujourd’hui confrontés à un choc sans précédent qui nécessite une aide financière substantielle et sans conditions, dans l’esprit du fameux « quoi qu’il en coûte » de l’ancien patron de la Banque centrale européenne, Mario Draghi. Cette crise est inédite et frappe toutes les régions en même temps. Les institutions sont submergées car l’urgence se manifeste à tous les niveaux : sanitaire, économique et social. Le continent n’est pas encore frappé de plein fouet par la pandémie, pourtant son économie est déjà à l’arrêt. Elle enregistrera cette année son plus mauvais taux de croissance depuis trente ans et, déjà, la crise sanitaire fait naître des crises économiques, financières et alimentaires. Les conséquences de cette catastrophe peuvent être contenues, mais uniquement si nous intervenons immédiatement, collectivement, et si nous mobilisons toutes les ressources disponibles. (Jeune Afrique)
Mots clés: Afrique, Dette, Covid-19
Journée Mondiale de la Terre 2020 : la pandémie de Covid-19 renforce la détermination de la Banque africaine de développement dans la lutte contre le changement climatique- La Journée mondiale de la terre 2020 se déroule ce 22 avril dans un contexte particulier : à la crise sanitaire du coronavirus s’est ajoutée l’invasion des criquets pèlerins en Afrique de l’Est. Placée sous le thème « Action pour le climat », cette Journée est marquée par le défi pour la Terre 2020 et la mobilisation électorale mondiale par le biais de la campagne « Voter pour la Terre ». La Banque africaine de développement se joint à la communauté internationale pour célébrer, cette année, les 50 ans de cet évènement. Partenaire majeur pour le développement du continent, la Banque est plus que jamais déterminée à poursuivre la lutte contre les effets du changement climatique en Afrique. Chaque année, elle maintient le cap d’aider les pays africains à accélérer leur développement vert, à travers la mise en œuvre de son deuxième plan d’action contre les changements climatiques (PACC 2, 2016-2020). Le PACC 2 repose sur quatre piliers tirés de l’Accord de Paris signé à la Conférence sur le climat de 2015 : stimuler l’adaptation et le développement résilient au climat en Afrique ; promouvoir l’atténuation des risques et le développement à faible teneur en carbone sur le continent ; mobiliser des ressources financières pour financer l’action sur le climat et le PACC 2 ; promouvoir un environnement favorable. Tous intègrent l’égalité des sexes et les préoccupations des femmes. « Tout en déployant d'énormes ressources et un soutien mondial pour faire face aux efforts de sauvetage immédiats de la pandémie de Covid-19, nous ne devons pas détourner le regard de la nécessité de faire face simultanément aux menaces climatiques (…). Les criquets pèlerins en Afrique de l'Est et les ouragans imminents font aussi partie des défis actuels à relever », déclare Anthony Nyong, directeur du Département changement climatique et croissance verte à la Banque.(BAD)
Mots clés: BAD, Changements Climatique
AFRIQUE DE L’OUEST
Le FMI Conclut un Accord au Niveau des Services du FMI sur la Sixième Revue de l'Accord de Facilité Élargie de Crédit (FEC) du Bénin - Une équipe du Fonds Monétaire International (FMI), dirigée par Luc Eyraud, a mené des discussions sur la sixième revue du programme économique et financier triennal soutenu par le FMI dans le cadre de l'accord de la Facilité Élargie de Crédit (FEC) [1] avec la République du Bénin du 9 au 17 avril 2020. A l'issue de la mission, M. Eyraud a fait la déclaration suivante : "Les autorités et l'équipe du FMI ont conclu un accord au niveau des services du FMI, sous réserve de l'approbation de la direction du FMI et du Conseil d'Administration. L'examen par le Conseil d'Administration du FMI est prévu pour la mi-mai 2020. Les services du FMI recommanderont une augmentation du soutien du FMI au Bénin équivalant à 61,4 pour cent de sa quote-part (environ 103.5 millions de dollars) pour aider à financer les mesures sanitaires et économiques, répondre aux besoins de la balance des paiements découlant de la pandémie du COVID-19, et catalyser le soutien financier de la communauté internationale. Cela porterait le total des décaissements liés à l'achèvement de cette revue à 125 millions de dollars. "Les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par le FMI restent très satisfaisants. Tous les critères quantitatifs de performance à fin décembre 2019 et les repères structurels ont été respectés. "Après une forte croissance estimée à près de 7 pour cent en 2019, la pandémie ainsi que la fermeture prolongée de la frontière avec le Nigeria devraient affaiblir considérablement les perspectives économiques à court terme du Bénin. La croissance économique devrait décélérer à 3,2 pour cent en 2020 en raison des restrictions imposées par le COVID-19 sur l'activité domestique, la baisse substantielle de la demande extérieure et les perturbations du commerce mondial et des chaînes d'approvisionnement. (FMI)
Mots clés: Benin , FMI, FEC
Le Ghana obtient un gel de sa dette et du remboursement de 500 millions $ d’intérêts à la Banque mondiale - Le président ghanéen, Nana Akufo-Addo (photo), a annoncé, vendredi 17 avril, que le Ghana a obtenu de la Banque mondiale un gel de 500 millions $ du service de sa dette et du remboursement des intérêts pour le reste de l'année. Ceci en vue d’atténuer les effets du covid-19. Selon le président ghanéen, cette décision « créera un plus grand espace budgétaire pour aider à rendre l'économie ghanéenne beaucoup plus résiliente ». Avant d’ajouter que « ce gel qui débutera le 1er mai […] concerne tous les pays éligibles membres de l'Association internationale de développement (IDA) ». Rappelons que le Ghana a fait l’objet, le 13 avril dernier, d’une décision du Fonds monétaire international (FMI) approuvant le décaissement de 738 millions de droits de tirage spéciaux, soit environ 1 milliard $ au titre de la Facilité de crédit rapide (FCR). Ces fonds aideront le Ghana à répondre aux besoins urgents en matière budgétaire et de balance des paiements auxquels il est confronté en raison de la pandémie de covid-19. (Agence ecofin)
Mots clés: Ghana, Dette
Liberia : le Fonds vert pour le climat va allouer 100 millions $ à l’action climatique – Le Liberia bénéficiera de 100 millions $ du Fonds vert pour le climat pour lutter contre le réchauffement climatique. Cette décision a été prise lors d’une rencontre informelle du conseil d’administration du Fonds, et fera l’objet d’une approbation formelle lors de sa réunion de décembre 2020 Le financement accompagnera la mise en œuvre de trois projets. Le premier est relatif au système d’information climatique. Le deuxième quant à lui s’intéresse à l’écotourisme agricole intégré et à l’amélioration de la résilience climatique de la capitale Monrovia. Le dernier projet évalué à 40 millions $ permettra de freiner l’érosion côtière dans la localité de West Point, un bidonville attenant à la capitale. (Agence ecofin)
Mots clés: Liberia, Climat
AFRIQUE AUSTRALE
Plus de 40% des entreprises redoutent de ne pas survivre à la pandémie en Afrique du Sud - Réalisée auprès de 707 moyennes et grandes entreprises de tous les secteurs d'activité, cette enquête révèle que 42,2% d'entre elles "doutent de disposer des ressources nécessaires pour continuer à opérer pendant la durée de la pandémie de Covid-19". Le sondage a été réalisé pendant les deux premières semaines du confinement national ordonné à partir du 27 mars par le président Cyril Ramaphosa pour tenter d'endiguer la progression du virus. Seuls les services jugés "essentiels" ont été autorisés à continuer à opérer pendant le confinement, prolongé jusqu'au 30 avril. A ce jour, les autorités ont rapporté 3.300 cas de contamination dans le pays, dont 58 mortels. Plus de la moitié (54%) des entreprises interrogées ont précisé qu'elles pensaient pouvoir survivre si le confinement ne durait pas plus de trois mois, selon l'enquête de StatsSA. Les deux tiers d'entre elles (65%) anticipent par ailleurs que "la pandémie de Covid-19 aura un impact substantiellement pire sur leur situation que la crise financière mondiale de 2008/2009". (VOA)
Mots clés: Afrique du sud, Sondage, Entreprises
Zimbabwe : reprise de la production dans le secteur minier - Mnangagwa a déclaré que le gouvernement permettrait aux sociétés minières, qui génèrent le plus de devises étrangères, de reprendre pleinement leurs activités alors que les industries travailleraient à capacité limitée. Les sociétés minières opérant au Zimbabwe comprennent deux principaux opérateurs locaux : Impala Platinum Holdings et Anglo American Platinum. Le 30 mars, le Zimbabwe a entamé un état d'urgence sanitaire incluant un confinement de 21 jours. Mais dans quartiers pauvres, les habitants à la recherche de produits de base, ce qui entraîne de longues files d'attente dans les magasins. Cet arrêt de l'activité a laissé de nombreux citoyens sans revenu ni nourriture, alors que le pays est aux prises avec la pire crise économique de la décennie, marquée par une pénurie de devises, de nourriture et de médicaments. (La Tribune)
Mots clés: Zimbabwe, Mines
AFRIQUE DE L’EST
Le Kenya reçoit 14 millions $ de la Banque mondiale pour relancer le segment du café de spécialité - Au Kenya, l’exécutif vient de bénéficier d’une enveloppe de 1,5 milliard de shillings (14 millions $) de la Banque mondiale afin de développer le segment du café de spécialité. D’après Peter Munya, ministre de l’Agriculture du Kenya, ces fonds visent notamment l’amélioration des revenus des producteurs en leur permettant de vendre directement et au meilleur prix leur café, aux acheteurs internationaux. Il compte aussi stimuler la productivité à travers la distribution de semences et d’engrais subventionnés aux producteurs ainsi que moderniser les équipements utilisés par les coopératives dans la transformation du café. Le projet ciblera dans un premier temps les principaux comtés qui fournissent plus de 70 % de la récolte nationale de café. Il s’agit de Muranga, Kiambu, Meru, Tharaka-Nithi, Machakos, Kirinyaga et Nyeri. Dans une seconde phase, le projet s’étendra aux autres zones de production d’ici septembre prochain. (Agence ecofin)
Mots clés: Kenya, Café, Banque Mondial
AFRIQUE DU NORD
Egypte : le gouvernement réduira les subventions sur les carburants - Le gouvernement égyptien prévoit de réduire de 47% les dépenses liées aux subventions sur les carburants dans son budget 2020-21, à 28,193 milliards de livres égyptiennes (1,8 milliard de dollars), a indiqué une note explicative du projet de budget publiée mardi et rapportée par Reuters. 52,963 milliards de livres seront allouées aux subventions sur les carburants pour l'année fiscale 2020-21, qui commence le 1er juillet. Au cours du troisième trimestre de 2019, les dépenses pour les subventions sur les carburants avaient été réduites d'environ 69 %, à 7,25 milliards de livres. Le projet de budget du gouvernement vise également à augmenter l'émission nette de dette de 19,7 %. Celle-ci comprend l'émission de bons du Trésor d'une valeur de 700 milliards de livres et de bons du Trésor d'une valeur de 274,4 milliards de livres. (La Tribune)
Mots clés: Egypte, Carburants, Budget
Réinventer les chaînes de valeur, une opportunité pour le Maroc - La crise du Covid-19 a révélé la vulnérabilité d'une logistique mondialisée fondée sur le recours par les grandes puissances industrielles à des sous-traitants ou des filiales lointaines et souvent concentrées. Depuis le début de la crise sanitaire des ruptures d'approvisionnement y sont constatées dans de nombreux secteurs vitaux. Les industries à forte intensité de main-d'œuvre comme l'automobile, les composants électroniques, les biens de consommation et le textile sont particulièrement éprouvées. Dans l'industrie de la santé, la paralysie de la production chinoise couplée à l'explosion de la demande d'équipements médicaux et de protection ont mis à l'épreuve d'un choc exceptionnel les perceptions des fragilités et des risques des chaînes logistiques mondialisées. Par-delà le caractère conjoncturel de la crise sanitaire du covid-19, force est de reconnaître que le modèle fondé sur la fragmentation des espaces de production montre des signes de vulnérabilité qui contribuent à l'essoufflement du commerce mondial amorcé en 2008. (La Tribune)
Mots clés: Maroc, Production
