LA QUOTIDIENNE DU CAPC 4 MAI 2020
ANNONCE IMPORTANTE
Observations sur la réaction et les perspectives des entreprises africaines face au COVID-19 - Le Centre africain pour les politiques commerciales (CAPC) de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) et International Economics Consulting Ltd., ont mené conjointement la première enquête exhaustive sur la pandémie du COVID-19 et ses répercussions économiques en Afrique, à la mi-avril. Les 210 personnes interrogées étaient des micro, petites, moyennes et grandes entreprises des 54 pays africains. Les résultats ont mis en évidence les principaux défis auxquels les entreprises sont confrontées en raison de la crise actuelle. De nombreuses entreprises ont exprimé leur inquiétude quant à l'impact direct sur le chiffre d'affaires des entreprises, les plus petites s'attendant à être les plus touchées. L’enquête montre que Le manque de liquidités opérationnelles, la baisse de l'utilisation des capacités, la perturbation des chaînes d'approvisionnement et la diminution de la demande pourraient contraindre certaines entreprises à fermer, avec des effets négatifs évidents sur les travailleurs. L'enquête révèle également que l'accès au crédit est difficile pour les entreprises de toute taille. En effet, moins de deux cinquièmes des demandes ont été accordées, tandis qu'un à deux tiers des demandes de prêt ne reçoivent même pas de réponse. Une fois de plus, les plus touchées sont les plus petites entreprises. Dans l'ensemble, les entreprises ont également fait part de leur déception quant aux réponses apportées par leur propre gouvernement à la crise. Toutefois, le manque de soutien extérieur a obligé les entreprises à trouver de nouvelles façons de faire des affaires. Un certain nombre de mesures efficaces telles que l'adoption de la technologie, le travail à distance et l'utilisation du commerce électronique ont été adoptées par les entreprises pour atténuer les effets sur leur activité dans ce nouvel environnement. En général, si les entreprises jugent les perspectives de revenus à court terme sévères, elles sont plus optimistes sur un horizon à plus long terme (un an ou plus).
Les 3 principaux défis rencontrés par entreprise, par taille
Pour plus de détails sur l'enquête, voir (UNECA)
Mots Clés: Enquête, Covid-19, Répercussion Economiques
INTERNATIONAL
Le prix du pétrole continue de grimper - Les cours du pétrole ont commencé le mois orientés à la hausse vendredi, le jour où entrait en vigueur un accord mondial de baisse de la production. Après un mois d'avril qui restera gravé dans l'histoire de ce marché, avec des prix négatifs pour le "light sweet crude" américain, les investisseurs étaient plus optimistes sur la possibilité de voir les économies redémarrer, même si la demande n'est pas près de rattraper l'offre. En début de séance en Asie, le WTI américain pour livraison en juin gagnait près de 5% à 19,75 dollars, après avoir déjà cumulé des progression de quelque 25% sur deux jours consécutifs. Le Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet avançait de 2,4% lors de son premier jour de cotation, le contrat pour juin étant clos sans les ventes panique connues par le WTI deux semaines auparavant. Les gains de la semaine reflètent aussi ceux des actions, en partie dus aux signes encourageants contre le coronavirus, avec la baisse des morts quotidiennes. Les intervenants du marché du pétrole scrutent aussi les différents plans nationaux de "déconfinement", qui devraient permettre un redémarrage des transports. (Capital)
Mots Clés: Pétrole, Production, Prix
Pandémie de la COVID-19 : une situation inédite dans les Caraïbes - l’arrêt soudain du tourisme a brutalement ralenti l’activité économique dans la région de sorte qu’une contraction de 6,2 % est attendue en 2020. Il s’agirait de la plus grave récession depuis plus d’un demi-siècle. Il pourrait y avoir des répercussions sur le système financier. Ainsi, la perte de production dans les entreprises et la lourde charge budgétaire de la gestion locale de l’épidémie, compte tenu des déficiences des systèmes de santé de la région, risquent d’aggraver les retombées financières de la maladie. La saison des ouragans va faire courir des risques supplémentaires à ces pays aux budgets déjà tendus. Pour soutenir l’économie pendant la crise et accélérer la reprise, ils devront affecter des ressources aux groupes vulnérables frappés par la pandémie. (FMI)
Mots Clés: Caraïbes, Covid-19, Tourisme
Asie : un « nouveau pacte » pour les travailleurs informels- En Asie comme ailleurs, qu’il soit total ou partiel, le confinement décrété pour freiner la propagation de COVID-19 a des effets dévastateurs sur les entreprises et les travailleurs. Les travailleurs sans protection sociale qui occupent des postes à temps partiel ou temporaires dans les secteurs qui échappent complètement à toute forme d’imposition ou de réglementation sont parmi les plus fragiles. Ces « travailleurs informels » sont particulièrement vulnérables aux pertes massives de revenus ou à la disparition de leur moyen de subsistance. Dans nombre de pays de la région, ces travailleurs représentent une forte proportion de la population active sans pour autant avoir droit à des congés de maladie ou à des prestations d’assurance-chômage. Leur accès aux prestations de maladie est précaire et leurs épargnes sont très maigres, quand ils en ont. De nombreux travailleurs autonomes et journaliers vivent au jour le jour. Lorsqu’ils sont trop longtemps sans travailler, le revenu familial pâtit. Il est pratiquement impossible de protéger leur revenu de quelque manière que ce soit (en accroissant les prestations d’assurance-chômage, en réduisant leur impôt sur le revenu ou en prolongeant leurs congés de maladie) ou de leur acheminer des transferts. (FMI)
Mots Clés: Asie, Informel, Chomâge
Les vins fins, une valeur refuge pour les investisseurs face au Covid-19 ? - Beaucoup d’articles de presse ont vanté ces dernières semaines la stabilité des cours des vins fins. Alors que les actions et même l’or – valeur refuge par excellence – chutaient brutalement dès le début de la crise du Covid-19, l’indice Liv-ex des vins d’investissement ne cédait que de 2 à 3 %. L’expression safe haven (valeur refuge) a par conséquent été largement utilisée pour décrire ce marché.Le marché des vins fins reste actuellement dominé pour moitié de grands crus bordelais et pour 20 % de vins de Bourgogne, les 30 % restants se composant des crus les plus prestigieux des autres régions viticoles du monde, notamment de Champagne et d’Italie. (The conversation)
Mots Clés: Vins, Investissement, Valeurs refuge
PANAFRICAIN
Et si le coronavirus était une opportunité historique pour l’aviation africaine ? - Les mots manquent pour qualifier l’impact du Covid-19 sur l’aviation. L’Association internationale du transport aérien (Iata) estime que le chiffre d’affaires global du secteur chutera de 44 % pour 2020, tandis que le PIB mondial ne baissera, lui, « que » de 3 %. Les gouvernements occidentaux, y compris les plus libéraux, viennent massivement en aide à leurs compagnies respectives en offrant de gigantesques prêts garantis à taux faibles, aucun pays ne pouvant se passer de liens aériens multiples, catalyseurs des échanges commerciaux. En Afrique, la situation est bien plus contrainte. Les États, déjà confrontés à d’autres dépenses urgentes (éducation, santé, sécurité), n’ont pas accès à la dette bon marché. De plus, les précédentes crises ont montré que le trafic aérien africain sera bien plus durablement impacté par les questions sanitaires. Enfin, la faiblesse des monnaies émergentes va renchérir les coûts d’exploitation essentiellement libellés en dollars. (Jeune Afrique)
Mots clés: Afrique, Aviation, Covid-19
La pandémie de coronavirus n’affectera pas les relations Afrique-UE - La crise de coronavirus n’affectera pas les efforts en cours visant à renforcer les relations entre l’Afrique et l’Union européenne, déclare ce mercredi, la Sous-secrétaire générale des Nations Unies et Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Mme Vera Songwe. S’exprimant lors d’un webinaire organisé par le Comité économique et social européen (CESE) sur la question concernant la menace de COVID-19 sur les relations entre les deux continents, Mme Songwe indique que les relations entre l’Europe et l’Afrique ne peuvent que se renforcer. « S’il y a une chose que cette crise nous a montré, c’est qu’en tant que monde global nous sommes semblables, nous sommes similaires. C’est une pandémie qui ne connaît ni frontières et ni classification économique », affirme-t-elle, ajoutant que le renforcement des liens entre les deux continents est bénéfique pour les deux parties. (UNECA)
Mots clés: Covid-19, UE, Afrique, Diplomatie
AFRIQUE CENTRALE
Estimé à 13 milliards de FCFA, le marché des masques anti-Covid-19 est une aubaine pour le secteur informel camerounais- La fondation camerounaise dénommée « Nkafu Policy Institute » vient de produire une étude intitulée « Le secteur informel camerounais à l’épreuve du coronavirus ». Selon ladite étude, au plan national, divers besoins ont émergé avec le déclenchement de la pandémie du Covid-19. Ces besoins sont les solutions hydroalcooliques, les masques de protection, ou encore les gants et équipements de protection. Avec une population estimée à 26 390 686 au 10 avril 2020, la Fondation indique que « la fabrication et la commercialisation de masques de protection vendus à 500 FCFA l’unité offrent un marché d’au moins 13 milliards FCFA aux UPI [unités de production informelles] dans le domaine de la confection ». Pour l’étude, c’est donc une autre opportunité majeure offerte au secteur informel avec la généralisation du port des masques de protection dans les espaces publics. Car, les dérogations sur la norme des masques de protection pour les civils sont susceptibles de booster les initiatives des UPI et résorber le déficit en masques. (Investir)
Mots clés: Cameroun, Covid-19, Secteur informel
Deux sources de revenus des banques commerciales de la CEMAC sont en difficulté en 2020 - Deux importantes sources de revenus pour les banques commerciales de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) sont en difficulté, du fait de la baisse des prix du pétrole sur le marché mondial. Il s’agit des émissions de titres publics et des opérations de financement extérieur. Débutée timidement en 2011 avec un volume total d'émissions de bons et obligations du Trésor de seulement 51,6 milliards FCFA, l'adjudication est devenue un mécanisme usuel des Etats membres de la sous-région pour mobiliser des ressources financières. En 2019, les sommes brutes levées sur ce marché monétaire ont atteint le niveau record de 2846,2 milliards FCFA. Depuis la première initiative menée par le Cameroun, c'est un total de 7313,7 milliards FCFA que les banques commerciales ont servi aux pays de la CEMAC. Ce service a un prix ; ce sont les intérêts qui y sont attachés et que les banques perçoivent comme rémunération de leurs soutiens aux Etats. L'indicateur principal qui permet d'évaluer ce coût des ressources est le taux moyen pondéré qui intègre celui des bons du Trésor et celui des obligations. Il est passé selon la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) de 3,7% en 2016 à 5,17% à fin 2019. (Agence ecofin)
Mots clés: Cemac, Banques, revenus
AFRIQUE DE L’OUEST
UEMOA : malgré les mesures de soutien face au covid-19, les PME restent menacées (Rapport) - Dans son dernier rapport sur « L’impact du covid-19 sur les PME en zone UEMOA », l’agence de notation financière Bloomfield Investment fait remarquer qu’étant particulièrement menacées par les effets de la pandémie de Covid-19, les PME/ PMI de la zone risquent désormais d’avoir un accès plus réduit au crédit. Ceci, malgré les mesures prises par les pouvoirs publics et les autorités monétaires pour soutenir leurs économies. En effet, constituant l’essentiel du tissu économique des pays de la zone et comptant pour l’essentiel de la main-d’œuvre, les PME/PMI sont fortement exposées à la baisse de l’activité. La concentration de l’activité économique dans les capitales amplifie la situation dans un contexte où les principaux foyers de contamination y sont enregistrés. A cela s’ajoutent les difficultés intrinsèques déjà existantes des PME/PMI (persistance des problèmes de financement, accès limité aux marchés publics, faible productivité, faible intégration aux chaines de valeur nationales et internationales). Parmi ces PME, celles qui ont été nouvellement créées grâce aux facilités prévues par l’amélioration de l’environnement des affaires sont fortement menacées, réduisant ainsi leur probabilité de survie. (Agence ecofin)
Mots clés: UEMOA, Covid-19, PME
Le gouvernement ivoirien a anticipé une baisse des dividendes des sociétés de son portefeuille avant le covid-19- Le gouvernement ivoirien avait déjà anticipé une baisse des dividendes qu'il recevra des entreprises dans lesquelles il a des participations majoritaires ou minoritaires. Dans le document annexe de sa Loi de finances pour l'année 2020 qui traite des entreprises du portefeuille de l'Etat, il est mentionné que les attentes de dividendes de 2019 comptant pour l'année 2018 se situent à 24,1 milliards FCFA. Si cette prévision se réalisait, ce serait depuis 2015 le plus haut niveau de dividendes perçus par le secteur public ivoirien auprès des entreprises dans lesquelles il est actionnaire. Les prévisions de 2020 pour le compte de l'exercice 2019 tablent sur des dividendes de 19,4 milliards FCFA avant une remontée à 19,9 milliards FCFA en 2021 pour le compte de l'exercice 2020. On peut s'attendre à ce que les prévisions de 2020 se réalisent. L'année 2019 s'est déroulée presque normalement pour les économies de l'UEMOA, tirées par celle de la Côte d'Ivoire. Pour les dividendes des activités de l'année 2020, rien n'est moins sûr. Le nouveau coronavirus avec son lot de conséquences a changé les données pour de nombreux acteurs économiques. De plus, s’annonce l’élection présidentielle en Côte d'Ivoire présentant des risques de ruptures sociales, selon plusieurs analystes. (Agence ecofin)
Mots clés: Côte d’ivoire, Secteur Public
Le conseil d’administration du FMI approuve en faveur du Mali un décaissement de 200 millions de dollars pour aider le pays à faire face à la pandémie de COVID-19 - Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé en faveur du Mali un décaissement de 146,668 millions de DTS (environ 200,4 millions de dollars, ou 78,6 % de la quote-part) au titre de la facilité de crédit rapide (FCR) pour aider le pays à satisfaire ses besoins urgents de financement du budget et de la balance des paiements face à l’évolution rapide de la pandémie. Cela fait suite à l’approbation récente d’un allégement du service de la dette envers le FMI d’environ 10 millions de dollars pour les six prochains mois au titre du fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes. Le choc de la COVID-19 frappe durement l’économie alors même que le pays fait déjà face à une situation sociale et sécuritaire difficile. Les perspectives économiques se sont significativement détériorées, et la croissance devrait ralentir pour se situer en dessous de 1 %, ce qui fera augmenter les taux déjà élevés de chômage et de pauvreté. Les autorités ont réagi rapidement en prenant des mesures pour contenir la propagation du virus et en atténuer les répercussions économiques et sociales. Ces mesures d’urgence, ainsi que le ralentissement économique, alourdiront le déficit budgétaire et les besoins de financement du pays. S’ils ne sont pas satisfaits, ces besoins de financement empiéteront sur les dépenses de développement et les dépenses sociales qui sont indispensables. (FMI)
Mots clés: FMI, Mali, FCR
AFRIQUE DU NORD
Coronavirus en Tunisie : intelligence artificielle et robots se développent grâce à la pandémie– Un robot capable de trier les patients, selon la gravité des symptômes, une analyse de radios par intelligence artificielle, un décodage du génome du virus, des recherches sur un vaccin : la pandémie de Covid-19, venue de Chine, a déclenché en Tunisie un fourmillement d'avancées au service des fragiles instances de santé publique. Exemple à l'école d'ingénieurs de Sousse, au sud de Tunis. Pour cette fin de scolarité 2019-2020, le traditionnel projet de fin d'année s'est imposé de lui-même aux étudiants : concevoir une machine d'oxygénothérapie. Un modèle qui sera ensuite fabriqué localement, à la demande du gouvernement. En effet, les hôpitaux tunisiens sont peu équipés alors que les coûts, comme les délais de livraison, ont explosé. (France info)
Mots clés: Tunisie, Intelligence artificielle, Covid-19
La Banque d’Algérie demande aux banques « une offre de crédit à un coût raisonnable » aux entreprises - Le Comité des opérations de politique monétaire (COPM) de la Banque d’Algérie (BA) a annoncé ce jeudi dans un communiqué de nouvelles mesures visant à renforcer la liquidité bancaire. Ces mesures ont été prises lors d’une réunion ordinaire, tenue mercredi 29 avril sous la présidence de Aïmene Benabderrahmane, gouverneur de la Banque d’Algérie et consacrée à la revue des principales évolutions de la situation économique, monétaire et financière nationale et internationale, ainsi que de ses perspectives à court et moyen terme notamment, celles ayant trait à l’évolution de l’inflation, de la liquidité bancaire, du crédit et de la croissance économique, selon le communiqué publié via l’agence officielle. À la lumière de ces évolutions et de leurs perspectives à moyen terme, le COPM a décidé d’abaisser, de 25 points de base (0,25%), le taux directeur applicable aux opérations principales de refinancement, pour le fixer à 3% au lieu de 3,25%, indique le communiqué de la BA. (TSA)
Mots clés: Algérie, Liquidité Bancaire
Le Maroc est le deuxième pays au monde en matière d’action climatique en 2019 - Le Maroc est classé deuxième pays au monde en termes d’action climatique devant la Lituanie et après la Suède, selon l’Indice de performance climatique 2019 élaboré par Germanwatch, NewClimate Institue et Climate Action Network International (CAN). Le CAN réunit 1300 organisations non gouvernementales actives œuvrant pour les enjeux climatiques dans plus de 120 pays. Au nombre des critères d’élaboration de l’indice de performance climatique figurent les émissions nationales de gaz à effet de serre, les énergies renouvelables, la politique climatique et la consommation énergétique. Au cours des cinq dernières années, le Royaume chérifien a accru ses efforts en faveur du climat en augmentant sensiblement la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique. Le pays dispose ainsi de la plus grande centrale solaire au monde, et de nombreuses centrales éoliennes. Il avait initialement prévu de produire 52 % de son énergie à partir du solaire d’ici à 2030. Cette ambition sera revue à la hausse sur la demande du roi Mohammed VI. (Agence ecofin)
Mots clés: Maroc, Climat
Économie: l’Algérie a besoin d’exploiter de nouvelles ressources naturelles - Malgré les promesses de mener des réformes, l'Algérie demeure très fortement dépendante de la rente des hydrocarbures, qui représentent la principale source de ses revenus. Ceux-ci servent à importer des biens et de la nourriture, le pays n'étant pas parvenu à se diversifier. Pourtant, les ressources, justement, ne manquent pas. L'uranium, l'or ou encore le phosphate utilisé dans l'agriculture comme engrais… Ils sont là. Le pays pourrait les exploiter, mais pour cela il lui faut construire de nouvelles mines et des usines chimiques de transformation, alors qu'il manque cruellement d'argent. (RFI)
Mots clés: Algérie, Ressources Naturelles
AFRIQUE DE L’EST
L'Ethiopie obtient une aide urgente de 411 millions $ du FMI- L’Ethiopie bénéficiera d’un financement de 411 millions $ du Fonds monétaire international (FMI) a-t-on appris cette semaine d’un communiqué publié par l’institution. Accordé au titre de l’instrument de financement rapide (IFR), il vise à aider le pays à faire face aux contrecoups économiques de la crise du COVID-19. Concrètement, le prêt servira à aider l'Ethiopie à répondre aux besoins urgents de la balance des paiements. Il servira également à financer les dépenses de santé et fournir une aide d'urgence notamment alimentaire aux populations, tout en renforçant les finances publiques afin de faciliter la reprise économique à la fin de la crise. (Agence ecofin)
Mots clés: Ethiopie, Covid-19, FMI
AFRIQUE AUSTRALE
L’Afrique du Sud va créer une nouvelle compagnie aérienne - Lourdement endettée, South African Airways va bientôt disparaître pour laisser la place à une nouvelle compagnie « restructurée qui sera le porte étendard de l’Afrique du Sud » selon communiqué du ministère des Entreprises publiques. Les bases de cette nouvelle compagnie sont déjà posées ajoute le communiqué. « Les parties prenantes (...) se sont mises d’accord sur une vision et une stratégie à long terme en vue de la création d’une nouvelle compagnie aérienne dynamique ». La future compagne prendra les airs pour remplacer South African Airways (SAA) devenue un gouffre financier et symbole de la mauvaise gestion des entreprises publiques sud-africaines ces dernières années. Le mois dernier, le gouvernement a refusé de verser une énième aide d'urgence de 10 milliards de rands (500 millions d'euros) à la compagnie, la condamnant à une mort programmée. SAA est sous perfusion permanente avec l’argent public et n’a plus réalisé de bénéficie depuis 2011. La pandémie du Covid-19 a porté le coup de grâce avec l’arrêt de la quasi totalité du trafic aérien mondial pour ce fleuron de l’économie sud-africaine qui emploie aujourd’hui 5.200 salariés. L’Afrique du Sud va tourner près d’un siècle d’histoire d’une compagnie créée en 1934 et qui était considérée comme une fierté nationale. (APA)
Mots clés: Afrique du sud, Aviation
Malawi : Admarc sollicite un prêt de 136 millions $ pour financer l’acquisition de produits agricoles - Agriculture Development and Marketing Corporation (Admarc), une entité publique malawite chargée d’acquérir et de vendre des produits agricoles sur le marché local et international, sollicite auprès du fonds public en charge des activités d’exportation (Export Development Fund), un prêt de 100 milliards de kwachas malawiens (135,7 millions $) qui sera garanti par l’Etat. En se tournant vers l’Export Development Fund, l’institution agricole cherche à mobiliser des fonds autres que ceux reçus du Trésor public afin de renforcer son capital et se positionner en tant qu’entité de commercialisation de produits agricoles. Admarc envisage par ailleurs de financer l’acquisition d’intrants et de cultures agricoles pour desservir sa clientèle. (Agence ecofin)
Mots clés: Malawi, Agriculture
