LA QUOTIDIENNE DU CAPC 2 JUIN 2020
ANNONCE IMPORTANTE
Lancement du site Internet ARII 2019 pour une meilleure compréhension des performances de l’Afrique en matière d’intégration régionale - À la suite de la publication du Rapport 2019 sur l’Indice d’intégration régionale africaine (ARII), la CEA lance un site Internet consacré à promouvoir une meilleure compréhension des performances du continent, des Communautés économiques régionales (CER) et des pays africains en matière d’intégration régionale, aider les pays africains à tirer le meilleur parti de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) et stimuler le plan d’action sur l’intensification du commerce intra-africain (BIAT). L’Indice évalue l’intégration régionale sur la base de cinq dimensions à savoir, l’intégration commerciale, l’intégration productive, l’intégration macroéconomique, l’intégration des infrastructures et l’intégration en termes de libre circulation des personnes pour les 54 pays africains et les huit CER reconnues par l’Union africaine. ARII 2019 classe le niveau d’intégration des pays africains au sein de leurs CER respectives et également avec le reste du continent. L’objectif de ce site Internet consiste à promouvoir une compréhension approfondie de l’intégration à travers ses différentes dimensions présentées dans ARII 2019. Le site dispose de fonctionnalités qui permettent d’accéder à des cartes, graphiques, tableaux personnalisés et aux données brutes sous-jacentes. Le score global de l’Afrique en matière d’intégration régionale selon ARII 2019 est relativement faible, ce qui indique que des améliorations considérables peuvent être apportées. Cependant, si nous examinons de près les scores des cinq dimensions de l’intégration, il apparaît que les performances relativement faibles de l’Afrique sont dues aux faibles scores dans deux domaines spécifiques à savoir, l’intégration productive et l’intégration des infrastructures. Si nous allons plus loin et examinons les scores des indicateurs à l’intérieur des dimensions, le faible commerce de produits intermédiaires reflète les performances relativement faibles de l’intégration productive, tandis que les réseaux d’infrastructures inadéquats entraînent de mauvaises performances en matière d’intégration des infrastructures. Les cinq dimensions de l’intégration dans ARII 2019 sont si étroitement liées que la performance globale de l’Afrique en matière d’intégration régionale est susceptible de s’améliorer considérablement et permettra aux pays africains de tirer le meilleur parti de la ZLECA si les chaînes de valeur régionales sont renforcées, améliorant ainsi l’intégration productive du continent et le réseau d'infrastructures. La CEA a dispensé une formation aux États membres sur la collecte et l’utilisation des informations contenues dans ARII 2019 pour l’analyse et l’élaboration des politiques. Ledit site Internet est accessible ici. Pour toute information supplémentaire ou commentaire sur ARII 2019 et / ou le site Internet, veuillez envoyer un e-mail à eca-atpc@un.org.(UNECA)
INTERNATIONAL
Covid-19 : les 12 géants pétroliers ont subi une perte totale de plus de 20 milliards de dollars- Les 12 plus grandes entreprises pétrolières ont subi une perte totale de plus de 20 milliards de dollars au premier trimestre de 2020, à cause de la pandémie de Covid-19. La transportation s'est quasiment arrêtée et la consommation de pétrole a largement baissé entre janvier et mars 2020, à cause de la pandémie, et des restrictions en vue d'endiguer le nouveau coronavirus. En avril, les prix pétroliers ont vu leur niveau le plus faible depuis 1999, dû à la faiblesse de la demande pétrolière mondiale. Un baril de pétrole Brent coûtait 63,1 dollars au premier trimestre de 2019. Cette année, il coûtait environ 50 dollars, après une baisse de 20,7%. Cela a eu des impacts négatifs sur les bilans financiers des géants pétroliers. Selon les données compilées par l'Agence Anadolu auprès de 12 principales entreprises pétrolières, les Américaines, ExxonMobil, Chevron, ConocoPhillips, Halliburton, Schlumberger, Baker Hughes; la Néerlandaise, Royal Dutch Shell; la Britannique, BP; la Française, Total; l'Italienne, Eni; la Russe, Rosneft et la Norvégienne, Equinor ont enregistré une perte totale de 20,6 milliards de dollars au premier quart de l'année. Pourtant, elles avaient enregistré un profit de 23,4 milliards de dollars dans la même période de 2019. Le revenu total de ces entreprises a baissé de 53,5 milliards de dollars (soit de 17%), pour atteindre 262 milliards de dollars, dans la même période, contre 315,5 milliards de dollars en 2019. L'entreprise Baker Hughes a subi la plus grande perte avec 10,2 milliards de dollars. Elle est suivie de Schlumberger avec 7,37 milliards de dollars et de l'Eni aevc 3,17 milliards de dollars. Viennent ensuite Chevron (3,6 milliards de dollars), Total (1,78 milliard de dollars) et BP (800 millions de dollars). Par contre, Royal Dutch Shell a été l'entreprise dont le revenu a le plus baissé. Entre janvier et mars 2020, l'entreprise a obtenu un revenu de 60 milliards de dollars, soit 23,7 milliards de dollars plus faible que la même période de 2019. L'Agence américaine d'information sur l'énergie prévoit que le prix d'un baril de pétrole Brent passe à 23 dollars au deuxième trimestre, à 32 dollars à la deuxième moitié de l'année, et à 48 dollars l'an prochain. (TRT)
Mots Clés: Pétrole, Covid-19, Impacts
OIT: Plus d'un jeune sur six se retrouve sans emploi en raison de la crise du COVID-19- Selon l’Organisation internationale du Travail (OIT), plus d'un jeune sur six a cessé de travailler depuis le début de la pandémie de COVID-19 , et ceux qui ont conservé leur emploi ont vu leur temps de travail diminuer de 23 pour cent. D’après l’Observatoire de l’OIT: le COVID-19 et le monde du travail. 4e édition , les jeunes sont beaucoup plus touchés par la pandémie, et la progression forte et rapide du chômage chez les jeunes depuis février dernier touche davantage les jeunes femmes que les jeunes hommes. La pandémie inflige un triple choc aux jeunes: non seulement elle ruine leurs perspectives d’emploi, mais elle perturbe aussi leurs études et leurs formations et constitue une entrave pour ceux qui veulent accéder au marché du travail ou cherchent à changer d’emploi. Avec un taux de 13,6 pour cent en 2019, le chômage des jeunes était déjà plus élevé que dans tout autre groupe de population. Environ 267 millions de jeunes étaient sans emploi et ni scolarisés ni en formation. Les 15-24 ans qui travaillaient occupaient généralement des formes d’emploi les rendant plus vulnérables, soit parce qu’il s’agissait d’emplois mal rémunérés ou d’emplois informels, soit du fait de leur statut de travailleurs migrants. « La crise économique due au COVID-19 frappe les jeunes – en particulier les femmes – plus durement et plus rapidement que les autres groupes de population. Faute de prendre d’urgence des mesures énergiques pour améliorer leur situation, nous allons peut-être devoir assumer l’héritage du virus pendant des décennies. Si leurs talents et leur énergie sont mis à l’écart en raison de l’absence de possibilités d’emploi et de formation, c’est notre avenir à tous qui en pâtira et il sera beaucoup plus difficile de reconstruire une économie meilleure dans la période d’après COVID-19 », a déclaré le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder. (OIT)
Mots Clés: OIT, Emplois des jeunes
Canada : Baisse généralisée de la production dans le secteur manufacturier - Le sondage de Manufacturiers et Exportateurs du Canada a révélé que les deux tiers des répondants ont vu leur production chuter en dessous de la normale. Environ la même part des répondants s’attend à une baisse de la production qui durerait au moins de trois à six mois. Un quart des 320 fabricants qui ont répondu au sondage mené en mai ont déclaré que la production avait baissé de plus de 50 %, tandis que la moitié des fabricants ont déclaré que la baisse se situait entre 25 et 50 %. Au Québec, 59 % des répondants ont dit que la production a chuté sous le niveau normal. Les fabricants des Prairies ont déclaré être les plus touchés, 75 % des exploitants ayant enregistré une baisse en Saskatchewan, et 72 % au Manitoba. L’Ontario a enregistré une baisse de 71 % et la Colombie-Britannique a affiché un recul de 53 %. Les fabricants de produits alimentaires et de boissons ont obtenu les meilleurs résultats, 29 % des producteurs déclarant une production supérieure à la production normale et 45 % déclarant une baisse. Le secteur de l’équipement de transport est le plus touché, 80 % déclarant une baisse d’activité. (La presse)
Mots Clés: Canada, Production, Secteur Manufacturier
PANAFRICAIN
Ces innovations technologiques qui transforment le secteur agricole africain - Parmi les pays en développement d’Afrique et d’Asie, des pays comme le Kenya ou l’Inde ouvrent la voie à la numérisation. Un large éventail de services agricoles numériques sont maintenant disponibles ou évoluent. Ils dépendent du niveau de pénétration et d’accès du téléphone ainsi que de la disponibilité et de l’accès à Internet haute vitesse. Le nombre d’agriculteurs abonnés aux services agricoles numériques a augmenté de 40 à 45 % par anau cours des trois dernières années. Selon la Banque Africaine de Développement (BAD), on estime que 33 millions de personnes sont déjà inscrites aux services agricoles numériques tels que les prévisions météorologiques et l’accès au marché. Ceci comprend environ 13 % de tous les petits exploitants et des communautés pastorales d’Afrique subsaharienne. Aujourd’hui, ils trouvent de la valeur dans une gamme de services agricoles numériques mise à leur disposition. La transformation du secteur agricole et de son économie est de plus en plus facilitée par des innovations technologiques et des solutions mobiles abordables. Celle-ci y trouve notamment son compte dans les services offerts par les plateformes digitales. Cependant, la plupart des plateformes agricoles digitales ne fournissent que quelques services qui sont au cœur des modèles d’affaires des fournisseurs. La plupart des plateformes ont une approche « cloisonnée » et ne fournissent pas de services additionnels à partir d’autres plateformes complémentaires. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique, Agriculture, Technologie
Le moment est venu pour l’Afrique de numériser les registres fonciers - La crise actuelle de coronavirus (COVID-19) a donné un nouvel élan à la nécessité pour les pays africains de créer des registres fonciers complets et à jour pour protéger les droits fonciers des citoyens ordinaires, en particulier dans les zones rurales, déclare ce jeudi, Joan Kagwanja, du Centre africain sur les politiques foncières. S’exprimant lors d’un webinaire organisé par l’Institut d’études sur la pauvreté, la terre et l’agriculture (PLAAS) pour discuter des droits fonciers africains en temps de coronavirus, déclare Mme Kagwanja. Le COVID-19 a révélé la vulnérabilité de millions de ruraux à travers le continent, exprimant le besoin de plus de transparence et de responsabilité dans la gouvernance foncière à tous les niveaux. « C’est l’occasion pour nous de faire ce que nous aurions dû faire il y a longtemps. Nous devons maintenant mettre en place des technologies afin d’accorder des droits fonciers aux personnes vulnérables en particulier. Le moment est venu », dit-elle, ajoutant que cela peut créer plus de transparence et aider à éliminer la corruption dans les systèmes de gouvernance foncière. Mme Kagwanja indique que les droits fonciers deviennent de plus en plus précaires à mesure que de plus en plus de personnes s’installent dans les zones rurales alors que la crise sanitaire en cours continue de sévir, affectant les économies à travers le continent. (UNECA)
Mots clés: Afrique, Foncier Rural
Gestion des risques en Afrique : la pandémie de covid-19 éprouve les régulateurs, les assurés et les assureurs- Si le coronavirus a introduit de nouveaux risques, il en a réduit ou complètement éliminé d'autres, et cela entraîne des désaccords entre les assureurs et leurs clients. Au Maroc par exemple, des personnes ou entreprises assurées ont estimé qu'il est abusif qu'on leur demande de régler les primes d'assurance automobile, alors que le confinement décidé par le gouvernement élimine complètement ce risque-là. Bachir Baddou, le directeur général de la Fédération marocaine des sociétés d'assurances et de réassurance (FMSAR), ne nie pas cette situation, mais rappelle que les montants mobilisés sur ce segment de l'assurance ont permis de soutenir le Fonds spécial pour la lutte contre la pandémie du coronavirus créé à l’initiative du roi du Maroc. Le Maroc n'est pas le seul à vivre ce type de crise dans le secteur des assurances. Le coronavirus et les mesures de confinement conséquentes prises par les gouvernements africains ont négativement impacté les activités normales des entreprises, et même leurs revenus. Dans ces conditions, les dirigeants font tout pour réduire leurs charges et les assurances peuvent être dans le viseur. Face à cette situation, les régulateurs du secteur ont réagi différemment selon les pays. En Afrique du Sud, le régulateur du secteur a décidé que les assureurs ne seront pas obligés de réparer les sinistres occasionnés par la pandémie sur les polices d'interruption d'activité, lorsque les dommages en question n'y ont pas été inscrits. Au Kenya, l'Autorité de régulation du secteur des assurances (IRA) a demandé aux entreprises de son secteur de payer l'intégralité de toutes les réclamations relatives à la pandémie. Dans la même logique, la Conférence interafricaine des marchés des assurances (CIMA) qui fait office de régulateur pour 14 pays d'Afrique francophone, a interdit le refus d'indemniser les sinistres liés au covid-19 par des assureurs camerounais. (Agence ecofin)
Mots clés: Covid-19, Afrique, Assurance
Fairtrade international créé deux fonds pour €3,1 millions pour soutenir ses producteurs- Pour faire face à la crise actuelle suite à la pandémie du Covid-19, Fairtrade International lance deux fonds de soutien aux producteurs pour un montant total de €3,1 millions. Le premier, Fairtrade Producer Relief Fund, d’un montant de €2,1 millions, servira à financer des actions à court terme comme les besoins urgents d’investissement et de subsistance des producteurs certifiés et de leurs communautés. Cela peut être l’achat de masques, le paiement de salaires, le financement d’action de sensibilisation sur les précautions à prendre dans le cadre du Cobid-19, etc. Le second, Fairtrade Producer Resilience Fund, a été mis en place pour répondre aux besoins à long terme des producteurs dans le cadre de l’après-Covid. « La crise ne va pas se disparaître avec l’arrêt de la propagation du virus. On en voit déjà les signes, elle est imminente », souligne Nyagoy Nyong’o, directeur exécutif de Fairtrade Africa. Précisant « Les producteurs et travailleurs font preuve de résilience et de créativité. Ce fond supplémentaire leur permettra d’identifier les opportunités ou bien de nouveaux modèles d’entreprise, pendant que nous continuons à investir dans le futur de leurs communautés. » (Commod Africa)
Mots clés: Fairtrade, Producteurs
AFRIQUE DE L’OUEST
Kifema Capital, un outil de financement de Togo Invest pour booster le Plan National de Développement (PND) - Pour la mise en œuvre du PND, Togo Invest a défini ses domaines d’intervention en priorisant les projets à haute valeur économique et sociale pour le pays, notamment dans les secteurs suivants : agriculture, secteurs portuaire et aéroportuaire, énergie, finances et infrastructures publiques. Ses critères pour engager un partenariat avec les porteurs de projets structurants sont de plusieurs ordres : selon la nature du projet, un minimum de participation de Togo Invest lui permettant d’exercer un rôle d’actionnaire actif, la création d’emplois pour les Togolais, une gouvernance transparente et conforme aux meilleures pratiques d’affaires, la création de revenus directs et indirects pour l’Etat ou encore le respect de la règlementation en vigueur. De fait, plusieurs projets sont conçus par Togo Invest, notamment celui dénommé Corridor de Transport du Togo (CDT). Il s’agit d’un projet ambitieux pour développer un réseau d’infrastructures de transport moderne (rail, route, logistique, pipeline, et télécommunications) allant du Port Autonome de Lomé à la frontière nord avec le Burkina Faso. L’objectif du CDT est d’améliorer l’efficience et l’efficacité du corridor Lomé-Cinkassé, tout en libérant le potentiel économique de toutes les régions du Togo. Dans ce cadre, plusieurs projets identifiés comme prioritaires dans le PND sont en cours d’étude et ou de mise en œuvre par l’institution à savoir (1) un projet de Port Sec à développer sur une superficie de 100 hectares dans les environs de Cinkassé, (2) un chemin de fer de 670km, (3) une zone économique spéciale et une Plateforme Logistique Multiservice. Le projet Plateforme Logistique Multiservices consiste à développer à 7km du port de Lomé une infrastructure logistique composée d'une route dédiée avec accès au port, d’un espace de stationnement pour les camions, des infrastructures de base sur le site et autres installations appropriées (centre logistique et de contrôle, bureaux, logements et restaurants). Celui de la Zone économique spéciale est en lien avec l’axe 2 du PND pour la transformation industrielle. (Togo first)
Mots clés: Togo, PND, Financement
Baisse de 34,4% des importations du Bénin en provenance de la CEDEAO au permier trimestre- Les importations du Bénin en provenance des pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) au permier trimestre ont baissé de 34,4% par rapport au quatrième trimestre 2019, a révélé le bulletin trimestriel des statistiques du commerce extérieur. Selon ce bulletin réalisé par l'Institut national de la statistique et de l'analyse économique (INSAE), les importations ont été évaluées à 46,04 milliards de francs CFA, soit plus de 77,24 millions de dollars, pour 210.78, 9 tonnes de marchandises au premier trimestre 2020. Au cours de ce trimestre, parmi les quatre principaux pays fournisseurs du Bénin de la sous-région ouest africaine, souligne la même source, le Togo occupe la première place avec 42,0% de la valeur totale des importations de la zone économique. Vienne ensuite la Côte d'Ivoire qui bondit de la quatrième à la deuxième place par rapport au quatrième trimestre 2019 avec 22,2% de la valeur des achats de biens en provenance de l'extérieur. Gardant le même rang comme au trimestre précédent, le Ghana totalise 13,9% de la valeur des achats dans l'espace CEDEAO et occupe la troisième place au cours de la période sous revue, alors que le Nigeria, voisin direct du Bénin perd deux places et se classe au quatrième rang au trimestre sous revu, avec 12,7% de la valeur des importations du Bénin de la zone économique. (Peopledaily)
Mots clés: Benin, CEDEAO, Importations
Au Sénégal, le coût de la campagne agricole 2020/21 sera de FCFA 60 milliards - Au Sénégal, le coût de la campagne agricole 2020/21sera de FCFA 60 milliards (€ 92 millions), en augmentation de FCFA 20 milliards par rapport à l’année dernière, a expliqué le ministre de l’Agriculture et de l’équipement, Moussa Baldé, à notre confrère du Soleil. Plus précisément, les semences de riz seront subventionnées à 100%, la campagne devant également être l’occasion d’augmenter les semences de mil et de maïs et permettre une production céréalière de 3,4 millions de tonnes (Mt), en hausse de 23 % par rapport à la campagne précédente. Parallèlement, les quantités d’engrais disponibles vont atteindre 150 000 tonnes cette années, soit une augmentation de 50 %. Enfin, l’Etat a décidé de maintenir le prix de cession des semences d’arachide malgré l’augmentation importante des prix observés au cours de la campagne de commercialisation. Parmi les 3,4 millions de tonnes (Mt) de production de céréales, on compte 1,5 Mt de riz, 950 000 t de mil et 630 000 t de maïs. Parallèlement, la production d'arachides est attendue à 1,5 Mt, diverses espèces tels que le manioc, la pastèque et le niébé à 3,3 Mt et 25 000 tonnes de coton. Le budget de FCFA 60 milliards se décompose comme ceci : FCFA 23,5 milliards pour les engrais, FCFA 15 milliards pour les semences d’arachides, FCFA 12,5 milliards pour diverses semences (riz, niébé, maïs, sorgho, sésame fonio, pastèque et manioc), FCFA 3 milliards pour les semences de pomme de terre, FCFA 900 millions pour le soutien au prix des producteurs de coton, FCFA 3 milliards destinés aux programmes d’équipement du monde rural, FCFA 1 milliard pour le programme de relance de la filière banane, FCFA 100 millions pour le programme de micro-jardin et FCFA 1 milliard pour la protection phytosanitaire. (Commod africa)
Mots clés: Sénégal, Campagne agricole, Coût
AFRIQUE DE L’EST
Le Fonds nordique de développement alloue 350 000 € à la mise en place de la Banque verte du Rwanda - Le Nordic Development Fund (NDF) vient d’allouer une subvention de relance de 350 000 euros à la Rwanda Catalytic Green Investment Bank (RCGIB). Le financement participera au coût d’établissement de la structure légale de la Banque qui sera considéré comme le résultat de la mutation du Fonds national pour le climat et l’environnement (FONERWA). Il participera également à la préparation de la demande de participation du Fonds vert pour le climat au capital de la Banque verte ainsi qu’au début du processus de recrutement de l’équipe de l’institution. Le FONERWA a pour but de mobiliser et de fournir du financement aux projets climatiques. Le gouvernement rwandais a entrepris de le transformer en une banque verte, la RCGIB, afin de poursuivre ses ambitions en termes de croissance verte et d’objectifs nationaux de développement. La Banque verte a été spécifiquement conçue pour appuyer les contributions nationales du pays à la lutte contre le changement climatique. Pour y parvenir, elle appuiera les demandes et opportunités présentant un grand impact sur le changement climatique et la croissance verte ainsi que les solutions prometteuses et innovantes. Les banques vertes ont démontré à travers le monde leur capacité à utiliser le capital privé pour mobiliser les investissements verts. Actuellement, elles ont utilisé 15 milliards $ de fonds publics pour mobiliser plus de 50 milliards $ au profit de l’action climatique. (Agence ecofin)
Mots clés: Rwanda, Subvention, Banque verte
AFRIQUE AUSTRALE
L’Afrique du Sud exporte des produits anti-covid vers des pays africains - La production, la vente et l’exportation d’équipements de protection individuelle, de solution hydro-alcoolique et d’autres produits de lutte contre le coronavirus était une « belle opportunité » pour l’industrie locale, a indiqué samedi le ministre Patel. « Nous avons déjà commencé à exporter des EPIs vers nos voisins et vers d’autres pays du continent », a annoncé le ministre. Selon lui, à cause de la pénurie d’EPI constatée dans plusieurs pays africains, ceux-ci demandent à l’Afrique du Sud de les aider à s’en procurer dans le cadre de la lutte contre le virus. « Il est important que nous le fassions parce que, en tant que pays voisin, les Sud-Africains se sentiront plus en sécurité que quand nous nous assurerons que la maladie ne traverse pas les frontières ». Les exportations étaient importantes pour exprimer la solidarité aux pays voisins, notamment le Botswana, l’eSwatini, le Lesotho, la Namibie et la Zambie. D’autres pays africains ont également importé des EPI d’Afrique du Sud. Il s’agit entre autres de l’Algérie, de l’Egypte, du Gabon, du Ghana, du Kenya, du Nigeria et de l’Ouganda. « A long terme, nous pensons tirer aussi des opportunités économiques. L’Afrique, en tant que continent, doit s’assurer que les pays disposent de la capacité requise pour la production de ces EPI », a souligné le ministre. (APA)
Mots clés: Afrique du sud, Produits anti covid, Exportation
Zambie : la production de maïs atteint le record de 3,4 millions de tonnes en 2019/2020- En Zambie, la production de maïs a franchi un nouveau cap en 2019/2020. Selon Michael Katambo, ministre en charge de l’Agriculture, la récolte de la céréale a atteint 3,4 millions de tonnes durant ladite saison grâce à des pluies abondantes. Ce volume marque une hausse de 70 % par rapport à l’année dernière (2 millions de tonnes) et représente l’un des plus importants de l’histoire du pays. Cette production exceptionnelle devrait permettre au pays d’atteindre l’autosuffisance dans cette denrée de base et de connaître un surplus d’environ 210 000 tonnes de maïs d’après les prévisions des autorités. Il faut souligner que ces différents chiffres démontrent la capacité de résilience de la filière maïs après la sécheresse de 2018/2019, la pire enregistrée par le pays depuis au moins 4 décennies. Globalement, cette performance devrait faire de l’agriculture, l’un des rares secteurs à connaître une croissance en 2020 dans un contexte général de contraction de l’économie (-3,6 %). (Agence ecofin)
Mots clés: Zambie, Maïs, Production
AFRIQUE CENTRALE
Congo : Covid-19, les partenaires invités à impulser la relance de l'agriculture - Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a organisé récemment à Brazzaville, avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), une visioconférence sur les défis du secteur agricole, les actions urgentes à mener afin de renforcer la résilience des systèmes alimentaires dans le contexte de la pandémie du coronavirus (Covid-19). Il était question d’échanger sur les stratégies conjointes de riposte face à la pandémie, notamment les actions immédiates à mettre en place pour réduire l’impact socioéconomique de Covid-19 sur les populations. Ouvrant les débats, le ministre de tutelle, Henri Djombo, a insisté sur le fait que cette rencontre était une grande opportunité pour initier la relance de l’agriculture et susciter une réelle volonté politique pour la mise en œuvre du plan national de développement agricole. À ce titre, rappelons qu’un projet de plan de riposte a été soumis à la task force créée en mars dernier, chargée d’évaluer les conséquences économiques et sociales des mesures prises dans le cadre du plan national de préparation et de riposte à la pandémie de Covid-19 en République du Congo. Le ministre de l’Agriculture a appelé les acteurs du secteur agricole à bâtir en urgence une stratégie conjointe pour la mise en œuvre du plan de riposte élaboré par son département. Pour lui, il est question, en concertation avec les autres ministères, de faire de sorte que les actions des petits et moyens exploitants ne soient plus coûteuses. Les défis sont alors majeurs : le financement pour la relance des exploitations agricoles ; la facilitation du transport ; la distribution ; la conservation et la commercialisation des produits agricoles ; la sensibilisation et la conscientisation des producteurs sur les mesures barrières. Intervenant à son tour, la représentante de la FAO au Congo, Suze Percy Filippini, a signifié qu'une étude d’évaluation des impacts de la Covid-19 sur le secteur agricole était en cours de finalisation. Seulement, a-t-elle relevé « on ne devait pas attendre la fin des études pour agir face à l’urgence de soutenir l'accès des populations, notamment les plus vulnérables, à l'alimentation et à la nutrition en minimisant les perturbations dues aux mesures d’exception... ». La Banque africaine de développement et la Banque mondiale ont suggéré que parallèlement aux interventions du secteur sanitaire, il paraît nécessaire de partager la cartographie, les statistiques et la photographie exhaustive des problématiques des exploitants à tous les partenaires impliqués, pour mieux planifier les actions à court et moyen termes susceptibles de répondre aux besoins urgents de ces groupes vulnérables. (ADIAC)
Mots clés: Congo, Relance économique, Agriculture
AFRIQUE DU NORD
Maroc : Relance économique, Les 5 commandements du CMC - Le confinement a été prolongé de trois semaines. Un acte de prudence visant à limiter la propagation du virus, à sauver des vies et à protéger la santé des citoyens et ce en dépit du prix économique à payer qui s’élève selon le ministre de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration à 1 milliard de dirhams par jour supplémentaire de confinement total. D’après une récente étude, le centre marocain de conjoncture (CMC) estime que « le prolongement de l’état d’urgence sanitaire, même pour cette durée assez limitée, exacerbera certes la décroissance prévue pour l’exercice 2020 et empêchera les activités lors de la reprise au second semestre de compenser les décalages de production enregistrés au cours des premiers mois de l’année ». Les conséquences seront lourdes, et pour sortir de cette crise, le CMC insiste sur l’urgence de mettre en place des stratégies adéquates.
- Actions et mesures d’urgence
Si les institutions internationales de conjoncture ont évalué l’ampleur de la récession en estimant la décroissance au terme de l’année 2020 à environ -3,8%, le CMC, lui, a révisé encore à la baisse ses prévisions et prévoit un recul de -4,3% pour l’exercice en cours. Selon l’analyse du CMC, « les mesures à prendre d’urgence commenceraient tout d’abord, à l’instar de tous les pays, par adopter une politique budgétaire plus agressive qu’à l’accoutumée et au-devant de l’ampleur des problèmes du moment et ce à travers une loi de finances rectificative consistante soulageant les entreprises et la consommation des ménages sur la base de plans de relance coordonnés ».
- Un déconfinement progressif
Pour le CMC, la levée du confinement pourrait s’opérer par région et par province sur la base du niveau du taux de reproduction.
- Stratégies à moyen et long termes
Selon le CMC, en préambule à l’élaboration des stratégies, il y a lieu d’accélérer les travaux de la commission spéciale sur le modèle de développement dont les résultats détermineront les contours du projet de société souhaité avec plus de précisions et de détails.
- Développement du monde rural
Le rural a sa place dans le plaidoyer du CMC. « La priorité est à accorder à un développement d’un monde rural en rupture avec ce qui a été fait jusqu’à aujourd’hui », tient-il à souligner.
- Intégration régionale
Sur le volet intégration régionale, « le choix de coopération Sud-Sud comme vecteur d’émergence principalement avec les pays subsahariens (en attendant une détente éventuelle pour la construction du Maghreb) constitue un atout considérable à renforcer », insiste le CMC qui préconise par la même occasion une révision des accords de libres échanges déjà établis pour préserver un commerce équitable entre les parties prenantes. (L'observateur)
L’AFD débloque un financement de 256MD au profit de la Tunisie - l’AFD est engagée dans l’initiative « COVID 19 – Santé en commun ». Son lancement avait lieu le 9 avril dernier, par le Président de la République française. L’Agence apporte ainsi une première réponse aux besoins financiers additionnels de la Tunisie nés de la pandémie. D’ailleurs, ce versement de 80 M€ pour soutenir les efforts budgétaires de l’Etat tunisien, provient d’une réallocation. A savoir celle du fonds des programmes de réforme de la gouvernance des entreprises publiques et de relance de l’investissement et de modernisation des exploitations agricoles; que cofinance l’Union européenne.
- Un soutien spécifique aux collectivités locales
« Dans le prolongement de ses nombreuses interventions depuis plus de vingt ans en faveur des collectivités locales tunisiennes, l’AFD, dans une approche « EQUIPE EUROPE », appuie également des communes tunisiennes dans leur lutte contre la pandémie. Et ce, en leur permettant de se doter d’équipements de protection des agents municipaux particulièrement exposés au risque de contamination lors de la collecte des déchets ménagers; ainsi que de matériels et produits de désinfection et de stérilisation », lit-on dans un communiqué de l’AFD. (L'economiste)
Mots clés: Tunisie, AFD, Financement, Collectivités locales
