LA QUOTIDIENNE DU CAPC 6 MAI 2020

 

ANNONCE IMPORTANTE

Observations sur la réaction et les perspectives des entreprises africaines face au COVID-19 - Le Centre africain pour les politiques commerciales (CAPC) de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) et International Economics Consulting Ltd., ont mené conjointement la première enquête exhaustive sur la pandémie du COVID-19 et ses répercussions économiques en Afrique, à la mi-avril. Les 210 personnes interrogées étaient des micro, petites, moyennes et grandes entreprises des 54 pays africains. Les résultats ont mis en évidence les principaux défis auxquels les entreprises sont confrontées en raison de la crise actuelle. De nombreuses entreprises ont exprimé leur inquiétude quant à l'impact direct sur le chiffre d'affaires des entreprises, les plus petites s'attendant à être les plus touchées. L’enquête montre que Le manque de liquidités opérationnelles, la baisse de l'utilisation des capacités, la perturbation des chaînes d'approvisionnement et la diminution de la demande pourraient contraindre certaines entreprises à fermer, avec des effets négatifs évidents sur les travailleurs. L'enquête révèle également que l'accès au crédit est difficile pour les entreprises de toute taille. En effet, moins de deux cinquièmes des demandes ont été accordées, tandis qu'un à deux tiers des demandes de prêt ne reçoivent même pas de réponse. Une fois de plus, les plus touchées sont les plus petites entreprises. Dans l'ensemble, les entreprises ont également fait part de leur déception quant aux réponses apportées par leur propre gouvernement à la crise. Toutefois, le manque de soutien extérieur a obligé les entreprises à trouver de nouvelles façons de faire des affaires. Un certain nombre de mesures efficaces telles que l'adoption de la technologie, le travail à distance et l'utilisation du commerce électronique ont été adoptées par les entreprises pour atténuer les effets sur leur activité dans ce nouvel environnement. En général, si les entreprises jugent les perspectives de revenus à court terme sévères, elles sont plus optimistes sur un horizon à plus long terme (un an ou plus). Pour plus de détails sur l'enquête, voir  (UNECA)

Mots Clés: Enquête, Covid-19, Répercussion Economiques

 

INTERNATIONAL

Un groupe de pression de banques s'interroge sur le moratoire sur la dette des pays pauvres- Un groupe de pression représentant le secteur financier privé s'est interrogé lundi sur la capacité de ce dernier à se joindre à un moratoire d'un an adopté par le G20 sur la dette des pays les plus pauvres du monde pour les aider à lutter contre la pandémie. Dans une lettre datée du 1er mai et adressée au Fonds monétaire international, la Banque mondiale et le Club de Paris qui regroupe les créanciers publics, l'Institute of International Finance, qui compte quelque 450 membres dans 70 pays, craint notamment que ce moratoire d'un an annoncé le 15 avril et auquel le G20 à appeler les créanciers privés à participer, ne ferme l'accès au marché de la dette de ces pays ou ne pousse les agences de notation à dégrader la note de leur endettement.  (Le figaro)

Mots Clés: Dettes, Pays Pauvres

Les économistes mis en quarantaine - Les économistes sont à nouveau au pied du mur. Déjà en 2008, la crise financière globale les avait amenés à s’interroger sur la répétition des crises économiques dans l’histoire : « Pourquoi les crises reviennent-elles à intervalles réguliers, ruinant tous les succès des années de prospérité, un peu comme la grippe saisonnière ou plutôt comme la peste ou le choléra ? » s’interrogeait Paul Krugman, professeur d’économie au MIT et lauréat d’un « prix Nobel ». Si cette question résonne intimement avec l’actualité, elle paraît quelque peu dépassée. D’abord parce qu’avec la crise liée au Covid-19, c’est la double peine : on a à la fois crise économique et pandémie majeure ! La peste et le choléra ! Ensuite parce que les leçons de la crise économique de 2008 n’ont malheureusement pas été tirées. Malgré les discours appelant à un monde nouveau, aucune inflexion majeure n’a été engagée vers un nouveau modèle économique débarrassé d’un régime de croissance générateur d’inégalités et d’exploitation humaine, et aux effets dévastateurs pour la survie de la planète. Le confinement a au moins une vertu, celle de nous amener à nouveau à nous interroger sur les crises économiques. Il nous oblige « à nous réinventer », pour paraphraser la déclaration du président de la République Emmanuel Macron dans son allocution télévisée du 13 avril 2020. (The conversation)

Mots Clés: Covid-19, Crises économique

 

PANAFRICAIN

 Il faut réorienter le rôle des banques centrales africaines vers le développement - Faut-il, pour financer le jour d’après, recourir à la dette internationale ou aux marchés africains de capitaux ? Répondre à cette question, c’est interroger le rôle des banques centrales du continent. En raison de la crise liée à la pandémie de Covid-19, le moratoire sur le service de la dette est indispensable pour donner de l’oxygène aux finances publiques des pays africains dans un contexte actuel d’« AVC économique ». Mais il est encore plus nécessaire d’activer des programmes régionaux de transformation endogène reposant sur l’agriculture, les industries et le développement des systèmes financiers locaux. Pendant qu’il est discuté de la dette externe du continent – environ 365 milliards de dollars (dont plus de 100 milliards via les eurobonds) –, il faut noter que les ressources levées auprès des systèmes financiers nationaux sont bien supérieures. Deux chiffres sont parlants. D’une part, l’encours de la dette levée sur les marchés obligataires africains par les États dépasse actuellement les 400 milliards de dollars. D’autre part, c’est une moyenne de 200 milliards de dollars qui sont ainsi mobilisés chaque année. Cinq pays  – Égypte, Afrique du Sud, Maroc, Nigeria et Kenya – représentent à eux seuls environ 80 % de cet encours. Le potentiel est donc immense. (Jeune Afrique)

Mots clés: Afrique, Banques centrales, Dettes

L’Irlande devient le 81e membre de la Banque africaine de développement -  L'Irlande est devenu le 81e actionnaire du Groupe de la Banque africaine de développement, l’annonce a été faite par le président de l'institution, Akinwumi Adesina, le 24 avril 2020. La demande d'adhésion de l'Irlande au Groupe de la Banque africaine de développement a été approuvée lors des Assemblées annuelles du Conseil des gouverneurs du Groupe tenues à Malabo, en Guinée équatoriale, en juin 2019. En février 2020, lors d'une visite de sa délégation au siège de la Banque, l’Irlande a déposé l'instrument de ratification de l'Accord établissant le Fonds africain de développement auprès du secrétaire général du Groupe de la Banque, franchissant ainsi une étape supplémentaire vers la conclusion du processus d'adhésion. Commentant cette adhésion, le ministre irlandais des Finances également chargé des Dépenses publiques et de la réforme, Paschal Donohoe, a déclaré : « La Banque africaine de développement et le Fonds africain de développement, jouent un rôle important dans la promotion d'une croissance et d'une prospérité socio-économiques durables et inclusives, en aidant l’Afrique à réaliser son potentiel et d’être un continent d’opportunités, prometteur. Je considère notre adhésion à la Banque et au Fonds comme un investissement dans ce potentiel. Le partenariat de l'Irlande avec ces importantes institutions multilatérales régionales fera progresser nos priorités de développement communes et ouvrira de nouvelles perspectives aux entreprises irlandaises dans la région. »   (Agence ecofin)

Mots clés: Irlande, BAD

 

AFRIQUE CENTRALE

Cameroun : le FMI débloque 226 millions $ pour atténuer les chocs de la crise sanitaire- Selon un communiqué du Fonds monétaire international (FMI), son conseil d’administration a approuvé le 4 mai un décaissement au titre de la Facilité de crédit rapide (FCR) équivalent à environ 226 millions de dollars (135,56 milliards de FCFA) pour aider le Cameroun à répondre aux besoins urgents de la balance des paiements, résultant de la pandémie de Covid-19. À l'issue des débats du Conseil d'administration sur le Cameroun, Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim du FMI, a déclaré : « Le Cameroun est confronté à de sérieux défis liés à la pandémie de Covid-19 et aux chocs des termes de l'échange. La faiblesse de la demande mondiale, la baisse des prix des produits de base et les mesures de confinement nationales pèsent sur les perspectives et entraînent des effets économiques et sociaux négatifs importants. Les chocs ont provoqué des pressions budgétaires et un besoin urgent de balance des paiements ». Le FMI a indiqué que les autorités camerounaises prennent plusieurs mesures pour contenir la propagation de la maladie, augmenter les dépenses de santé et de protection sociale et apporter un soutien aux entreprises et aux ménages touchés. Cependant, en raison d'une détérioration importante des perspectives macroéconomiques et d'un affaiblissement de la situation budgétaire, entraînés par la baisse des recettes associée à des dépenses directes de santé et sociales supplémentaires, des besoins urgents de financement extérieur et budgétaire sont apparus.  (Agence ecofin)

Mots clés:  Cameroun, FMI, FCR

 

AFRIQUE DE L’OUEST

Coronavirus : le tourisme gambien appelle à l'aide-  Les professionnels du tourisme en Gambie ont lancé dimanche un appel urgent à leur gouvernement et aux donateurs pour qu'ils les aident en raison de l'impact destructeur du Covid-19 sur leur activité, essentielle pour ce pays pauvre. L'économie de la Gambie, l'un des plus petits pays d'Afrique, est lourdement tributaire du tourisme international, principale source de revenus à côté de l'agriculture et de l'argent envoyé par les Gambiens vivant à l'étranger. Le pays prisé des étrangers pour son soleil et ses plages sur l'Atlantique est frappé par les effets de la pandémie en pleine saison touristique. La Gambie, particulièrement vulnérable aux chocs extérieurs, venait déjà d'encaisser fin 2019 la faillite du voyagiste britannique Thomas Cook, opérateur majeur localement. Ce coup dur s'ajoutait à la crise financière de 2008 et aux répercussions de la fièvre Ebola en Afrique de l'Ouest entre 2013 et 2016. Avec l'apparition du nouveau coronavirus, les vols réguliers ou les charters acheminant les touristes ont été suspendus au pic de la saison. Les annulations laissent les hôtels avec des factures considérables impayées par les opérateurs, disent dans un communiqué l'Association nationale hôtelière (GHA) et l'Association du tourisme et des voyages (TTAG). (Figaro)

Mots clés: Gambie, Covid-19, Tourisme

Côte d’Ivoire : le gouvernement pourrait augmenter le montant de la prime de qualité de son cacao - En Côte d’Ivoire, le gouvernement envisagerait d’augmenter prochainement le montant de la prime de qualité obtenue par son cacao sur le marché mondial. C’est ce qu’a confié à Bloomberg, une source proche du dossier ayant requis l’anonymat. Dans les détails, le tarif appliqué à la tonne de fèves devrait désormais être compris entre 150 et 180 livres contre 90 livres actuellement en vigueur. « Cette hausse pourrait être appliquée vers la fin du mois de mai ou au début du mois de juin sur les nouveaux contrats de vente de la récolte 2020/2021 démarrant en octobre prochain. Le pays pourra stocker les fèves si les acheteurs refusent au début de conclure des accords sur cette base », indique la source.  Pour les observateurs, cette manœuvre des autorités s’explique par les différents efforts d’amélioration entrepris ces dernières années, qui ont permis au cacao ivoirien de gagner en qualité par rapport à d’autres origines comme le Nigeria et le Cameroun. Cette décision si elle était confirmée dans les prochaines semaines, pourrait encore bousculer les acheteurs mondiaux qui doivent déjà payer le différentiel de revenu décent (DRD) de 400 $ sur la tonne de cacao pour le compte de la campagne 2020/2021. D’après la Banque mondiale, la demande mondiale de cacao devrait diminuer de plus de 4 % cette année en raison du ralentissement économique lié au coronavirus alors que la récolte mondiale progressera de 2 % cette saison. Pour sa part, le singapourien Olam estime que les broyages mondiaux devraient chuter cette saison, une première en 4 ans.  (Agence ecofin)

Mots clés:  Côte d’ivoire, Covid-19, Cacao, Qualité

Niger : de 6,9 la croissance anticipée est revue à 1 % du PIB en 2020 - A cause du coronavirus, le Niger a été obligé de revoir à la baisse ses prévisions de croissance. « Nous avions prévu un taux de croissance de 6,9% pour 2020. Nous avons été obligés de le ramener à 1% », a indiqué le ministre des Finances Mamadou Diop. C’était le 27 avril 2020 à l’issue de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat de l’UEMOA. De nouvelles prévisions qui montrent clairement que l'horizon économique du Niger s'assombrit du fait de cette crise sanitaire. Comme l’affirme le patronat nigérien, l’activité économique est actuellement durement affectée. Qu’il s’agisse du secteur touristique, des BTP, des transports, de la restauration, de l’hôtellerie, les activités sont presque à l’arrêt. Et les entreprises craignent le pire si la pandémie continue de se propager dans le pays. Par ailleurs, dans toute la zone Uemoa comme l’a annoncé le ministre nigérien des Finances, le taux de croissance va considérablement chuter. Selon les prévisions, il devrait passer de 6,7% à 2,7%. (Agence ecofin)

Mots clés:  Niger, Covid-19, Croissance

 

AFRIQUE DU NORD

COVID-19: Aide américaine de 5,7 millions de dollars au Maroc  - Cette aide comprend 4 millions de dollars du Fonds de soutien économique pour favoriser la reprise socio-économique des populations marginalisées et vulnérables dans les milieux urbain et rural grâce à un programme de transferts monétaires. Il s’agit également de 1,7 million de dollars pour aider à préparer les systèmes de laboratoire, activer la détection des cas et la surveillance épidémiologique basée sur les événements, soutenir les experts techniques en matière de réponse et de préparation, renforcer la communication sur les risques, entre autres, précise le communiqué. « Cette aide s’appuie sur des investissements américains à long terme au Maroc de plus de 2,6 milliards de dollars d’aide au cours des 20 dernières années, dont 64,5 millions de dollars pour le secteur de la santé », ajoute la même source. Le département d’Etat a affirmé que depuis le déclenchement de cette crise sanitaire, le gouvernement américain a mobilisé plus de 775 millions de dollars en aide d’urgence sanitaire, humanitaire, économique et de développement visant à aider les gouvernements, les organisations internationales et les ONG.  (APA)

Mots clés: Maroc, USA, Aide

Algérie : l'Etat réduit 50% de son budget de fonctionnement 2020 et annonce une hausse du salaire minimum - Les autorités algériennes ont indiqué le week-end écoulé que l’Etat réduirait désormais de moitié son budget de fonctionnement 2020. La mesure s’inscrit dans le cadre du plan de lutte contre les conséquences économiques du covid-19. « Le Conseil des ministres a décidé, après un débat de l'exposé présenté par le ministre des Finances relatif à l'avant-projet de Loi de finances complémentaire (LFC) pour l'exercice en cours, l'augmentation de 30 à 50% la réduction du budget de fonctionnement. Cette réduction comprend les dépenses de l'Etat et de ses institutions », indique un communiqué de la présidence algérienne, relayée par l’APS, l’agence d’information de l’Etat. Cette mesure devrait être suivie d’une revalorisation du salaire minimum garanti, à compter du 1er juin 2020 afin de fournir des revenus supplémentaires aux Algériens touchés de plein fouet par la pandémie. Avec plus de 4474 cas de covid-19 enregistrés à ce jour pour 463 décès, l’Algérie est l’un des pays africains les plus touchés par la maladie. Cette situation expose son économie à de graves chocs, particulièrement accentués par la place qu’occupe le fragile secteur pétrolier dans ses exportations.  (Agence ecofin)

Mots clés: Algérie, Covid-19, Budget

 

AFRIQUE DE L’EST

La RDC et le Rwanda prêts à protéger la biodiversité du lac Kivu- La République Démocratique du Congo et le Rwanda se sont engagés à préserver la biodiversité du lac Kivu, un des Grands Lacs d’Afrique situé à la frontière entre les deux pays. Cet accord entre le ministre des Hydrocarbures Rubens Mikindo Muhima, et la ministre rwandaise de l’Environnement Jeanne d’Arc Mujawamariya vise à assurer une exploitation encadrée du méthane de ce lac et à protéger la biodiversité qu’il abrite. « Nous avons besoin d'une exploitation sûre du méthane dans le lac Kivu pour un développement durable dans la région des Grands Lacs en général », a déclaré le ministre des Hydrocarbures. Le méthane présent dans le lac Kivu aurait en effet la capacité de produire pour les deux pays 700 MW d’électricité sur une période de 55 ans, une opportunité que les gouvernements veulent saisir au plus vite, mais pas sans prendre de précautions préalables. « Le lac Kivu a beaucoup de biodiversité et de ressources naturelles qui sont importantes pour la vie humaine, […] par conséquent, tout en exploitant les ressources du lac Kivu, les activités doivent également protéger la biodiversité car elle est importante pour la vie humaine » a déclaré la ministre rwandaise de l’Environnement. L’objectif de ce projet n’est pas seulement d’utiliser le méthane pour le transformer en électricité : le Rwanda a également lancé une étude afin de mesurer les possibilités de transformer ce méthane en gaz de cuisson. Le pays a une légère avance sur la République Démocratique du Congo étant donné qu’il a déjà lancé un appel d’offres pour que des entreprises montent des plateformes d’exploitation du gaz.  (Mediaterre)

Mots clés: RDC, Rwanda, Biodiversité, Electricité

Ces criquets pèlerins qui menacent d’affamer l’Afrique de l’Est - Depuis des mois, la région de la Corne de l’Afrique fait face à une invasion inédite de criquets pèlerins. Depuis 2019, ils ont déjà atteint le Kenya, l’Éthiopie, l’Érythrée, Djibouti, la Somalie, l’Ouganda, le Soudan et la Tanzanie. Ces essaims aggravent le problème de sécurité alimentaire dans l’une des régions les plus pauvres et les plus vulnérables du monde, dévorant les quelques récoltes de maïs et de sorgho que la sécheresse avait épargnées. Cette crise environnementale a considérablement augmenté la pression sur une région qui était déjà sous tension et soumise à des variations climatiques extrêmes. La mise en place d’une réponse devient urgente pour éviter qu’à la crise sanitaire du Covid-19 s’ajoute une grave crise alimentaire dans la région.

  • Une menace pour la sécurité alimentaire

En phase grégaire, un petit essaim de criquets pèlerins consomme en une journée une quantité de nourriture équivalente à celle de 35 000 personnes. Il peut donc être extrêmement destructeur et causer des pertes considérables sur les cultures et les pâturages. Il menace déjà de façon cyclique l’agriculture et les pâturages d’environ 25 pays parmi lesquels les plus pauvres du monde, dans une zone s’étalant de la Mauritanie, en Afrique de l’Ouest, jusqu’à l’Inde à l’Est. En Afrique de l’Est, ces invasions acridiennes touchent les moyens de subsistance et pèsent sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle de plus de 10 millions de personnes. Elles y aggravent la pauvreté et la vulnérabilité des ménages vivant déjà dans des conditions très précaires.  (The conversation)

Mots clés: Afrique de l’est, Sécurité alimentaire, Criquets

 

AFRIQUE AUSTRALE

En Afrique du Sud, le coronavirus a ouvert le débat sur le recours à la planche à billets pour relancer l’économie - Le Coronavirus avec ses effets économiques a ouvert un débat public sur le recours à la technique dite de la planche à billets en Afrique du Sud. Un article du Sunday Times, un important média sud-africain, a rapporté que le vice-ministre en charge des Finances a clairement suggéré que dans une circonstance exceptionnelle comme celle qu'impose la pandémie, la Banque centrale devrait jouer son rôle de prêteur en dernier ressort, pour permettre à l'Etat de soutenir l'économie en la finançant directement. Le responsable gouvernemental estime par ailleurs que cet argent devra être utilisé pour des interventions immédiates liées à la réponse sanitaire face au Covid-19 et pour le financement des infrastructures publiques, l’industrie et l’agriculture dans le cadre des mesures de relance économique. La suggestion ne risque pas de bien passer. Début mars 2020, la Banque centrale sud-africaine en réponse au coronavirus a commencé à racheter des obligations de l'Etat sur le marché secondaire, afin d'injecter de la liquidité au sein de l'économie. Il n'est pas certain qu'elle franchira la ligne rouge en achetant directement ces instruments financiers émis par le gouvernement.   (Agence ecofin)

Mots clés: Afrique du sud, Covid-19, Planche à billets