LA QUOTIDIENNE DU CAPC 1ER MAI 2020
ANNONCE IMPORTANTE
Observations sur la réaction et les perspectives des entreprises africaines face au COVID-19 - Le Centre africain pour les politiques commerciales (CAPC) de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) et International Economics Consulting Ltd., ont mené conjointement la première enquête exhaustive sur la pandémie du COVID-19 et ses répercussions économiques en Afrique, à la mi-avril. Les 210 personnes interrogées étaient des micro, petites, moyennes et grandes entreprises des 54 pays africains. Les résultats ont mis en évidence les principaux défis auxquels les entreprises sont confrontées en raison de la crise actuelle. De nombreuses entreprises ont exprimé leur inquiétude quant à l'impact direct sur le chiffre d'affaires des entreprises, les plus petites s'attendant à être les plus touchées. L’enquête montre que Le manque de liquidités opérationnelles, la baisse de l'utilisation des capacités, la perturbation des chaînes d'approvisionnement et la diminution de la demande pourraient contraindre certaines entreprises à fermer, avec des effets négatifs évidents sur les travailleurs. L'enquête révèle également que l'accès au crédit est difficile pour les entreprises de toute taille. En effet, moins de deux cinquièmes des demandes ont été accordées, tandis qu'un à deux tiers des demandes de prêt ne reçoivent même pas de réponse. Une fois de plus, les plus touchées sont les plus petites entreprises. Dans l'ensemble, les entreprises ont également fait part de leur déception quant aux réponses apportées par leur propre gouvernement à la crise. Toutefois, le manque de soutien extérieur a obligé les entreprises à trouver de nouvelles façons de faire des affaires. Un certain nombre de mesures efficaces telles que l'adoption de la technologie, le travail à distance et l'utilisation du commerce électronique ont été adoptées par les entreprises pour atténuer les effets sur leur activité dans ce nouvel environnement. En général, si les entreprises jugent les perspectives de revenus à court terme sévères, elles sont plus optimistes sur un horizon à plus long terme (un an ou plus).
Les 3 principaux défis rencontrés par entreprise, par taille
Pour plus de détails sur l'enquête, voir (UNECA)
INTERNATIONAL
La crise du coronavirus provoque de lourdes pertes pour Airbus et Boeing - Le constructeur américain Boeing a confirmé ce mercredi que 10 % de ses effectifs dans le monde seraient licenciés. Ces départs volontaires et ces licenciements secs frapperont la division aviation civile du géant de Seattle. Le directeur général Dave Calhoun en a informé par courrier interne les salariés en marge de la publication des résultats du premier trimestre. Ces derniers portent les stigmates de la crise initiée au mois de mars avec le confinement d’une grande partie des habitants de la planète. Le constructeur a enregistré une perte nette de 641 millions de dollars. Son chiffre d'affaires a dans le même temps plongé de 26,2 % sur un an. Le concurrent européen Airbus est dans le rouge aussi à l’issue du premier trimestre. Le PDG Guillaume Faury a annoncé un chiffre d’affaires en recul de 15 % et une perte nette de 481 millions d'euros. Pour se maintenir, il avait signé en mars une ligne de crédit de 15 milliards d’euros et réduit d’environ un tiers la production. Mais les clients, à savoir les compagnies aériennes, sont à la peine. (RFI)
Mots Clés: Airbus, Boeing, Crise
La Colombie devient le 37e membre de l'OCDE - La Colombie est devenue officiellement le 37e pays membre de l'OCDE, qui prépare désormais l'entrée du Costa Rica, a indiqué l'institution basée à Paris. "L'adhésion de la Colombie est la preuve tangible de notre engagement à réunir des pays qui s'efforcent d'atteindre les normes mondiales les plus élevées en matière de politiques publiques, de manière à améliorer le bien-être et la qualité de vie de leurs citoyens", s'est félicité le secrétaire général Angel Gurria. "Compte tenu de son histoire récente, la Colombie peut à bon droit être fière de ce que l'on peut véritablement qualifier de réussite exceptionnelle", a-t-il ajouté, en allusion à la violence qui a marqué la vie de du pays depuis les années 1950. (VOA)
Mots Clés: OCDE, Colombie, PIB
Adopter des mesures de stimulation pour réduire les répercussions de la faim sur le long-terme - Selon une nouvelle note politique de la FAO, au-delà de l'urgence sanitaire du COVID-19, une récession se profile à l'horizon et les pays devraient dès à présent prendre des mesures pour amoindrir les impacts sur la faim et l'insécurité alimentaire sur le long terme. Les prévisions concernant l'économie mondiale varient au niveau des détails mais tous pointent vers une récession historique. Le Fonds monétaire international s'attend maintenant à ce que le produit intérieur brut mondial diminue de 3,0 pour cent cette année, en comparaison aux prévisions de janvier qui tablaient vers une croissance de 3,3 pour cent. Cette récession importante devrait également donner lieu à la première véritable récession en Afrique subsaharienne - où près d'un quart de la population souffre de sous-alimentation - en l'espace de 25 ans. Dans le rapport sur l'Etat de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2019, les analystes de la FAO ont indiqué que les ralentissements et les récessions économiques avaient contribué à faire augmenter les niveaux de sous-alimentation dans 65 des 77 pays ayant enregistré de telles hausses entre 2011 et 2017. Cela souligne le risque de tendances négatives à venir pour ce qui est des souffrances liées à la faim. La note propose également une analyse des données portant sur l'approvisionnement alimentaire depuis 1995 en s'appuyant sur l'indicateur de développement statistique de la prévalence de la sous-alimentation (PoU) de la FAO et les associe aux précédentes tendances économiques des pays importateurs nets d'aliments. En l'absence de politiques efficaces et mises en place en temps opportun, des millions de personnes pourraient venir grossir les rangs des personnes souffrant de la faim suite à la récession provoquée par la pandémie du COVID-19. Ce nombre varie selon la gravité des contractions économiques, allant de 14,4 millions à 38,2 millions, voire même 80,3 millions, en cas de contraction véritablement dévastatrice de 10 points de pourcentage dans l'ensemble des 101 pays importateurs nets d'aliments. (FAO)
Mots Clés: Fao, Faim, Sécurité alimentaire
PANAFRICAIN
Repenser épargne à l’heure du Covid-19 - Pour tenter d’endiguer la propagation de la pandémie de Covid-19, de nombreux pays du continent ont imposé des restrictions dans les contacts humains et les déplacements. L’activité économique en est bien sûr bouleversée, entre les entreprises qui décident de réduire leurs activités pour protéger leurs clients et leurs salariés et celles qui se voient contraintes de réduire leurs activités faute de clients ou de marchandises. Malheureusement, notre environnement socioéconomique n’est pas en mesure de supporter de tels chocs aujourd’hui, principalement en raison de l’absence de matelas de sécurité pour les travailleurs, qu’ils soient salariés ou non. Aussi, la crise sanitaire qui s’annonce laissera place à une crise socioéconomique certaine. Seule son intensité et sa durée sont inconnues à ce jour. Ces constats sont l’occasion de soulever certaines problématiques dans un contexte où de nouvelles crises sont appelées à se reproduire dans les années à venir : comment renforcer la solidarité nationale ou régionale pour mieux résister aux effets des crises ? Comment sécuriser les revenus des travailleurs pour garantir le financement des besoins primaires de chacun en temps de crise ? Comment renforcer notre autonomie financière pour réduire notre sensibilité aux crises internationales ? Etc. En pratique, il apparaît que la réponse à ces questions peut renvoyer à un seul et même défi : le développement d’une épargne domestique forte et structurée. Illustrations. (Financial Afrik)
Mots clés: Solidarité, revenus, covid-19
Le karité : source d’opportunités économiques pour les femmes africaines, mais pas que…- La totalité du karité commercialisé sous forme d’amande ou de beurre dans le monde est produite dans la « ceinture du karité ». Cette bande de 5000 km de savanes s’étend dans plus de 20 pays répartis en Afrique de l’Ouest, de l’Est et du Centre. Si toutes les parties de la plante peuvent être utilisées, elle est surtout connue pour le beurre extrait de ses amandes, d’où l’appellation d’arbre à beurre. Cette activité d’extraction est essentiellement réalisée par les femmes en milieu rural (souvent organisées en coopératives) et fournit à celles-ci une source de revenus fiable, tout au long de l’année, leur permettant ainsi de subvenir aux besoins quotidiens de leurs ménages, voire ceux de la communauté. (Agence ecofin)
Mots clés: Solidarité, revenus, covid-19
Foire commerciale intra-africaine (IATF2020) : La 2ème édition reportée en raison de COVID-19 - À cause de la pandémie COVID-19, la Banque africaine d'import-export (Afreximbank), l'Union africaine (UA) et le gouvernement du Rwanda ont décidé de reporter d'un an la deuxième foire commerciale intra-africaine (IATF2020) initialement prévue pour aura lieu du 1er au 7 septembre 2020 à Kigali, Rwanda. Cette décision a été entérinée par le Conseil consultatif de l'IATF2020 lors de sa sixième réunion qui s'est tenue pratiquement le 26 avril 2020, après une évaluation minutieuse de la situation.
Organisé par Afreximbank en collaboration avec l'UA, le deuxième IATF sera toujours hébergé par le gouvernement du Rwanda et devrait maintenant avoir lieu du 6 au 12 septembre 2021 à Kigali. Il sera désormais baptisé IATF2021. Le président d'Afreximbank, le professeur Benedict Oramah, a déclaré que la persistance de la pandémie de COVID-19 n'était pas propice à la tenue d'un événement panafricain aussi important, qui devait initialement avoir lieu en seulement 4 mois. (Fratmat)
Mots clés: Foire commerciale, IATF
AFRIQUE CENTRALE
En 2019, le Cameroun et le Congo ont été les principaux catalyseurs de l’inflation dans la zone Cemac - Au cours de l’année 2019, le taux d’inflation dans la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon RCA, Tchad et Guinée Équatoriale) s’est replié à 2,0 %, contre 2,2 % en fin décembre 2018. Selon la Beac, institut d’émission des six pays de la Cemac, « par pays, la dynamique du niveau général des prix à fin décembre 2019 est assez contrastée, avec une baisse des contributions de l’ensemble des pays à l’inflation de la zone, à l’exception du Congo et du Cameroun ». En effet, apprend-on, alors qu’on a enregistré une contraction de l’inflation dans tous les autres pays de la Cemac, à fin 2019, au Cameroun et au Congo, cet indicateur a plutôt progressé, respectivement de 1,2 point et 0,3 point, révèle le rapport de politique monétaire de la Beac du mois de mars 2020. (Investir)
Mots clés: Cameroun, Congo, Inflation
AFRIQUE DE L’OUEST
Covid-19 : le Nigeria obtient 3,4 milliards $ du FMI, la plus grosse aide accordée à un pays africain - Le Nigeria bénéficiera d’une aide financière de 3,4 milliards $ du Fonds monétaire international (FMI). Le conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods a en effet validé mardi 28 avril 2020, l’opération demandée par Abuja pour lutter contre la pandémie de covid-19. Le prêt qui sera décaissé dans le cadre de l'instrument de financement rapide (IFR) du FMI est la plus grosse aide accordée à ce jour par l’institution à un pays africain pour faire face à la pandémie. Il vise essentiellement à limiter l’impact à court terme de la maladie sur une économie nigériane déjà secouée par de nombreux chocs extérieurs notamment dans le secteur pétrolier. Avec la chute des cours de l’or noir en raison de la baisse de la demande mondiale, les experts s’attendent à voir la première puissance économique du continent africain entrer en récession d’ici la fin de l’année. Ainsi, la nouvelle aide vise également à aider les autorités nigérianes à consolider les finances publiques afin de faciliter la reprise économique après la pandémie. (Agence ecofin)
Mots clés: Nigeria, FMI, Covid-19
En Côte d’Ivoire, le cacao et la noix de cajou restent à quai - C’est l’une des dernières fenêtres vers l’extérieur, le dernier maillon de toute une filière qui tourne au ralenti. Malgré la fermeture des frontières aériennes, terrestres et maritimes, les ports ivoiriens d’Abidjan et de San Pedro sont encore en activité. Mais la voilure se réduit considérablement. Une situation qui entraîne une baisse importante d’activité dans le port d’Abidjan, où transitent d’ordinaire 90 % des échanges extérieurs du pays. Sur les 8 000 employés quotidiens, « 2 000 à 3 000 » sont au chômage technique, selon les dockers. Aujourd’hui, ils sont invités à prendre des « congés », c’est-à-dire, un mois minimum sans travail et sans rémunération. Les dockers le savent bien : l’accalmie au port est un mauvais signe pour l’économie ivoirienne, très mondialisée. (Le monde)
Mots clés: Côte d’ivoire, Cacao, Exportations
Corridor routier Abidjan-Lagos : La BAD accorde plus de 8 milliards de FCFA supplémentaires - Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le 17 avril dernier, un financement supplémentaire de 12,33 millions d’euros (soit plus de 8milliards de FCFA) en faveur de la Commission de la CEDEAO pour couvrir une partie des frais liés à l’étude du projet de développement du corridor autoroutier Abidjan–Lagos. Ce corridor relie les capitales de cinq États d’Afrique de l’Ouest -Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigeria- et couvre quelque 1 028 km et huit postes frontières. Le tracé actuel du corridor traverse les grands centres économiques des cinq pays membres participants, à partir de Bingerville, dans la banlieue d’Abidjan, jusqu’à Mile 2 (Eric Moore) à Lagos. Le projet Abidjan–Lagos, important corridor régional de commerce et de transport, assure la jonction entre des villes dynamiques sur le plan économique en Afrique, à savoir Abidjan, Accra, Cotonou, Lomé et Lagos. Il a pour vocation de renforcer les échanges et l’intégration en Afrique de l’Ouest, notamment en offrant un accès portuaire maritime aux pays enclavés. Le secteur des transports de l’Afrique de l’Ouest joue un rôle essentiel dans le développement économique de la région et génère environ 5 à 8 % de son produit intérieur brut. (Fratmat)
Mots clés: Côte d’ivoire, Cacao, Exportations
AFRIQUE DU NORD
Alexandria Angels lance un fonds de 6,3 millions $ pour fournir du capital de démarrage aux start-up en Egypte - La firme d’investissement égyptienne Alexandria Angels a lancé Alex Angels Fund pour mobiliser 6,3 millions $, a-t-on appris de sources médiatiques. Le montant servira à fournir du capital de démarrage à des entreprises technologiques en Egypte. Selon les prévisions de la firme, le premier investissement est attendu d’ici la fin du troisième trimestre 2020. La société opérationnelle depuis décembre 2016, ciblera des entreprises présentant des opportunités attrayantes de développement sur de grands marchés. Alexandria Angels qui se concentre sur l’investissement en amorçage a déjà réalisé trois opérations à cette date en Egypte. L’entreprise est soutenue par un groupe d’investisseurs constitué en majorité d’institutions financières étrangères et de structures dédiées au financement du secteur privé. (Agence ecofin)
Mots clés: Egypte, Start-up, Investissement
Maroc : Quatre secteurs sortiront gagnants de la crise sanitaire – Les télécommunications, les activités agroalimentaires, la distribution moderne et les métaux précieux sont les quatre secteurs qui sortiraient gagnants de la crise sanitaire du Covid-19, estiment les analystes d’Attijari Global Research (AGR). Dans un rapport stratégique d’AGR intitulé “Covid-19: Des lueurs d’espoir au bout du tunnel”, les analystes se sont livrés à une projection post-crise, soulignant que le caractère inédit de la crise sanitaire actuelle devrait “certainement avoir des répercussions majeures à la fois sur les priorités des gouvernements et sur le business modèle de plusieurs secteurs d’activité”, rapporte la MAP. Ainsi, de l’avis des analystes, les télécommunications bénéficieront d’une nouvelle dynamique de croissance, grâce notamment à la forte “augmentation de la Data Mobile de plus de 50% durant la période de confinement, ce qui favoriserait le changement des habitudes de consommation au Maroc” et à l’évolution des acteurs privés et publics vers des modèles qui reposent davantage sur la digitalisation, ce “qui boosterait le développement des segments Internet haut et très haut débit”. Quant aux activités agroalimentaires, elles devraient gagner en importance stratégique au terme de cette crise sanitaire et ce pour trois raisons. “Premièrement, cette activité n’accuse aucune perturbation de sa chaîne de valeur grâce à la bonne tenue de ses composantes offre et demande. Deuxièmement, ce secteur est un grand pourvoyeur d’emplois qui pourrait jouer un rôle actif durant cette crise. Troisièmement, de nouvelles opportunités à l’export émergeront dans un contexte où la question de la sécurité alimentaire semble prendre le dessus au sein des grandes économies”, explique le rapport d’AGR, filiale d’Attijariwafa Bank. (Liberation)
Mots clés: Maroc, Covid-19, Economie
AFRIQUE DE L’EST
Soudan du Sud : la Banque mondiale approuve 40 millions $ en vue d’améliorer la sécurité sociale - Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé, le mardi 28 avril 2020, une subvention de 40 millions $ de l’Association internationale de développement (IDA), en faveur du Soudan du Sud, pour la mise en œuvre du projet de filet de sécurité du Soudan du Sud (SSSNP). Cet appui financier va permettre d’élargir l'accès au filet de sécurité et assurera la sécurité du revenu des Sud-Soudanais vulnérables, tout en renforçant les outils de protection sociale existants. Ce financement permettra de venir en aide à près de 430 000 personnes dans 10 comtés du Soudan du Sud, y compris la capitale Juba. Le projet sera mis en œuvre par le Bureau des Nations unies pour les services d'appui aux projets (UNOPS), en collaboration avec le gouvernement de la République du Soudan du Sud et les partenaires au développement. (Agence ecofin)
Mots clés: Soudan du sud, Banque Mondiale
