LA QUOTIDIENNE DU CAPC 18 MAI 2020

 

INTERNATIONAL Lien copié

France : réussir La Reprise dès Le Troisième Trimestre - La crise du COVID-19  a révélé des lacunes désastreuses dans la couverture de protection sociale des pays en développement, et la reprise ne sera durable et les futures crises évitées que s’ils parviennent à convertir leurs mesures ponctuelles de réponse à la crise en systèmes de protection sociale complets, selon de nouvelles analyses de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Deux notes d’information publiées par l’OIT avertissent que les lacunes actuelles en matière de protection sociale pourraient compromettre les plans de relance, exposer des millions de personnes à la pauvreté et affecter la préparation mondiale à faire face à des crises similaires à l’avenir. Les documents font une analyse détaillée du rôle des mesures de protection sociale dans la lutte contre l’épidémie de COVID-19 dans les pays en développement, notamment l’octroi de prestations de maladie pendant la crise.  (tnova.fr)

Mots Clés: France, Economie, Reprise

Flux de marchandises selon le mode de transport au Canada : Cadre d'analyse du fret canadienLa grande majorité des 73,3 millions d'expéditions de fret au Canada en 2017 ont été transportées par camion (90 %). Les expéditions par voie ferroviaire représentaient environ 9 % du total, et le transport aérien représentait la proportion restante. Chaque mode de transport répond aux besoins d'un segment du marché du transport des marchandises selon la distance et le type de marchandises expédiées. En 2017, par exemple, l'expédition moyenne par camionnage pour compte d'autrui pesait un peu plus de 11 tonnes. La valeur moyenne de chaque expédition s'élevait à 34 058 $, et la distance de transport parcourue se chiffrait à 598 kilomètres en moyenne. Les cinq principales marchandises transportées par camion selon le poids comprenaient les minéraux, le fret général, le mazout et le pétrole brut, les produits forestiers et les métaux de base et articles de métaux communs. Ensemble, ces marchandises représentaient plus des deux tiers (71 %) de toutes les marchandises transportées par camion selon le poids en 2017. En 2017, 95 % des expéditions de minéraux par camion ont été effectuées à l'intérieur des provinces. En moyenne, ces expéditions pesaient 30 tonnes, et la distance parcourue s'élevait à 85 kilomètres. Les trois provinces dans lesquelles on retrouvait le plus d'expéditions de minéraux par camion étaient l'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique. Chaque expédition ferroviaire ou wagon pesait un peu plus de 46 tonnes en moyenne, et avait parcouru environ 2 212 kilomètres en 2017. Les produits agricoles représentaient la principale marchandise transportée selon le poids, suivis des plastiques et produits chimiques, du charbon, des minéraux et des produits forestiers. Ensemble, ces catégories de marchandises représentaient plus des deux tiers (69 %) du poids total transporté par rail. (Statcan)

Mots : Canada, Marchandises, Fret

COVID-19 : L’OMT propose un dispositif d’assistance technique pour le redressement du tourisme- L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) propose un dispositif d’assistance technique pour le redressement du tourisme en réponse à la COVID-19 fournissant des orientations aux États membres. Le dispositif repose sur trois grands piliers : redressement économique, marketing et promotion, renforcement des institutions et renforcement de la résilience. Alors que le tourisme est l’un des plus touchés de tous les principaux secteurs économiques et sociaux, l’OMT a identifié trois scénarios possibles pour les mois à venir. Selon le moment auquel interviendra la levée des restrictions sur les voyages, les arrivées de touristes internationaux pourraient baisser de 60 à 80 % en 2020. Cela pourrait se traduire par une diminution des recettes d’exportation du tourisme dans des proportions comprises entre 910 et 1 200 milliards d’USD et menacer directement de 100 à 120 millions d’emplois. On redoute par ailleurs que l'onde de choc sociale ne soit au moins aussi problématique pour de nombreuses sociétés partout dans le monde. Dans ce contexte, le dispositif d’assistance technique pour le redressement du tourisme préparé en réponse à la COVID-19 a été conçu pour aider les pouvoirs publics, le secteur privé et les organismes donateurs à faire face à cette crise socioéconomique sans précédent. (UNWTO)

Mots Clés: Covid-19, Tourisme, OMT

USA – Santé : DFC investira deux milliards de dollars dans les pays en développement- La Société de financement du développement international des États-Unis (DFC) annonce une nouvelle initiative en faveur de la santé et de la prospérité. En effet, l’initiative de la DFC comprend un appel à propositions à destination des entreprises du secteur privé. Et ce, afin d’obtenir le soutien de l’organisme pour des investissements liés à la santé dans les pays en développement. La DFC vise à mobiliser les investissements du secteur privé pour soutenir la résilience de la santé mondiale. Car, « la crise sanitaire sans précédent à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui souligne l’importance de systèmes de santé résilients; et ce, pour la prospérité, la stabilité et la sécurité mondiales ». C’est ce que déclare Adam Boehler, directeur général de la DFC. Ainsi, la DFC concentrera son attention sur les projets qui soutiennent la riposte mondiale à la pandémie de COVID-19. En particulier à travers des investissements dans les capacités des systèmes de santé. Et notamment les chaînes d’approvisionnement qui élargissent la distribution de: diagnostics; produits thérapeutiques; vaccins et d’autres fournitures; produits et équipements médicaux. (Economist Maghreb)

Mots Clés: Covid-19, DFC, Pays en développement

Les incertitudes du marché de l'énergie vont perdurer en raison du COVID-19, selon l'EIA- L'Agence d'information sur l'énergie (EIA) des Etats-Unis a annoncé mardi que les incertitudes liées à la pandémie de COVID-19 allaient perdurer sur les marchés de l'énergie, les effets des mesures d'atténuation ne s'étant pas encore stabilisés. Dans ses Perspectives à court terme sur l'énergie (STEO) du mois de mai, l'EIA a indiqué que la réduction de l'activité économique liée à la pandémie avait entraîné d'importants changements dans les schémas de l'offre et de la demande en matière d'énergie. Les prix du pétrole brut ont considérablement baissé depuis début 2020, et restent pour certains à leur plus bas niveau depuis plus de 20 ans. Selon l'organisation, les prix du Brent brut seront en moyenne de 34 dollars américains le baril en 2020, contre une moyenne de 64 dollars le baril en 2019. L'EIA prévoit également que les prix du Brent grimperont jusqu'à une moyenne de 48 dollars le baril en 2021, soit 2 dollars de plus que les estimations faites le mois dernier. L'EIA a estimé que la consommation mondiale de pétrole et de combustibles liquides au premier trimestre 2020 allait globalement diminuer de 5,8 millions de barils par jour par rapport à la même période l'an dernier. Elle prévoit également une baisse de 8,1 millions de barils par jour de la demande mondiale de pétrole et de combustibles liquides en 2020 par rapport à l'année dernière, puis une nouvelle hausse de 7 millions de barils par jour en 2021. (People daily)

Mots Clés: Covid-19, Marché de l’énergie, EIA

 

PANAFRICAIN

Le commerce électronique ravive les ventes des entreprises africaines pendant le COVID-19- Imaginez n’avoir besoin que d’une seconde pour vendre trois mille (3 000) paquets de café, restés jusqu’ici dans les entrepôts du Rwanda pendant des mois en raison de la paralysie du fret résultant du confinement mondial face au COVID-19 ! Ceci s’est produit le 14 mai 2020 lors d’un livestream coordonné par Alibaba Business Group pour positionner les marques mondiales à petite échelle sur la Plate-forme électronique du commerce mondial (eWTP), une initiative de six ans qui facilite les échanges entre entreprises et consommateurs (B2C). La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique aide à apporter des produits africains uniques ainsi que leurs promoteurs sur la plate-forme dans le cadre d’une action concrète pour répondre au COVID-19. La vente a été effectuée par la marque rwandaise connue sous le nom de Gorilla's Coffee dont le PDG, M. David Ngarabe, se réjouit de l’exploit qui a suivi des mois de relâchement des activités commerciales alors que les mesures de confinement dus au COVID-19 ont rompu les chaînes d’approvisionnement, en particulier pour les cafés et les hôtels. Les fonds récoltés s’expliquent par la large portée des clients, notamment en Chine via l’eWTP, dont l’énorme demande, en termes d’économies d’échelle, peut résulter en des baisses des coûts globaux de fret des fournitures.  (UNECA)

Mots clés: Afrique, Commerce electronique, Covid-19, PIB

Internet: «2Africa», le câble sous-marin géant qui doit améliorer la connexion du continent- Fournir un accès « supérieur à la capacité combinée totale de tous les câbles sous-marins desservant l'Afrique à l'heure actuelle ». C'est l'objectif du consortium de multinationales télécom qui va construire un câble sous-marin de 37 000 km tout autour de l'Afrique afin d'améliorer l'accès à internet de ce continent et du Moyen-Orient. Parmi les membres du consortium, l'opérateur français Orange, China Mobile International, Facebook, le Sud-Africain MTN GlobalConnect, STC (Saudi Telecom Company), Telecom Egypt, le Britannique Vodafone et WIOCC (West Indian Ocean Cable Company). C'edst Alcatel Submarine Networks (ASN) qui a été chargé de la construction de ce gigantesque projet, baptisé « 2Africa ». Le câble, l'un des plus longs au monde, reliera l'Europe de l'Ouest au Moyen-Orient et à 16 pays d'Afrique, parcourant la Méditerranée, la mer Rouge, le golfe d'Aden, la côte africaine de l'océan Indien jusqu'au cap de Bonne-Espérance, pour remonter l'océan Atlantique jusqu'en Grande-Bretagne.  (RFI)

Mots clés: Afrique, Internet, Cable Sous-marin

Criquets pèlerins : la FAO lancera un appel pour mobiliser 110 millions $ le 20 mai prochain - L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sollicitera le 20 mai prochain, les donateurs internationaux pour la mobilisation de 110 millions $ dans sa lutte contre les criquets pèlerins en Afrique de l’Est. Cette démarche a été annoncée par Cyril Ferrand, responsable de l’équipe chargée des programmes de résilience régionale à la FAO. L’enveloppe devrait permettre d’enrayer la propagation des insectes d’ici juin, une période critique où la récolte se prépare dans de nombreux pays de la zone. Globalement, d’après la FAO, 130 millions $ ont été reçus depuis le premier appel lancé en janvier dernier. « Selon les prévisions préliminaires, 720 000 tonnes de céréales, soit assez pour nourrir cinq millions de personnes sur l’année, ont été sécurisées dans dix pays en empêchant la propagation des criquets pèlerins qui auraient endommagé davantage d’hectares », estime l’organisme onusien. Se confiant à Bloomberg, M. Ferrand explique que les besoins en fonds pourraient encore grimper à 450 millions $ pour combattre les essaims de criquets s’ils migrent vers la région sahélienne ou le Pakistan. Pour rappel, les pays touchés par les criquets pèlerins en Afrique sont Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Kenya, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Tanzanie et l’Ouganda.  (Agence ecofin)

Mots clés: Criquets pèlerin, Fao

 

AFRIQUE DE L’OUEST

Sénégal: augmentation de 176 milliards FCFA des importations - Ces importations se sont établies à 486,2 milliards FCFA contre 310,1 milliards FCFA au mois de mars 2019, soit une progression de 56,8% en glissement annuel.  Selon la DPEE, cette progression est en liaison avec la hausse des achats des produits pétroliers (+77,7 milliards), de produits alimentaires (+22,8 milliards), de  machines, appareils et moteurs  (+19,4 milliards), de  véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles  (+16,6 milliards) et de produits pharmaceutiques (+4,4milliards). « Les importations de produits pétroliers ont augmenté du fait de la hausse des achats d’huiles brutes de pétrole (+78,7 milliards), légèrement atténuée par une baisse des importations de produits pétroliers raffinés (-1,0 milliard) », précise la DPEE. Quant au renforcement des importations de produits alimentaires, il reflète l’augmentation des achats de froment et méteil (+6,9 milliards), de riz (+6,4 milliards), d’huiles et graisses animales et végétales (+5,1 milliards) et de maïs (+1,3 milliard). Par rapport au mois de février 2020 où elles se situaient à 203,4 milliards FCFA, les importations de biens se sont inscrites également en forte hausse de 282,8 milliards FCFA au mois de mars 2020. Cette situation est expliquée, en partie, par la progression des achats à l’étranger de produits pétroliers (+86,4 milliards), de  machines, appareils et moteurs  (+40,4 milliards), de produits alimentaires (+36,1 milliards) et de  véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles  (+35,2 milliards). (APA)

Mots clés:  Niger, Bons Sociaux, UEMOA

Investissement: une structure mobilise 5,3 milliards F CFA pour les PME ivoiriennes - Le Cabinet Jely Group, spécialisé dans le financement et la restructuration des PME, a mobilisé entre septembre 2019 et avril 2020, 5,3 milliards F CFA (environ 8,5 millions USD en huit mois) au profit des PME ivoiriennes dont 20% décaissés en pleine crise du Covid-19. Ces fonds ont été mobilisés auprès d’institutions financières locales et internationales, a indiqué le managing partner du Cabinet, Mamadou Kouyaté, précisant que « le financement existe pour les PME, mais à condition qu’elles aient un minimum d’organisation et de bonne gouvernance », dans une note transmise à APA, samedi. Le Cabinet, dira-t-il, a développé une méthodologie et une expertise qui lui permettent de transformer toute PME en entreprise rentable et pérenne. Ce qui a accru la confiance des bailleurs au point de pouvoir lever des fonds même dans des situations difficiles. La méthodologie, établie en six points, s’appuie sur une approche globale de l’entreprise allant de la stratégie aux finances en passant par l’efficacité opérationnelle, les ressources humaines, la communication et l’efficacité commerciale, a-t-il souligné.  (APA)

Mots clés:  Côte d’Ivoire, Financement, PME

Guinée-Covid-19 : la filière pomme de terre pourrait enregistrer plus de 50 milliards de perte - Timbi Madina, dans la préfecture de Pita, au Fouta Djallo, fleuron de la production de la pomme de terre en terre guinéenne, voir ouest-africaine, est en train de subir de plein fouet les conséquences des mesures de restriction liées au covid-19. Avec les méventes de la production estimées à plus de 5000 tonnes, c’est l’ensemble de la filière qui est menacée. L’enjeu est d’une importance première pour la fédération des paysans du Fouta Djallon (FPFD), car pour ses milliers de paysans, il s’agit en priorité de sauver une filière pomme de terre (la mieux structurée du pays), qui a été bâti sur trois décennies, qui produit près de 35.000 tonnes de pomme de terre par an et fait vivre des dizaines de milliers de personnes dans cette région. Ce qui aurait dû être une évidence pour la fédération des paysans du Fouta, à savoir le sauvetage de l’État, tarde à venir. Les appels à l’intervention du gouvernement pour racheter la production locale sont restés lettre morte. Au même moment, à cause de la fermeture des frontières, il n’y a pas de possibilités d’exporter comme d’habitude, vers la Sierra Leone, le Libéria, le Sénégal, etc… Selon certains spécialistes, si rien n’est fait pour permettre aux producteurs d’écouler leur production, cela va provoquer, en plus de la perte de milliers d’emplois, l’arrêt du cycle de production, parce que beaucoup de paysans ne pourront plus réinvestir dans la production à cause des pertes enregistrées qui se chiffreraient à plus de 50 milliards de francs guinéens.    (Financial Afrik)

Mots clés:  Covid-19, Guinée, Pomme de terre

 

AFRIQUE DE L’EST

Ethiopie : les Etats unis accordent 230 millions $ dans le cadre de l’aide au développement - Les Etats-Unis, à travers l'Agence pour le développement international (Usaid), ont décidé d’accorder un appui financier d’un montant de 230 millions $ à l’Ethiopie, dans le cadre de l’aide au développement. C’est ce qu’a indiqué un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis près l’Ethiopie. La signature de l’accord de financement a eu lieu, le jeudi 14 mai, entre le représentant résident de l’Usaid, Sean Jones (photo), et le ministre éthiopien des Finances, Admasu Nebebe. Selon les autorités américaines, cet appui financier va permettre de renforcer les secteurs prioritaires de la santé, de l'éducation et de l'agriculture. Mais également de favoriser la croissance économique, contribuer à la bonne gouvernance et accroître la résilience des Ethiopiens. « L'accord d'aide au développement de l'USAID fournit le financement et les ressources nécessaires pour accélérer les acquis de développement et aider l'Ethiopie à atteindre son objectif de devenir un pays à revenu intermédiaire », précise le communiqué. Notons que les Etats-Unis fournissent la plus grande assistance bilatérale à l'Ethiopie.Selon les données de l’USAID, en 2018, l’Ethiopie a été le plus grand bénéficiaire de l’aide au développement des Etats-Unis en Afrique avec 876 millions $.  (Agence ecofin)

Mots clés: Ethiopie, USA, Aide

Madagascar : McCormick et l’USAID consacrent 3 millions $ pour la préservation de la biodiversité - A Madagascar, le leader mondial des arômes, des assaisonnements et des épices, McCormick & Company investira 3 millions $ dans la préservation de la biodiversité. L’initiative dénommée « Sustainable Vanilla for People and Nature » sera menée en collaboration avec l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et l’Association nationale des entreprises coopératives Clusa International (NCBA Clusa). Elle permettra de mettre en place une production durable de vanille dans les régions de Sava et d’Analanjirofo, tout en améliorant les revenus des agriculteurs. Environ 3000 producteurs sont visés par le projet qui sera mis en œuvre sur trois ans. Sur la Grande île où 85 % de la population vit de l’agriculture, la déforestation et les événements climatiques extrêmes ont pris de l’ampleur. « Nous espérons que le partenariat public privé qui existe entre l’Usaid, McCormick et NBCA Clusa contribuera à inverser la tendance destructrice de la biodiversité, tout en augmentant la production de vanille certifiée de haute qualité, en améliorant la résilience des agriculteurs et de leurs familles, en renforçant les entreprises coopératives et en aidant les agriculteurs à réduire leurs émissions climatiques », a affirmé NCBA Clusa dans un communiqué. (Agence ecofin)

Mots clés: Madagascar, Biodiversité, McCornick

 

AFRIQUE AUSTRALE

Afrique du sud : MTN contraint à réduire ses investissements pour 2020 -  Bien que relativement préservé de la crise économique découlant de la pandémie, l’opérateur sud-africain compte réduire la voilure cette année. L’opérateur MTN, qui avait annoncé en mars dernier, lors de la publication de ses résultats 2019, 28,3 milliards de rands (1,41 milliard d’euros) d’investissements pour 2020, a revu ce programme à la baisse, n’évoquant plus, ce 14 mai lors de la présentation de ses résultats trimestriels, qu’un montant de 21 à 22 milliards de rands. Soit une baisse d’au moins 300 millions d’euros.

  • Un groupe en bonne santé

Parmi les projets du groupe pour 2020, figurait notamment l’acquisition d’une licence en Éthiopie, un dossier sur lequel MTN devrait affronter la concurrence d’une vingtaine d’autres opérateurs, dont Orange, Safaricom ou encore Etisalat. Mais le gouvernement éthiopien a ajourné la date du dépôt des dossiers des candidats, et le nouveau calendrier n’a pas encore été dévoilé. (Jeune Afrique)

Mots clés: Afrique du sud, télécommunication, MTN

Sondage de Straconsult : 50% des employés prêts à réduire leur salaire de 10% - 50% des employés mauriciens sont prêts à réduire leur salaire de 10% pour sauver des emplois dans leurs entreprises. C’est ce que révèle un sondage réalisé par Straconsult, par le canal digital, du 2 au 7 mai avec un échantillon de 215 salariés, dont 73% sont mariés et ont des enfants. « Ce sondage démontre que les travailleurs mauriciens sont bien conscients qu’il y a une crise économique et sont disposés à consentir à des sacrifices en solidarité avec leurs entreprises et avec les autres travailleurs », a déclaré Amédée Darga au Mauricien. Ainsi, à la question de savoir si les salariés sont disposés à accepter une baisse de 10% de leur salaire pour sauver leurs entreprises, 50% ont répondu positivement alors que 27% sont contre et 23% ne se sont pas exprimés. Le sondage relève que 43% des personnes interrogées sont conscientes qu’il y a un risque de perte d’emplois. Quelque 69% de sondés considèrent que c’est « une bonne chose » que le gouvernement ait étendu le couvre-feu sanitaire jusqu’au 1er juin.  (Le mauricien)

Mots clés: Maurice, Crise, Emploi

 

AFRIQUE CENTRALE

Covid-19 : 800 milliards de FCFA d’impact financier au Cameroun- Deux mois après la publication du plan gouvernemental de riposte contre la pandémie du Coronavirus, les conséquences négatives de cette crise sanitaire se font de plus en plus ressentir sur l’outil de production entrainant les signes d’une régression économique. Le premier bilan économique dressé le 13 mai 2020 par le Ministre des Finances Louis Paul Motazé laisse transparaître un « gigantesque » déficit financier de 772 milliards de FCFA incluant notamment les recettes douanières et les charges de l’Etat. L’activité économique en est berne avec la chute des recettes douanières et fiscales ainsi que les effets conjugués de la chute des prix des matières premières et des cours du pétrole. Dans cette perspective les projections de recettes budgétaires estimées à 4 951,7 milliards de francs CFA ne pourraient être atteintes au même titre que la mobilisation des recettes pétrolières estimées à 443 milliards de francs CFA en début d’exercice budgétaire ne pourrait se réaliser avec une forte décote du prix du pétrole dont le baril pointe déjà en dessous de 30 dollars contre 60 dollars il y a quelques semaines.  Malgré cette situation difficile, le Gouvernement a annoncé que des mesures d’accompagnement économique aux entreprises coûteront 114 milliards de FCFA à l’Etat. L’objectif des pouvoirs publics étant de soutenir l’outil de production et d’éviter une récession économique aux lourdes conséquences. C’est dire que malgré l’appui des bailleurs de fonds dont l’enveloppe globale est actuellement estimée à 225 milliards de FCFA, le Cameroun à l’instar de la plupart des pays s’en sortira au mieux avec une régression économique, et au pire, une récession du reste très redoutée. (Financial Afrik)

Mots clés: Covid-19, Impact financier, Cameroun

 

AFRIQUE DU NORD

L'Egypte conforte sa place de premier exportateur mondial d'oranges en 2019 devant l'Espagne - l’Egypte a conforté pour la deuxième année consécutive sa place de premier exportateur mondial d’oranges. D’après les données recueillies par Agribusiness Intelligence, les exportations du pays ont atteint environ 1,87 million de tonnes l’année dernière, soit 100 000 tonnes de plus que l’Espagne, son dauphin. Les principaux débouchés ont été la Russie, l’Arabie Saoudite, la Chine et les Pays-Bas. Cette nouvelle performance de la filière vient confirmer la place prépondérante du pays des pharaons dans le commerce mondial du fruit. En effet, si l’Égypte n’est que le 6e producteur mondial du fruit derrière des pays comme le Brésil, la Chine et les USA, elle envoie près de la moitié de sa récolte à l’étranger et compte pour le tiers des exportations globales. Comparativement, le Brésil, premier producteur d’oranges, n’expédie qu’un volume résiduel de sa récolte en raison de son statut de leader mondial du jus d’orange et de l’importance de la consommation intérieure.  (Agence ecofin)

Mots clés: Egypte, Exportations, Oranges

Maroc : Les propositions de sortie de crise de la Chambre de commerce de la région de Casablanca-Settat - Les opérateurs économiques et les commerçants de la région de Casablanca-Settat ont exprimé une série de propositions pour atténuer l’impact de la crise sanitaire engendrée par la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), mettant l’accent sur le soutien de l’Etat, la souplesse du système bancaire et un allègement de la fiscalité. D’après une enquête réalisée par la Chambre de commerce, d’industrie et de services, près de 24,5% des professionnels sondés ont placé les aides financières au premier rang de leurs préférences, suivies de l’exonération des charges fiscales (24%) et le report des échéances fiscales (17%), rapporte la MAP. Par ordre de préférence, les formes d’appui financier les plus prisées par les professionnels sont les emprunts bancaires (45,7%), le report d’échéances des crédits sans charges supplémentaires (22,5%), les assouplissements d’accès au financement (19,1%) et les assouplissements de garantie bancaire (11,7%), ressort-il des résultats de cette enquête qui a porté sur 733 opérateurs. En outre, plus de 90% des entrepreneurs déclarent absentes ou lentes les procédures d’assouplissement bancaire, contre 8,6% des entrepreneurs qui estiment que l’assouplissement bancaire est convenable, révèle l’enquête, notant que 84,6% de cette population souhaitent emprunter en temps de crise à des taux d’intérêt inférieurs à 2%.  (Liberation)

Mots clés: Chambre de commerce, Economie, Etat

L'État tunisien a besoin de 5 milliards d'euros pour boucler son budget - "Le budget prévoyait déjà un financement externe de 8 milliards de dinars, soit un peu plus de 2,5 milliards d'euros, je pense que ce chiffre-là va au moins doubler", a déclaré M. Fakhfakh dans un entretien télévisé à la chaîne internationale France 24. "Nous sommes en train de voir toutes les pistes aussi bien au niveau international que national", a-t-il ajouté. La loi de finances tablait initialement sur un budget de total de 47 milliards de dinars (15 milliards d'euros), dont quasiment un cinquième de ressources externes. L'Union européenne (UE) a annoncé fin mars un don de 250 millions d'euros. Le Fonds monétaire international (FMI) a lui annoncé début avril un prêt d'urgence de 745 millions de dollars (685 milliards d'euros), estimant que le PIB du pays pourrait connaître une contraction de 4,3% en 2020, la plus grave depuis 1956.  (VOA)

Mots clés: Tunisie, Budget

Soudan : le taux d'inflation continue de s'aggraver - Les prix des produits alimentaires ne cessent de grimper, les prix des céréales, de la viande, du pain et du lait ont accru l'inflation en avril qui a atteint 99%. Le mois dernier, les autorités soudanaises ont décidé d'augmenter le prix du pain. Auparavant,  une livre soudanaise, l'équivalent d'environ  2 cents américains, permettait d'acheter 70 grammes de pain, mais avec cette nouvelle  augmentation la population ne peut plus acheter que 50 grammes de pain pour le même prix. Cette nouvelle inflation pourrait menacer la transition politique du Soudan, qui a suscité entre autre l'espoir d'un développement économique et social.  Mais l’économie reste en grande difficulté avec un chômage élevé, une inflation galopante, un manque de devises étrangères, des sanctions unilatérales toujours en cours et une dette publique colossale, le pays doit relever de nombreux défis pour sortir la population de la pauvreté. (RFI)

Mots clés: Soudan, Inflation