LA QUOTIDIENNE DU CAPC 4 JUIN 2020

 

ANNONCE IMPORTANTE

Lancement du site Internet ARII 2019 pour une meilleure compréhension des performances de l’Afrique en matière d’intégration régionale -  À la suite de la publication du Rapport 2019 sur l’Indice d’intégration régionale africaine (ARII), la CEA lance un site Internet consacré à promouvoir une meilleure compréhension des performances du continent, des Communautés économiques régionales (CER) et des pays africains en matière d’intégration régionale, aider les pays africains à tirer le meilleur parti de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) et stimuler le plan d’action sur l’intensification du commerce intra-africain (BIAT). L’Indice évalue l’intégration régionale sur la base de cinq dimensions à savoir, l’intégration commerciale, l’intégration productive, l’intégration macroéconomique, l’intégration des infrastructures et l’intégration en termes de libre circulation des personnes pour les 54 pays africains et les huit CER reconnues par l’Union africaine. ARII 2019 classe le niveau d’intégration des pays africains au sein de leurs CER respectives et également avec le reste du continent. L’objectif de ce site Internet consiste à promouvoir une compréhension approfondie de l’intégration à travers ses différentes dimensions présentées dans ARII 2019. Le site dispose de fonctionnalités qui permettent d’accéder à des cartes, graphiques, tableaux personnalisés et aux données brutes sous-jacentes. Le score global de l’Afrique en matière d’intégration régionale selon ARII 2019 est relativement faible, ce qui indique que des améliorations considérables peuvent être apportées. Cependant, si nous examinons de près les scores des cinq dimensions de l’intégration, il apparaît que les performances relativement faibles de l’Afrique sont dues aux faibles scores dans deux domaines spécifiques à savoir, l’intégration productive et l’intégration des infrastructures. Si nous allons plus loin et examinons les scores des indicateurs à l’intérieur des dimensions, le faible commerce de produits intermédiaires reflète les performances relativement faibles de l’intégration productive, tandis que les réseaux d’infrastructures inadéquats entraînent de mauvaises performances en matière d’intégration des infrastructures. Les cinq dimensions de l’intégration dans ARII 2019 sont si étroitement liées que la performance globale de l’Afrique en matière d’intégration régionale est susceptible de s’améliorer considérablement et permettra aux pays africains de tirer le meilleur parti de la ZLECA si les chaînes de valeur régionales sont renforcées, améliorant ainsi l’intégration productive du continent et le réseau d'infrastructures. La CEA a dispensé une formation aux États membres sur la collecte et l’utilisation des informations contenues dans ARII 2019 pour l’analyse et l’élaboration des politiques. Ledit site Internet est accessible ici. Pour toute information supplémentaire ou commentaire sur ARII 2019 et / ou le site Internet, veuillez envoyer un e-mail à eca-atpc@un.org. (UNECA)

 

INTERNATIONAL

Lien copiLe PIB de l'OCDE chute de 1,8% au premier trimestre de 2020 -  Suite à l'introduction à travers le monde de mesures de confinement liées au COVID-19, le produit intérieur brut (PIB) réel de la zone OCDE a diminué de 1,8% au premier trimestre de 2020, la plus forte baisse depuis la contraction de 2,3% au premier trimestre de 2009, au plus fort de la crise financière, selon des estimations provisoires. Parmi les sept grandes économies, le PIB a significativement chuté en France et en Italie, où les mesures de confinement ont été les plus strictes et mises en œuvre plus tôt (respectivement de moins 5,8% et moins 4,7%, contre moins 0,1% et moins 0,3% au trimestre précédent). Le PIB a également fortement chuté au Canada, en Allemagne et au Royaume-Uni (de moins 2,6%, moins 2,2% et moins 2,0% respectivement, contre 0,1%, moins 0,1% et 0,0% au trimestre précédent). Aux États-Unis, où de nombreux États ont introduit fin mars les mesures de « restez chez soi », la contraction du PIB a été moins dramatique (de moins 1,2%, contre 0,5% au trimestre précédent). Au Japon, où les mesures de confinement ont été moins strictes, le PIB s'est contracté de moins 0,9% au premier trimestre de 2020, contre moins 1,9% au trimestre précédent. Dans la zone euro et dans l'Union européenne, le PIB a diminué respectivement de moins 3,8% et moins 3,3%, contre une croissance de 0,1% et 0,2% au trimestre précédent. La croissance du PIB en glissement annuel pour la zone OCDE est tombée à moins 0,8% au premier trimestre de 2020, après une croissance de 1,6% au trimestre précédent. Parmi les sept grandes économies, les États-Unis ont enregistré la croissance annuelle la plus élevée (0,3%), tandis que la France a enregistré la plus forte baisse annuelle (moins 5,4%).  (OCDE)

Mots Clés: Croissance, OCDE, Premier trimestre

Le coût des énergies renouvelables s’avère de plus en plus compétitif face au charbon- Selon un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA), publié aujourd’hui, les énergies renouvelables sont de moins en moins chères par rapport toute autre source de nouvelle électricité à base de combustibles fossiles. Le rapport Coût de la production d’énergie renouvelable en 2019 montre que plus de la moitié de la capacité renouvelable ajoutée en 2019 permettait de réduire les coûts de l’électricité par rapport à ceux des nouvelles centrales au charbon les moins chères. Le rapport souligne que les nouveaux projets de production d’énergie à partir de sources renouvelables sont aujourd’hui de moins en moins chers par rapport aux centrales à charbon existantes. En moyenne, il est moins cher de mettre en service de nouvelles installations d’énergie solaire photovoltaïque et éolienne que de maintenir de nombreuses centrales au charbon en exploitation. Les résultats des enchères montrent que cette tendance s’accélère et viennent confirmer le besoin de mettre définitivement fin à la filière charbon. Le rapport montre que l’année prochaine, il pourrait être plus coûteux d’exploiter 1 200 gigawatts (GW) de capacité existante dans des centrales à charbon que de mettre en service de nouvelles installations solaires photovoltaïques à l’échelle industrielle. Le remplacement des 500 GW les moins chers de la filière charbon par du solaire photovoltaïque et de l’éolien terrestre pourrait réduire sur l’année prochaine les coûts du système électrique de 23 milliards de dollars par an, et les émissions annuelles de dioxyde de carbone d’environ 1,8 Gt, soit l’équivalent de 5 % du total des rejets mondiaux de CO2 en 2019. Cela représenterait également un stimulus de 940 milliards de dollars, à savoir environ 1 % du PIB mondial.   (Financial Afrik)

Mots Clés: Energie renouvelable, Charbon, Coût

Les investisseurs boursiers devraient mieux prendre en considération les risques physiques liés au changement climatique - Les dommages causés par les inondations de 2011 en Thaïlande se sont élevés à environ 10 % du PIB du pays, sans même tenir compte de tous les coûts indirects liés à une perte d'activité économique dans le pays et à l'étranger. Selon certaines estimations, le coût total des incendies qui ont eu lieu en Californie en 2018 serait de 350 milliards de dollars, soit 1,7 % du PIB américain. Chaque année, les catastrophes climatiques causent des souffrances humaines ainsi que d'importants dégâts sur le plan économique et écologique. Au cours de la dernière décennie, les dommages directs dus à ces catastrophes sont estimés à environ 1 300 milliards de dollars par an en moyenne (soit environ 0,2 % du PIB mondial). Alors que les experts nous mettent en garde contre l’augmentation de la fréquence et de la gravité de ces phénomènes météorologiques extrêmes qu’entraînera le réchauffement climatique, le dernier rapport du FMI sur la stabilité financière dans le monde traite des répercussions que les risques physiques liés au changement climatique (pertes humaines et matérielles ainsi que perturbations de l'activité économique) ont sur la stabilité financière, et révèle que les investisseurs boursiers ne procèdent peut-être pas à un pricing adéquat de ces risques. La pandémie de COVID-19 nous a montré à quel point une perturbation de l'activité économique peut être rapide et généralisée (même pour des types de risques bien connus), ce qui souligne combien il est important de bien se préparer et d’évaluer correctement les risques.     (FMI)

Mots Clés: Investissement, Changement Climatique, FMI

 

PANAFRICAIN

L’entreprise britannique Gemcorp veut renforcer ses activités dans l’exportation de blé vers l’Afrique- Gemcorp Capital, une firme britannique spécialisée dans la finance et le négoce et active sur les marchés émergents ambitionne d’accroître ses ventes de blé en Afrique dans les prochaines années. Se confiant à Bloomberg, Jamie Afnaim directeur général de Gemcorp, explique que le continent africain représente une destination de choix dans la mesure où il existe encore des opportunités de progression de l’activité d’exportation. Afin d’atteindre son objectif, l’entreprise compte principalement renforcer ses approvisionnements depuis la Russie et dans une moindre mesure d’autres pays de la Mer noire comme l’Ukraine et la Roumanie.  (Agence ecofin)

Mots clés: Gemcorp, Exportation, Blé

L’industrie de la viande en Afrique affiche une croissance de 6,9 % en 2020 - Et si le Covid-19 permettait à l’Afrique d’augmenter sa part dans l’industrie de la viande ? C’est ce que semble nous indiquer ces premiers chiffres. Alors que l’industrie de la viande en Afrique prévoyait une croissance de 3,3 % et une valeur de $ 14,9 milliards pour l’année 2020, le média GlobalData, une société de pointe dans le domaine des données et de l'analyse, souligne que ces chiffres sont sous-estimés et que l’industrie de la viande en Afrique devrait atteindre une valeur de $ 15,5 milliards en 2020, soit un taux de croissance annuel de 6,9 % pour l’année 2020. Il s’agit là d’une très bonne nouvelle pour l’Afrique. Le Covid-19 perturbe l’économie mondiale et l’industrie de la viande est également touchée. Le grand marché américain ferme ses usines de transformation, retreint son approvisionnement et limite le fret maritime, ce qui a permis aux industriels de trouver de nouvelles débouchées et de nouvelles opportunités en faveur des marchés africains. La viande et le poulet notamment, représente un produit de base dans l’alimentation de nombreux pays du continent grâce à son prix abordable et sa polyvalence. L’Afrique se distingue et fait mesure d’exception, à l’heure où l’industrie mondiale de la viande recule de 5,3% et atteint $ 1,3 trillion. Le Covid-19 est le principal responsable de cette chute qui a rompu la confiance des consommateurs. Les dernières analyses de GlobalData témoignent que le marché mondial de la viande représentera $1,3 trillion à la fin de l’année 2020 tandis qu’avant la crise il était estimé à $1,4 trillion et devait croitre de 2,6 %.  (Commodafrica)

Mots clés: Afrique, Covid-19, Industrie, Viande

 

AFRIQUE DE L’OUEST

La CEA appuie l'évaluation indépendante et finale de la Vision 2020 de la CEDEAO - L'équipe de la direction de la Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) présidée par son Président, M. Jean Claude Kouassi Brou et une équipe de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), à travers son Bureau Sous-régional pour l'Afrique de l'Ouest, présidée par sa Directrice, Ngone Diop, ont tenu une réunion virtuelle le 27 mai dernier pour examiner le projet de rapport d'évaluation indépendante et finale de la Vision 2020 de la CEDEAO. La CEA pilote la dimension technique de la mission entamée en janvier 2020 avec l'appui technique du CRAD (Centre de Recherche et d'Appui-conseil pour le Développement) et la contribution du Bureau Régional du Programme des Nations Unies pour le Déeloppement (PNUD), basé à Addis-Abeba, et du Bureau Régional de la GIZ, basé à Abuja. Les chefs d'État de la CEDEAO ont adopté en juin 2007 la Vision 2020 du développement à long terme de la Communauté, avec l'ambition de créer une région sans frontières, pacifique, prospère et cohésive, fondée sur la bonne gouvernance, et où les populations ont la capacité d'accéder et d'exploiter les énormes ressources grâce à la création d'opportunités de développement durable et de préservation de l'environnement. Moins d'un an après la fin de la période de mise en œuvre de la Vision et de son dernier cadre d'opérationnalisation - le cadre stratégique communautaire (CSC) 2016-2020 - la Commission a engagé son évaluation indépendante et finale. Lors de son discours introductif, le Président de la Commission de la CEDEAO a déclaré que cette évaluation se fondait sur deux principes obligatoires de pilotage et de gestion de la mise en œuvre des politiques publiques : le principe de responsabilité et le principe des enseignements à tirer pour éclairer la formulation en cours de la nouvelle Vision 2050 de la Communauté. Cette mission régionale est également entreprise sous la direction technique de la CEA et avec l'appui du Bureau Régional du PNUD et de la GIZ.    (UNECA)

Mots clés: CEDEAO, CEA, Evaluation

Pour booster la production locale, le Ghana interdit l’importation des véhicules de plus de 10 ans - Le Ghana va interdire l’importation des véhicules vieux de plus de 10 ans pour booster la production locale, dans le cadre d'une loi promulguée il y a plusieurs semaines par le président Nana Akufo-Addo. Celle-ci vise à encourager le développement d'une industrie automobile dans le pays ouest-africain. La nouvelle loi permettra de renforcer la stratégie du gouvernement visant à attirer de nouveaux investissements dans le secteur industriel du pays. Elle vise à réduire la part des véhicules d’occasion qui représente environ 70% des importations automobiles du Ghana. Prévue pour entrer en vigueur dans six mois, elle devrait appuyer le programme spécial de production locale de véhicules lancé par les autorités. Selon des estimations, les nouvelles mesures de restrictions pourraient coûter à l’Etat jusqu'à 143 millions de dollars en recettes douanières au cours des trois premières années suivant leur mise en œuvre. Pour combler ce déficit, le gouvernement mise sur l’introduction de mesures d’incitations fiscales, pour attirer de nouveaux investissements. La nouvelle loi prévoit ainsi des réductions sur les droits d’importations pour les entreprises comme Wolkswagen, Nissan, Toyota qui envisageraient de délocaliser leurs sites de fabrication et d’assemblage automobiles dans le pays.  (Agence ecofin)

Mots clés: Ghana, Importation, Automobiles

COVID-19 : la BAD mobilise 22 millions de dollars pour les pays à faible revenu de la zone CEDEAO- Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le 22 mai à Abidjan, un projet d’urgence en faveur des pays à faible revenu membres de la CEDEAO pour le renforcement des systèmes de santé de la Gambie, du Mali et du Niger, en réponse à la pandémie de COVID-19. A travers ce projet, la Banque met à la disposition des pays un montant de 22,4 millions dollars américains. Ce financement est destiné, d’une part, pour un montant de 9,55 millions de dollars américains à acquérir et mettre à la disposition des pays des biens consommables et intrants complémentaires comprenant tests de dépistage, consommables de laboratoire, ventilateurs d’assistance respiratoire et matériels de protection individuelle pour les personnels médicaux. La seconde activité du projet, d’un montant d’environ 12,83 millions de dollars américains, consistera à renforcer et intégrer les systèmes de santé de la Gambie, du Mali et du Niger, notamment, à travers la coordination, le fonctionnement et l’équipement des équipes nationales de lutte contre la pandémie de COVID-19; l’aménagement et l’équipement des infrastructures sanitaires ; la formation des personnels de santé ; la fourniture de consommables médicaux et de produits pharmaceutiques et la mise en place d’un système d’alerte précoce informatisé. (Agence ecofin)

Mots clés: CEDEAO, Covid-19, Revenu faible

Côte d’Ivoire : les aéroports de Bouaké et Korhogo vont recevoir 25 milliards FCFA de la BOAD pour leur rehabilitation - Le gouvernement ivoirien a obtenu 25 milliards FCFA (environ 42 millions $) de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour la mise aux normes aéronautiques certifiées des aéroports de Bouaké (centre du pays) et de Korhogo (nord du pays). L’accord de financement signé le 24 avril 2020 a été finalement ratifié hier à l’issue d’un Conseil des ministres tenu à Abidjan. Les aéroports de Bouaké et Korhogo sont essentiellement desservis par des vols militaires et par ceux de la compagnie nationale Air Côte d’Ivoire.  (Agence ecofin)

Mots clés: Côte d’ivoire, Transports, BOAD

La dette publique togolaise, peu exposée au risque de taux de change - La dette publique togolaise serait relativement moins exposée au risque de taux de change, selon le ministère de l’Économie et des Finances, dans un récent rapport trimestriel. Cette résilience tient au fait de sa composition. En effet, l’encours de la dette publique togolaise est majoritairement en libellé en francs CFA (66,7%, précise le rapport). Il faut cependant noter que « Le portefeuille de la dette extérieure (environ 33% de la dette totale de l'Administration Centrale Togolaise, ndlr) est tout de même influencé par les fluctuations de certaines devises ». Il s’agit notamment de l’US Dollar (24,7% de la dette extérieure), le Yuan renminbi (21,8%), et des Droits de tirage spéciaux (20,4%). Ce niveau d'exposition de la dette extérieure est, cependant, quelque peu pondéré par le fait qu’une fraction non négligeable (19,4%) est également libellée en Euro, qui garde pour l’heure une parité fixe avec le FCFA.  (Togo first)

Mots clés: Togo, Dette, Risque de change

 

AFRIQUE DE L’EST

Accord de libre-échange USA-Kenya : comment concilier intérêts nationaux et intégration africaine - Le lancement des pourparlers commerciaux avec le Kenya représente le dernier acte en date du retour des USA sur le continent. Si les discussions s’annoncent longues concernant des aspects comme la libéralisation tarifaire, les règles d’origine ou encore les droits de propriété intellectuelle, cet accord serait, à terme, le premier du genre conclu par les USA en Afrique subsaharienne. Il serait en outre, le deuxième que le pays de l’Oncle Sam noue avec un pays africain, après celui signé avec le Maroc en juin 2004 et entré en vigueur depuis le 1er janvier 2006 Que ce soit pour les USA ou le Kenya, la conclusion d’un accord commercial offre de nombreuses perspectives. Pour les observateurs, cette entente revêt un intérêt important pour les USA surtout sur le plan stratégique. Le Kenya est en effet un partenaire de choix pouvant permettre aux USA de renforcer leur présence dans la région est-africaine, et plus largement en Afrique, pour contrer la Chine. Le pays est la première économie de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) avec plus de 40 % du PIB de la sous-région, selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Sa croissance économique robuste (5,6% en moyenne sur les 5 dernières années) et le dynamisme de nombreux secteurs économiques comme l’agriculture et la manufacture en font une tête de pont dans la région. Les USA envisagent d’ailleurs de se servir de l’accord avec le Kenya comme d’un tremplin, dans le cadre des négociations futures avec d’autres pays africains pris individuellement.  (Agence ecofin)

Mots clés: Kenya, USA, Libre Echange

L’UE apporte 3 millions € en urgence aux pays d’Afrique de l’Est touchés par les inondations - L’Union européenne a constitué en urgence une cagnotte de 3 millions € pour les pays de l’Afrique de l’Est en proie aux inondations et aux glissements de terrain depuis plusieurs semaines. 850 000 € de ce financement ira à l’Ethiopie, 500 000 € au Kenya, 1,4 million € à la Somalie et 250 000 € à l’Ouganda. Ces allocations permettront la fourniture d’abris, d’eau potable, de nourriture, de kits d’hygiène et d’assistance sanitaire de base aux populations touchées. Dans ces quatre pays, plus de 900 000 personnes sont sans logements après ces fortes pluies.  (Agence ecofin)

Mots clés: UE, Inondation, Afrique de l’est

 

AFRIQUE CENTRALE

Le Cameroun signe avec l’AFD trois conventions de financement d’un montant de 18,4 milliards de FCFA  - Le ministre camerounais de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a signé le 18 mai 2020 avec l’Agence française de développement (AFD), trois conventions de financement d’un montant global de 18,4 milliards de FCFA, annonce un communiqué officiel du gouvernement. Plus de la moitié de ces financements octroyés dans le cadre du 3e C2D, soit 9,6 milliards de FCFA, sera affectée au Projet d’appui au développement économique et social des territoires ruraux vulnérables de la région de l’Extrême-Nord par l’approche haute intensité de main d’œuvre (Himo), précise le ministère de l’Économie. Ce projet, apprend-on, vise à réduire considérablement la pauvreté et la vulnérabilité des couches sociales défavorisées dans cette région parmi les plus pauvres du pays. Sur la même enveloppe, 6,5 milliards de FCFA sont affectés à la lutte contre la pandémie du Coronavirus déclarée dans le pays depuis le 6 mars 2020. Selon le gouvernement, les fonds ainsi mis à disposition permettront de renforcer la prise en charge des malades du Convid-19, notamment les cas graves internés dans les hôpitaux de référence de Yaoundé, Douala et Bafoussam ; puis d’acquérir les équipements de protection individuelle et biomédicaux. Les 2,3 milliards de FCFA restants seront affectés au projet de construction de l’immeuble-siège du Bureau national de l’État civil (Bunec), à Yaoundé. Le coût global de ce projet est estimé à 6,3 milliards de FCFA, dont un peu plus de 4 milliards de FCFA à financer sur fonds propres par l’État du Cameroun.  (Investir)

Mots clés: Cameroun, AFD, Financement

 

AFRIQUE AUSTRALE

La Banque de Maurice investit Rs 80 milliards au sein de la MIC- USD 2 milliards, à savoir quelque Rs 80 milliards. C’est l’investissement que la Banque de Maurice (BoM) prévoit d’injecter au sein de la nouvelle entité mise sur pied, la Mauritius Investment Coorporation (MIC). Laquelle a pour but de soutenir financièrement les entreprises affectées par la pandémie de Covid-19. « We will do whatever it takes to saveguard the economy », a assuré le gouverneur de la Banque de Maurice (BoM) en conférence de presse à la BoM ce vendredi 29 mai. Le board de la MIC sera composé des deux Deputy Governors de la BOM et deux directeurs non-exécutifs. Lord Meghnad Desai, membre de la Chambre des Lords du Royaume-Uni et économiste, présidera le board. Par ailleurs, Harvesh Seegoolam a fait comprendre que le soutien financier de Rs 60 milliards accordé à l’Etat ne sera pas puiser des fonds de la BoM mais viendront de bons de trésors que la banque centrale dispensera. D’autre part, le gouverneur de la BoM a estimé que le PIB connaîtra une contraction de 7.5% à 15% cette année. (Le mauricien)

Mots clés: Maurice, Entreprise, Investissement

Afrique du Sud : la Banque centrale prévoit des mois à venir « très difficiles » pour les secteurs banque et assurance - La South African Reserve Bank (SARB), l'institution qui fait office de Banque centrale en Afrique du Sud, a prédit des mois difficiles à venir pour les secteurs banque et assurance dans ce pays. « Les risques d'instabilité financière sont élevés et les perspectives sont difficiles... L'impact économique du virus en est à ses débuts. Beaucoup de choses restent floues sur la nature et la durée du ralentissement économique que nous connaissons actuellement », a déclaré Lesejta Kganyago, le gouverneur de la SARB. Dans le secteur bancaire, la rentabilité des fonds propres qui est un indicateur de performance très suivi par les investisseurs est en train de baisser. En Afrique du Sud, elle n'est jamais passée en dessous de 12,5% depuis des dizaines d'années. Cependant, un contexte économique morose rend difficile l’octroi de nouveaux crédits, et pèse sur la capacité de remboursement des prêts déjà accordés. Dans ce contexte, le rendement des fonds propres du secteur bancaire sud-africain était de 14,3% à la fin du mois de février 2020, son niveau le plus bas depuis 5 ans. Si les grandes banques ont suffisamment de réserves pour absorber encore plus de pertes, il n'en est pas de même pour les petites banques sud-africaines qui préoccupent grandement la SARB. Celles-ci sont beaucoup plus fragiles aux défis économiques que connait le pays depuis pratiquement fin 2017. Il n'est pas clair s'il faudra leur apporter un appui pour les aider à se maintenir. Le problème de rentabilité des banques sud-africaines est renforcé par le fait qu'elles ne peuvent pas émettre de nouvelles actions pour mobiliser des ressources. La valeur des actions bancaires a fortement reculé depuis. Or lorsque survient une telle situation, les entreprises hésitent à ouvrir le capital, car cela leur apporte moins d'argent, et dilue la position des actionnaires existants.  (Agence ecofin)

Mots clés: Afrique du sud, Banque, Assurance

 

AFRIQUE DU NORD

Confinement: 57% des Tunisiens ont dû cesser de travailler et 60% n’ont pas perçu de salaire (INS) - L’enquête de l’INS montre que l’activité économique a été fortement réduite pour la grande majorité des travailleurs, et une baisse des revenus a été observée. En Tunisie, 57% des personnes interrogées dans le cadre d’une enquête effectuée par l’Institut National de la Statistique (INS) durant le confinement, ont dû cesser de travailler alors qu’elles étaient actives avant le confinement sanitaire, selon les résultats de cette enquête publiée, vendredi. Seulement 28% ont pu poursuivre leurs activités, ajoute l’enquête consacrée au suivi de l’impact socio-économique de la COVID-19 sur les ménages tunisiens au cours de la période du 29 avril au 8 mai 2020 et menée en collaboration avec la Banque mondiale. Plus de 80% des personnes déclarant un arrêt de travail, évoquent des raisons liées directement ou indirectement, à la pandémie de COVID-19, souligne l’enquête menée auprès d’un panel de 1369 ménages représentatif de la population tunisienne, faisant remarquer, toutefois, que l’arrêt de l’activité a affecté de manière relativement homogène l’ensemble des classes de la population. L’arrêt de travail a touché deux tiers des salariés interrogés. Le télétravail n’a concerné qu’un salarié sur dix parmi ceux qui ont pu poursuivre leur activité professionnelle. Cette capacité à diversifier le mode de travail (par le passage au télétravail) augmente avec le niveau de vie pour atteindre près d’un salarié sur trois pour le quantile le plus riche.  (Maghreb emergent)

Mots clés: Tunisie, Emplois, INS

Maroc : Comment relancer le secteur de l’automobile - Le covid-19 a provoqué une baisse de 50,17% du chiffre d’affaires du secteur automobile et un recul de près de 60% en termes d’emplois. Ces contre-performances ont été révélées par étude menée par la CGEM pour mesurer l’impact de la pandémie sur l’activité. Une activité qui compte 335 acteurs, emploie 250.000 personnes et réalise un chiffre d’affaires annuel de 142 milliards de dirhams dont 60% à l’export. La fédération de l’automobile(FA) a formulé ainsi une batterie de mesures pour redémarrer sur les chapeaux de roue. On compte trois types de mesures 

  • Mesures pour stimuler la demande

La FA préconise dans ce sens de renforcer l’intégration locale en profondeur avec la mise en place d’une prime à la casse pour le renouvellement de véhicules particuliers et utilitaires légers de plus de 30 ans de l’ordre de 30.000 Dhs.  Pour booster l’export, la FA propose une intégration locale des pièces de rechange avec l’instauration d’une série de mesures de soutien à l’intégration locale additionnelle pour les constructeurs automobiles et sourcing.

  • Mesures pour stimuler l’offre

La FA appelle dans ce sens à l’adoption de mesures pour le financement du secteur notamment en a assurant en priorité la survie des entreprises existantes par un déblocage immédiat et inconditionnel du dispositif Damane Oxygène, préalable à toute démarche de relance, en accordant des prêts avec 100% de garantie de l’État pour le besoin de fonds de roulement à court terme, convertible en moyen long terme et prorogeant les impayés clients de 4 mois.

  • Mesures transversales

Sur ce volet la FA préconise la révision des critères de déblocage des subventions à l’investissement ,un moratoire sur les Contrats ANAPEC en cours et possibilité de prolonger automatiquement d’un an tous les contrats dont l’échéance expire au 1/05/2020, l’amélioration de l’efficacité énergétique à travers entre autres le recours à un dispositif d’accompagnement pour réduire l’empreinte carbone des véhicules et des pièces, l’ élargissement de la loi 13-09 aux industriels qui opèrent en moyenne tension, la mise en place d’un fonds de soutien pour l’efficacité énergétique dédié au secteur automobile avec subvention minimum 50% et surtout l’encouragement des ventes de véhicules peu polluants (Hybrides, Électriques, Thermiques à CO2) par un bonus écologique allant jusqu’à 30.000 Dhs, une TVA réduite à 10% et l’exonération des frais d’immatriculation.  (L'observateur)

Mots clés: Maroc, Industrie, Automobile