LA QUOTIDIENNE DU CAPC 07 MAI 2020

 

ANNONCE IMPORTANTE

Observations sur la réaction et les perspectives des entreprises africaines face au COVID-19 - Le Centre africain pour les politiques commerciales (CAPC) de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) et International Economics Consulting Ltd., ont mené conjointement la première enquête exhaustive sur la pandémie du COVID-19 et ses répercussions économiques en Afrique, à la mi-avril. Les 210 personnes interrogées étaient des micro, petites, moyennes et grandes entreprises des 54 pays africains. Les résultats ont mis en évidence les principaux défis auxquels les entreprises sont confrontées en raison de la crise actuelle. De nombreuses entreprises ont exprimé leur inquiétude quant à l'impact direct sur le chiffre d'affaires des entreprises, les plus petites s'attendant à être les plus touchées. L’enquête montre que Le manque de liquidités opérationnelles, la baisse de l'utilisation des capacités, la perturbation des chaînes d'approvisionnement et la diminution de la demande pourraient contraindre certaines entreprises à fermer, avec des effets négatifs évidents sur les travailleurs. L'enquête révèle également que l'accès au crédit est difficile pour les entreprises de toute taille. En effet, moins de deux cinquièmes des demandes ont été accordées, tandis qu'un à deux tiers des demandes de prêt ne reçoivent même pas de réponse. Une fois de plus, les plus touchées sont les plus petites entreprises. Dans l'ensemble, les entreprises ont également fait part de leur déception quant aux réponses apportées par leur propre gouvernement à la crise. Toutefois, le manque de soutien extérieur a obligé les entreprises à trouver de nouvelles façons de faire des affaires. Un certain nombre de mesures efficaces telles que l'adoption de la technologie, le travail à distance et l'utilisation du commerce électronique ont été adoptées par les entreprises pour atténuer les effets sur leur activité dans ce nouvel environnement. En général, si les entreprises jugent les perspectives de revenus à court terme sévères, elles sont plus optimistes sur un horizon à plus long terme (un an ou plus).  Pour plus de détails sur l'enquête, voir  (UNECA)

Mots Clés: Enquête, Covid-19, Répercussion Economiques

 

INTERNATIONAL

Malgré la pandémie due au coronavirus, Londres entame des négociations commerciales avec Washington - La pandémie ne décourage décidément pas les négociateurs. Alors que fin avril, l’Union européenne (UE) annonçait la conclusion d’un traité de libre-échange avec le Mercosur, une semaine plus tôt elle avait repris les discussions sur la relation future, post-Brexit, avec le Royaume-Uni. Des pourparlers qui n’ont débouché sur aucun accord. Et Londres vient de confirmer qu’il n’abandonnait pas son espoir d’aboutir à un accord commercial « le plus vite possible » avec Washington. Les négociations commencent officiellement mardi 5 mai, lors d’un premier round de discussions qui devrait durer « environ deux semaines », a confirmé un porte-parole de Downing Street, lundi 4 mai. L’ambition peut paraître baroque en pleine crise due au coronavirus des deux côtés de l’Atlantique – une esquisse du déconfinement ne devrait être rendue publique que dimanche 10 mai au Royaume-Uni –, sans compter l’élection présidentielle de novembre aux Etats-Unis. Pour autant, le gouvernement de Boris Johnson semble parfaitement sérieux : c’est Oliver Griffiths, haut fonctionnaire du ministère du commerce, qui présidera les discussions côté britannique, et une centaine d’experts sont censés l’assister pour des discussions qui se dérouleront en ligne. (Le monde)

Mots Clés: USA, Brexit, Négociations

Pétrole: Total renforce son plan d’économies face à l’effondrement de ses bénéfices - Les chiffres donnent le tournis. Le bénéfice net du géant pétrolier Total s’est effondré de 99% au premier trimestre 2020. À peine 34 millions de dollars contre plus de 3 milliards l’année dernière, a indiqué le groupe ce mardi Le prix moyen du baril de Brent de la mer du Nord était ainsi de 50,1 dollars au premier trimestre cette année, contre 63,1 un an plus tôt. Les cours se sont encore plus effondrés depuis, le baril vaut moins de 30 dollars actuellement. Le groupe anticipe désormais une production entre 2,95 et 3 millions de barils équivalent pétrole par jour cette année, soit une réduction d'au moins 5% par rapport aux prévisions initiales. Pour redresser la barre, ses investissements ne dépasseront pas 14 milliards de dollars en 2020 contre 18 milliards prévus initialement..  (RFI)

Mots Clés: Covid-19, Pétroles, Total

USA : General Electric va supprimer plus de 10 000 emplois supplémentaires dans l’aviation -  Au total, General Electric (GE) va réduire les effectifs dans l’aviation d’un quart (25 %), soit 13 000 emplois. Cette cure d’austérité, qui concerne toutes les zones géographiques, reflète la mauvaise passe que traverse l’ensemble du secteur aéronautique.

L’avionneur Boeing a annoncé la semaine dernière la suppression de 16 000 emplois, soit 10 % de ses effectifs dans les avions civils. Il a également fortement réduit la production de ses long-courriers 787 et 777/777X, tandis que la date de reprise de l’assemblage de l’avion-vedette 737 MAX n’est toujours pas connue. Airbus a pour sa part réduit sa production pour l’aligner au plongeon de la date des avions commerciaux.GE est directement touché par ces décisions puisqu’il fabrique des moteurs d’avions pour Boeing et Airbus.

Le trafic aérien mondial devrait chuter de 80 % lors du deuxième trimestre en cours comparé à février, affirme GE.  (La presse)

Mots Clés: General Electric, Covid-19, Chômage

L’impact du Covid-19 sur le monde du travail : télémigration, relocalisation, environnement - L’une des conséquences du confinement sera peut-être, à travers la création de nouvelles habitudes et non pas une révolution technologique, la généralisation du télétravail. Attention cependant, cette révolution ne sera celle que d’une minorité de travailleurs, principalement des cadres et des métiers relativement privilégiés. Cette note tente d’en envisager les conséquences : 

 

  • Elles sont d’abord environnementales. On peut s’attendre à une diminution des trajets réguliers ou ponctuels pour motif professionnel. Le résultat immédiat en serait une baisse des émissions à de gaz à effet de serre, dont l’effet du confinement sur la qualité de l’air dans les villes européennes n’est qu’un avant-goût. Attention cependant, le télétravail n’est pas neutre environnementalement parlant non plus, les infrastructures de réseau qui le rendent possible sont également polluantes. 
  • L’émergence du télétravail a ensuite le potentiel d’introduire un nouvel acteur sur le marché du travail : le « télémigrant », selon les termes de l’économiste Richard Baldwin. Alors que les travailleurs qualifiés ont jusqu’ici été protégés des effets de la mondialisation, la donne pourrait changer, de nombreux freelancers compétents, notamment issus des pays du Sud, étant dorénavant capables de rentrer en compétition avec eux.   (Le grand continent)

Mots Clés: Covid-19, Travail, Relocalisation

 

PANAFRICAIN

 Le COVID-19 aggrave le sort des femmes en Afrique- Alors que les gouvernements réaffectent des ressources pour faire face à la crise dans le domaine de la santé publique, la sécurité, la sûreté et l’accès aux services de justice ne seront plus facilement accessibles aux victimes de violence domestique, selon un rapport de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) sur les effets du COVID-19 en Afrique. S’exprimant lors d’un point de presse en ligne sur les effets de la pandémie sur les femmes, Thokozile Ruzvidzo, Directrice de la Division du genre, de la pauvreté et de la politique sociale, à la CEA, déclare : « Les taux de violence domestique augmentent, avec les confinements dus au COVID-19 imposant aux familles de rester ensemble à la maison pour de plus longues périodes et les femmes incapables de quitter une situation dangereuse ». Mme Ruzvidzo indique que la situation est exacerbée par le fait que les femmes constituent la majorité du personnel médical de première ligne : « 65% des infirmières en Afrique sont des femmes. Comme les infirmières sont beaucoup plus nombreuses que les médecins, les femmes constituent la grande majorité du personnel médical de première ligne risquant ainsi d’être exposée au COVID-19 ». Elle souligne que les femmes constituent également la majorité du personnel des services de structures sanitaires tels que les femmes de ménage, les blanchisseuses, le personnel de restauration et que « ces cohortes sont clairement exposées à un risque accru d’exposition au COVID-19 ». (UNECA)

Mots clés: Covid-19, Afrique, Femmes

AFRIQUE CENTRALE

Poivre de Penja : un appui de l’UE pour faciliter l’accès de l’épice camerounaise aux marchés internationaux- La représentation de l’Union européenne (UE) à Yaoundé informe qu’elle appuie le projet conduit par le Coleacp (Comité de liaison Europe-Afrique-Caraïbes-Pacifique), d’un montant de 720 000 euros (près de 471,6 millions FCFA). Ce projet vise à améliorer le développement durable du poivre de Penja au Cameroun et faciliter son accès aux marchés internationaux. Le poivre de Penja, considéré comme l’un des meilleurs poivres au monde, est la première indication géographique protégée (IGP) de l’Afrique subsaharienne (IG Poivre Penja). Il est cultivé dans la zone de Njombé-Penja (Littoral du pays) et est une source majeure d’emplois ruraux. A la faveur de la finalisation de son processus de labélisation en 2018, le prix du kilogramme du poivre de Penja est passé de 2 500 à 14 000 FCFA. Cette aubaine pour les producteurs de Penja et ses environs semble progressivement se muer en cauchemar à cause de bio-agresseurs qui ont pris possession des terres de la localité de Penja.  (Agence ecofin)

Mots clés:  Cameroun, Marché International, Poivre de Penja

 

AFRIQUE DE L’OUEST

Niger : La CEA et le PNUD appuient l’ALG pour l’étude de faisabilité d’un mécanisme de financement autonome -  La Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), à travers son bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest, et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ont apporté un appui technique et financier à l’Autorité pour le Développement intégré de la région du Liptako Gourma (ALG) pour la réalisation d’une étude sur la faisabilité d’un mécanisme de financement autonome de l’institution. Cet appui qui fait suite à une sollicitation du Secrétariat Exécutif de l’ALG entre dans le cadre des réformes institutionnelles en cours pour la transformation de l’organisation en une institution d’intégration couvrant l’ensemble des territoires des trois Etats membres (Burkina Faso, Mali et Niger). Cette étude a pour objectif général de trouver des réponses durables au récurrent problème de l’inadéquation entre les ressources mobilisées jusque-là et les ambitions définies dans le Traité révisé de l’ALG. Il s’agira de ce fait d’évaluer les besoins de financement de l’ALG pour les cinq (5) années à venir en ce qui concerne son fonctionnement et le financement des projets et des programmes prioritaires, d’examiner la faisabilité des propositions de sources de financement issues de son rapport d’audit structurel, d’étudier le modèle de mobilisation de ressources propres d’organisations sœurs comme l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS), l’ Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie (OMVG), l’Union du Fleuve et faire des propositions d’autres sources génératrices de ressources propres à l’ALG, de proposer des solutions pertinentes pour la reconstitution du Fonds de Développement de l’ALG et une stratégie de mobilisation des ressources propres assortie d’un plan d’action opérationnel. (UNECA)

Mots clés: Niger, CEA, Financement

Sénégal: les banques lancent une facilité de 200 milliards de Franc CFA pour les PME et les Grandes Entreprises - L’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal (Apbefs) a consenti une facilité de 200 milliards de Franc CFA pour les entreprises affectées par la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19). Ce soutien aux entreprises qui a fait l’objet d’une signature, le 29 avril 2020, entre l’Association et l’Etat du Sénégal, se fera sous forme de crédits à la trésorerie ou de crédits d’investissements. Quant aux critères des entreprises bénéficiaires, il s’agit, en plus d’être des secteurs ciblés, de celles qui présentaient une situation “saine” avant la pandémie et un potentiel de développement avéré mais sont confrontées aujourd’hui à des difficultés pour préserver les emplois. L’entre­prise doit être immatriculée au Registre du commerce et du crédit mobilier (Rccm), avoir au moins 5 employés en Contrat à durée indeterminée (Cdi) ou Contrat à durée déterminée (Cdd) à la date du 29 février 2020 et, par la suite, prouver avoir perdu au moins 33% de son chiffre d’affaires du fait de la pandémie du Covid-19. De même, l’entité doit prouver ne pas bénéficier des concours de l’Etat et ne pas avoir eu un crédit déclassé durant les 12 derniers mois précédant la date du 29 février 2020.  (Financial Afrik)

Mots clés: Sénégal, Banque, Crédit, PME

Les industries ivoiriennes de noix de cajou et de coton perdent un demi-milliard de dollars - La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de noix de cajou (appelé aussi anacarde) et le troisième producteur africain de coton. "Sur le marché international, les offres en direction de la Côte d'Ivoire étaient de 1.400 dollars la tonne pour la noix de cajou", a indiqué à l'AFP le directeur du CCA Adama Coulibaly.  Les mêmes contrats négociés ont chuté, à l'apparition de la pandémie pour se situer à 900 dollars soit un gap de 500 dollars, sur 600.000 tonnes de produits à exporter vers le Vietnam et l'Inde", a expliqué M. Coulibaly, évoquant une perte de plus de 300 millions de dollars. La production de coton graine absorbée par les industries textiles en Asie (Bangladesh, Chine, Thaïlande) a subi le même sort. Négocié à 1.007 FCFA/kg (1,52 euros), le prix a baissé pour se situer à 600 FCFA/kg (0,91 euro) pour une production de 170.000 tonnes à exporter, soit une perte de 172 millions de dollars. "Le coronavirus a impacté en termes financiers nos activités en Asie, notre principal débouché. Nous avons été confrontés à l'absence de clients, de contrats et un manque de financement pour les acheteurs", a souligné le directeur du CCA qui gère les deux filières. La campagne 2018/2019 de noix de cajou s'était soldée par une production de 634.000 tonnes, contre 761.000 précédemment, soit une baisse de 17%. La Côte d'Ivoire espérait une production de 800.000 tonnes sur 2019-2020, mais cet objectif ne devrait pas être atteint. (VOA)

Mots clés:  Côte d’ivoire, Covid-19, Cajoux, Coton

Les revenus pétroliers ont chuté de 80% au Nigeria - "Nos revenus pétroliers prévus ont diminué de plus de 80 % (...) Nous avons dû revoir notre budget à la baisse pour le ramener à une base de 20 dollars par baril", a annoncé le directeur général du Budget, Ben Akabueze. Le gouvernement avait déjà annoncé en mars une baisse drastique de son budget - établi à 10.590 milliards de nairas, soit 33,8 milliards de dollars - d'environ 15% à cause de la chute des cours du baril, dans le contexte de la crise sanitaire du coronavirus et de la guerre des prix entre grandes puissances pétrolières. Le budget, initialement calculé à partir d'un baril à 57 dollars, avait alors été revu sur la base d'un baril à 30 dollars. Il vient cette fois d'être revu à la baisse sur la base d'un baril à moins de 20 dollars. Selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), le Nigeria, où la production de pétrole représente plus de la moitié des revenus et 90% des recettes d'exportation, devrait se contracter d'au moins 3,4% en 2020. Avant même la crise sanitaire et économique provoquée par le virus, le pays le plus peuplé d'Afrique avec près de 200 millions d'habitants peinait déjà à se relever d'une grave crise économique traversée en 2016-17 et stagnait à environ 2% de croissance par an. (VOA)

Mots clés:  Covid-19, Nigéria, Pétrole

 

AFRIQUE DU NORD

Proparco investit 20 Millions USD dans le fonds SPE AIF I, pour soutenir les PME en Afrique du Nord - SPE AIF I est un fonds de capital investissement géré par la société SPE Capital, partenaire privilégié de Proparco depuis des années, qui se concentre sur l’Afrique du Nord et plus particulièrement sur l’Egypte, le Maroc et la Tunisie. Alors que certaines sociétés, notamment familiales, rencontrent des problématiques de transmission ou de transformation sans trouver de partenaires financiers sur lesquels s’appuyer, ce fonds soutient les PME en forte croissance ou entransition. Aux côtés d’autres banques de développement, Proparco a souscrit au second closing du fonds SPE AIF I pour un montant de 20 millions de dollars, destiné à soutenir les entreprises répondant aux besoins des classes moyennes en Afrique du Nord. Ce projet devrait présenter des impacts positifs sur le travail décent et l’économie des pays, répondant à l’Objectif de Développement Durable 8. Il soutiendra une dizaine de sociétés via des prises de participations donnant le contrôle ou une influence forte, dans les secteurs de l’industrie, de la santé et de l’éducation et devrait contribuer à soutenir plus de 3000 emplois indirects, dont 700 emplois féminins. Il contribuera également au renforcement des capacités, à travers la formation d’un total de 600 employés grâce aux dépenses en formation par les entreprises investies. Proparco jouera également un rôle de conseil, sur les aspects environnementaux et sociaux.  (Financial Afrik)

Mots clés: Afrique du nord, Proparco, PME

Tunisie/Covid-19: 12 banques locales au secours de l’Etat- Un collectif de 12 banques résidentes tunisiennes s’est engagé à accorder un prêt de 1.180 millions de dinars (257 millions d’euros) à l’Etat tunisien afin de renforcer le budget consacré à la lutte contre la pandémie du coronavirus. L’accord a été signé mardi 5 mai, en présence du ministre des Finances, Mohamed Nizar Yaïche, des représentants des banques concernées et du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane El-Abassi. « Le prêt sera remboursable sur 3 ans (257 millions d’euros avec un taux d’intérêt de 2%, et 130 millions de dollars avec un taux d’intérêt de 2,75%) » indique le communiqué du ministère des Finances publié à cet effet.  Ce crédit permettra de confronter les répercussions de la régression de l’activité économique, concrétiser les mesures exceptionnelles mises en place par l’Etat et mobiliser des fonds supplémentaires pour le secteur de la santé. (Financial Afrik)

Mots clés: Tunisie, Covid-19, Banque, Prêt

Le Soudan annonce le lancement d'un marché boursier dédié aux transactions sur l'or - Le Soudan envisage de lancer une Bourse des transactions sur l'or, apprend-on d'une déclaration de son Premier ministre Abdallah Hamdok rapportée par Reuters. Cette mesure permettrait d'aligner les prix du métal jaune dont le pays est un gros producteur, sur les standards internationaux. Deux principaux objectifs sont visés : améliorer les entrées de devises dans le pays et limiter la part de contrebande dans le secteur. Début 2020, le gouvernement soudanais avait déjà décidé d'ouvrir la possibilité à des acteurs privés d'exporter l'or du Soudan. Une mesure déjà exceptionnelle, car jusque-là, seule la Banque centrale du pays avait la possibilité de le faire. L'institution le faisait à un prix en dessous de celui du marché ; ce qui occasionnait une augmentation des ventes frauduleuses. Les détails sur le fonctionnement de cette Bourse ne sont pas encore connus. Avec une production estimée à 93 tonnes en 2018, le Soudan est considéré comme un des producteurs majeurs d’or en Afrique, après le Ghana et l'Afrique du Sud. Le pays vit une crise profonde depuis sa partition en deux qui lui a fait perdre d'importants champs pétroliers.  (Agence ecofin)

Mots clés: Soudan, Mines, Bourse

 

AFRIQUE DE L’EST

Rwanda : la Banque mondiale alloue 100 millions $ supplémentaires pour le développement du secteur électrique - La Banque mondiale vient d’approuver un financement de 100 millions $ supplémentaire pour le secteur énergétique rwandais. Ces fonds qui seront débloqués par le truchement de l’Association internationale de développement (IDA), entrent dans le cadre de la troisième opération de développement de la politique du secteur énergétique rwandais (DPO). Ils viennent s’ajouter aux 125 millions $ débloqués en août 2019. Le DPO est le dernier d’une série de programmes d’une valeur de 375 millions $, dont le premier a été lancé en 2017. Ces programmes visent tous la participation à l’atteinte des objectifs sectoriels qui sont entre autres l’accès universel à l’électricité d’ici 2024 et l’équilibre financier de l’ensemble des acteurs publics. À la fin des différentes opérations, il est prévu que le taux d’électrification du pays soit de 61 % parallèlement à une réduction de l’écart entre les hommes et les femmes en matière d’accès à l’électricité. Le pays modernisera également les opérations de la Rwanda Energy Group. (Agence ecofin)

Mots clés: Rwanda, Banque mondiale, Electricité

 

AFRIQUE AUSTRALE

La compagnie aérienne sud-africaine Comair placée en redressement - "La seule décision responsable est d'être placé en redressement (...) pour sauvegarder les intérêts de la compagnie et de ses actionnaires", a ajouté Comair. "C'est une procédure nécessaire (...) pour qu'on puisse redémarrer" en octobre ou novembre. Comair n'a plus assuré un seul vol passager depuis le 26 mars.Les clients qui ont acheté des billets de la compagnie pourront modifier leurs réservations dans les douze mois suivant leur date de départ initiale. Comair, qui existe depuis 1946, fait voler en Afrique australe des avions sous la marque British Airways, et possède une compagnie à bas coûts baptisée Kulula. L'arrêt quasi-total du trafic aérien mondial causé par la crise sanitaire actuelle a provoqué un séisme financier dans de très nombreuses compagnies aériennes. Le gouvernement sud-africain a refusé mi-avril d'accorder une énième aide à la compagnie nationale South African Airways (SAA), dont la chute a été précipitée par la pandémie de coronavirus. Il a annoncé la création d'une nouvelle compagnie sur les ruines de SAA.  (VOA)

Mots clés: Afrique du sud, Covid-19, Planche à billets