LA QUOTIDIENNE DU CAPC 21 MAI 2020

 

ANNONCE IMPORTANTE

COVID-19 et les entreprises africaines : focus sur Maurice - Le Centre africain pour les politiques commerciales (CAPC) de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) et International Economics Consulting Ltd. Ont effectué une étude conjointe du 14 au 20 avril 2020 auprès des entreprises qui opèrent sur tout le continent africain. Celle-ci a mené aux « Observations sur la réaction et les perspectives des entreprises africaines face au COVID-19 ». Le rapport d’analyse des résultats de l’enquête au complet a ensuite été publié le 30 avril 2020. Parmi ceux qui ont participé à cette enquête, 84 répondants sont des entreprises qui ont des activités à Maurice et qui peuvent être divisées en 38 entreprises internationales (soit 45%) qui opèrent non seulement à Maurice mais aussi ailleurs en Afrique et 46 entreprises nationales (55%) opérant uniquement sur le marché mauricien et qui n’exportent donc pas. Par rapport à la taille, les 84 entreprises participantes opérant à Maurice peuvent être divisées en : 25 micro (11 internationales et 14 nationales), 27 petites (9 internationales et 18 nationales), 19 moyennes (8 internationales et 11 nationales) et 13 grandes (10 internationales et 3 nationales) entreprises. En d'autres termes, selon cet échantillon, la majorité des PME (soit 60%) opèrent exclusivement à Maurice, tandis que les grandes entreprises ont tendance à faire des affaires à Maurice ainsi que dans d'autres pays africains (plus des trois quarts du total). En ce qui concerne leur principal type d'activité, un peu plus des trois quarts (33 entreprises internationales et 31 nationales) sont dans le secteur des services, tandis que les autres (5 internationales et 15 nationales) sont dans le commerce des biens. Autrement dit, la majeure partie (75%) des entreprises interrogées produisant des biens n'opèrent qu'à Maurice, tandis que les entreprises impliquées dans les services sont presque également réparties entre celles qui opèrent uniquement localement et celles qui font également des affaires à l'étranger. (UNECA)

Mots Clés: Covid-19, Enquête Entreprises, Maurice

 

INTERNATIONAL

Les experts du projet BACUDA de l'OMD développent et partagent un modèle de réseau neuronal artificiel pour aider les douanes à détecter les transactions potentiellement frauduleuses  - Dans le cadre du projet BACUDA de l'OMD (Band of Customs Data Analysts - groupe d'analystes des données douanières) mené conjointement avec l'Institut de science fondamentale (Institute of Basic Science -IBS) et l'Université nationale Cheng Kung (NCKU), l'OMD a développé un modèle de réseau neuronal artificiel appelé DATE (Dual-Attentive-Tree-aware-Embedded) pour aider les administrations des douanes à mieux détecter les transactions qui présentent des risques de fraude.  Le papier sur le modèle DATE a été accepté par la Conférence KDD 2020 (Sciences appliquées et sciences des données) et sera publié dans les actes de la KDD2020 dans son intégralité. Le projet BACUDA de l'OMD a été lancé en septembre 2019 et constitue une plateforme de recherche collaborative portant sur l'analyse des données.  Avec la participation de l'Administration des douanes du Nigeria (NCS), les experts BACUDA ont réussi à développer le modèle DATE et ont lancé un projet pilote pour vérifier sa performance avec des données en temps réel relatives à l'importation de deux ports nigérians, à savoir, Tin Can (Lagos) et Onne (Port-Harcourt) depuis mars 2020. Le modèle DATE est disponible en source ouverte et vous pouvez le télécharger à partir du lien suivant: https://github.com/Roytsai27/Dual-Attentive-Tree-aware-Embedding. Vous pouvez extraire des données à l'importation au niveau des transactions à partir de votre système de dédouanement automatisé et les importer dans le modèle DATE. Cela vous donnera, pour une importation donnée, le risque de sous-évaluation et une estimation des recettes additionnelles en cas d'inspection.   (OMD)

Mots Clés: Douanes, Fraudes, Intelligence Artificielle

The Next Society lance le premier tableau de bord de l'innovation des pays du Sud de la Méditerranée - Dans le cadre de The Next Society, le Forum euroméditerranéen des instituts de sciences économiques (Femise) et le réseau méditerranéen de coopération pour le développement économique Anima Investment Network, chef de file de ce programme européen lancé en 2017, publient le premier tableau de bord de l'innovation adapté aux spécificités des pays du Sud de la Méditerranée.
Numérique et interactif, il s'appuie sur
soixante-dix-huit indicateurs et permet de mesurer l'innovation dans la région.  "Elle joue un rôle crucial dans le développement économique et social. C'est un important moteur de croissance, de productivité, de compétitivité et de création d'emplois. L'innovation peut également contribuer à relever certains des défis socio-économiques tels que la santé et la pauvreté", indique un communiqué commun aux deux associations basées à Marseille.  Les chercheurs du Femise, partenaire de ce consortium et experts dans les enjeux de développement de la Méditerranée, ont sélectionné les indicateurs les plus pertinents sur les trois phases principales du processus de l'innovation (entrée, processus, production).  (Econstrum)

Mots Clés: Méditerranée, Innovation, Tableau de bord

Rendre les économies plus résistantes aux récessions- compte tenu des niveaux exceptionnellement bas des taux d'intérêt et des sommets historiques de la dette publique dans de nombreux pays, comment les pays avancés peuvent-ils se préparer et réagir au mieux à de futures récessions ? Dans notre récente édition des Perspectives de l'économie mondiale, achevée avant la pandémie, nous avons analysé la manière dont les pays avancés pourraient renforcer leur résilience aux chocs  dans un tel contexte. Il en ressort que les mesures de relance budgétaire fondées sur des règles (avec un déclenchement automatique en cas de détérioration d'indicateurs macroéconomiques) peuvent se révéler très efficaces pour faire face à une récession dans ce type de situation.

  • Un rôle plus important pour la politique budgétaire

Étant donné que les taux d'intérêt sont nuls ou proches de zéro dans les pays avancés, la possibilité de procéder à d'autres réductions conventionnelles des taux est limitée. Cela dit, les banques centrales peuvent recourir de manière plus intensive à des instruments de politique monétaire non conventionnels (par exemple, achats d'actifs à grande échelle) pour apporter un soutien supplémentaire, comme elles l'ont fait récemment face à la pandémie. Toutefois, compter uniquement sur la politique monétaire pour faire face aux chocs pourrait se révéler insuffisant et soulève également des questions en ce qui concerne les effets secondaires de ces mesures sur la future stabilité financière et les menaces qu'elles feraient peser sur l'indépendance des banques centrales.  (FMI)

Mots Clés: Covid-19, Economies, ¨Politiques budgétaires

Le Groupe de la Banque mondiale soutient la riposte à la pandémie de COVID-19 (coronavirus) dans 100 pays- Le Groupe de la Banque mondiale a indiqué aujourd’hui que ses opérations d’urgence en réponse à la pandémie de COVID-19 (coronavirus) concernaient dorénavant 100 pays en développement, qui représentent 70 % de la population mondiale. Depuis mars, il est parvenu à mobiliser en un temps record un volume d’aide exceptionnel pour permettre aux pays de protéger les populations pauvres et vulnérables, renforcer leurs systèmes de santé, préserver l’activité du secteur privé et stimuler le redressement économique. Cette assistance, d’une ampleur et d’une rapidité inédites dans l’histoire du Groupe de la Banque mondiale, s’inscrit dans l’engagement pris par l’institution de débloquer 160 milliards de dollars de dons et d’aide financière sur une période de 15 mois pour accompagner la riposte des pays en développement face aux conséquences sanitaires, économiques et sociales de la crise du coronavirus et de la mise à l’arrêt des économies avancées.  (BM)

Mots Clés: Covid-19, Banque Mondiale, Riposte

 

PANAFRICAIN

Automobile : L’industrie redémarre progressivement en Afrique - Redémarrage des machines pour la majorité de l'industrie automobile à travers le continent. Le japonais Honda vient de sonner la reprise progressive pour ses concessionnaires dans toute l'Afrique du Sud, avec une exploitation de l'assemble des effectifs seulement à partir du 8 juin prochain. Depuis le lancement de ses activités en juin 2018, Volkswagen, qui a investi plus de 20 millions de dollars, affiche de fortes ambitions pour son usine rwandaise. La crise du coronavirus est certes venue le court-circuiter, mais la reprise devrait lui permettre d'appuyer sur l'accélérateur, d'autant que le constructeur allemand cible plus largement le marché est-africain. Partout dans le monde, le secteur automobile a subi de plein fouet la crise provoquée par le coronavirus. Cependant, certains analystes estiment que ce recul ne serait qu'à court terme en Afrique. Dave Coffey, PDG de l'Association africaine des constructeurs automobiles (AAAM), va même jusqu'à penser qu'en dépit de la pandémie du coronavirus, les ventes annuelles de véhicules neufs en Afrique subsaharienne pourraient passer de 100 000 unités actuellement (hors Afrique du Sud) à 2 millions d'unités au cours des 15 prochaines années.  (La tribune)

Mots clés: Afrique, Industrie, Automobile

Covid-19: L’UCESA préconise une démarche régionale- Pour lutter efficacement contre le covid-19, l’Union des Conseils Economiques et sociaux d’Afrique et Institutions Similaires (UCESA) préconise une démarche régionale qui tient compte des spécificités des sociétés africaines. « l’UCESA, en tant qu’union faitière des sociétés civiles organisées africaines, préconise une démarche régionale qui tient compte des spécificités des sociétés africaines et s’appuie sur les valeurs propres au continent en matière de solidarité et d’entraide », indique un communiqué de l’Union, actuellement sous présidence marocaine. La gestion de la crise sanitaire, qui appelle à une réponse internationale forte, guidée par un impératif de solidarité et de responsabilité partagée, doit inclure urgemment le continent africain et tenir compte de ses spécificités, notamment sur les plans économique et social, poursuit la même source. L’UCESA s’est dite consciente que la capacité de réponse de la majorité des pays africains se trouve affaiblie par les politiques d’austérité ayant impacté structurellement et de manière négative le secteur de la santé (infrastructures et investissements largement insuffisants, fuite des médecins à l’étranger, faiblesse manifeste de la couverture médicale et de l’innovation dans ce secteur, etc.).  (Panorapost)

Mots clés: Afrique, Conseils Economiques, Covid-19

Le chef de l’ONU a appelé mercredi la communauté internationale à faire preuve de solidarité avec l’Afrique face à la menace du coronavirus - La pandémie menace déjà les progrès accomplis en Afrique au risque d’aggraver les inégalités existantes et d’accentuer la faim, la malnutrition et la vulnérabilité face à la maladie. Pour preuve, la demande pour les produits africains de base, le tourisme et les envois de fonds est en baisse. L’ouverture de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) a été reportée et des millions de personnes pourraient basculer dans la pauvreté extrême. A ce jour, le virus a fait plus de 2.500 morts en Afrique.

  • Traiter les problèmes urgents liés au coronavirus en Afrique

Les Nations Unies ont publié mercredi une note de synthèse qui met en évidence une série de problèmes urgents liés au coronavirus en Afrique. Le Secrétaire général a demandé un plan de relance mondiale qui représente au moins 10 % du produit intérieur brut global.

  • Donner aux femmes et aux jeunes africains les moyens d’agir

Le chef de l’ONU a également rappelé qu’en Afrique comme partout ailleurs, la réponse au coronavirus doit être inclusive. « Les femmes seront indispensables à tous les niveaux de notre réponse face à la pandémie. Les plans de relance doivent en priorité mettre de l’argent à leur disposition et renforcer leur protection sociale », a-t-il dit. (UNECA)

Mots clés: Afrique, Covid-19, Dette, Réponse inclusive

Covid-19 et restrictions à l’exportation : Les limites du droit commercial international et les leçons à tirer de la ZLECA - La Commission économique pour l’Afrique (CEA) a publié  une Note politique qui fournit une analyse préliminaire, dans une perspective africaine, des limites du droit commercial international en temps de crise comme en ce moment et propose de fortes recommandations politiques à l’intention des décideurs africains. Après une brève analyse du droit du commerce international tel qu’il s’applique au mouvement des biens essentiels destinés au Covid-19, l’étude conclut que, en cas d’urgence réelle comme en ce moment, le rôle du droit à garantir l’accès aux fournitures médicales essentielles sur le marché international est fortement diminué. Les effets ont été grave, en particulier sur les pays qui manquent de capacités de production locales suffisantes. Dans un modèle économique mondial dans lequel l’Afrique exporte principalement des produits primaires et importe principalement des produits finis, l’Afrique accuse un double coup dur dans la crise : (i) le confinement économique dans une grande partie du monde a fait chuter les prix des produits de base à des niveaux record,  provoquant des baisses importantes et dramatiques des recettes de change indispensables pour la plupart des pays africains tributaires des ressources ; et (ii) lorsque les pays avancés dotés de capacités de production et d’approvisionnement imposent des restrictions à l’exportation de fournitures médicales essentielles, la conséquence inévitable résulte en une baisse soudaine des fournitures, une hausse des prix et une escalade tout aussi dramatique des factures d’importation des pays africains à un moment où leurs ressources déjà maigres sont débordées. (UNECA)

Mots clés: Afrique, Covid-19, Exportations, Droit commercial

 

AFRIQUE DE L’OUEST

Croissance : Le Burkina Faso est sur la bonne voie - L’agence de notation S&P Global Rating vient de publier une riche note au sujet du Burkina Faso. Selon l’agence américaine, les effets négatifs de la pandémie de Covid-19 seront « concentrés en 2020 et n’entraîneront pas une détérioration durable des tendances de croissance économique et des paramètres de crédit ». En outre, le Burkina Faso a bénéficié d’un décaissement d’urgence de 115,3 millions de dollars au titre de la Facilité de crédit rapide du FMI, permettant une réponse budgétaire plus robuste aux effets sanitaires et sociaux de la pandémie de Covid-19. Conformément aux objectifs du programme du Burkina Faso avec les critères de convergence du FMI et de l’Uemoa, les autorités « reprendront leur trajectoire d’assainissement budgétaire d’avant la crise ».  (African Business)

Mots clés:  Burkina, Notation Financière, Budget

Les investisseurs étrangers ont retiré l'équivalent de 16 milliards $ du Nigeria, au cours du premier trimestre 2020 - Les investisseurs étrangers ont réduit leurs portefeuilles de placement au Nigeria de 15,7 milliards $, au cours du premier trimestre 2020, apprend-on d'une analyse de Fitch Ratings qui cite des estimations du Fonds monétaire international (FMI). « Nous prévoyons... que les réserves internationales du pays baissent de leur niveau de 38,6 milliards $ au 31 décembre 2019 à 23,3 milliards $ d'ici la fin de l'année 2020 », a fait savoir l'agence de notation dans sa note d'analyse. Les réserves de change d'un pays lui permettent de régler les factures de ses importations, et de rembourser sa dette internationale. La dégradation de cette ressource réduira les possibilités d'importations du Nigeria de 5 mois à fin 2019 à seulement 3 mois au terme de l'année en cours. Plusieurs éléments ont conduit à cette situation. Le Nigeria exporte essentiellement du pétrole qui génère 90% de ses revenus en devises. La baisse des prix de cette matière première ainsi que le repli des revenus du tourisme et des transferts de sa diaspora ont négativement impacté les revenus en monnaies étrangères du Nigeria. La Banque centrale a pris deux mesures à ce propos. Elle a tout d'abord légèrement dévalué la monnaie locale (naira), et elle a ensuite renforcé les procédures de rapatriement des devises par les étrangers. (Agence ecofin)

Mots clés: Nigeria, Investissement Etrangers, Pétrole

 

AFRIQUE DE L’EST

Kenya : le FIDA accorde 131 millions $ à l’aquaculture commerciale - Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a débloqué récemment, un prêt de 14 milliards de shillings (131 millions $) au profit du Programme de développement de l’aquaculture au Kenya. Ce projet soutiendra les activités d’amélioration de la productivité des exploitants aquacoles à travers la fourniture d’aliments pour poissons et d’alevins de qualité ainsi que le renforcement des capacités techniques.  Il devrait également permettre d’installer dans une première phase, des mini-usines de transformation de poissons dans les comtés de Nyeri, Meru, Kirinyaga, Kakamega, Homa Bay et Migori. D’une manière globale, l’initiative compte contribuer à l’émergence d’une filière aquacole commercialement viable au Kenya dans l’optique de la réduction de l’écart grandissant entre la demande et l’approvisionnement domestique. En effet, alors que les besoins sont évalués à 600 000 tonnes par an, la production locale qui provient principalement de la pêche continentale et de la pêche maritime n’atteint que 150 000 tonnes.   (Agence ecofin)

Mots clés: Kenya, Aquaculture, Commerce

 

AFRIQUE AUSTRALE

Le botswanais Sefalana propose 6 millions $ pour acquérir 40 % de parts dans le capital de l’australien Seasons Group - Sefalana Holding Company, une entreprise botswanaise spécialisée dans la vente des biens de consommation va acquérir 40 % de parts, dans le capital de Seasons Group, une chaîne de supermarchés présente en Australie, a-t-on appris de sources médiatiques. Pour cette acquisition, l’entreprise cotée sur le Botswana Stock Exchange a proposé de verser une contrepartie financière de 6,1 millions $. Toutes les approbations réglementaires relatives à cette acquisition ont été obtenues. Sefalana dont l’actionnariat est détenu à 93 % par des personnes morales et physiques au Botswana espère générer des revenus plus importants pour ses actionnaires tout en renforçant son exposition aux devises étrangères. Sefalana a étendu ses activités dans des secteurs diversifiés au Botswana, en Namibie, au Lesotho, en Zambie et en Afrique du Sud. En dehors des biens de consommation, l’entreprise est présente dans le secteur de l’immobilier et de l’automobile. En 2019, les revenus du groupe et de l’ensemble de ses filiales ont progressé à 5,3 milliards de pulas contre 4,7 milliards de pulas en 2018.  (Agence ecofin)

Mots clés: Botswana, Sefalana, Acquisition

La rentabilité de Mauritius Commercial Bank est mise à rude épreuve par les conséquences économiques du coronavirus - La rentabilité de Mauritius Commercial Bank (MCB), une importante banque opérant en île Maurice, est mise à rude épreuve, selon la dernière analyse de notation faite par l'agence Fitch Ratings. Une banque est rentable si elle génère des revenus d'intérêts et de commissions, tout en ayant un minimum de charges d'exploitation et de provisions pour risques. Fitch estime que MCB subira de fortes pressions sur ses sources de revenus, et une pression supplémentaire sur ses obligations de provision des risques. « Une forte exposition à des secteurs locaux en difficulté tels que le tourisme, la construction et l'immobilier devrait entraîner une augmentation des crédits non remboursés et en situation de risque élevé. La concentration des emprunteurs est particulièrement élevée, expliquée par l'exposition aux entités appartenant aux grands conglomérats familiaux d'île Maurice », a fait savoir l'Agence dans son analyse. Bien que Maurice ait diversifié son économie, l’hôtellerie reste un de ses piliers. Elle contribue à hauteur de 24 % au produit intérieur brut, et comptabilise près de 40 000 emplois directs et le double en emplois indirects. Un manque de revenus du fait des mesures de confinement risque de rendre défaillants ces salariés qui à leur tour, ne pourront pas payer leurs dettes de consommation ou bancaires. (Agence ecofin)

Mots clés: Maurice, MCB, Rentabilité

 

AFRIQUE CENTRALE

Lutte contre le coronavirus : un appui budgétaire de 10 millions $ de la France en faveur du Cameroun - Le gouvernement camerounais, à travers le ministère de l’Economie, a signé le 18 mai 2020 avec l’Agence française de développement (AFD), une convention de subvention d’un montant de 6,5 milliards FCFA (10,8 millions $), apprend-on officiellement. Selon les parties, cette subvention sous forme d’appui budgétaire au ministère de la Santé publique (Minsanté) permettra de soutenir la lutte contre le Coronavirus au Cameroun. Ce financement est accordé dans le cadre du C2D. Les fonds ainsi mis à disposition, apprend-on, permettront de renforcer la prise en charge des cas de Covid-19, en particulier des cas graves dans les hôpitaux de référence de Yaoundé, Douala et Bafoussam (augmentation du nombre de lits d’hospitalisation et de réanimation). (Agence ecofin)

Mots clés: Cameroun, France, C2D

Le pétrole, principal point noir de la zone Cemac - Les analystes de S&P Ratings soufflent le chaud et le froid, concernant l’Afrique subsaharienne. Sur les six États membres de l’espace Cemac, seule la Centrafrique est un importateur net de pétrole. En moyenne, l’or noir représente encore près de 75% des exportations de marchandises de la région et 40% des recettes fiscales, et a contribué pour environ 25% à l’activité économique l’année dernière. Cependant, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale et le Gabon dépendent davantage du pétrole que le Cameroun, qui représentait 42% du PIB nominal de la Cemac en 2019. Au total, la timide reprise dans les économies de la Cemac, qui avait commencé en 2017 suite au précédent choc pétrolier, s’est arrêtée en raison de la récession mondiale, déclenchée par des mesures pour contenir la pandémie.  (African business)

Mots clés: Cemac, S&P, Pétrole

 

 AFRIQUE DU NORD

Le marché des télécommunications enregistre une croissance de 9,5%- selon le rapport, il s’agit de 273,4 millions TND de revenus supplémentaires par rapport à l’année 2018.  Tous les opérateurs du marché ont enregistré des augmentations de leurs CA au cours de cette année 2019. En effet, elle a été de 164,8 M.TND chez Ooredoo Tunisie. 38,2 M.TND chez Orange Tunisie. Et 32,0 M.TND chez Tunisie Télécom. Et en termes de parts de marché, c’est désormais Ooredoo Tunisie qui possède la plus grande part avec 40,7% après l’avoir renforcé de 2,5 points supplémentaires en 2019. Elle est poursuivie par Tunisie Télécom avec une part de 37,2% et par Orange Tunisie avec une part de 22,1%. Ainsi, le marché des télécommunications a de beau jours devant lui. Concernant les chiffres d’affaire des fournisseurs d’accès à l’internet (FSI), le rapport affirme que Tous les FSI du marché ont enregistré des augmentations de leurs CA au cours de cette année 2019. En effet, elle a été de 16,7 M.TND chez Topnet. 7,1 M.TND chez Globalnet. 2,1 chez Hexabyte.  0,4 M.TND chez Ooredoo Internet et de 0,2 M.TND chez Orange Internet.  (Economiste Maghreb)

Mots clés: Egypte, Covid-19, BM

 Maroc : Après-covid, ce que que recommandent les exportateurs - La digitalisation, le e-commerce, le made in Morocco, l’innovation et la R&D sont les principaux leviers de croissance à activer pour négocier au mieux le virage serré que prend le commerce international. En tout cas se sont les recommandations émises par la commission logistique de l’ASMEX qui a tenu une visio-conférence afin de débattre des problèmes logistiques rencontrés par les exportateurs en cette période de pandémie et mener une réflexion sur l’après-crise.

  • Un impact conséquent

Face aux perturbations que connaît le commerce international et à l’arrêt d’activité que connaissent plusieurs lignes de production au Maroc et à travers le monde, les exportateurs marocains sont confrontés à une situation inédite et les constats sont alarmants. Toutes les chaînes logistiques aériennes, terrestres ou maritimes sont bousculées par la propagation du nouveau coronavirus-covid19 et des mesures prises par les gouvernements pour lutter contre la pandémie. Au niveau des industriels et des exportateurs, cela se traduit par des ruptures de stocks, des lignes de production à l’arrêt faute d’intrants, des contrats suspendus, des déficits de paiement… Plusieurs participants ont partagé leurs expériences et apporté leurs témoignages. A titre d’exemple, le secteur pharmaceutique exportateur subit une rupture de stocks au niveau du marché africain expliquée par le fait que chaque exportation de médicament est désormais soumise à une autorisation et une étude au cas par cas. Le secteur de la pêche est, lui, doublement touché avec d’une part le repos biologique du début de l’année et d’autre part l’impact négatif du virus sur l’approvisionnement de la matière première en amont, ce qui a un impact direct sur les capacités d’exportation.  (Observateur)

Mots clés: Maroc, ASMEX, Exportation, Recommandation