LA QUOTIDIENNE DU CAPC 08 MAI 2020

 

ANNONCE IMPORTANTE

Observations sur la réaction et les perspectives des entreprises africaines face au COVID-19 - Le Centre africain pour les politiques commerciales (CAPC) de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) et International Economics Consulting Ltd., ont mené conjointement la première enquête exhaustive sur la pandémie du COVID-19 et ses répercussions économiques en Afrique, à la mi-avril. Les 210 personnes interrogées étaient des micro, petites, moyennes et grandes entreprises des 54 pays africains. Les résultats ont mis en évidence les principaux défis auxquels les entreprises sont confrontées en raison de la crise actuelle. De nombreuses entreprises ont exprimé leur inquiétude quant à l'impact direct sur le chiffre d'affaires des entreprises, les plus petites s'attendant à être les plus touchées. L’enquête montre que Le manque de liquidités opérationnelles, la baisse de l'utilisation des capacités, la perturbation des chaînes d'approvisionnement et la diminution de la demande pourraient contraindre certaines entreprises à fermer, avec des effets négatifs évidents sur les travailleurs. L'enquête révèle également que l'accès au crédit est difficile pour les entreprises de toute taille. En effet, moins de deux cinquièmes des demandes ont été accordées, tandis qu'un à deux tiers des demandes de prêt ne reçoivent même pas de réponse. Une fois de plus, les plus touchées sont les plus petites entreprises. Dans l'ensemble, les entreprises ont également fait part de leur déception quant aux réponses apportées par leur propre gouvernement à la crise. Toutefois, le manque de soutien extérieur a obligé les entreprises à trouver de nouvelles façons de faire des affaires. Un certain nombre de mesures efficaces telles que l'adoption de la technologie, le travail à distance et l'utilisation du commerce électronique ont été adoptées par les entreprises pour atténuer les effets sur leur activité dans ce nouvel environnement. En général, si les entreprises jugent les perspectives de revenus à court terme sévères, elles sont plus optimistes sur un horizon à plus long terme (un an ou plus). Pour plus de détails sur l'enquête, voir  (UNECA)

Mots Clés: Enquête, Covid-19, Répercussion Economiques

 

INTERNATIONAL

Contagion ou famine, un terrible dilemme pour les travailleurs informels pendant la pandémie de COVID-19- les mesures de confinement et d’endiguement du COVID-19  menacent d’accroître les niveaux de pauvreté relative des travailleurs de l’économie informelle dans le monde, jusqu’à 56 points de pourcentage dans les pays à faible revenu. Dans les pays à revenu élevé, on estime que les niveaux de pauvreté relative des travailleurs informels devraient augmenter de 52 points de pourcentage, tandis que dans les pays à revenu intermédiaire supérieur la hausse est estimée à 21 points de pourcentage.  Dans le monde, pas moins d’1,6 milliard de travailleurs informels sur deux milliards sont affectés par les mesures de confinement et de restriction. La plupart d’entre eux travaillent dans les secteurs les plus durement touchés ou dans de petites entreprises plus vulnérables aux chocs.  Il s’agit de travailleurs des secteurs de l’hébergement et de la restauration, de l’industrie manufacturée, de la vente de gros et de détail, et des plus de 500 millions d’agriculteurs qui approvisionnent les marchés urbains. Les femmes sont particulièrement affectées dans les secteurs à haut risque, selon le rapport. (OIT)

Mots Clés: Covid-19, Travailleurs informels

Le déficit commercial bondit de 11,6 % en mars aux États-Unis - Le solde des échanges des biens et services s’est établi à-44,4 milliards de dollars, résultat d’exportations en repli de 9,6 % à 187,7 milliards et d’un recul nettement moins marqué des importations (-6,2 %) à 232,2 milliards. Ce creusement du déficit est quasiment en ligne avec les attentes des analystes qui tablaient sur-44,2 milliards de dollars. « La baisse des exportations et des importations en mars est due en partie à l’impact de COVID-19, car de nombreuses entreprises ont fonctionné à capacité limitée ou ont complètement cessé leurs activités, tandis que la circulation de voyageurs à travers les frontières a été restreinte », indique le département du commerce dans un communiqué. Parmi les exportations en baisse, le département du commerce note en particulier le repli des exportations de fournitures et matériaux industriels, celles du secteur automobile, de l’industrie aéronautique civile et surtout des services (-10,8 milliards, dont 7,5 milliards pour les seuls voyages, et 2,6 pour les transports). Du côté des importations, les biens de consommation ont diminué de 4 milliards de dollars avec une baisse des importations de téléphones portables et autres articles ménagers de 2,5 milliards. Par zone géographique, le déficit pour les seuls biens a continué de diminuer avec la Chine (-21,2 %) en mars. (La presse)

Mots Clés: USA, Commerce, Deficit

Aide au développement : « Passer d’une aide définie comme un transfert de ressources à celle d’un investissement public mondial » -   Les débats sur la manière dont l’aide au développement devrait évoluer ne manquent pas, mais la pandémie de coronavirus semble accélérer cette évolution. Les pays qui ont atteint le statut de pays à revenu intermédiaire au cours de la dernière décennie occupent le devant de la scène, apportant une aide aux pays développés.

Le déploiement massif de l’aide médicale de la Chine en Italie montre que la dynamique traditionnelle de l’aide ne s’inscrit pas dans le nouveau paysage. L’Italie, avec un revenu moyen de 34 480 dollars par habitant, est l’un des pays les plus riches du monde. Alors que la Chine, avec un revenu moyen de 9 770 dollars, reste beaucoup plus pauvre. Selon la dynamique traditionnelle de l’aide, la Chine devrait être un « bénéficiaire » de l’aide, et l’Italie un pays « donateur »  (Le monde)

Mots Clés: Aide au développement, Pauvreté

L'UE s'attend à une récession d'une ampleur "historique" en 2020 - "La pandémie du Covid-19 représente, pour l'économie mondiale et de l'UE, un choc majeur aux conséquences socio-économiques très graves. Malgré la rapidité avec laquelle les pouvoirs publics ont réagi en adoptant, au niveau national comme au niveau européen, un arsenal complet de mesures, l'économie de l'UE subira cette année une récession d'une ampleur historique", explique l'exécutif européen dans ses prévisions économiques du printemps 2020. Selon ces prévisions, l'économie de la zone euro devrait enregistrer une contraction record de 7,75% en 2020, et puis croître de 6,25% en 2021. L'économie de l'Union européenne devrait connaitre un repli de 7,5% en 2020 et enregistrer une progression de 6% en 2021, note la Commission, relevant que les prévisions de croissance pour l'UE et la zone euro ont été revues à la baisse d'environ 9 points de pourcentage par rapport aux prévisions économiques de l'automne 2019. Selon l'exécutif européen, le choc qui a frappé l'économie de l'UE est symétrique dans la mesure où tous les États membres ont été touchés par la pandémie, mais la baisse de la production en 2020 comme la vigueur du rebond en 2021 devraient être très hétérogènes. La reprise économique dans chaque État membre, estime-t-on, dépendra non seulement de l'évolution de la pandémie dans le pays en question, mais aussi de la structure de son économie et de sa capacité à réagir à l'aide de politiques de stabilisation.  "L'Europe subit un choc économique sans précédent depuis la Grande Dépression. Tant l'ampleur de la récession que la force de la reprise seront inégales étant donné qu'elles dépendent de la vitesse à laquelle les mesures de confinement pourront être levées, de l'importance des services comme le tourisme dans chaque économie et des ressources financières de chaque pays.  (La quotidienne)

Mots Clés: Covid-19, UE, Récession

 

PANAFRICAIN

COVID-19 : Afreximbank annonce une subvention de 3 millions de dollars pour les pays africains -  La Banque africaine d'import-export (Afreximbank) a annoncé un don de 3 millions de dollars pour soutenir les efforts continentaux de lutte contre la pandémie de COVID-19. Le président d'Afreximbank, Benedict Oramah, qui en a fait l'annonce le 23 avril, a déclaré que ce don était une réponse à l’appel à la mobilisation des ressources lancée par des chefs d’États africains, par la voix du Président en exercice de l'Union Africaine, le Président sud-africain Cyril Ramaphosa.  Professeur Oramah a souligné qu'une part importante de cette subvention serait versée au Fonds spécial contre le COVID-19 mis en place par l'Union africaine (UA) ainsi qu'au Centre africain pour le contrôle et la prévention des maladies (Africa CDC), rapporte un communiqué de presse de la Banque. « Nous espérons que notre modeste contribution aidera à faire face à certains besoins immédiats. Nous appelons aussi les autres banques, fonds, sociétés et organisations caritatives africaines à contribuer aux besoins en secours », a-déclaré le Président d’Afreximbank. Il a également indiqué que la Banque travaillait avec la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) et l'UA pour aider à mobiliser des fonds destinés aux efforts d’atténuation des effets de la pandémie de COVID-19 en Afrique. (Abidjan.net)

Mots clés: Covid-19, Afreximbank

Après-Covid-19 : l'artisanat africain, outil de relance économique inclusive - S'il est important de donner la priorité à l'aide sanitaire pour répondre aux besoins actuels des États africains, il convient de ne pas sous-estimer le fort impact économique ainsi que la dégradation sociale et la pression migratoire qui risquent d'en découler. Cela devrait pousser les gouvernements, les investisseurs privés et en particulier les agences de développement internationales à repenser leurs stratégies d'investissement post-crise pour assurer une reprise solide et socialement inclusive tout en tirant les leçons des manquements des décennies passées. Les pays africains regorgent d'une richesse largement sous-exploitée, celle d'une multitude de métiers d'artisanat dont les acteurs sont fortement impliqués dans le tissu économique local. La production d'un tapis en laine au Maroc, en mohair à Madagascar, ou d'un tissu bogolan en coton au Mali, mobilise des agriculteurs, bergers, filateurs, teinturiers et tisserands. L'artisan fait donc souvent partie d'un réseau imbriqué de travailleurs indépendants qu'il conviendrait de cibler en premier dans toute politique de développement économique et social. Ceci d'autant qu'une partie des savoir-faire est le monopole de femmes qui jouent également le rôle d'éducatrices au sein de leurs familles, ouvrant la voie à la mobilité sociale des jeunes générations. (Le point)

Mots clés: Artisanat, Investissement

 

AFRIQUE DE L’OUEST

Au Bénin, une production agricole record en 2019 - 2020732 373 tonnes de coton. En 2019, la principale production agricole d’exportation du pays a enregistré une progression de 8 % par rapport à l’année précédente, selon une note du ministère de l’Agriculture du Bénin, corroborée par l’Institut national de la statistique appliquée à l’économie (Insae). Une performance qui confirme la bonne dynamique de ce secteur, qui a bondi de 123 % depuis 2015, mais qui reste en-deçà des attentes de l’Association interprofessionnelle du coton (AIC) qui tablait en début de campagne sur une production de 850 000 tonnes pour 2019. En 2018, le Bénin a pris la tête des pays producteurs d’or blanc en Afrique de l’Ouest en réalisant une production de 678 000 tonnes. (Jeune Afrique)

Mots clés: Benin, Agriculture, croissance

Les coordonnateurs résidents du Système des Nations Unies en Afrique de l'Ouest et la CEDEAO appellent à un partenariat avec la CEA pour une réponse harmonisée et coordonnée au COVID-19 au niveau régional- La Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), à travers son Bureau Sous-Régional pour l'Afrique de l'Ouest (BSR-AO), a tenu, le 23 Avril 2020, une réunion virtuelle avec les Coordonnateurs résidents du Système des Nations Unies en Afrique de l'Ouest et la Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Cette réunion placée sous la direction du Bureau de Coordination pour le Développement (DCO) avait pour objectifs de discuter des domaines de collaboration entre le BSR-AO de la CEA et les Coordonnateurs résidents en Afrique de l'Ouest pour une meilleure riposte à l’impact socio-économique du COVID-19 au niveau des pays et un appui plus efficace et coordonné aux efforts des Etats  dans le cadre de la mise en œuvre de la Décennie d'action pour la réalisation des objectifs de développement durable (ODD). Les Coordonnateurs résidents en Afrique de l'Ouest ont noté que la pandémie est non seulement une crise, mais également une occasion pour démontrer la dimension intégrée des actions du système des Nations Unies dans le cadre du « Delivering as one ».  (UNECA)

Mots clés: Niger, Riposte covid-19, CEA, DCO

COVID 19 : la crise laitière européenne menace l’Afrique de l’Ouest- “Dans de nombreux pays d’Europe comme la France, des producteurs laitiers ont répandu aujourd’hui de la poudre de lait dans les champs, en signe de protestation contre les mesures prises par l’Union Européenne pour atténuer la crise laitière, mais qui contribuent à la chute des prix”, écrit un collectif d’organisations signataires d’une déclaration commune. La Commission européenne a en effet décidé de privilégier le stockage plutôt que de réduire la surproduction. “Or, qui dit « stockage » dit « destockage ». Comme par le passé, celui- ci tirera vers le bas les prix payés aux producteurs européens pendant de longs mois, et favorisera les exportations de poudres de lait bon marché, à un prix significativement inférieur au coût de revient des producteurs locaux, en particulier vers l’Afrique de l’Ouest”, écrit le groupe des signataires.  Or, la filière de lait local en Afrique de l’Ouest est déjà fragile, bénéficiant de peu de soutiens publics. La crise COVID-19 aggrave cette vulnérabilité. Les chaînes d’approvisionnement sont perturbées, impactant directement les petits producteurs: les mini laiteries situées dans les villes ferment ou réduisent fortement leurs volumes, car le lait produit aux alentours ne peut être acheminé vers les villes en quarantaine. (Financial Afrik)

Mots clés:  Afrique de l’ouest, Lait, Europe

Côte d'Ivoire : 58,6 milliards FCFA de marchés publics approuvés au 1er trimestre 2020 -  L'information a été donnée mercredi par Sidi Tiémoko Touré, le porte-parole du gouvernement ivoirien au terme d'un Conseil des ministres présidé par le président Alassane Ouattara. En nombre, a ajouté M. Touré qui est par ailleurs, le ministre de la Communication et des médias, 185 marchés ont été approuvés au premier trimestre 2020 contre 516 à la même période en 2019, soit une baisse de 64,1%. « Les procédures concurrentielles portant sur les appels d'offre représentent 73,7% des marchés approuvés à fin mars 2020 contre 76,8% à fin mars 2019...Les procédures non concurrentielles incluant les marchés de gré à gré représentent 25,5% du montant des marchés approuvés au premier trimestre 2020 contre 21% à la même période en 2019 soit une hausse de 4,5%», a-t-il précisé. Selon M. Touré, cette tendance à la baisse observée globalement dans les opérations de passation des marchés publics au premier trimestre 2020 s'explique par les retards observés dans la finalisation des formalités liées au basculement en mode budget programme et au développement du nouveau Système d'information budgétaire. Toutefois, a-t-il fait remarquer, la part des marchés attribuées aux PME est passée de 10,4% à fin mars 2019 à 18,7% à fin mars 2020, soit une hausse de 8,3%.  (APA)

Mots clés:  Côte d’ivoire, Marchés Publique

 

AFRIQUE DU NORD

Coronavirus : au Maroc, les télécoms, l’agroalimentaire et la grande distribution s’en sortent bien - Alors que le Haut-commissariat au plan annonce une croissance économique nationale tronquée de 8,9 points au deuxième trimestre 2020 et que la crise risque d’être fatale à de nombreuses entreprises, notamment dans le secteur du tourisme, d’autres pans de l’économie pourront tirer leur épingle du jeu, comme le montrent les analystes d’Attijari Global Research dans le rapport Crise sanitaire Covid-19 :Des lueurs d’espoir au bout du tunnel. Les rédacteurs du rapport citent en premier lieu les télécommunications, qui bénéficient de la forte demande liée au confinement. La consommation de data mobile a ainsi progressé de 50 %, l’activité fixe-internet enregistrant elle aussi une progression. Les analystes prévoient une hausse du chiffre d’affaires de 5 % pour Maroc Télécom, l’unique représentant du secteur coté à la Bourse de Casablanca.  (Jeune Afrique)

Mots clés: Maroc, Covid-19, Secteurs économiques

Egypte : le taux de croissance tombera à 2% du PIB si la crise du Covid-19 se poursuit jusqu’en décembre 2020 - les autorités égyptiennes prévoient une croissance de 3,5% au cours du prochain exercice, si l'épidémie de coronavirus prend fin au terme de l'exercice en cours, à savoir le 30 juin 2020. La ministre a, par ailleurs, souligné qu’en cas de reprise, tous les secteurs ne se rétabliront pas de la même manière. Certains le seront rapidement, tandis que d'autres auront besoin de plus de temps pour se rétablir. D’un autre côté, certains secteurs ont la possibilité de tirer profit de la pandémie. Il s’agit notamment de l'agriculture, les communications, les technologies de l'information, l'industrie des produits pharmaceutiques et chimiques et la construction et le bâtiment. D’après Hala el-Saeed, il était prévu que l’Egypte atteigne un taux de croissance de 5,8% au cours de l’exercice 2019/2020. Mais avec le ralentissement de la croissance au cours des troisièmes et quatrièmes trimestres, il devrait désormais ressortir à 4,2%. (Agence ecofin)

Mots clés: Egypte, Croissance, Covid-19

Maroc, Algérie, Tunisie : les États face au défi de la sécurité alimentaire - De Rabat à Tunis, les employés de la répression des fraudes sont chargés d’une mission délicate : écumer les marchés et les commerces pour s’assurer que les prix ne flambent pas. À la veille du ramadan, la menace d’une insécurité alimentaire, décuplée par la pandémie de Covid-19, a affolé les gouvernants. Leur crainte a été nourrie par un début de pénurie de farine et de semoule, deux produits incontournables dans les cuisines du Maghreb. Au point qu’en Algérie le gouvernement a temporairement interdit aux minoteries la vente directe au consommateur, réservant le monopole de la distribution aux commerçants détaillants et limitant les quantités d’achats pour chaque client. En Tunisie, le tarissement du marché a provoqué des mouvements protestataires. Un mois plus tard, la semoule n’est plus une denrée rare.  (Jeune Afrique)

Mots clés: Maghreb, Pénurie, commerce

 

AFRIQUE DE L’EST

Le Kenya obtient 739 millions $ du FMI pour combattre le covid-19- Le Kenya bénéficiera d’un soutien financier de 739 millions $ du Fonds monétaire international (FMI) pour faire face à la pandémie du covid-19, a indiqué un communiqué de l’institution publié cette semaine. Le nouveau prêt accordé dans le cadre d’une facilité de crédit rapide vise à fournir une réponse rapide aux besoins urgents en termes de balance de paiements induits par la pandémie. Alors que la maladie a eu des répercussions importantes sur l’économie kényane en paralysant notamment les secteurs du tourisme, du transport et du commerce, le financement permettra de faire face aux dépenses de santé publique et de soutenir les ménages et entreprises touchés par la crise.  (Agence ecofin)

Mots clés: Kenya, FMI, Covid-19

 

AFRIQUE AUSTRALE

Zimbabwe : le Japon octroie 15 millions $ aux populations rendues vulnérables par les sécheresses et les inondations -  Le Japon a mobilisé 15,3 millions $ en urgence pour assister les communautés rendues vulnérables par les sécheresses et les inondations au Zimbabwe. Ces fonds seront acheminés par le biais des organisations des Nations unies que sont le Programme alimentaire mondial, le Fonds des Nations unies pour l’enfance et l’Organisation internationale de la migration. 14,8 millions $ de ce financement serviront à fournir une assistance alimentaire aux populations les plus vulnérables. Environ 26 000 tonnes de maïs seront acquises pour assurer la sécurité alimentaire de 512 000 ménages ruraux pendant six mois. Le reste du financement soutiendra des interventions sur la nutrition, le VIH SIDA ainsi que sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène. Ces initiatives seront menées dans les localités de Binga, Buhera, Chiredzi et Masvingo. Elles permettront l’examen médical de 95 000 enfants pour la détection d’éventuels cas de malnutrition, le traitement de 3400 cas diagnostiqués, ainsi que la formation de 6700 femmes enceintes et allaitantes pour la préparation de repas sains. 10 000 enfants bénéficieront d’un accès à l’eau potable grâce à la construction ou à la restauration des points d’eau dans 25 écoles. Des séances de vulgarisation sur le VIH SIDA seront également organisées.  (Agence ecofin)

Mots clés: Zimbabwe, PAM, Japon