LA QUOTIDIENNE DU CAPC 14 MAI 2020
INTERNATIONAL
Déclaration conjointe de l’OMD et l’IRU sur les mesures à prendre face aux conséquences de la COVID-19 sur le transport transfrontalier - Comme chaque économie dépend de l’efficacité des transports, notamment routiers, en particulier en cette période critique, et compte tenu des mesures de déconfinement progressif, l’Organisation mondiale des douanes (OMD) et l’Union internationale des transports routiers (IRU) appellent ensemble les administrations douanières à prendre les mesures suivantes :
- Coordonner leurs interventions aux frontières avec les autres autorités de gestion des frontières et mettre en œuvre des normes internationales telles que la Convention TIR, comme il conviendra ;
- Utiliser le système TIR et ses outils informatiques lorsque c’est possible ; ils permettent de sécuriser les transports sous le contrôle de la douane en limitant les inspections physiques et les contacts entre personnes aux frontières, et donc en réduisant le risque de propagation du virus tout en protégeant les douaniers et les chauffeurs ;
- Mettre en place des files prioritaires (vertes) pour les véhicules commerciaux afin de réduire les temps d’attente aux frontières et prendre d’autres mesures pour assurer la continuité de la chaîne logistique ;
- Éviter de fermer les frontières au transport international de marchandises, en particulier le matériel de secours et les biens de première nécessité, et au personnel de secours ;
- Éviter de contrôler inutilement les véhicules commerciaux aux frontières. (OMD)
Mots Clés: Covid-19, Transport transfontalier, OMD, IRU
Le système financier international, très dépendant de la croissance économique, est au bord d’un nouvel effondrement - Conçu pour fonctionner dans une situation permanente de croissance économique, le système financier international est actuellement au cœur d’un profond malaise. Les solides progressions affichées par l’économie américaine sous le premier mandat de Donald Trump apparaissent aujourd’hui clairement comme un artifice. Elles ont reposé sur un tissu économique trop fragile, trop dépendant du système de crédit et soutenu à coup de dette publique. La réaction des marchés financiers depuis quelques jours montre bien à quel point les personnes intervenant sur ces marchés s’accrochent à la notion d’espoir de croissance. Alors que les Etats-Unis ont annoncé vendredi 8 mai 2020, un nombre record de chômage depuis très longtemps (+20,5 millions), les places financières de New York ont terminé quand même en hausse. Vingt millions de chômeurs c’est autant de capacité de consommation en moins et autant de risque sur le non-remboursement des dettes bancaires. Cependant, les investisseurs ont choisi de rester sur des notes d’espoir de croissance. Ils ont noté que le niveau du chômage situé à 14,7% était en dessous des attentes des analystes qui parlaient de 15,6% à 16%. L’administration Trump a par ailleurs annoncé la veille, une nouvelle susceptible de mettre un terme à la guerre commerciale avec la Chine. (Agence ecofin)
Mots : BM, Production, Energies propres
Comment établir et utiliser des listes de produits essentiels pendant une catastrophe - Face à la récente pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19), un certain nombre de Membres ont créé des files prioritaires et adopté des mesures destinées à faciliter la circulation transfrontalière des produits essentiels. Toutefois, ceux-ci ne font l’objet d’aucune définition reconnue à l’échelon international sur laquelle pourraient s’appuyer les Membres qui n’ont pas encore pris de mesures pour traiter ces marchandises en priorité et en faciliter la circulation. Pour remédier à l’absence d’interprétation uniforme et d’orientations harmonisées à ce sujet, le Secrétariat de l’OMD a établi un document afin de mettre en exergue certaines dispositions des instruments et outils de l’OMD en vigueur, divers autres documents de référence et les pratiques des Membres. Ce document a été publié sur le site web de l’OMD, dans la section consacrée à la COVID-19. Si elle est dressée et concrètement appliquée en temps utile et de manière coordonnée, dans le cadre d’une approche pangouvernementale, une liste des produits, équipements et services essentiels peut être un outil capital pour faciliter la circulation transfrontalière des fournitures de secours et de première nécessité, et pour soutenir la continuité de la chaîne logistique. Toutefois, si elle est mal interprétée, une telle liste peut engendrer des goulets d’étranglement et empêcher la circulation fluide des marchandises et des moyens de transport. (OMD)
Mots Clés: Covid-19, Harmonisation de produit
Le confinement a coûté près de six points de PIB à l'économie française - Selon une première estimation de la Banque de France, l'activité a été réduite de 27 % en avril. Au lendemain du redémarrage partiel de l'activité, le gouverneur anticipe une aide plus sélective de l'action publique pour soutenir les besoins en fonds propre et capital des entreprises. Les conséquences économiques du confinement se précisent dans l'Hexagone. Le gouvernement et les économistes préparent les esprits à une forte récession cette année, face à la pandémie du nouveau coronavirus. Selon les dernières estimations de la Banque de France, les deux mois de confinement ont coûté près de six points de produit intérieur brut à l'économie française. (Figaro)
Mots Clés: France, Covid-19, Confinement, Pib
Vietnam : les exportations du textile-habillement en baisse pour la première fois- En avril, les exportations de tous les produits du textile-habillement ont diminué, entraînant le chiffre d'affaires à l'export de ce secteur en 4 mois à reculer de 6,6% par rapport à la même période de 2019. Selon l'Association du textile et de l'habillement du Vietnam (Vitas), en avril, le chiffre d’affaires à l’export du textile-habillement a diminué de 30% par rapport à mars. Pour les 4 premiers mois, les exportations de ce secteur ont atteint 10,64 milliards de dollars, en baisse de 6,6% en glissement annuel ; les importations, 6,39 milliards, en recul de 8,76%. Jamais auparavant tous les produits exportés et importés du textile-habillement du Vietnam n'avaient enregistré une aussi forte chute. Plus précisément, les exportations de vêtements ont diminué de 5,98% pour atteindre 8,2 milliards de dollars; les fibres, -11,54%; le tissu non tissé, -22%; les matières premières et accessoires, -6%. Pour les importations, le coton a reculé de 7,98%; les fibres de tous types, -2,45%; le tissu, -10,99%; les matières premières et accessoires, -5,82%. Ce recul est dû de l’épidémie de COVID-19, qui a eu un double impact sur l'industrie textile et de l'habillement du Vietnam. Si dès le premier mois de l'année, les entreprises manquaient de matières premières pour la production, depuis la mi-mars, elles sont en pénurie de commandes en raison de l’annulation ou du report des commandes des partenaires américains et européens. (Vietnam+)
Mots Clés: Vietnam, Industrie textile, Exportations
PANAFRICAIN
Accord entre l'AATF et le Nepad pour stimuler l'innovation agricole en Afrique - Un accord clef vient d'être signé en Afrique, à l'échelle continentale, afin d'accélérer la transformation agricole et la recherche. Ainsi, la Fondation africaine pour les technologies agricoles (AATF) et l'Agence de développement de l'Union africaine (AUDA-NEPAD) ont décidé de travailler en commun pour mettre en place un système de marché pour la commercialisation des produits de la recherche en Afrique, a déclaré aujourd'hui à Abuja au Nigeria, Nancy Muchiri, responsable communication et partenariats à l'AATF. "L'accord facilitera l'amélioration de la productivité des fermes à travers la mécanisation pour éviter les corvées et contribuera aussi à créer un environnement favorable pour la recherche et développement en matière agricole sur le continent", a-t-elle déclaré. Ce MoU, précise-t-elle, s'inscrit dans la réalisation de l'Agenda 2063 de l'Union africaine. Un des secteurs clefs de cet accord porte sur la production de semences de qualité. Un objectif sur lequel l'AATF se penche déjà en travaillant avec des petites et moyennes entreprises semencières afin de leur faciliter la production de semences certifiées de qualité. L'AATF et l'AUDA-Nepad entendent aussi renforcer la certification des semences comme la politique en matière d'homologation des variétés, ce qui comprend le développement des activités du secteur privé et des processus de licences de nouvelles technologies agricoles, entre autres. (Commod)
Mots clés: Agriculture, Nepad, AATF
Report du remboursement de la dette : un soutien du G20 difficile à accepter pour beaucoup de pays africains - Le continent a urgemment besoin de devises, car les chocs extérieurs provoqués par le coronavirus à l’échelle mondiale se font déjà ressentir. Le quasi-arrêt de l’économie mondiale a eu un impact sur prix des matières premières agricoles et minières qui sont la première source de revenus d’exportation dans la région. Le prix du pétrole en dessous des 35 $ a mis à mal les prévisions budgétaires des pays comme le Nigeria, l’Angola et ceux de la CEMAC (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale) qui en dépendent. Même le Ghana qui est exportateur d’or subit la baisse des revenus pétroliers, une de ses trois sources de revenus en devises. Dans le même ordre d’idée, des pays comme la Zambie ou la République démocratique du Congo seront marqués par la baisse des prix des ressources comme le cuivre qui leur apportent des revenus substantiels. Lorsque ce ne sont pas les prix des ressources minières qui sont en baisse, ce sont les revenus du tourisme qui sont affectés. Ainsi, les fermetures des frontières ont sévèrement frappé ce secteur dans des pays comme le Sénégal, le Kenya, la Tanzanie, le Rwanda, l’Afrique du Sud ou encore l’Ethiopie. Malgré cette chute des revenus en devises, ces économies africaines continuent d’avoir de grosses contraintes de paiements extérieurs. Elles doivent déjà importer les intrants nécessaires à la réponse sanitaire au covid-19. Par ailleurs, leurs systèmes productifs ne sont pas solides et ils doivent aussi importer divers types de produits de consommation, parfois de première nécessité. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique, dette, G20
$ 6,8 millions pour le marché unique du transport et fret aériens africains - la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé avoir approuvé le 4 février dernier un don de $ 6,85 millions à la Commission africaine de l’aviation civile (Cafac) pour la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA). Le Fonds africain de développement, guichet de prêt à taux concessionnel de la BAD supporte 89,5% du coût global du projet, estimé à $ 7,65 millions, le reste (10,4%) étant cofinancé par la Cafac. La Cafac pourra ainsi mettre en place le cadre institutionnel et réglementaire approprié et sensibiliser l’opinion à la mise en œuvre réussie du MUTAA, souligne le communiqué de la BAD. Le projet, d’une durée de 36 mois, comprend trois composantes : le renforcement institutionnel de la CAFAC; un appui au développement durable du transport aérien en Afrique par le renforcement de la sûreté, de la sécurité et de la protection de l’environnement ; la gestion, le suivi et l’évaluation du projet. Le MUTAA devrait améliorer l’accès des Africains (plus de 1,2 milliard de personnes) au transport aérien, favorisant ainsi l’intégration régionale et stimulant le commerce et le tourisme entre les pays du continent. Le présent projet est le premier appui multilatéral accordé à la Cafac. Le MUTAA est considéré comme une infrastructure logistique cruciale et un facilitateur du bon fonctionnement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), complétée par le Protocole sur la libre circulation des personnes et des biens et le Passeport africain. La Vision 2063 de l’UA fixe l'objectif ambitieux de porter la croissance du commerce intra-africain de 10 % en 2012 à environ 50 % à l’horizon 2045, grâce à une intégration plus poussée. (Commod)
Mots clés: Afrique, Fret, BAD
AFRIQUE DE L’OUEST
Togo : voici les réformes visant à faciliter le commerce transfrontalier - En vue de rééditer son exploit dans le prochain Doing Business (DB), le Togo a mis en œuvre plusieurs réformes, selon un communiqué de presse de la Cellule Climat des Affaires (CCA). Sur l’indicateur Commerce transfrontalier, on note l’interconnexion du Guichet Unique du Commerce Extérieur (GUCE) avec la plateforme douanière (Sydonia Word). Objectifs : simplifier les procédures de dédouanement des marchandises, faciliter le paiement électronique des factures via l’une des trois (03) banques (UTB Ecobank BTCI) et assurer la traçabilité des opérations et des marchandises. Une autre réforme a consisté à fixer à 24 h au plus tard avant l’arrivée du navire, le délai de dépôt du manifeste de chargement. Un document qui comporte la liste des marchandises ou la cargaison du navire. De nombreuses autres réformes ont été mises en œuvre, dans l’esprit de la facilitation du commerce transfrontalier. A savoir la réduction du délai d’attente pour le passage des marchandises au scanner de Lomé Container Terminal (LCT), l’actualisation des inspections basées sur le risque, entre autres. (Togo first)
Mots clés: Côte d’Ivoire, Dette interne
Covid-19: la BM alloue 90 milliards f cfa à l’agriculture sénégalaise- Le Programme de compétitivité de l'agriculture et de l'élevage du Sénégal axé sur les résultats contribuera à accroître les exportations de cultures à haute valeur ajoutée telles que l’arachide décortiquée et les produits horticoles, ainsi que la productivité de l'élevage laitier. Il permettra également de réduire le taux de mortalité des petits ruminants. « Aligné sur le Plan Sénégal émergent, ce programme contribuera à atténuer les effets négatifs de la pandémie de Covid-19 en stimulant la productivité de l'agriculture et de l'élevage tout en garantissant des pratiques de production résilientes et en améliorant les revenus des agriculteurs et des éleveurs », a indiqué Nathan Belete, directeur des opérations de la Banque au Sénégal. Le programme va aider les petits producteurs et les éleveurs à investir dans des cultures et des chaînes de valeur de l’élevage plus productives et plus résistantes. Il fournira aussi aux producteurs du Bassin arachidier étendu et des zones agro-pastorales un accès à des financements et assurances. Enfin, il devrait permettre au gouvernement de mettre en place des politiques plus efficientes de prix, de quotas et de subventions. (APA)
Mots clés: Sénégal, Agriculture, Banque mondiale
Côte d’Ivoire : légère baisse des acheminements de cacao vers les ports - En Côte d’Ivoire, les arrivées de cacao vers les principaux débouchés d’exportation ont atteint 1,78 million de tonnes au 10 mai dernier. C’est ce que rapporte Reuters qui mentionne des estimations des exportateurs. Ce volume marque un léger repli de 5,7 % par rapport à la campagne précédente à la même période. À cette étape de la saison dernière, le stock de fèves acheminé vers les ports avait été évalué à 1,89 million de tonnes. Malgré cette chute, certains observateurs soulignent que l’appareil de commercialisation du cacao reste relativement peu affecté par la pandémie de coronavirus. Le pays qui a clôturé la campagne principale, il y a plus d’un mois sur un volume abondant est en pleine petite traite actuellement. La Côte d’Ivoire devrait produire en 2019/2020, plus de 2 millions de tonnes de cacao. (Agence ecofin)
Mots clés: Côte d’Ivoire, Cacao, Ports
AFRIQUE DE L’EST
Tanzanie : la banque centrale va réduire son taux de réserve obligatoire- La Banque centrale de Tanzanie a annoncé, mardi 12 mai, qu’elle a abaissé de 6% à 7% les exigences légales en matière de réserves obligatoires pour les banques commerciales. L’institution d’émission a également réduit son taux d’actualisation pour les prêts aux banques de 7% à 5%. Ces mesures entrant en vigueur le 8 juin prochain visent à protéger l’économie des effets négatifs du coronavirus. Le gouverneur de Bank of Tanzania (BOT), Florens Luoga, a déclaré que son institution va fournir un espace supplémentaire aux banques commerciales pour emprunter à moindre coût, signalant ainsi des taux de prêt plus bas de la part des banques». Et d’ajouter: «la BOT réduira les décotes sur les titres publics de 5% à 10% pour les bons du Trésor et de 20% à 40% pour les bons du Trésor afin de permettre aux banques d’accéder au financement de la banque centrale avec moins de garanties qu’auparavant ». (Financial Afrik)
Mots clés: Tanzanie, BOT, Titres public
Afrique de l’Est : la Climate Innovation and Investment Facility alloue 2 millions € pour une agriculture intelligente - Le projet Climate Resilient Agribusiness for Tomorrow (CRAFT) a accordé une subvention de 2 millions € à 14 entreprises privées du secteur agricole. Celles-ci sont actives dans les cultures de tournesol, soja, sésame, haricot et sorgho en Tanzanie, au Kenya et en Ouganda. Ce projet développé par la Climate Innovation and Investment Facility (CIIF) a pour objectif d’accroître la disponibilité et l’accessibilité de cultures vivrières résilientes au climat en Afrique de l’Est. Il permettra en outre de promouvoir les innovations liées à l’agriculture intelligente tout en soutenant les partenaires publics dans la mise en place d’un environnement institutionnel favorable à l’adoption à grande échelle d’une agriculture durable. Cette subvention du CIIF axée sur la performance a été allouée à des entités qui ont pu prouver la viabilité de leurs activités. Elle a pour but de réduire les risques financiers des nouvelles initiatives commerciales, y compris celles des petits exploitants et des coopératives, contribuant ainsi à accroître le niveau d'investissement et l'engagement du secteur privé dans les systèmes alimentaires résilients en Afrique de l'Est. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique de l’est, Agriculture
AFRIQUE AUSTRALE
Coronavirus : le gouvernement zambien interrompt momentanément les exportations de cuivre - Les autorités zambiennes ont fermé depuis dimanche dernier, les frontières avec la Tanzanie, afin de lutter contre la propagation de la pandémie de Covid-19 au sein de la ville frontalière de Nakonde. Cette décision a eu notamment pour conséquence l’interruption des exportations de cuivre vers le port de Dar es-Salaam. Dans des propos relayés par Reuters, Malozo Sichone, un haut responsable de la province de Muchinga, indique qu’« un grand nombre de camions devrait être autorisé à quitter la Zambie », sans toutefois préciser combien de temps ils seront bloqués à la frontière. Alors que l’Afrique du Sud avait déjà fermé ses frontières, obligeant les compagnies minières à trouver d’autres alternatives, ce nouveau rebondissement pourrait entraver leurs résultats si les restrictions imposées venaient à se prolonger. Pour rappel, la Zambie est le deuxième producteur africain de cuivre et la bonne santé de son économie dépend en grande partie des recettes d’exportation du métal rouge. Le pays affiche à ce jour 441 cas positifs au coronavirus, dont sept décès, selon le ministre de la Santé Chitalu Chilufya. (Agence ecofin)
Mots clés: Comesa, Accords commerciaux
AFRIQUE CENTRALE
Mesures d’accompagnement de la banane : l’UE proroge de 2 ans son programme d’appui aux producteurs du Cameroun – Implémentées pour une période de 7 ans (2013-2020), les mesures d’accompagnement banane (MAB), programme de l’Union européenne, visant à doper la compétitivité de la banane camerounaise, sont prorogées jusqu’à l’année 2022. Au Cameroun, le programme MAB, exécuté dans les filières bananes des pays ACP, vise à moderniser la culture de la banane au moyen d’équipements tels que les groupes électrogènes, les systèmes d’irrigation… La modernisation et l’extension du terminal fruitier du port de Douala font également partie des actions à réaliser dans le cade de ce programme. À en croire l’UE, cette prorogation vise à appuyer les entreprises de la filière banane fragilisées par les conséquences économiques du Coronavirus, d’une part, et d’autre part par l’impact de la situation sécuritaire dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun. Ces deux régions, qui sont en proie à des revendications séparatistes depuis octobre 2016, abritent la majorité des plantations de bananes du pays. (Agence ecofin)
Mots clés: Cameroun, Banane, UE
Beac : en hausse de 30 %, les réserves en devises couvrent 5 mois d’importations - La Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) informe qu’au 10 mai 2020, ses réserves de change se situent à 5 348,8 milliards FCFA, représentant près de 5 mois d’importations de biens et services pour les pays de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), pour un taux de couverture extérieure de la monnaie de 74,16%. En comparaison avec la situation observée un an plus tôt, lesdites réserves de change qui s’élevaient à 4 113 milliards au 10 mai 2019 (soit un taux de couverture extérieure de la monnaie de 63,55 %) ont enregistré une augmentation de 30%. Selon la Banque centrale, cette évolution est tributaire « non seulement d’une mise en œuvre efficace des dispositions de la réglementation des changes, en particulier celles relatives aux rapatriements et aux rétrocessions, mais aussi des actions des pouvoirs publics des États membres de la Cemac, soutenus en cela par les partenaires au développement », pour maîtriser les effets de la pandémie du coronavirus sur la situation économique desdits États. A en croire la Banque centrale, l’évolution de la pandémie du Covid-19 dans sa zone d’émission n’a pas influencé négativement le niveau des réserves de change, qui demeure confortable. (Agence ecofin)
Mots clés: Banque centrale, réserves de change
AFRIQUE DU NORD
BERD : contraction du PIB de la Tunisie de 2,5 % en 2020- Le PIB de la Tunisie subira un recul estimé à 2,5 % en 2020, dû à l’impact économique du Coronavirus. Il se redressera cependant de 2,5 % en 2021. Et ce, selon les dernières prévisions de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), publiées mercredi. En effet, les mesures pour contenir le virus ont un impact négatif sur la demande dans le pays. Ainsi qu’en Europe, principale partenaire commerciale de la Tunisie. C’est ce qu’affirme la dernière édition de « Regional Economic Prospects de la BERD ». Cette édition rend compte des perspectives économiques de ses régions d’opérations. De même, l’économie du pays subit une contraction attendue de son secteur agricole. Cette contraction est due aux faibles précipitations au début de l’année et au recul des apports mondiaux d’investissements directs étrangers. Ainsi, il s’agit d’un autre point de vue sur le PIB de la Tunisie. La baisse des prix mondiaux du pétrole et les réformes s’inscrivant dans le cadre d’un nouveau programme appuyé par le FMI pourraient soutenir la croissance. C’est ce qu’affirme le rapport. (Economiste)
Mots clés: Tunisie, PIB, BERD
Égypte : l’exécutif accélère ses achats de blé auprès des producteurs locaux - En Égypte, le gouvernement a renforcé durant ces dernières semaines, son approvisionnement en blé auprès des producteurs locaux afin de consolider ses réserves stratégiques. D’après les données recueillies par Bloomberg, l’exécutif a déjà acquis 1,6 million de tonnes de blé durant les trois premières semaines de la récolte ayant démarré à la mi-avril, soit le double du volume acquis durant la même période de l’année dernière. Ce regain d’intérêt pour la production locale s’explique notamment par l’incertitude régnant sur le marché mondial du blé. L’Égypte qui dépend à 60 % des importations pour sa consommation de la céréale doit faire face en effet à des restrictions de certains exportateurs majeurs, dont la Russie. S’il est vrai que le pays occupe une place de choix dans le carnet de commandes des négociants, les autorités préfèrent toutefois jouer la prudence en se basant plus que d’habitude sur l’approvisionnement intérieur. Il faut noter que le gouvernement a multiplié les gestes d’incitation en faveur des producteurs dans le cadre de sa stratégie de consolidation de ses stocks. Il s’agit notamment de la hausse du prix garanti à 700 livres pour 150 kg de blé, l’allégement des procédures de remboursement et l’autorisation d’opérer pour les producteurs malgré le couvre-feu imposé pour limiter la propagation du coronavirus. (Agence ecofin)
Mots clés: Egypte, Blé
