LA QUOTIDIENNE DU CAPC 20 MAI 2020
ANNONCE IMPORTANTE
COVID-19 et les entreprises africaines : focus sur Maurice - Le Centre africain pour les politiques commerciales (CAPC) de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) et International Economics Consulting Ltd. Ont effectué une étude conjointe du 14 au 20 avril 2020 auprès des entreprises qui opèrent sur tout le continent africain. Celle-ci a mené aux « Observations sur la réaction et les perspectives des entreprises africaines face au COVID-19 ». Le rapport d’analyse des résultats de l’enquête au complet a ensuite été publié le 30 avril 2020. Parmi ceux qui ont participé à cette enquête, 84 répondants sont des entreprises qui ont des activités à Maurice et qui peuvent être divisées en 38 entreprises internationales (soit 45%) qui opèrent non seulement à Maurice mais aussi ailleurs en Afrique et 46 entreprises nationales (55%) opérant uniquement sur le marché mauricien et qui n’exportent donc pas. Par rapport à la taille, les 84 entreprises participantes opérant à Maurice peuvent être divisées en : 25 micro (11 internationales et 14 nationales), 27 petites (9 internationales et 18 nationales), 19 moyennes (8 internationales et 11 nationales) et 13 grandes (10 internationales et 3 nationales) entreprises. En d'autres termes, selon cet échantillon, la majorité des PME (soit 60%) opèrent exclusivement à Maurice, tandis que les grandes entreprises ont tendance à faire des affaires à Maurice ainsi que dans d'autres pays africains (plus des trois quarts du total). En ce qui concerne leur principal type d'activité, un peu plus des trois quarts (33 entreprises internationales et 31 nationales) sont dans le secteur des services, tandis que les autres (5 internationales et 15 nationales) sont dans le commerce des biens. Autrement dit, la majeure partie (75%) des entreprises interrogées produisant des biens n'opèrent qu'à Maurice, tandis que les entreprises impliquées dans les services sont presque également réparties entre celles qui opèrent uniquement localement et celles qui font également des affaires à l'étranger. (UNECA)
Mots Clés: Covid-19, Enquête Entreprises, Maurice
INTERNATIONAL
Selon les nouvelles parités de pouvoir d’achat, les pays à revenu faible et intermédiaire représentent la moitié de l’économie mondiale - Le Programme de comparaison internationale (PCI) a dévoilé aujourd’hui les nouvelles parités de pouvoir d’achat (PPA) de l’année de référence 2017, qui permettent d’ajuster les différences de coût de la vie entre économies. Selon le rapport Purchasing Power Parities and the Size of World Economies: Results from the 2017 International Comparison Program, la production mondiale de biens et de services mesurée par ces nouvelles parités de pouvoir d’achat frôle la barre des 120 000 milliards de dollars en 2017, dont plus de la moitié provient des pays à revenu faible ou intermédiaire. Avec 17 % de la population mondiale, les pays à haut revenu représentent 49 % du produit intérieur brut (PIB) mondial mesuré en PPA. Les pays à revenu intermédiaire des tranches supérieure et inférieure, abritant respectivement 36 et 40 % de la population mondiale, concourent à la richesse mondiale à hauteur de 34 et 16 %. La contribution des économies à faible revenu au PIB mondial mesuré en PPA est inférieure à 1 %, pour 8 % de la population mondiale. En tête du classement, la Chine et les États-Unis, affichent l’une et l’autre un PIB en PPA avoisinant 20 000 milliards de dollars en 2017. Ensemble, ces deux pays assurent un tiers de la production mondiale. (BM)
Mots Clés : PPA, Revenu faible, revenu Intermédiaire
Déclaration Conjointe Sur La Continuité de La Chaîne Logistique Mondiale Pendant La Pandémie du Covid-19 - L’Organisation mondiale des douanes (OMD), l’Organisation intergouvernementale pour les transports internationaux ferroviaires (OTIF) et l’Organisation pour la coopération des chemins de fer (OSJD) tiennent à souligner que la coordination entre les administrations douanières, les autorités des transports et le secteur ferroviaire, conjointement avec toutes les agences concernées, est primordiale pour continuer à faciliter les chaînes logistiques ferroviaires et pour limiter les conséquences globales de la pandémie dans nos sociétés. Conséquence des effets de la COVID-19 sur le rail, certaines entreprises ferroviaires rencontrent des difficultés dans la préparation et la collecte des documents papier requis pour les procédures douanières en trafic international ferroviaire. Dans ce contexte, nous aimerions rappeler que la Convention de Kyoto révisée (CKR) comporte des dispositions prévoyant l’application de procédures douanières assouplies qui permettent l’acceptation des documents électroniques. (OMD)
Mots : Transport, OMD, OTIF, OSJD
Économie de pandémie, économie de guerre - Nous proposons d’examiner quatre moments communs à la crise actuelle et aux situations d’économie de guerre : interruption du commerce, mobilisation des ressources, transformation des structures, reconstruction. On peut les faire correspondre approximativement à des temps successifs (le choc, la réorganisation, la sortie de crise) mais on peut aussi les comprendre comme quatre dimensions superposées d’un même processus. Notons que si l’analogie de structure entre la crise actuelle et l’économie de guerre nous paraît frappante, elle ne signifie pas une similitude de contenu : nous ne sommes pas en guerre, et il serait indécent de prétendre le contraire1. Mais dans chacun des quatre domaines, l’économie de guerre peut être une base de questionnement féconde sur la crise actuelle. Un premier parallèle contribue au succès de la métaphore guerrière : depuis que les avions restent cloués au sol et que les masques arrivent au compte-gouttes, beaucoup diagnostiquent ou prédisent un reflux de la « mondialisation », sans toujours se mettre d’accord sur le sens donné à ce terme mais en mettant généralement l’accent sur les flux financiers et commerciaux transfrontaliers. À écouter les discours des dirigeants politiques, la lutte de chaque peuple contre le virus est d’autant plus héroïque qu’il semble ne plus pouvoir compter que sur lui-même. Et quand il s’agit d’envisager l’avenir, beaucoup ne jurent plus que par le retour de la souveraineté (nationale ou européenne) et la relocalisation industrielle, seules voies de la résilience sanitaire, économique et in fine politique. En somme : que le moins dépendant gagne. (Le grandcontinent)
Mots Clés: Covid-19, Economie de Guerre, Chaînes d’approvisionnements
Comment la pandémie exacerbe la concurrence entre États européens - Ailleurs en Europe, comme au Danemark et en Pologne, « l’État n’aidera pas les entreprises qui font de l’évasion fiscale », a-t-on pu lire dans l’Obs. Dans le cas polonais, précise le magazine, les entreprises qui veulent bénéficier des aides doivent satisfaire deux critères : « ne procéder à aucun licenciement et payer des impôts en Pologne ». Bien que de telles conditions paraissent de bon sens, elles témoignent en réalité de la compétition accrue à laquelle se livrent les États, y compris dans le cadre de l’Union européenne et parfois en dépit de ses règles, au prétexte d’atténuer les dégâts économiques qu’ils ont eux-mêmes provoqués en adoptant des mesures radicales pour lutter contre la pandémie (fermeture des frontières, confinement…). Dans sa version initiale, le programme d’aide polonais était ainsi réservé aux entreprises dont les « bénéficiaires réels », c’est-à-dire les personnes physiques qui exercent un contrôle significatif sur l’entreprise ou sa société mère, notamment au travers de la détention d’actions, ont « leur résidence fiscale en Pologne et y ont déclaré leurs impôts au cours des deux dernières années d’exercice (si applicable). Il est possible de déroger à cette règle si le bénéficiaire du programme d’aide s’engage à transférer sa résidence fiscale en Pologne dans les neuf mois suivant l’attribution de l’aide ». Deux observations doivent ici être soulignées. Premièrement, l’application du test de la résidence fiscale aux actionnaires, et pas seulement à l’entreprise proprement dite ou à ses filiales, élimine de fait les sociétés à capitaux étrangers qui sont pourtant créatrices de richesses et d’emplois en Pologne. Imagine-t-on les propriétaires des groupes Auchan, PSA ou Cargill déménager en Pologne pour que leurs filiales locales puissent profiter des aides du gouvernement ? (telos)
Mots Clés: Covid-19, Europe, Concurrence fiscale
Vers des prix négatifs du gaz naturel liquéfié en Europe ? - Un hiver doux de part et d’autre de l’Atlantique avait diminué la consommation de gaz pour le chauffage dans l’hémisphère Nord. L’épidémie de Covid-19 n’a fait qu’aggraver ce ralentissement de la demande gazière. Même si le coup de frein n’est pas aussi brutal que pour le pétrole, principalement affecté par l’arrêt des transports, la consommation de gaz devrait être inférieure de 15 à 18 % aux prévisions en 2020, un déclin de 3 % rien que pour la production d’électricité.
- Baisse de 15 à 18 % de la consommation de gaz
Et cela se traduit par une surproduction gazière, en particulier une surproduction de gaz naturel liquéfié, le GNL, transporté à très basse température à bord des méthaniers. Dès le mois de février, le Qatar, premier exportateur mondial de GNL, a commencé à rediriger ses cargaisons de l’Asie, frappée par le coronavirus, vers l’Europe, qui était déjà la destination phare du GNL américain, devenu indésirable en Chine. Mais l’économie européenne s’est à son tour trouvée stoppée par l’épidémie. (RFI)
Mots Clés: Covid-19, Europe, Gaz
Coronavirus: Emirates envisage la suppression de 30000 emplois - Emirates a beau être l'une des plus importantes au monde pour les vols long-courriers et aussi l’une des plus rentables, elle est logée à la même enseigne que toutes les autres à cause du coronavirus. La compagnie des Emirats arabes unis avait été contrainte de suspendre ses vols réguliers en mars avant de reprendre des liaisons limitées deux semaines plus tard. Il lui faut donc réduire la voilure au plus vite. Instruction a été donnée à tous les départements de mener « un examen minutieux des coûts et ressources au regard des projections financières ». Entre autres mesures, il est envisagé de supprimer 30 000 emplois, ce qui reviendrait à amputer les effectifs de 30%. La compagnie envisage aussi de retirer de sa flotte l’A380 dont elle est le principal opérateur avec plus d’une centaine d’appareils. Sa décision reviendrait à donner le coup de grâce à cet avion d’Airbus que d’autres opérateurs ont déjà choisi de mettre sur la touche, car ses quatre réacteurs sont bien plus gourmands en kérosène que les avions de dernière génération. (RFI)
Mots Clés: Transport Aérien, Emirates, Emplois
PANAFRICAIN
Les ministres des finances africains, le Groupe du secteur privé et l’Envoyé spécial tentent de résoudre les obligations de service de la dette commerciale- La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) a convoqué, ce lundi, une réunion entre les ministres africains des finances, le Groupe de travail africain sur le secteur privé et l’Envoyé spécial de l’Union africaine sur le COVID-19 alors que les pays africains tentent de trouver des solutions pour s’assurer que les économies africaines continuent de jouir d’un accès continu aux marchés et s’acquittent de leurs obligations en matière de service de la dette du secteur privé. La réunion avait pour objectif de trouver premièrement de nouveaux moyens de financement pour fournir des ressources supplémentaires aux pays afin d’atténuer les effets de la pandémie de COVID-19 en cours ; ensuite de trouver des moyens d’améliorer le profil et les termes des obligations de la dette commerciale de l’Afrique de telle sorte que l’Afrique puisse mieux libérer des fonds pour faire face à la crise sanitaire. La discussion a engagé le Groupe de travail africain sur le secteur privé récemment composé, qui représente les principaux créanciers privés des pays africains. Dans ses remarques, Mme Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la CEA, souligne que : « Les pays africains se sont engagés à respecter toutes leurs obligations envers les créanciers commerciaux en temps opportun et veulent maintenir l’accès aux marchés internationaux des titres des créances pendant la période de reconstitution ». Elle ajoute également : « La plupart des pays africains étaient sur une voie de réforme réussie avant la crise, c’est pourquoi ils avaient accès aux marchés des capitaux ». (UNECA)
Mots clés: Afrique, Dette commerciale, CEA
Coronavirus: plus deux milliards de dollars pour les PME africaines - L'African Guarantee Fund (AGF), institution financière panafricaine créee pour aider les Petites et moynnes entreprises, a annoncé lundi la mise en place d'un fonds pour financer les PME africaines en difficulté en raison de la pandémie de coronavirus. AGF estime « entre 20 et 40 milliards de dollars », la perte de chiffres d'affaires pour les PME en Afrique en 2020 due à la pandémie. « Les conséquences de la pandémie de COVID-19 continueront d'avoir des effets négatifs croissants sur les PME en Afrique, tant du côté de l'offre de crédits que de celui de la demande », a déclaré Félix Bikpo, directeur général de AGF. « Par conséquent, nous anticipons une détérioration de la solvabilité des PME. Il est probable que ce facteur induise une augmentation du coût du crédit pour le secteur financier, ce qui accroitra certainement sa réticence à financer les PME en l'absence de stimuli extérieurs ». L'AGF est une institution financière non bancaire dont l'objectif est de promouvoir le développement économique, d'accroître les créations d'emplois et de réduire la pauvreté en Afrique en fournissant aux institutions financières des solutions de garantie, spécifiquement destinés à soutenir les PME en Afrique. Les institutions de développement du Danemark (DANIDA) de l'Espagne (AECID), de la France (AFD), de l'Allemagne (KFW), la Banque africaine développement (BAD) en sont les principaux bailleurs. (Figaro)
Mots clés: PME, Coronavirus, AGF
COFINA signe avec FMO, la banque néerlandaise de développement, et renforce sa position de leader dans la mésofinance - Ce partenariat permet au Groupe COFINA de renforcer son positionnement dans la mésofinance africaine et ainsi de continuer à faciliter l’accès aux crédits à de très nombreuses PME. Ce financement s’accompagne d’une offre d’assistance technique sur un domaine de la plus haute importance : le renforcement de la gouvernance d’entreprise, mais également le renforcement du système de gestion des risques. D’autre part, FMO accentue par cette collaboration sa présence parmi les institutions financières d'Afrique francophone. Le fonds d’investissement MASSIF– géré par FMO – qui est à l’origine de ce partenariat réitère ainsi sa mission de soutien en faveur de l'inclusion financière dans les pays en développement. En cette période de forte incertitude liée au Covid-19, cette collaboration souligne la confiance que les partenaires du Groupe COFINA lui accordent, notamment de la part d’une institution financière internationale de premier plan comme FMO. (Agence ecofin)
Mots clés: Cofina, FMO, Mésofinance
Cette position défendue par Donald Trump pourrait soulager l'Afrique, mais beaucoup s'y opposent- Mardi 12 mai 2020, le président américain Donald Trump a fait un post sur son compte twitter, où il expliquait clairement que l'heure est venue pour les Etats-Unis de tirer tous les avantages d'un système monétaire, où la Banque centrale adopterait des taux négatifs.
- Comprendre le principe des taux d’intérêt négatifs.
Kenneth Rogoff, un grand universitaire américain et économiste de renommée internationale, a aussi exprimé son soutien pour des taux d'intérêt négatifs. Dans la théorie économique et monétaire, les banques centrales augmentent les taux pour inciter les banques commerciales à conserver plus de ressources, et à durcir les conditions de crédit, lorsqu’un pays connaît une forte inflation. Cela contribue à réduire l'argent disponible ; ce qui fait baisser la consommation et l'investissement. A l'inverse, si on veut relancer la hausse des prix, les taux des banques centrales sont abaissés, et, plutôt que de garder leurs fonds, les banques commerciales prêtent aux acteurs économiques ; ce qui relance la consommation et l'investissement. Le problème, actuellement, c'est que la Banque centrale américaine a poussé ses taux jusqu'à la limite du zéro, mais l'inflation ne repart pas. Au contraire, l'argent est injecté dans les marchés financiers et fait gonfler artificiellement les valeurs boursières.
- Comment des taux négatifs aux Etats-Unis bénéficieraient-ils à l’Afrique ?
Pour importer sur le marché mondial, il faut avoir des devises, idéalement des dollars, et dans une certaine mesure des euros, les deux monnaies qui dominent les transactions internationales. Pour avoir ces devises, les pays africains doivent exporter principalement des matières premières, ou recevoir des revenus du tourisme et des transferts de leurs diasporas. Or, en raison de la pandémie, ces trois sources de revenus en devises de la région sont compromises. (Agence ecofin)
Mots clés: Etats-Unis, taux d’intérêt négatif, Afrique
AFRIQUE DE L’OUEST
Microfinance dans l’UEMOA : les dépôts collectés en hausse de 18,5% au 31 décembre 2019 - Le montant des dépôts collectés par les systèmes financiers décentralisés (SFD) de l’UEMOA a atteint à 1.473,7 milliards de francs CFA au 31 décembre 2019, contre 1.243,2 milliards une année auparavant, soit une augmentation de 18,5%, selon la BCEAO. ‘’Cette progression est enregistrée au Mali (+31,0%), au Burkina (+22,9%), en Côte d’Ivoire (+19,8%), au Togo (+18,4%), au Sénégal (+16,5%), au Niger (+14,8%) et au Bénin (+5,1%)’’, souligne la BCEAO dans un rapport sur la situation de la microfinance dans l’UEMOA. Le rapport indique qu’il y a, en revanche, un recul en Guinée-Bissau (-6,2%). Il fait état d’une ‘’prépondérance’’ des dépôts à vue, avec une part de 59,2%. ‘’Les dépôts à terme et les autres dépôts constituent respectivement 19,9% et 20,9%’’, ajoute le rapport. Il indique que ‘’l’épargne mobilisée par les SFD a été constituée à hauteur de 50,5% par les hommes, 26,5% par les femmes et 23,0% par les groupements’’. L’encours des crédits des SFD de l’Union a progressé de 10,0% par rapport à son niveau à fin décembre 2018, s’élevant à 1.555,6 milliards de francs CFA. ‘’Cette hausse est observée au Mali (+26,7%), au Togo (18,3%), en Côte d’Ivoire (+16,9%), au Sénégal (+5,0%), au Burkina (+4,6%) et au Niger (1,4%)’’, ajoute le document. Il constate toutefois une diminution en Guinée-Bissau (-29,1%) et au Bénin (-2,6%). Une part de 50,0% de l’encours des crédits des institutions de microfinance est constituée de concours à court terme. Les prêts à moyen et long termes représentent respectivement 31,3% et 18,6% pour la même période. (APS)
Mots clés: UEMOA, Microfinance
Niger : une ligne de crédit de 250 millions $ pour soutenir les entreprises affectées par la covid-19 - Pour appuyer les entreprises actuellement touchées de plein fouet par la pandémie de la Covid-19, un mécanisme de financement va être mis en place par le gouvernement nigérien, renseigne un communiqué officiel rendu public à l’issue du Conseil des ministres du 15 mai 2020. Ce mécanisme, selon les autorités, prévoit la mise en place de deux guichets : un guichet pour les PME doté d’un montant de 50 milliards FCFA et un guichet pour les grandes entreprises (100 milliards FCFA). Soit un montant total de 150 milliards FCFA (249,6 millions $) « Pour le guichet dédié aux PME, l’Etat mettra à la disposition des banques une enveloppe de 25 milliards FCFA sous forme de dépôt numéraire de garantie, non rémunéré. En contrepartie, les banques s’engagent à injecter 50 milliards FCFA, sous forme de crédit, en faveur des PME, dont le chiffre d’affaires annuel est compris entre 25 millions FCFA et un milliard FCFA », précise le communiqué. Pour le guichet dédié aux grandes entreprises, 25 milliards FCFA seront également placés par l’Etat auprès des banques sous forme de dépôt non rémunéré pour servir de garantie. Les banques pour leur part s’engagent, cette fois-ci, à octroyer 100 milliards FCFA de crédit en faveur des grandes entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur à un milliard FCFA. (Agence ecofin)
Mots clés: Niger, Covid-19, Crédit
Sénégal : l’Etat décaisse 3,7 milliards de francs CFA pour les acteurs touristiques - L’octroi de ces prêts aux acteurs touristiques est la ‘’concrétisation d’une volonté de soutenir le secteur du tourisme (…) pour l’aider à faire face à la pandémie de Covid-19’’, a dit M. Sarr lors de la cérémonie. Les fonds seront remis aux bénéficiaires dans le cadre du Programme de résilience économique et sociale, qui a été lancé par le président de la République, début avril, pour atténuer les effets de la pandémie de Covid-19 sur l’économie sénégalaise. Ce programme concerne 98 établissements hôteliers, 50 agences de voyages, 25 restaurants et 84 artisans, selon Alioune Sarr. C’est un financement ‘’souple et efficace’’ mis à la disposition des bénéficiaires, qu’ils vont rembourser en huit ans, avec un taux d’intérêt de 2 à 3%, a-t-il précisé. Selon le ministre du Tourisme et des Transports aériens, d’autres financements seront octroyés aux acteurs du tourisme. Il a invité les gouverneurs à travailler avec les services régionaux du tourisme et faire en sorte que tous les prétendants à ces fonds puissent y accéder s’ils réunissent les critères fixés. Les 3,7 milliards déjà octroyés l’ont été avec le concours de la Banque nationale pour le développement économique, selon M. Sarr. Il ajoute que les prêts doivent permettre aux bénéficiaires de payer les salaires de leurs employés et de supporter d’autres charges financières, malgré la pandémie de Covid-19, qui a fortement secoué l’activité touristique. Alioune Sarr a demandé aux futurs bénéficiaires de ces prêts à en ‘’faire un bon usage’’. Le gouvernement a décidé d’octroyer 77 milliards de francs CFA aux secteurs du tourisme et des transports aériens, dans le cadre du Plan de résilience économique et sociale, a-t-il déclaré en avril. (APS)
Mots clés: Covid-19, Sénégal, Tourisme
Le conseil d’administration du FMI approuve un décaissement de 125 millions de dollars en faveur du Bénin au titre de l’accord appuyé par la FEC- Le conseil d’administration du Fonds monétaire international a achevé la sixième et dernière revue des résultats économiques du Bénin dans le cadre d’un programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). [1] L’achèvement de la revue ouvre la voie au décaissement de 91,931 millions de DTS (environ 125 millions de dollars), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à 187,43 millions de DTS (environ 254,8 millions de dollars). L’accord triennal d’un montant de 111,42 millions de DTS (environ 151,5 millions de dollars, ou 90 % de la quote-part du pays) en faveur du Bénin a été approuvé le 7 avril 2017 (voir communiqué de presse n° 17/124). En achevant la sixième revue, le conseil d'administration a approuvé aussi la demande par les autorités d'une augmentation de 61,4 % de la quote-part du Bénin (76,013 millions de DTS, ou environ 103,3 millions de dollars) de l’accès aux ressources au titre de l’accord FEC afin d'aider les autorités à faire face aux besoins de financement urgents liés aux efforts qu’elles déploient pour maîtriser la propagation de la COVID-19 et en atténuer les répercussions économiques et sociales. (FMI)
Mots clés: Benin, FMI, FEC
Mobile money, business et fortunes : le plan de Société générale en Côte d’Ivoire- La Société générale Côte d’Ivoire (SGCI), filiale ivoirienne du groupe bancaire français Société générale oriente désormais sa stratégie sur le développement du digital et du mobile money pour poursuivre de sa croissance soutenue. Un plan qui a réduit de 40 % la fréquentation des agences par la clientèle physique. Et la démarche n’est d’ailleurs pas différente de celle de ses concurrents immédiats dans le pays tels la panafricaine Ecobank, ou les marocains Attijariwafa et BMCE, ou encore Banque Atlantique. Sur la période 2018-2023, le digital doit représenter 30 % du portefeuille des projets de la banque. La banque en ligne a progressé en 2019, avec plus de 59 % des clients particuliers qui ont émergé, pour 61 % du corporate. (Jeune Afrique)
Mots clés: Côte d’Ivoire, Banques, Société général
AFRIQUE DE L’EST
Somalie : 137 millions $ de la Banque mondiale pour faire face aux impacts des catastrophes naturelles et de la covid-19 - Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale a approuvé, le 15 mai, une subvention de 137,5 millions $ de l’Association internationale de développement (IDA), en faveur de la Somalie, pour la mise en œuvre du Projet de réponse aux crises (SCRP) dans le pays. Ce projet vise à soutenir le rétablissement des moyens de subsistance et les infrastructures dans les zones touchées par les inondations et la sécheresse. Il permettra également de renforcer les systèmes et la capacité du gouvernement à se préparer aux catastrophes naturelles. En outre, à travers ce financement l’IDA veut venir en aide à 1,7 million de Somaliens, en particulier les populations les plus vulnérables, les communautés agricoles, les personnes déplacées, les communautés rurales et urbaines, ainsi que les communautés d'accueil, avec un fort accent sur les ménages dirigés par des femmes, affectés par les criquets et les inondations. L’institution a aussi fait savoir que 20,5 millions $ de cette enveloppe seront affectés au plan de riposte à la Covid -19 de la Somalie. (Agence ecofin)
Mots clés: Somalie, Covid-19, IDA, Financement
Éthiopie : le changement climatique pourrait réduire les rendements du café jusqu’à 25 % d’ici 2030 - En Éthiopie, la filière café sera l’une des plus affectées par les conséquences du changement climatique dans les prochaines années. D’après une étude du cabinet de conseil McKinsey publiée hier, les rendements de la fève pourraient baisser jusqu’à 25 % d’ici 2030 dans l’hypothèse d’une chute des précipitations et d’épisodes de sécheresse plus fréquents. Pour le pays des Négus, cette nouvelle perspective reste inquiétante dans la mesure où le secteur peine déjà à améliorer sa productivité encore faible par rapport aux standards mondiaux. En effet, le rendement du café en Éthiopie tourne autour de 0,7-0,8 tonne par hectare contre 1,5 tonne au Brésil. Il faut souligner que cette étude vient s’ajouter aux précédents rapports sur cette problématique, qui prévoient notamment un recul des zones favorables à la production caféière en Éthiopie en raison du changement climatique. Pour rappel, le café fournit 25 % des devises d’exportation de l’Éthiopie. La fève fait également vivre plus de 15 millions de personnes de manière directe et indirecte. (Agence ecofin)
Mots clés: Ethiopie, Climat, Café
AFRIQUE AUSTRALE
Zimbabwe : la ZETDC a lancé un appel d’offres pour la construction de 500 MW de centrales solaires - Au Zimbabwe, la compagnie nationale de transmission électrique vient de lancer un appel d’offres pour la construction de centrales solaires d’une capacité globale de 500 MW. « La Zimbabwe Electricity and Distribution Company (ZETDC) a l’intention de faire construire 500 MW de centrales solaires de capacités variables dans différents sites stratégiques déjà identifiés », a affirmé la compagnie dans une note publique. Grâce à ce nouveau marché, le pays entend accroître la part du renouvelable dans son mix énergétique tout en mettant fin aux séries de délestages qu’il subit. Le pays d’Afrique australe endure en effet, depuis plusieurs mois, des interruptions de fourniture électrique qui peuvent s’étendre jusqu’à 18 heures par jour. Cette situation a été causée par la sécheresse qui a fait baisser le niveau de l’eau dans le barrage de Kariba, sa principale centrale. L’infrastructure d’une capacité de 1 050 MW ne produit plus que 600 MW. Le pays tout entier produit 987 MW pour un pic de demande électrique de plus de 1 500 MW. (Agence ecofin)
Mots clés: Zimbabwe, Centrales solaires
AFRIQUE CENTRALE
Pour garantir l’approvisionnement des raffineurs, le Cameroun importera 90 000 tonnes d’huile de palme brute en 2020- Bien qu’étant affectés par la crise du Coronavirus, les producteurs des huiles végétales raffinées et de savon au Cameroun semblent déjà préparer l’après-crise sanitaire. En effet, en dépit des effets du Covid-19, qui ont provoqué une baisse d’activité de 40% dans ce secteur, selon les opérateurs, ces derniers vont importer une cargaison de 90 000 tonnes d’huile de palme brute au cours de l’année 2020, afin de garantir l’approvisionnement des usines de raffinage en matière première. Selon une source autorisée, telle est la décision que vient de prendre le Comité de régulation de la filière des oléagineux. Les cargaisons à importer pourraient venir du Gabon, pays devenu fournisseur d’huile de palme au Cameroun depuis quelques années, à la faveur de la réalisation d’un projet agro-industrielle par la firme singapourienne Olam avec le concours de l’État gabonais. Les importations annoncées devraient pouvoir bénéficier des facilités habituelles, telles que l’exonération de la TVA et le droit de douane à 5%. Une requête a déjà été adressée au gouvernement à cet effet, apprend-on de sources autorisées. (Investir)
Mots clés: Cameroun, Importation, Huile de palme
AFRIQUE DU NORD
Egypte : la Banque mondiale accorde 50 millions $ pour soutenir le plan de riposte contre la Covid-19- La Banque mondiale a approuvé, dimanche 17 mai, un décaissement de 50 millions $ à travers son nouveau mécanisme accéléré Covid-19 en faveur de l’Egypte. Ceci, en vue de soutenir le plan de riposte sanitaire du pays face à la pandémie. Selon l’institution, cet appui financier s’articule autour de 3 priorités, à savoir le renforcement de la prévention, la détection et la préparation de la réponse à la pandémie de Covid-19 en Egypte. Concrètement, le financement vise à soutenir l'achat et la distribution de matériel médical et de fournitures nécessaires à la lutte contre la pandémie ; la formation des agents de santé ; l'exploitation de centres de quarantaine ; la mobilisation d'équipes d'intervention rapide pour la recherche des cas de Covid-19 ; la mise en place de plateformes et d'outils de messagerie pour améliorer la sensibilisation du public à la prévention de la maladie, etc. Pour la représentante résidente de la Banque mondiale, Marina Wes, « cette phase de notre soutien vise à protéger les ménages les plus pauvres et les plus vulnérables et à aider le pays à mettre en œuvre des opérations de santé d'urgence et à renforcer la résilience économique ». Le plan de riposte mis en place par les autorités égyptiennes pour lutter contre la pandémie est évalué à 100 milliards de livres égyptiennes (environ 6,3 milliards $). (Agence ecofin)
Mots clés: Egypte, Covid-19, BM
Hausse des exportations des produits maraîchers durant la saison 2019-2020 - Les exportations des produits maraîchers ont atteint durant cette saison un volume de l’ordre de 1.077.000 tonnes, en progression de 6% par rapport à la saison dernière, confirmant le bon déroulement de la campagne d’exportation des produits alimentaires agricoles 2019-2020, selon le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts. Malgré le contexte difficile de la crise sanitaire, “le secteur des exportations des produits agro-alimentaires a enregistré de bonnes performances. En effet, les exportations des produits maraîchers ont atteint durant cette saison au 9 mai 2020 (selon le calendrier adopté par Morocco Foodex du 1er septembre au 09 mai correspondant au calendrier agricole) un volume de l’ordre de 1.077.000 tonnes, en hausse de 6% par rapport à la saison dernière arrêtée à la même date (1.012.000 tonnes)”, indique un communiqué du ministère. Les exportations de la tomate ont connu au 09 mai 2020 une augmentation de l’ordre de 4% par rapport à la saison précédente en passant de 492.000 tonnes à 514.000 tonnes à la même date, ajoute la même source, notant que les exportations du haricot vert ont atteint un volume de l’ordre de 112.000 tonnes, contre environ 102.000 tonnes pendant la saison antérieure, enregistrant ainsi une augmentation de 10%. Les fruits rouges ont enregistré une croissance remarquable durant cette campagne. En effet, rapporte la MAP, les exportations des fruits rouges à l’état frais ont atteint durant cette campagne un volume de l’ordre de 82.500 tonnes au 9 mai 2020, enregistrant ainsi une croissance de 25% par rapport à la dernière campagne à la même date (66.000 tonnes). (Libération)
Mots clés: Maroc, Exportation, Agriculture
