LA QUOTIDIENNE DU CAPC 19 MAI 2020
INTERNATIONAL
Partenariat en vue d’une numérisation maritime destinée à faciliter les flux d’échanges commerciaux par bateau - L'OMD et l'Organisation maritime internationale (OMI) ont récemment renforcé leur partenariat afin de poursuivre la facilitation de l'échange d'informations de manière harmonisée en mettant à jour le Répertoire de l'OMI sur la simplification des formalités et le commerce électronique de manière à le mettre en correspondance avec le Modèle de données de l'OMD. Cette mise à jour du Répertoire, qui est un jeu de normes gouvernant la transmission des données maritimes, permettra de procéder à l'intégration des guichets uniques maritimes et douaniers et permettra ainsi une meilleure coordination entre administrations des douanes et autorités maritimes. Chacun sait que, lorsqu’un navire arrive dans un port ou qu’il le quitte, de nombreuses données essentielles doivent être communiquées aux autorités à terre, dont les informations concernant le fret, les marchandises dangereuses, l’équipage ou le navire lui-même. Néanmoins, en vertu de la Convention visant à faciliter le trafic maritime international (convention FAL) de l’Organisation maritime internationale (OMI), les autorités publiques sont tenues de prendre les dispositions nécessaires à la dématérialisation de tous ces échanges. L’OMI, l’OMD, la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE/ONU) et l’Organisation internationale de normalisation (ISO) se sont réunies pour jeter les bases de la dématérialisation des procédures maritimes qui devrait faciliter les travaux d’actualisation du Répertoire et donner aux différents acteurs de la chaîne logistique maritime le loisir de s’impliquer plus avant dans le cadre des partenariats existants. (OMD)
Mots Clés: Commerce Maritime, OMD, OMI
Connect 2030 : les TIC au service des Objectifs de développement durable (ODD) – Alors que l'année 2020 est marquée par les multiples conséquences de la pandémie de Covid-19 dans de nombreux pays à travers le monde, cette crise représente une occasion unique de réfléchir aux avancées dans le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC). Il importe d’imaginer comment les nouvelles technologies, telles que la 5G, les transports intelligents, l'Internet des objets, l'intelligence artificielle et la chaîne de blocs, peuvent contribuer à améliorer le quotidien des populations et à favoriser le développement social et économique. Le Programme Connect 2030 pour le développement des télécommunications/TIC dans le monde de l'Union internationale des télécommunications met précisément l'accent sur la manière dont les avancées techniques des dix prochaines années contribueront à atteindre plus rapidement les 17 Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Dans le Programme de développement durable à l'horizon 2030, qui comprend ces 17 objectifs de développement adoptés par la communauté internationale, il est d'ailleurs reconnu que l'expansion de l'informatique et des communications et l'interdépendance mondiale des activités ont le potentiel d'accélérer les progrès de l'humanité et de réduire la fracture numérique. En tant qu'institution spécialisée des Nations Unies, l'Union internationale des télécommunications peut aider les États Membres et contribuer aux efforts déployés à l'échelle mondiale. (UN)
Mots : ONU, développement, TIC, ODD
D’après une étude, la filière tourisme apporte un soutien important aux travailleurs et aux populations - Alors que le secteur est confronté à un défi sans précédent, le Comité mondial d’éthique du tourisme (organe subsidiaire de l’Organisation mondiale du tourisme) a analysé les mesures prises par les entreprises et par les associations professionnelles pour atténuer l’impact de la pandémie. L’étude, qui a passé en revue les actions engagées par les signataires de l’Engagement du secteur privé envers le Code mondial d’éthique du tourisme dans 25 pays, fait apparaître que, malgré les mises en congé de personnel, les employeurs de l’ensemble de la filière accroissent leur soutien aux travailleurs et aux communautés.
- Un tourisme « faisant plus que sa part »
Le Président du Comité, Pascal Lamy, a contacté les signataires du Code mondial d’éthique du tourisme pour en savoir plus sur les mesures d’atténuation promues par les entreprises touristiques et les associations professionnelles. M. Lamy a déclaré : « Il est évident que l’engagement du secteur va au-delà de gestes symboliques au titre de la responsabilité sociale des entreprises. Les signataires du Code, bien que frappés de plein fouet par la crise tout comme leurs collègues de toute la filière tourisme, montrent qu’ils se préoccupent vraiment des sociétés dans lesquelles ils opèrent en même temps qu’ils s’efforcent d’assurer la continuité de leur activité ». (UNWTO)
Mots Clés: Covid-19, Tourisme, Emploi
La surface des villes pourrait être multipliée par six d'ici 2100- Selon l'ONU, près de 70 % de la population mondiale vivra en ville d'ici 2050. Contre « seulement » 55 % aujourd'hui. Un mouvement d'urbanisation galopant. Et une estimation renforcée aujourd'hui par des travaux de chercheurs qui prévoient sur la surface occupée par les villes dans le monde pourrait être multipliée par près de six d'ici 2100 ! Entre 1985 et 2015, chaque année, près de 10.000 km2 de terre -- c'est un peu moins que la superficie de l'Île-de-France -- ont été investis par la ville dans le monde. C'est la conclusion d'une étude basée sur des images satellites très précises. Sur cette période, la surface occupée par les villes est passée de quelque 360.000 km2 à plus de 650.000 km2. Soit une augmentation de 80 % environ. Un taux d'urbanisation mondial sans précédent. Quatre fois supérieur aux estimations précédentes. Mais à en croire les projections de chercheurs de l’université du Delaware (États-Unis), cela n'est rien comparé à ce qui nous attend d'ici la fin du siècle. Si la tendance de l’urbanisation se poursuit, la surface occupée par les villes pourrait atteindre les 1,6 million de km2 en 2100. Une superficie de presque deux fois et demie celle de la France. Et dans les scénarios extrêmes, la superficie des villes du monde pourrait même être multipliée par six ! (WEF)
Mots Clés: ONU, Urbanisation
Coronavirus: Air Canada va licencier plus de la moitié de son personnel - Air Canada va licencier entre 19 000 et 20 000 salariés sur les 38 000 qu'elle emploie, soit un peu plus de la moitié de son personnel. Avant la pandémie de coronavirus, ses effectifs lui permettaient d'assurer 1 500 vols par jour avec ses 158 avions. Mais la fermeture des frontières et les mesures de confinement l'ont obligée à réduire son offre de transport de 95%. La première compagnie aérienne a suspendu tous ses vols internationaux et ne dessert qu'un nombre réduit d'aéroports dans le pays. Fin mars, la compagnie basée à Montréal avait mis au chômage technique plus de 16 500 employés, avant d'annoncer début avril qu'elle comptait les réembaucher grâce à un programme de subvention salariale mis en place par le gouvernement de Justin Trudeau. Ce programme a été prolongé vendredi jusqu'à fin août. La direction d'Air Canada précise être en contact avec les syndicats pour mettre en oeuvre les licenciements qui débuteront au début du mois de juin. (RFI)
Mots Clés: Covid-19, Transport Aérien, Air canada
PANAFRICAIN
Relance du Marché unique du transport aérien - Le développement du commerce intra-régional ne peut s’envisager sans un maillage renforcé du transport, en particulier de l’aérien. Lequel est au cœur des discussions sur la Zlecaf (Zone de libre-échange continentale africaine). C’est dans cet état d’esprit que la BAD (Banque africaine de développement) accorde un don de 6,85 millions de dollars à la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC) pour la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA). Le principe de cet appui, rendu public le 14 mai, avait été décidé début février 2020. Ce projet, d’une durée de 36 mois, comprend trois composantes. Premièrement, le renforcement institutionnel de la Commission, afin de fournir les connaissances et les compétences nécessaires à l’organisme d’exécution et aux autres institutions parties prenantes. Lesquelles comprennent les communautés économiques régionales, les États et les compagnies aériennes. L’objectif est de faire d’emblée du MUTAA un projet de long terme. Deuxièmement, il s’agit pour la BAD d’offrir un appui au développement durable du transport aérien en Afrique par le renforcement de la sûreté, de la sécurité et de la protection de l’environnement. Troisièmement, les parties prenantes doivent assurer durablement la gestion, le suivi et l’évaluation du projet. (African Buisness)
Mots clés: Afrique, Transport Aérien, BAD
Dette privée africaine : une question épineuse dans le contexte du Covid-19- La crise de 1982 avait déclenché un vaste programme de restructuration de la dette des pays en développement, dont un certain nombre était en défaut de paiement. Dans les années 1970, ces pays avaient largement bénéficié de prêts accordés par les gouvernements des pays développés, les institutions de Bretton Woods et les banques commerciales internationales, dans un contexte de montée en puissance de la liquidité mondiale largement imputable à l'accumulation des eurodollars. Après de longues périodes de négociations entre créanciers et États en défaut de paiement, un consensus s'est dégagé à travers le plan Brady qui a permis une restructuration de la dette de 18 pays. Ce plan était fondé sur des mécanismes d'échanges de dettes bancaires contre des titres obligataires. La crise du Covid-19 est en train de mettre à l'épreuve les mécanismes de gestion de la dette commerciale des pays en développement. Des moratoires et des décaissements via les guichets du FMI et d'autres institutions financières multilatérales ont été accordés à de nombreux pays en difficulté, mais ces mesures d'urgence portent uniquement sur les dettes bilatérale et multilatérale. (Le point)
Mots clés: Afrique, Dettes, Covid-19
Covid-19 : conséquences sur les économies africaines et perspectives de solutions- Afin de démontrer les conséquences de cette pandémie sur les économies africaines, nous avons adopté la démarche méthodologique dite analytique. Comme son nom l’indique, elle consiste à analyser les données et supports disponibles sur la question.
- Les conséquences désastreuses du COVID-19 sur l’économie africaine
Bien que le continent africain soit relativement épargné par la pandémie du Covid-19 tant par le nombre de contaminés que par le nombre de décès, la Commission des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED) estime qu’en raison de cette pandémie, la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB ) du continent pourrait tomber de 3,2 % à 1,8% en 2020. La Banque mondiale (BM) estime que cette crise sanitaire va entrainer les économies de l’Afrique Subsaharienne en récession, une première depuis plus de 20 ans. Cette baisse de la prévision de croissance du continent s’explique par la chute du PIB de ses principaux partenaires que sont la Chine, l’Union européenne (UE ) ou encore les Etats-Unis.
- Les moyens d’endiguer les effets économiques de cette pandémie
Cette pandémie sanitaire met aussi au grand jour la forte dépendance du continent vis-à-vis de l’extérieur. Ceci l’est dans le domaine sanitaire où les matières premières pour la fabrication des médicaments destinés. Mais aussi, les chaines d’approvisionnements du continent. L’accélération du processus d’intégration régionale à cet effet peut ainsi être une bouée de secours. Pour cela, les gouvernements africains doivent favoriser les chaines de valeurs intra-africains pour la substitution des importations des autres continents. L’entrée en vigueur de la Zone de Libre-Echange Continentale (ZLECA) en juillet prochain sera un premier pas pour favoriser les chaines de valeurs locales. Le but étant de faire que la densité des flux économiques internes soit supérieure à celles des flux qui lui sont externes. (Financial Afrik)
Mots clés: Covid-19, Economies Africaines, Solution
AFRIQUE DE L’OUEST
La bourse régionale ouest-africaine résiste aux assauts de la crise du Covid-19 - C'est un acte symbolique qui rythme les journées de toutes les places boursières du monde. La sonnerie de la cloche à l'ouverture et à la fermeture. En ce début d'année, alors que les traditions sont bousculées par la pandémie du Covid-19, chaque institution s'adapte. Contexte de mesures anti-Covid oblige, vendredi 15 mai, la Bourse régionale des valeurs mobilières de l'Uemoa basée dans la capitale économique ivoirienne est passée en mode virtuel pour la cérémonie de sonnerie de cloche. Alors que le Covid-19 a entraîné depuis le début de l'année une forte baisse sur les marchés financiers, paradoxalement, le marché financier sous-régional ouest-africain se porte relativement bien. « Au niveau des marchés financiers, la nouvelle salve de mauvais chiffres économiques dévoilés dans la semaine écoulée n'a pas ébranlé la confiance des investisseurs. Ces derniers se sont, une nouvelle fois, reposés sur les espoirs d'un retour rapide à une situation normale qui permettra de redémarrer l'activité économique mondiale. En outre, la poursuite du rebond des prix du pétrole, avec un bond de plus de 20 % des cours du Brent, a contribué à conforter les marchés dans leur mouvement haussier »). (Le point)
Mots clés: Covid-19, BRVM
Nigeria : finalement les réductions budgétaires pour faire face à la COVID-19 seront moins importantes que prévu - Au Nigeria, le gouvernement fédéral fera finalement des coupes budgétaires moins drastiques que prévu. C’est ce qu’a annoncé Zainab Ahmed, la ministre des Finances du pays, au sortir du Conseil des ministres tenu mercredi 13 mai 2020. Selon la responsable, le gouvernement a approuvé cette semaine un budget révisé à 10 520 milliards de nairas contre un montant record de plus de 10 590 milliards adopté en décembre dernier. Le nouveau budget table sur un prix du pétrole de 25 dollars par baril ainsi qu'une production de 1,94 million de barils par jour et un taux de change de 360 nairas pour 1 dollar. Cette annonce intervient quelques semaines après qu’Abuja a obtenu un financement record de 3,4 milliards $ du FMI. Ce prêt s’inscrit dans un plan plus large de négociation de près de 7 milliards $ auprès des partenaires internationaux. Il devrait permettre de renflouer les caisses de l’Etat dans un contexte de chute des cours du pétrole. Fin mars, les autorités nigérianes avaient en effet annoncé qu’elles envisageaient de réduire de près de 15% (environ 1500 milliards de nairas) leur budget pour l’année 2020, en raison de la chute des cours du pétrole provoquée par l’action combinée du nouveau coronavirus et des tensions Russie-Arabie saoudite. Mercredi 13 mai, la ministre a finalement indiqué que la réduction ne se chiffrerait qu’à 75 milliards de nairas afin de permettre au gouvernement de « répondre de manière adéquate à la pandémie de COVID-19 ». (Agence ecofin)
Mots clés: Nigeria, Budget, Covid-19
Mali : le gouvernement adopte un budget rectifié présentant une hausse de 6,7% des dépenses pour 2020 - Le gouvernement malien a adopté en Conseil des ministres le mercredi 13 mai, une Loi de finances rectificative pour l’exercice budgétaire 2020. Celle-ci se caractérise par une hausse des dépenses budgétaires, tandis que les recettes enregistrent une baisse. Les dépenses budgétaires rectifiées se chiffrent désormais à 2780,935 milliards FCFA (environ 4,6 milliards $) contre 2604,568 milliards FCFA (environ 4,3 milliards $) dans le budget initial, soit une augmentation de 176,368 milliards FCFA (environ 290 millions $) ou un taux de progression de 6,77%. Les prévisions rectifiées des recettes budgétaires s’élèvent quant à elles, à 2040,957 milliards FCFA (environ 3,35 milliards $) contre 2181,828 milliards FCFA (environ 3,6 milliards $) prévus dans le budget initial, soit une diminution de 140,871 milliards FCFA (environ 230 millions $) ou une réduction de 6,46%. Selon les autorités du Mali, cette modification intervient « pour tenir compte des nouvelles orientations découlant des réponses à la crise sanitaire de la maladie à coronavirus, afin de contribuer à endiguer la pandémie et à atténuer son impact sur l’économie, tout en favorisant une reprise économique rapide ». Rappelons que le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta (photo), a annoncé le 11 avril 2020, la mise en place d'un plan de riposte contre la pandémie d’un montant de 500 milliards FCFA (environ 822 millions $). (Agence ecofin)
Mots clés: Mali, Budget
UEMOA : les Etats prévoient de lever 1675 milliards FCFA sur le marché des titres publics au deuxième trimestre 2020 - L’Agence UMOA-Titres a rendu public le calendrier des émissions de titres publics pour le deuxième trimestre 2020. Au cours de cette période, ce sont au total 1675 milliards FCFA (environ 2,7 milliards $) que les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) prévoient de lever par voie d’adjudication sur ce marché. Sur ce montant, 770 milliards FCFA (environ 1,27 milliard $) seront émis sous forme de bons assimilables du Trésor (BAT) et 905 milliards FCFA (environ 1,5 milliard $) sous forme d’obligations assimilables du Trésor (OAT). La Côte d’Ivoire arrive en tête des émetteurs avec des prévisions s’élevant à 475 milliards FCFA (environ 783 millions $) au cours du deuxième trimestre 2020. Le Sénégal avec des prévisions de 350 milliards FCFA (environ 577 millions $) occupe la deuxième marche. Viennent ensuite respectivement le Bénin (235 milliards FCFA), le Mali (195 milliards FCFA), le Burkina Faso (185 milliards FCFA), le Niger (125 milliards FCFA), le Togo (75 milliards FCFA) et la Guinée-Bissau (35 milliards FCFA). (Agence ecofin)
Mots clés: Uemoa, Titres publics
Les échanges internationaux des entreprises béninoises fortement touches - Une enquête réalisée par la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin (CCI Bénin) dévoile des effets substantiels. Près de 9 entreprises interrogées sur 10 dans le pays y sont impactées, certaines plus fortement que d'autres. La nature des conséquences laisse entrevoir une situation financière délicate. Plusieurs entreprises ont déjà enregistré une baisse de plus de 60% de leurs chiffres d'affaires. L'annulation des réservations de stands pour les foires et expositions, la désertion des sites touristiques, les annulations de billets d'avion et de plusieurs manifestations les confrontent à des manques à gagner ou des pertes de fonds déjà engagés. Elles sont alors dans l'incapacité de payer leurs salariés, les loyers des logements professionnels mais aussi d'honorer leurs engagements bancaires et fiscaux. En outre, des difficultés d'approvisionnement sur le marché entraînent des retards de livraison des entreprises, notamment des commandes publiques. L'enquête ressort le choc qu'accusent les entreprises impliquées dans les échanges internationaux et les perturbations subies par les chaînes d'approvisionnement. Que l'impact soit fort ou faible, aucune entreprise exportatrice interrogée n'est épargnée. A l'inverse, 11% des entreprises importatrices et une entreprise non exportatrice ou importatrice sur 5 indiquent qu'elles ne sont pas du tout affectées. Mieux les entreprises exportatrices (69%) et importatrices (61%) fortement impactées représentent quasiment le double des entreprises ni exportatrices, ni importatrices (37%) dans la même catégorie. (CCI)
Mots clés: Benin, commerce, Entreprises
AFRIQUE DE L’EST
Kenya : des banques placées sous perspectives négatives par Moody's, en raison des risques émanant du gouvernement - Moody's a placé les trois plus grosses banques du Kenya, et dont elle assure la notation sous des perspectives négatives. Dans les trois cas, la principale cause de cette décision est la forte exposition de ces établissements financiers aux titres de dettes émis par le gouvernement kényan. L'agence de notation estime que le coronavirus impactera négativement la mobilisation des ressources pour l'exécution des dépenses prévues au budget. « Les perspectives négatives reflètent principalement la détention importante de titres de la dette souveraine par les banques dans une fourchette située entre 1,3 et 2,0 fois leurs fonds propres ; ce qui lie leur solvabilité à celle du gouvernement », ont fait savoir les analystes de cette institution. Dans une autre mesure, la dégradation des perspectives reflète des risques plus élevés sur la qualité des actifs et la rentabilité des banques au cours des 12 à 18 prochains mois dans le contexte du ralentissement économique induit par la pandémie de l'heure. Au-delà de ces défis qui sont d'ordre conjoncturel, chacune des banques présente quelques facteurs de solidité. Kenya Commercial Bank a réalisé une solide rentabilité en 2019 avec un résultat net représentant 3,4% de l'ensemble des actifs corporels ; une structure de financement stable basée sur les dépôts grâce à une solide franchise nationale et des paramètres de fonds propres à un niveau confortable. (Agence ecofin)
Mots clés: Kenya, Secteur Bancaire, Notation
AFRIQUE AUSTRALE
Afrique du Sud : Sasol compte atteindre l’autonomie énergétique grâce à 600 MW de centrales d’énergie renouvelable - La compagnie de l’industrie chimique et du pétrole Sasol désire mettre en place 600 MW de capacité d’énergie renouvelable pour l’alimentation de ses opérations en Afrique du Sud. Elle vient en effet d’émettre une requête d’information à l’endroit des producteurs indépendants d’énergie dans le cadre de ce projet. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 5 juin pour faire parvenir leurs dossiers. Les centrales à construire auront une capacité minimale de 20 MW. Les opérations de Sasol dans les régions de Secunda et de Sasolburg requièrent 1200 MW d’électricité. La compagnie produit déjà 600 MW en interne et entend atteindre l’autonomie énergétique avec le développement de ce nouveau projet. Ce dernier permettra la réduction de 1,6 million de tonnes, des émissions annuelles de gaz à effet de serre de la société en Afrique du Sud. « Cela nous mettra en position favorable pour respecter notre engagement de réduire d’au moins 10 %, nos émissions en Afrique du Sud d’ici à 2030 », a affirmé Hermann Wenhold, responsable en charge de la durabilité à Sasol. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique du sud, Energie, Sasol
AFRIQUE CENTRALE
Compte d’opérations : à fin 2019, le Cameroun détenait à lui tout seul plus de 50% des réserves de change de la Cemac - Au 31 décembre 2019, le Compte d’opérations des six pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée Équatoriale), logé au Trésor français, affichait un solde de 3 740,3 milliards de FCFA, en hausse de près de 400 milliards de FCFA par rapport au solde de 3 359,8 milliards de FCFA enregistré à la fin de l’année 2018. Selon un rapport que vient de rendre public la Beac, institut d’émission des six pays de la Cemac, une répartition de ces réserves par États confirme la place prépondérante que joue le Cameroun au sein de cet espace communautaire. En effet, révèle le rapport susmentionné, avec des réserves d’un peu plus de 2 067 milliards de FCFA au 31 décembre 2019, le Cameroun, à lui tout seul, contribue à plus de 50% de la cagnotte globale des six pays de la Cemac, logée au Trésor français (50% des réserves de change sont directement gérées par les États eux-mêmes, NDLR). Le Gabon, 2e contributeur aux réserves en compte d’opérations, selon le rapport de la BEAC, n’affiche qu’un solde de 668,6 milliards de FCFA au cours de la même période, soit le tiers des avoirs du Cameroun. Au demeurant, Libreville fait mieux que les services centraux de la BEAC (246,1 milliards de FCFA), le Congo (un peu plus de 500 milliards), la RCA (195,6 milliards de FCFA), le Tchad (157,6 milliards de FCFA), et surtout la Guinée Équatoriale, dont le solde en Compte d’opérations est négatif à fin 2019 (-95,5 milliards de FCFA). Ce fut déjà le cas au 31 décembre 2018 (-32 milliards de FCFA). (Investir)
Mots clés: CEMAC, Compte d’operation, Cameroun
AFRIQUE DU NORD
Maroc : La production agricole se poursuit et couvre largement les besoins de consommation - La production agricole se poursuit d'une manière normale et n’a pas connu de perturbations, permettant un approvisionnement continu et en quantités suffisantes du marché, selon le ministère de l'Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts. En effet, l’installation des cultures de printemps se poursuit normalement et les réalisations à date ont atteint 105% du programme arrêté avec un dépassement des superficies programmées pour certaines cultures, notamment la pomme de terre (112%), la tomate (127%), l’oignon (106%), les courges et courgettes (147%) et le haricot vert (209%), précise-t-on dans un communiqué, ajoutant que pour les autres cultures, les réalisations dépassent 90% de la superficie programmée. Par ailleurs, rapporte la MAP, le programme des assolements arrêté pour les principales cultures maraîchères pour la saison d’été (19.000 Ha) sera mis en place à partir du mois de juin, souligne la même source, estimant que la production attendue des semis de printemps et ceux d’été devra permettre de couvrir largement les besoins de consommation en ces produits pour la période allant de juin à décembre 2020. Et de rappeler que depuis le début de la crise, des mesures sanitaires et d'hygiène des plus strictes ont été adoptées par le ministère et l’ensemble des opérateurs et acteurs concernés le long de la chaîne de valeur agricole (exploitations, marchés de gros de fruits et légumes et de poissons, abattoirs, unités de conditionnement, unités d’exportation…). (Libération)
Mots clés: Maroc, Agriculture, Consommation
Fédération nationale du numérique : Impact du Covid-19 sur le secteur du numérique en Tunisie - La Fédération nationale du numérique, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), vient d’interroger les entreprises du secteur du numérique (PME, TPE, grandes entreprises, start-up) sur l’impact de la crise sanitaire sur leurs performances économiques et organisationnelles. Les résultats de cette enquête montrent que le secteur du numérique est loin d’être épargné par la crise sanitaire. Il est impacté par la crise, comme tous les autres secteurs de l’économie tunisienne, et s’organise de manière à maintenir son activité. Ainsi, les entreprises sont déjà organisées pour assurer la continuité de service de tout l’écosystème. Les dirigeants du secteur envisagent progressivement une reprise de leurs activités à partir du 4 mai, 75% ont mis en place les mesures d’hygiène nécessaires pour le déconfinement. Selon 62 personnes sondées, 84% ont continué leur activité en télétravail d’une façon normale ou partielle. (La presse)
Mots clés: Covid-19, Tunisie, Numérique
