LA QUOTIDIENNE DU CAPC 15 MAI 2020
INTERNATIONAL
Selon l’OIT, il faut combler les lacunes de la protection sociale pour prévenir de futures crises- La crise du COVID-19 a révélé des lacunes désastreuses dans la couverture de protection sociale des pays en développement, et la reprise ne sera durable et les futures crises évitées que s’ils parviennent à convertir leurs mesures ponctuelles de réponse à la crise en systèmes de protection sociale complets, selon de nouvelles analyses de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Deux notes d’information publiées par l’OIT avertissent que les lacunes actuelles en matière de protection sociale pourraient compromettre les plans de relance, exposer des millions de personnes à la pauvreté et affecter la préparation mondiale à faire face à des crises similaires à l’avenir. Les documents font une analyse détaillée du rôle des mesures de protection sociale dans la lutte contre l’épidémie de COVID-19 dans les pays en développement, notamment l’octroi de prestations de maladie pendant la crise. (OIT)
Mots Clés: Covid-19, Protection social, Crises
Le secteur de la construction peut être un moteur de la reprise économique – voilà comment- Le secteur de la construction détient peut-être la clé pour faire redémarrer les économies ravagées par les conséquences de la pandémie de COVID-19 . Les crises précédentes ont montré qu’alors que les ménages et les entreprises du secteur privé sont réticents à investir quand l’avenir économique est incertain, les gouvernements peuvent lancer des projets d’infrastructure, notamment des programmes d’entretien car ces derniers impliquent habituellement des processus d’approbation plus simples et plus rapides. Les programmes de construction destinés à favoriser la reprise économique nationale présentent beaucoup d’avantages. Ce sont des travaux à forte intensité de main-d’œuvre qui emploient de nombreuses personnes, 7,6 pour cent de la main-d’œuvre mondiale . Ils absorbent assez facilement des travailleurs d’autres secteurs, et des projets peuvent cibler les régions et les villes les plus durement touchées par la récession liée à l’après-COVID-19. Les travaux de construction ont également un bon effet de « ruissellement économique». Les entreprises locales bénéficient des grands projets en fournissant les matières premières, le transport, le logement, l’alimentation, et d’autres biens et services. (OIT)
Mots : Covid-19, Immobilier, Economie
L’économie britannique frappée par la COVID-19 au premier trimestre - Sur le seul mois de mars, à la fin duquel le confinement a démarré dans le pays, le Bureau national des statistiques (ONS) évalue dans un communiqué mercredi le plongeon du PIB à 5,8 %, pire recul d’un mois sur l’autre jamais enregistré depuis le début de la collecte des données en 1997. Ces chiffres paraissent le jour où le Royaume-Uni fait un premier pas vers le déconfinement, les habitants d’Angleterre étant autorisés à sortir davantage de chez eux et encouragés à se rendre au travail s’ils ne peuvent exercer de leur domicile, pour tenter de relancer un pays à l’arrêt depuis l’entrée en vigueur du confinement le 23 mars. Cette baisse du PIB de 2 % au premier trimestre, par rapport au précédent, est la pire performance depuis le quatrième trimestre de 2008 (-2,1 %), en pleine crise financière. « Comme la plupart des autres économies dans le monde nous faisons face à un sévère impact du coronavirus », a commenté le ministre des Finances Rishi Sunak sur Sky News, ajoutant sur la chaîne ITV qu’il est « maintenant très probable que le Royaume-Uni affronte une récession importante cette année ». D’autant que la dégringolade de l’activité au premier trimestre - période pendant laquelle le Royaume-Uni est officiellement sorti de l’Union européenne - ne prend en compte qu’une dizaine de jours de confinement fin mars. Le pire est donc à venir. (La presse)
Mots Clés: Covid-19, Grande Bretagne, PIB
Après l'épidémie de coronavirus, un « plan Marshall » pour le tourisme français- c’est 9% du produit intérieur brut et 2 millions d'emplois directs et indirects. La pandémie de coronavirus pèse lourdement sur ce secteur qui est à l’arrêt depuis plusieurs mois. Pour la France, première destination touristique mondiale, les pertes se chiffrent à des dizaines de milliards d’euros. Près de 30% des hôtels et restaurants risquent de se déclarer en faillite. Les compagnies aériennes déjà en difficulté, sont au bord du gouffre.Des mesures ont déjà été mises en place par le gouvernement. Le secteur a bénéficié d’un plan de prêts garantis par l’État d’un montant de 4 milliards d’euros. Le secteur a, également, obtenu 2 milliards d’euros de reports de crédit auprès des banques. Mais c’est loin d’être suffisant. La France prépare un « plan Marshall » pour le tourisme, un programme d’investissement à hauteur d’1,3 milliard d'euros. Ce plan sera mis en œuvre par la Caisse des Dépôts, via sa Banque des Territoires et Bpifrance. (RFI)
Mots Clés: France, Covid-19, Tourisme
Le Vietnam réalise un excédent commercial de 3,04 milliards de dollars en quatre mois- Le Vietnam a affiché un excédent commercial de 3,04 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois de l’année, selon l’Office général des statistiques (GSO). En avril, les exportations nationales ont atteint 19,7 milliards de dollars, en forte baisse de 18,4% sur un mois et de 3,5% en glissement annuel. Toujours en avril, les importations nationales ont été estimées à 20,4 milliards de dollars, en baisse de 7,9% sur un mois et de 2,3% par rapport à la même période de l’an dernier. Au cours des quatre premiers mois, les importations nationales se sont chiffrées à 79,89 milliards de dollars, en hausse de 2,1% sur un an. Selon le ministère de l'Industrie et du Commerce, après avoir réalisé une croissance positive au premier trimestre 2020, l'activité commerciale du Vietnam en avril a ralenti en raison de l'impact de COVID-19. Cependant, si l'épidémie est maîtrisée au deuxième trimestre, les exportations nationales augmenteront grâce à la croissance de la consommation mondiale. Dans les temps à venir, le ministère de l'Industrie et du Commerce accordera la priorité à la mise en œuvre d'activités de connexion commerciale en ligne pour relier les entreprises vietnamiennes et les importateurs, et à la promotion des produits locaux et marques nationales. (Vietnam+)
Mots Clés: Vietnam, Excédent commercial
PANAFRICAIN
Les mesures africaines face au COVID-19 doivent être sensibles au genre- ONU Femmes et l’Union africaine, en partenariat avec la Commission économique pour l’Afrique (CEA), ont accueilli ce mardi la réunion inaugurale des ministres africains en charge des questions de genre et de la condition féminine en vue de discuter de la pandémie de coronavirus (COVID-19) avec un accent particulier sur les mesures à prendre pour atténuer les effets de la crise sur les femmes et les filles. Tenue sous le thème « COVID-19 Riposte et redressement - un cadre basé sur le genre », la réunion a débattu des principaux enseignements tirés et des bonnes pratiques en matière de gestion et d’atténuation des crises sensibles au genre. Les ministres cherchent à apporter une réponse aux défis auxquels les femmes et les filles en Afrique font face en raison de la pandémie tout en informant la planification et le financement de la riposte et du redressement afin de faire face aux effets différenciés de la pandémie sur les femmes et les filles sur le continent. Dans ses remarques au cours de la réunion, Mme Vera Songwe, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Secrétaire exécutive de la CEA, déclare alors que le continent commence à parler de levée des mesures de confinement imposés pour freiner la propagation du virus, il faut garantir la protection des femmes et des filles. « Les jeunes filles ne sont également non scolarisées et deviennent des produits pour leur famille. Nous devons également nous inquiéter des grossesses précoces chez nos filles », indique-t-elle, ajoutant que les femmes sont au premier plan de la crise de COVID-19 et devront être félicitées pour leur rôle. (UNECA)
Mots clés: Covid-19, Mesures, Genre
Covid-19 : ces 5 pays africains qui résisteraient économiquement - Si la pandémie du Covid-19 se termine en 2020 et que l’année suivante serait celle de l’après- Covid-19, certains pays de l’Afrique subsaharienne feront de la résistance et connaîtront la croissance. Il s’agit respectivement de la Côte d’Ivoire, du Niger, de la république des Seychelles, de la Guinée Conakry et du Botswana.
Selon le dernier rapport du FMI, la Côte d’Ivoire sera le premier pays africain à sortir du lot avec un taux de croissance de 8,7% en 2021. Le leader de l’UEMOA sera suivi du Niger (8,1%), ensuite des Seychelles, 8,0 %. La Guinée pointe à la quatrième place avec 7,6% et enfin le Botswana ferme la marche du podium (6,8 %). L’institution de Bretton Woods a expliqué que cette situation est due au fait à que la croissance de ces pays serait moins touchée par la récession car leurs PIB sont essentiellement tirés par le secteur primaire (agriculture). Cependant, note le FMI, même si ces 5 pays vont connaître la croissance, les effets de la récession se feront sentir dans d’autres secteurs tels que le tourisme, le commerce, le transport … Par ailleurs, le coronavirus aura des effets négatifs sur l’évolution de la dette publique dans ces pays. Ainsi, la dette publique de la Côte d’Ivoire va se situer à 31,5 milliards de dollars en 2020 et 30,8 milliards de dollars en 2021. (Financial Afrique)
Mots clés: Afrique, Covid-19, PIB
COVID-19 - La réorganisation des infrastructures des télécommunications en Afrique est cruciale pour les services de santé numériques - Les services d’infrastructures des télécommunications en Afrique doivent être rénovés si le continent veut fournir efficacement des services de santé numériques, note un nouveau document de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Produit à la lumière de la pandémie de coronavirus (COVID-19) en cours, le document note comment la crise sans précédent a démontré à travers le monde le rôle vital des technologies numériques dans la lutte contre de telles épidémies sanitaires, accélérant en particulier la numérisation de nombreuses entreprises et services, y compris la mise en place du télétravail et des systèmes de visioconférence, l’accès aux soins de santé, l’éducation et aux biens et services essentiels. « Les pays africains ont plus que jamais besoin de renforcer le développement de leur secteur des TIC en mettant en place des cadres juridiques et réglementaires relatifs à la cybersécurité, la protection des données personnelles et la vie privée, les paiements numériques et en soutenant la croissance des startups des technologies financières », note le document intitulé, « Le COVID-19 et les TIC en Afrique » et rédigé par la Division de la technologie, du changement climatique et de la gestion des ressources naturelles (TCND). Le document note que les pays africains qui ont fait des progrès dans la libéralisation de leur secteur des télécommunications, qui à son tour a conduit à la large disponibilité des infrastructures à haut débit, ont pu en tirer profit dans la lutte contre le COVID-19. Les mesures politiques et réglementaires préexistantes ont eu des incidences sur le coût abordable, l’accessibilité et l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication dans différents pays africains. (UNECA)
Mots clés: Covid-19, Afrique, Infrastructures, télécommunication
Les bananes de la Cie Fruitière en route vers la Roumanie- La Compagnie Fruitière, principalement implantée en Afrique, notamment en Côte d'Ivoire, au Ghana et au Cameroun et premier réseau de mûrisseries en Europe avec 600 000 tonnes de bananes mûries par an et 22 sites de distribution en Europe, ouvre une filiale en Roumanie, à Bucarest, avec une capacité de mûrissage dédiée de plus de 2000m2. Sur les 5 dernières années, l’importation de bananes en Roumanie a augmenté de 145 000 tonnes, avec une croissance des ventes significative pour les bananes bio. Avec plus de 17 chambres de murissage et une capacité de mûrissage d’environ 1,1 million de colis par an, la Compagnie Fruitière vise les consommateurs à Bucarest et Ploiesti, mais aussi les grandes surfaces dans les régions de Munténie, Moldavie et Transylvanie, avec non seulement de la banane conventionnelle, bio, fairtarde, etc. mais aussi avec d'autres fruits comme les ananas, mangue, litchi.... (Commod)
Mots clés: Afrique, Exportations, Cie Fruitière
AFRIQUE DE L’OUEST
Bons sociaux covid-19 : le Niger mobilise 180 millions de dollars sur le marché des titres de l’Uemoa- Pour sa première émission de « bons sociaux covid-19 » sur le marché des titres publics de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), le Niger a réussi à mobiliser la somme de 110 milliards FCFA (181,4 millions $). Cette opération a été organisée le 12 mai et avait pour objectif de mobiliser auprès des investisseurs de l’Uemoa 100 milliards FCFA sous la forme de bons assimilables du Trésor à 91 jours. Mais, au final, ce sont 416,7 milliards FCFA qui ont été souscrits. Pourtant, le Trésor public ne va retenir que la somme de 110 milliards FCFA au taux d’intérêt multiple inférieur ou égal à 3,75%. Une ressource financière qui va permettre au Niger de couvrir les décalages de trésorerie créés par la lutte contre le coronavirus et ses conséquences. Les titres émis sont remboursables le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 11 août 2020. Les intérêts sont payables d’avance et précomptés sur la valeur nominale des bons. (Agence ecofin)
Mots clés: Niger, Bons Sociaux, UEMOA
Sénégal: baisse de 50 milliards FCFA des exportations - Ces exportations sont évaluées à 153,4 milliards de FCFA contre 203,3 milliards de FCFA au mois de mars 2019, soit une baisse de 24,5% en glissement annuel. Selon la DPEE, cela traduit la contraction de la valeur des exportations de produits pétroliers (-24,3 milliards), d’or non monétaire (-15,7 milliards), de produits alimentaires (-12,1 milliards), d’acide phosphorique (-10,2 milliards) et d’engrais chimiques et minéraux (-6,1 milliards). En revanche, le titane et le zircon ont connu des hausses respectives de 6,1 milliards FCFA et 1,5 milliard FCFA. S’agissant de la baisse des exportations de produits alimentaires, la DPEE note qu’elle est consécutive à la diminution de 15,4 milliards de FCFA des ventes à l’extérieur de produits arachidiers, atténuée, toutefois, par la hausse des exportations de produits halieutiques (+2,1 milliards) et de préparations de soupes, potages et bouillons (+1,0 milliard). En glissement mensuel, les exportations de biens ont enregistré une légère hausse de 2,5% comparées au mois de février 2020 où elles s’élevaient à 149,6 milliards de FCFA. Cette situation reflète essentiellement la progression de la valeur des exportations d’acide phosphorique (+5,6 milliards) et de titane (+3,2 milliards). En revanche, souligne la DPEE, le mois de mars se caractérise par un repli des exportations de produits alimentaires (-9,6 milliards), de produits pétroliers (APA)
Mots clés: Senegal, Exportations
AFRIQUE DE L’EST
Ethiopie : 40 millions d’euros de la France pour soutenir le plan d’urgence anti-Covid-19 - La France, à travers l’Agence française de développement (AFD), va accorder un appui financier d’un montant de 40 millions d’euros à l’Ethiopie, en vue de soutenir son plan d’urgence contre la pandémie de Covid-19. L’information a été donnée, le mercredi 13 mai 2020, à l’issue d’une réunion entre l'ambassadeur de France près l'Ethiopie, Frédéric Bontems, et le ministre éthiopien des Finances de l'Éthiopie, Ahmed Shide. Selon les autorités françaises, ce financement aidera l'Ethiopie à relever les défis à court terme et à soutenir son plan d'urgence, ainsi que les efforts nationaux en cours pour réaliser la transition économique du pays. L'AFD a, par ailleurs, annoncé que des discussions seront engagées avec tous ses partenaires éthiopiens dans le cadre de projets en cours pour réaffecter des fonds ou adapter les activités aux besoins les plus urgents liés à la crise Covid-19. Ce soutien financier de la France s'inscrit dans le cadre du réseau « Team Europe » qui a pour objectif d'aider les pays hors de l'UE à faire face à la pandémie de Covid-19. Rappelons que, le 03 avril 2020, le Premier ministre éthiopien avait annoncé un plan de réponse multisectoriel à la Covid-19 qui nécessite un financement de 1,64 milliard $. (Agence ecofin)
Mots clés: Ethiopie, France, AFD
AFRIQUE AUSTRALE
Swaziland : La BAD donne $1,67 million pour la réalisation d’une étude préparatoire à la construction de barrages - Les autorités zambiennes ont fermé depuis dimanche dernier, les frontières avec la Tanzanie, afin de lutter contre la propagation de la pandémie de Covid-19 au sein de la ville frontalière de Nakonde. Cette décision a eu notamment pour conséquence l’interruption des exportations de cuivre vers le port de Dar es-Salaam. Dans des propos relayés par Reuters, Malozo Sichone, un haut responsable de la province de Muchinga, indique qu’ « un grand nombre de camions devrait être autorisé à quitter la Zambie », sans toutefois préciser combien de temps ils seront bloqués à la frontière. Alors que l’Afrique du Sud avait déjà fermé ses frontières, obligeant les compagnies minières à trouver d’autres alternatives, ce nouveau rebondissement pourrait entraver leurs résultats si les restrictions imposées venaient à se prolonger. Pour rappel, la Zambie est le deuxième producteur africain de cuivre et la bonne santé de son économie dépend en grande partie des recettes d’exportation du métal rouge. Le pays affiche à ce jour 441 cas positifs au coronavirus, dont sept décès, selon le ministre de la Santé Chitalu Chilufya. (AIP)
Mots clés: Swaziland, BAD
AFRIQUE CENTRALE
São Tomé-et-Principe : la BAD soutient la réforme économique et le secteur de l’électricité avec un don de plus de 6 millions € – Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a approuvé, le 8 janvier dernier à Abidjan, un don de 6,28 millions d’euros (5 millions d’Unités de compte) à São Tomé-et-Príncipe pour mettre en œuvre la première phase du Programme d’appui à la réforme économique et au secteur de l’électricité (ERPSSP-I). Selon le document présenté aux administrateurs du guichet de prêt à taux concessionnels de la Banque africaine de développement, l’ERPSSP-I devrait contribuer, grâce à des réformes clés, au renforcement de la stabilité macroéconomique, à une croissance économique inclusive et durable et à la réduction de la pauvreté. L’ERPSSP-I devrait aussi favoriser l’augmentation des investissements privés ainsi que la fiabilité et l’efficacité de l’alimentation en électricité du pays. A travers l’ERPSSP-I, la Banque soutient le programme de réformes structurelles du gouvernement santoméen mais aussi les efforts d’assainissement des finances publiques pour faire face aux risques macroéconomiques à court terme. L’ERPSSP-I constitue la première phase d’une opération d’appui budgétaire basé sur les programmes couvrant les exercices de la période 2019-2021, et dont le financement indicatif global s’élève à 12,358 millions d’euros (10 millions d’UC). (Agence ecofin)
Mots clés: Sao Tomé, BAD
Cemac : la ruée des banquiers vers la pension livrée booste de près de 300% les transactions interbancaires en 2019 - Au cours de l’année 2019, les opérations de pension livrée sur le marché interbancaire de la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale) ont atteint un montant total de 2 546 milliards de FCFA. À fin 2018, les opérations du même type avaient culminé à seulement 17,4 milliards de FCFA, ce qui révèle une progression exponentielle de près de 2 430 milliards de FCFA sur une période d’un an. Selon le rapport de politique monétaire de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), publié en mars 2020, l’évolution impressionnante des transactions sur ce mode de financement, visiblement devenu la coqueluche des acteurs du marché interbancaire, a induit « une forte hausse du volume cumulé des transactions interbancaires au 31 décembre 2019, à 3 500,3 milliards de FCFA (360 opérations), contre 928,6 milliards de FCFA à la même période un an plus tôt ». Calculette en main, il s’agit d’une progression de près de 300% en 12 mois. Pour rappel, expliquent les experts de la BEAC, la pension livrée est une technique de financement interbancaire caractérisée par un échange de titres négociables contre de la trésorerie, pour une période déterminée. Cette transaction exige la signature d’une convention-cadre entre les parties. (Investir)
Mots clés: Cemac, Transactions interbancaires
AFRIQUE DU NORD
Egypte : l’Etat va émettre une garantie de 190 millions $ en faveur des banques nationales pour soutenir le tourisme - Le ministre égyptien des Finances, Mohamed Ma'it, a annoncé le lundi 11 mai, que le gouvernement va émettre 3 milliards de livres égyptiennes (environ 190 millions $) de garantie auprès de la Banque centrale d'Egypte (CBE), en faveur des banques nationales. L’objectif visé est de faciliter les prêts aux établissements touristiques et hôteliers égyptiens afin de payer les salaires des travailleurs du tourisme. Selon le ministre, les prêts seront remboursés par mensualités, sur une période de 2 ans, pour couvrir les traitements des salariés des établissements touristiques et hôteliers, et les besoins opérationnels de base qui ne dépassent pas 15% de la valeur du prêt accordé à l’établissement. Par ailleurs, les entreprises touristiques et hôtelières fourniront aux banques prêteuses les relevés des noms des employés et de leurs comptes bancaires afin que les salaires soient transférés directement de la banque à l'employé. Un comité constitué du ministère des Finances, de la CBE, du ministère du Tourisme et des banques prêteuses a été formé pour suivre la mise en œuvre de cette initiative en faveur du secteur du tourisme, a expliqué Mohamed Ma'it. D’après les données de la Banque centrale d’Egypte, les recettes touristiques du pays se sont élevées à 13,03 milliards $ en 2019 pour environ 13,1 millions de touristes enregistrés, soit une augmentation en nombre de 1,8 million de touristes par rapport à 2018 (11,3 millions). (Agence eofin)
Mots clés: Egypte, Banque, Tourisme
BIRD : 66,9 millions d’euros au profit des startup tunisiennes- cet accord de crédit de la BIRD a pour objectif d’aider la Tunisie à réaliser les objectifs d’un programme quinquennal. Et ce, en visant la création de 1 000 startup et PME innovantes et de 10 000 emplois. En outre, ce programme quinquennal vise à atteindre un chiffre d’affaires cumulé de 1 milliard de dinars. Ainsi qu’à mettre en place une startup tunisienne géante à dimension mondiale (ICORNE). D’ailleurs, rappelons le dépôt de 456 demandes de candidatures, depuis avril 2019 pour obtenir le label startup. Avec 268 dossiers déjà approuvés. Notons que la République tunisienne a conclu cet accord avec la BIRD le 30 janvier 2020. (Economiste)
Mots clés: Tunisie, BIRD, Prêt
Maroc : Les unités de production reprennent leurs activités industrielles à Tanger- Alors que quelques unités de production à Tanger avaient continué à travailler dans le respect total des règles de sécurité sanitaire, d’autres reprennent partiellement leur exploitation dans le but de relancer l’activité industrielle et préparer la sortie de crise.
Selon un communiqué conjoint de l’Association de la zone industrielle de Tanger (AZIT), la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH) - Nord et l’Association des investisseurs de la zone franche d’exportation de Tanger (AIZFET), les responsables de ces usines, conscients du risque important de contamination, ont pris toutes les mesures afin de garantir hygiène et sécurité sanitaire à leur personnel et ce, sous le contrôle strict des autorités marocaines.
Une check-list Covid-19 a été rédigée par les ministères concernés pour évaluer de manière rigoureuse les usines aptes à fonctionner, de manière à ce qu’aucune usine ne puisse travailler sans une autorisation validée à différents niveaux et attribuée en fin de parcours par l’autorité de la région, a rappelé le communiqué, affirmant que toutes les unités industrielles de Tanger sont donc passées par ces différentes étapes exigées par les autorités compétentes, rapporte la MAP. (Liberation)
Mots clés: Maroc, Production Industrielle
