LA QUOTIDIENNE DU CAPC 3 JUIN 2020
ANNONCE IMPORTANTE
Lancement du site Internet ARII 2019 pour une meilleure compréhension des performances de l’Afrique en matière d’intégration régionale - À la suite de la publication du Rapport 2019 sur l’Indice d’intégration régionale africaine (ARII), la CEA lance un site Internet consacré à promouvoir une meilleure compréhension des performances du continent, des Communautés économiques régionales (CER) et des pays africains en matière d’intégration régionale, aider les pays africains à tirer le meilleur parti de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) et stimuler le plan d’action sur l’intensification du commerce intra-africain (BIAT). L’Indice évalue l’intégration régionale sur la base de cinq dimensions à savoir, l’intégration commerciale, l’intégration productive, l’intégration macroéconomique, l’intégration des infrastructures et l’intégration en termes de libre circulation des personnes pour les 54 pays africains et les huit CER reconnues par l’Union africaine. ARII 2019 classe le niveau d’intégration des pays africains au sein de leurs CER respectives et également avec le reste du continent. L’objectif de ce site Internet consiste à promouvoir une compréhension approfondie de l’intégration à travers ses différentes dimensions présentées dans ARII 2019. Le site dispose de fonctionnalités qui permettent d’accéder à des cartes, graphiques, tableaux personnalisés et aux données brutes sous-jacentes. Le score global de l’Afrique en matière d’intégration régionale selon ARII 2019 est relativement faible, ce qui indique que des améliorations considérables peuvent être apportées. Cependant, si nous examinons de près les scores des cinq dimensions de l’intégration, il apparaît que les performances relativement faibles de l’Afrique sont dues aux faibles scores dans deux domaines spécifiques à savoir, l’intégration productive et l’intégration des infrastructures. Si nous allons plus loin et examinons les scores des indicateurs à l’intérieur des dimensions, le faible commerce de produits intermédiaires reflète les performances relativement faibles de l’intégration productive, tandis que les réseaux d’infrastructures inadéquats entraînent de mauvaises performances en matière d’intégration des infrastructures. Les cinq dimensions de l’intégration dans ARII 2019 sont si étroitement liées que la performance globale de l’Afrique en matière d’intégration régionale est susceptible de s’améliorer considérablement et permettra aux pays africains de tirer le meilleur parti de la ZLECA si les chaînes de valeur régionales sont renforcées, améliorant ainsi l’intégration productive du continent et le réseau d'infrastructures. La CEA a dispensé une formation aux États membres sur la collecte et l’utilisation des informations contenues dans ARII 2019 pour l’analyse et l’élaboration des politiques. Ledit site Internet est accessible ici. Pour toute information supplémentaire ou commentaire sur ARII 2019 et / ou le site Internet, veuillez envoyer un e-mail à eca-atpc@un.org.(UNECA)
INTERNATIONAL
L’OMD et l’UN-OHRLLS appellent à faciliter les échanges et le transit durant la pandémie de COVID-19 - Les pays en développement sans littoral (PDSL) n’ont pas d’accès direct aux ports maritimes, leurs échanges nécessitent de nombreux passage des frontières et, en règle générale, leurs procédures administratives, leurs régimes de transit et leurs procédures aux frontières représentent un coût important, ce qui se traduit par un coût relativement élevé des échanges. Le Bureau de la Haute Représentante des Nations unies pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement (UN-OHRLLS) et l’Organisation mondiale des douanes (OMD) appellent les PDSL et les pays de transit à renforcer la collaboration transfrontalière à travers la mise en oeuvre d’interventions coordonnées entre les organismes nationaux présents aux frontières. Nous invitons les PDSL et les pays de transit ainsi que les organisations régionales à soutenir un fonctionnement fluide du transit, du transport et des couloirs commerciaux, tout en garantissant la liberté du transit dans le respect des dispositions pertinentes de la Convention de Kyoto révisée et des lignes directrices contenues dans les Directives de l’OMD sur le transit. L’UN-OHRLLS et l’OMD continueront de travailler en étroite coopération avec les PDSL, les pays de transit en développement et les autres organisations régionales et internationales concernées afin de soutenir un transit efficient et une facilitation efficace des échanges, de nature à appuyer une circulation plus rapide et plus facile des fournitures médicales et alimentaires importées pour lutter contre la COVID-19 et à favoriser l’intégration des PDSL dans les échanges mondiaux et régionaux. (OMD)
Mots Clés: Covid-19, Transit, OMD, PDSL
Le Japon juge que son économie "se détériore rapidement"- Le gouvernement japonais a maintenu jeudi l'évaluation de son économie en mai comme "se détériorant rapidement" alors que se poursuit la pandémie de COVID-19. "L'économie japonaise se détériore rapidement dans une situation extrêmement grave due au nouveau coronavirus", a indiqué le cabinet dans un rapport mensuel, conservant une expression qui constitue son évaluation économique la plus pessimiste depuis mai 2009, au lendemain de la crise financière mondiale. Le gouvernement a maintenu cette évaluation globale après l'avoir déclassée en mars et avril. Dans ses composantes principales, le rapport de mai a dégradé trois évaluations sur onze, y compris celle concernant les exportations. Les évaluations concernant la consommation privée, la production industrielle et les bénéfices des entreprises sont restées inchangées. Cependant, le rapport a montré des signes positifs, car l'évaluation des importations a connu sa première amélioration depuis décembre 2017. En ce qui concerne les perspectives à court terme, le rapport a indiqué dans son évaluation que, même si les circonstances difficiles devaient "persister," les activités sociales et économiques "reprendont progressivement". (people daily)
Mots Clés: Japon, Economie
Le Vietnam affiche un excédent commercial pour les cinq premiers mois de l’année -Selon des données rendues publiques le 29 mai par l’Office général des statistiques (GSO), le volume du commerce extérieur du Vietnam pendant les cinq premiers mois s’est chiffré à environ 196,84 milliards de dollars, soit une baisse de 2,8% en variation annuelle. Les exportations ont diminué de 1,7% pour s’établir à 99,36 milliards de dollars. Les importations ont également reculé de 3,8%, au niveau de 97,48 milliards de dollars. Le pays a ainsi affiché un excédent commercial de 1,9 milliard de dollars. Parmi les 17 produits dont les exportations ont rapporté plus de 1 milliard de dollars, les téléphones et composants ont occupé la première place avec 18 milliards de dollars (-8,8%), devant l’électronique, les ordinateurs et pièces détachées (15,3 milliards de dollars, 22,1%), le textile-habillement (10,4 milliards de dollars, -14,5%). S’agissant des débouchés, les Etats-Unis étaient le plus grand importateur de produits vietnamiens, avec 24,6 milliards de dollars pour les cinq premiers mois de l’année, soit une hausse annuelle de 8,2%. Les ont suivis la Chine (16,3 milliards de dollars, 20,1%), l’Union européenne (12,9 milliards de dollars, -12%), l’ASEAN (9,4 milliards, -13,4%), le Japon (8,1 milliards, 2,2%), et la République de Corée (7,7 milliards, -0,5%). (Vietnam+)
Mots Clés: Vietnam, commerce
PANAFRICAIN
L’Ouganda et le Mali bénéficieront d’un financement climatique de 22 millions $ alloué par le Danemark- Le Danemark vient d’allouer une subvention de 150 millions de couronnes danoises (22 millions $) pour l’accompagnement de l’action climatique dans les pays en voie de développement. Le financement ira au profit de 3 projets d’adaptation au changement climatique, dont deux en Afrique. Au Mali, une partie des fonds permettra la mise en œuvre d’une initiative visant à mettre en place une fourniture d’eau potable résiliente aux effets du changement climatique. En Ouganda, le financement accompagnera un projet de mise en place de centrales solaires hors réseau de grande envergure. Une partie de l’enveloppe sera consacrée à un Fonds de transition écologique en Indonésie pour accompagner des projets innovants proposant des réponses aux enjeux climatiques. (Agence ecofin)
Mots clés: Ouganda, Mali, Climat
La Banque mondiale débloque 224 milliards FCFA pour l'autonomisation des filles dans le Sahel- Il s'agit du quatrième financement additionnel au titre du projet pour l'autonomisation des femmes et le dividende démographique au sahel (SWEDD, selon l'acronyme anglais), une initiative mise en oeuvre dans plusieurs pays africains dont la Côte d'Ivoire, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad. L’information a été donnée, vendredi, à la ministre ivoirienne de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté, Pr Mariatou Koné par la directrice des opérations de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire, Coralie Gevers. La ministre Mariatou Koné est par ailleurs, la présidente du Comité régional du SWEDD. « Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé un financement de l'Association internationale de développement (IDA) d'un montant de 376 millions de dollars afin de renforcer le capital humain en Afrique et d'améliorer les résultats de la région en matière de développement humain », rapporte un communiqué de cette institution transmis à APA. Ce nouvel appui financier porte l'investissement total de la Banque mondiale en faveur du SWEDD à 680 millions de dollars auxquels s'ajoutent 10 millions d'euros supplémentaires investis par l'Agence française de développement (AFD) au titre d'un financement parallèle, souligne le communiqué. Selon le texte, la phase 2 du projet SWEDD permettra d'intensifier les activités en cours en Côte d'Ivoire, au Mali, en Mauritanie, au Tchad et les étendre à deux nouveaux pays que sont le Cameroun et la Guinée. (APA)
Mots clés: Banque Mondiale, Genre, Sahel
AFRIQUE DE L’OUEST
Le partenariat public-privé en République de Guinée : outil de redémarrage économique post-Covid-19 ? - Dans un contexte généralisé de repli de l’activité économique et de baisse des ressources budgétaires, liés à la pandémie Covid-19, la situation économique risque d’être complexe pour la République de Guinée qui disposera d’une marge de manœuvre limitée dans les années à venir. Dans ce contexte, l’appel aux partenariats financiers, techniques et technologiques privés, par le recours aux partenariats public-privé (PPP), peut représenter une solution à moyen terme. A condition de profiter de cette fenêtre de tir pour parfaire son dispositif. Solution idéale pour résorber le déficit d’infrastructures d’un pays, le PPP est défini par le Guide de la Banque Mondiale comme : « des dispositions, habituellement à moyen et long terme, entre les secteurs public et privé grâce auxquelles certains services qui relèvent de la responsabilité du secteur public sont administrés par le secteur privé, scellés par un accord clair sur des objectifs communs relatifs à la livraison d’infrastructures et/ou de services publics ». Conscient de ses avantages, le Plan National de Développement Economique et Social 2016-2020 (PNDES 2016-2020) de la République de Guinée appelait, déjà en 2015, à une augmentation de la participation du secteur privé à travers les PPP qui servent d’outils clés permettant de diminuer la dépense publique globale tout en bénéficiant des gains de performance du privé (innovation, efficacité, qualité du service, etc.). (Agence ecofin)
Mots clés: Guinée, Partenariat Public-Privée
Chute des exportations ivoiriennes de cacao, café et coton sauf de caoutchouc - Sur les quatre premiers mois de l'année, les exportations de caoutchouc naturel ont enregistré une hausse très forte chez le premier producteur africain, de l'ordre de 67,2% par rapport aux quatre premiers mois de l'année dernière, à 422 721 t, selon les statistiques du port d'Abidjan. A noter que les chiffres pour le mois d'avril sont encore provisoires mais que ceux pour le mois de mars ont été fortement révisés à la hausse, à 86 692 t contre 59 336 t estimées précédemment. Toutes les autres grandes matières premières agricoles ont baissé. Ainsi, les exportations de fèves de cacao de Côte d'Ivoire ont reculé de 3% par rapport à la même période en 2019, à 1 251 199 tonnes (t). Pour le mois d'avril, les chiffres sont provisoires. Quant aux statistiques sur le mois de mars, elles ont été révisées à la hausse avec des expéditions de l'ordre de 70 889 t contre 68 036 t estimées précédemment. La baisse a été encore plus forte, de l'ordre de 14% à 222 782 t, pour les produits semi-transformés du cacao, notamment la poudre et le beurre. Sur le seul mois d'avril, les exportations seraient de 19 704 t contre 34 184 t en mars, 31 326 t en avril 2019 et 38 207 t en mars 2019. Les expéditions de beurre n'ont été que de 107 en avril contre 1 001 t en mars, 1 440 t en avril 2019 et 1 484 t en mars 2019. S'agissant du beurre, ces chiffres sont respectivement de 1 433 t, 4 363 t, 2 772 t et 5 330 t. La performance de la filière coton a également été médiocre avec des exportations en forte baisse, de l'ordre de 25,1% sur ces mêmes quatre mois par rapport à début 2018. Les volumes cumulés expédiés ont totalisé 99 068 t contre 132 350 t l'année dernière. A noter que les chiffres sur le seul mois de mars ont été légèrement révisés à la hausse, à 26 134 t contre les 25 309 t annoncé précédemment. Ces statistiques comprennent le coton ivoirien mais aussi les volumes provenant du Burkina Faso et du mali et qui sont expédiés par les ports ivoiriens. (Commod africa)
Mots clés: Côte d’ivoire, Exportations, Café, Cacao
Togo : les restrictions de mobilité anti Covid-19 peuvent affecter plus de 2 millions d’emplois dans le secteur alimentaire - SWAC/OEDC (Sahel and West Africa Club Secretary (SWAC)/ OEDC Organization for Economic and Development Cooperation) estime à plus de 82 millions le nombre d’emplois dans le secteur alimentaire pouvant être affecté par les restrictions de mobilité anti-Covid-19 en Afrique de l’Ouest. Dans un rapport publié ce 26 mai 2020, l’organisation s’est basée sur des données d’une étude qui évalue les employés dans le secteur alimentaire en Afrique de l’Ouest à plus de 81 millions, dont plus de 76 millions, dans la Cedeao. Au Nigeria seul, ce sont plus de 34 millions de personnes vivant du secteur agroalimentaire sur une population de plus de 203 millions d’habitants qui devraient redouter les effets négatifs des mesures de restrictions de mobilité anti-Covid-19 sur leur économie. Au Togo où il a été noté depuis la mise en œuvre de réformes et de politiques incitatives à l’entrepreneuriat agricole un fort engouement des jeunes pour ce secteur, ce sont donc plus de 2 millions d’emplois qui risquent d’être affectés alerte l’organisation. Une situation quasi-similaire chez son voisin de l’est, le Bénin. (Togo first)
Mots clés: Togo, Mobilité, Agro-industrie
AFRIQUE DE L’EST
Djibouti : la Banque mondiale alloue 25 millions de dollars pour stimuler l'économie et améliorer l'accès aux services publics- Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé le 29 mai 2020 deux crédits d’un montant total de 25 millions de dollars alloués à Djibouti par l'Association internationale de développement (IDA), l'institution de la Banque mondiale dédiée aux pays les plus pauvres. Ces nouveaux financements aideront les autorités à atténuer les vulnérabilités du pays, à favoriser une croissance économique inclusive et à améliorer la prestation de services. Le Projet de gestion économique et de développement statistique pour la prise de décision, qui bénéficie d’une enveloppe de 15 millions de dollars, aidera le gouvernement de Djibouti à combler le manque de données, à renforcer la qualité et la fiabilité des principaux produits et processus statistiques officiels, à rendre les données plus accessibles et à améliorer les pratiques de diffusion. Il contribuera aussi à renforcer les capacités institutionnelles et techniques ainsi que l’infrastructure de l’Institut national de la statistique de Djibouti (INSD). (BM)
Mots clés: Djibouti, Banque Mondiale, Services Publics
AFRIQUE CENTRALE
Gabon : Pétrole, Le premier trimestre de Total Gabon plombé par le Covid-19 - Total Gabon a annoncé un résultat net du premier trimestre 2020 établi à 8 millions de dollars, contre un bénéfice de 10 millions un an auparavant sur la même période, impacté principalement par une diminution du chiffre d’affaires fixé à 113 millions, inférieur de 31% par rapport au premier trimestre 2019, lui-même impacté par la baisse continue du prix de vente au cours du trimestre. En effet, le prix de vente moyen de la qualité de pétrole brut commercialisée par Total Gabon s’est élevé à 40,6 dollars par baril au premier trimestre 2020, en baisse de 30% par rapport au premier trimestre 2019. Outre la baisse du cours du Brent, le différentiel de prix lié à la qualité de pétrole brut produite par Total Gabon s’est également détérioré suivant la tendance amorcée fin 2019. La baisse du prix de vente aura été particulièrement significative au mois de mars. S’agissant de la production, la part de pétrole brut (opérée et non opérée) liée aux participations de Total Gabon s’est élevée au premier trimestre 2020 à 27 900 barils par jour, en diminution de 13% par rapport au premier trimestre 2019. Selon l’entreprise, cette baisse s’explique principalement par : une indisponibilité partielle des installations liée à des problèmes de compression et d’ensablement sur le secteur non opéré de Grondin, le déclin naturel des champs, partiellement compensée par l’apport de la campagne d’interventions sur puits du premier trimestre sur le secteur opéré. (Gabon review)
Mots clés: Gabon, Pétrole, Total
AFRIQUE AUSTRALE
Banque de Maurice : l’inflation maintient sa tendance à la hausse- Les derniers relevés émanant de la Banque de Maurice montrent que le taux d’inflation maintient sa tendance haussière depuis janvier. Durant les derniers mois de 2019, elle avait chuté lentement pour finir l’année à 0,5%. Mais depuis janvier 2020, le taux suit une courbe ascendante. Il était à 0,6% en janvier, 0,8% en février, 1,2% en mars et finalement à 1,5% en avril. De même l’inflation « year-on-year » est à la hausse, passant de 2,9% (en mars) à 4,2% en avril. Par ailleurs, Le Consumer Price Index (CPI) a augmenté de 1,3% passant de 107.4 points en mars 2020 à 108.8 points en avril. Comparé à avril 2019, cela représente une hausse de 4,2%. (Le mauricien)
Mots clés: Maurice, Banque, Inflation
L'Afrique du Sud va relancer son économie avec des projets infrastructurels de plus de 20 milliards $ - L’Afrique du Sud envisage de lancer des projets d’une valeur de 20,5 milliards $ afin de relancer son économie. C’est ce que rapporte l’agence de presse Reuters citant Paul Mashatile (photo), le trésorier général de l’ANC, le parti au pouvoir. Selon le responsable, il s’agit essentiellement de projets infrastructurels qui seront bientôt approuvés par le cabinet du président Ramaphosa. Ils concernent les secteurs des transports, de l'énergie et de l'eau. Cette mesure vise à redémarrer la machine économique du pays qui tourne au ralenti depuis que la pandémie de covid-19 s’est ajoutée aux difficultés qui avaient déjà fait entrer la nation arc-en-ciel en récession. D’après la Banque centrale, l’économie sud-africaine devrait se contracter de 7% cette année. « Il est clair qu'étant donné l'ampleur des dommages causés à notre économie, l'effort de reconstruction post-COVID-19 ne sera pas une mince affaire », a indiqué Paul Mashatile. Pour rappel, l’Afrique du Sud est le pays africain le plus touché par la COVID-19, avec près de 26 000 cas confirmés, dont 552 décès et 13 451 guérisons. Malgré le niveau de propagation de l’épidémie, le pays a entamé un déconfinement progressif afin d’éviter de trop lourdes pertes économiques qui contribueraient à aggraver la crise. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique du sud, Economie, Infrastructure
AFRIQUE DU NORD
Tunisie : le coût de la lutte contre la pandémie coronavirus- La Tunisie a alloué 1,8% de son PIB pour lutter contre le coronavirus. Contre 22,1% du PIB pour le Japon, 14,1% pour l’Espagne et 13,9% pour l’Allemagne. C’est ce qui ressort d’une étude élaborée par l’agence de notation PBR, basée sur 20 pays dont la Tunisie. D’après cette étude, le budget alloué par la Tunise pour lutter contre la pandémie coronavirus est « majoritairement orienté vers les dépenses à caractères économiques et sociales ». Pour ce qui est du budget alloué par habitant, il n’a pas dépassé les 61 dollars. Alors que le Japon a mobilisé une enveloppe par habitant de 8700 dollars. Idem pour Singapour et l’Australie qui ont alloué des budgets respectifs de 8000 dollars et 7400 dollars. Ainsi, le budget de la Tunisie « reste en adéquation avec son nombre d’habitants et la densité de sa population ». Toujours selon la même source. En termes de budget alloué à la lutte contre le coronavirus par cas confirmé, l’étude a fait ressortir un budget mobilisé en Tunisie de 724 mille dollars. Un budget qui reste très limité par rapport aux enveloppes mobilisées par le Japon (74 millions de dollars). Ainsi que par l’Australie (27 millions de dollars) et la Chine (4 millions de dollars). (L'economiste)
Mots clés: Tunisie, Covid-19, Coût
Maroc : Peut-on sauver l’industrie chimique après la tempête coronavirus ? - Les propositions ont été formulées et présentées à la CGEM qui les a introduits dans son programme de plan de relance économique en cours discussion au niveau de comité de veille économique. Reconnu comme l’in des métiers mondiaux du Maroc, le secteur de la chimie et parachimie qui compte quelques 1.400 acteurs et génère près de 50.000 emplois directs et 140.000 indirects, occupe 8% dans le PIB national et 34% dans le PIB industriel avec un chiffre d’affaires de 90 MMDH et une quote-part à l’export de 55%. Selon une enquête menée par la CGEM le covid-19 a engendré une baisse de chiffre d’affaires de l’ordre de presque 40% dans l’activité avec une perte de 42% en termes d’emplois. Pour redresser la barre et relancer le secteur, la FCP a formulé une panoplie de mesures.
- Mesures de soutien
Outre la prise en charge des charges sociales et l’exonération jusqu’à 50% des salaires durant la période du couvre-feu sanitaire, la FCP propose la suspension des acomptes sur l’IS 2020 à partir de celui de juin. « Il est anormal de payer des acomptes sur un IS supposé égal à celui de 2019 alors que la baisse d’activité à fin avril est de 40% en moyenne et les résultats prévisionnels seront faibles voire déficitaires », souligne la FCP qui ajoute que si ces acomptes, sont maintenus elles vont fragiliser davantage ces sociétés et ne leur permettront pas de se relancer correctement après la crise sanitaire. La fédération préconise aussi de prévoir un crédit de trésorerie exceptionnel pour les sociétés en difficulté (selon les critères définis par le CVE), qui soit à taux nul sur une période minimale de 5 ans et avec un délai de grâce au-delà de 2020. « Ce crédit doit couvrir les charges payées pendant les mois de sous activité due à la crise », précise la FCP qui veut aussi lever le critère de 50% pour le crédit Damane Oxygène. « Il faut en effet permettre aux entreprises de payer leurs fournisseurs au-delà des 50% si la société le souhaite. (L'observateur)
Mots clés: Maroc, Industrie
