LA QUOTIDIENNE DU CAPC 5 JUIN 2020
ANNONCE IMPORTANTE
Lancement du site Internet ARII 2019 pour une meilleure compréhension des performances de l’Afrique en matière d’intégration régionale - À la suite de la publication du Rapport 2019 sur l’Indice d’intégration régionale africaine (ARII), la CEA lance un site Internet consacré à promouvoir une meilleure compréhension des performances du continent, des Communautés économiques régionales (CER) et des pays africains en matière d’intégration régionale, aider les pays africains à tirer le meilleur parti de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) et stimuler le plan d’action sur l’intensification du commerce intra-africain (BIAT). L’Indice évalue l’intégration régionale sur la base de cinq dimensions à savoir, l’intégration commerciale, l’intégration productive, l’intégration macroéconomique, l’intégration des infrastructures et l’intégration en termes de libre circulation des personnes pour les 54 pays africains et les huit CER reconnues par l’Union africaine. ARII 2019 classe le niveau d’intégration des pays africains au sein de leurs CER respectives et également avec le reste du continent. L’objectif de ce site Internet consiste à promouvoir une compréhension approfondie de l’intégration à travers ses différentes dimensions présentées dans ARII 2019. Le site dispose de fonctionnalités qui permettent d’accéder à des cartes, graphiques, tableaux personnalisés et aux données brutes sous-jacentes. Le score global de l’Afrique en matière d’intégration régionale selon ARII 2019 est relativement faible, ce qui indique que des améliorations considérables peuvent être apportées. Cependant, si nous examinons de près les scores des cinq dimensions de l’intégration, il apparaît que les performances relativement faibles de l’Afrique sont dues aux faibles scores dans deux domaines spécifiques à savoir, l’intégration productive et l’intégration des infrastructures. Si nous allons plus loin et examinons les scores des indicateurs à l’intérieur des dimensions, le faible commerce de produits intermédiaires reflète les performances relativement faibles de l’intégration productive, tandis que les réseaux d’infrastructures inadéquats entraînent de mauvaises performances en matière d’intégration des infrastructures. Les cinq dimensions de l’intégration dans ARII 2019 sont si étroitement liées que la performance globale de l’Afrique en matière d’intégration régionale est susceptible de s’améliorer considérablement et permettra aux pays africains de tirer le meilleur parti de la ZLECA si les chaînes de valeur régionales sont renforcées, améliorant ainsi l’intégration productive du continent et le réseau d'infrastructures. La CEA a dispensé une formation aux États membres sur la collecte et l’utilisation des informations contenues dans ARII 2019 pour l’analyse et l’élaboration des politiques. Ledit site Internet est accessible ici. Pour toute information supplémentaire ou commentaire sur ARII 2019 et / ou le site Internet, veuillez envoyer un e-mail à eca-atpc@un.org.(UNECA)
INTERNATIONAL
L'inflation annuelle de l'OCDE ralentit fortement - L'inflation annuelle dans la zone OCDE a continué de ralentir significativement pour atteindre 0.9% en avril 2020 comparé à 1.7 % en mars et 2.3% en février. Les prix de l'énergie ont chuté de 12.2 % en avril, après une baisse de (moins) 3.7 % en mars ; il s’agit de la plus forte chute depuis septembre 2015. En revanche, l'inflation des prix des produits alimentaires a fortement augmenté à 4.2% en avril comparé à 2.4% en mars, soit la plus forte augmentation annuelle depuis janvier 2012. L'inflation annuelle hors alimentation et énergie a également fortement ralenti à 1.6% en avril comparé à 2.1% en mars. Il s'agit du taux d'inflation hors alimentation et énergie le plus bas de la zone OCDE depuis février 2014. Les estimations pour la zone OCDE en mai ne sont actuellement pas disponibles, mais l’estimation rapide1 d’Eurostat pour la zone euro indique une inflation annuelle qui continue de ralentir (à 0.1% comparé à 0.3% en avril) en raison de nouvelles baisses des prix de l’énergie. (OCDE)
Mots Clés: OCDE, Indice des Prix
La croissance des pays pauvres pourrait chuter de 9% avec la baisse des importations chinoises de matières premières - Dans un nouveau rapport, la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) a évalué l’impact de la baisse de la demande chinoise en matières premières. Selon l’étude, les importations chinoises de matières premières devraient baisser à 33,1 milliards $ cette année, soit un recul de 46% par rapport aux prévisions initiales. Les pays en développement dont les économies en sont fortement tributaires devraient être particulièrement exposés aux impacts de cette baisse. Leurs exportations de produits de base vers l’empire du Milieu devraient chuter entre 2,9 et 7,9 milliards $. En raison de la pandémie du nouveau coronavirus dont le foyer de départ est la ville de Wuhan, en Chine, plusieurs pays ont vu leur activité économique ralentir suite aux mesures restrictives mises en place. L’arrêt de l’activité de plusieurs usines qui a entraîné une baisse de la demande en produits de base en Chine (qui consomme un cinquième des exportations mondiales de ressources naturelles) a été interprété par de nombreux analystes comme un signe de la crise économique qui pourrait suivre celle sanitaire cette année. Selon le rapport, toutes les matières premières ne devraient pas être impactées de la même manière par cette baisse. Ainsi, ce sont essentiellement les produits énergétiques, miniers et céréaliers qui devraient le plus voir leurs exportations vers Pékin chuter. (Agence ecofin)
Mots Clés: Croissance, Pays pauvres, Chine
Chine : La Banque centrale va acheter des prêts bancaires pour stimuler les prêts aux PME - La Banque Populaire de Chine va acheter des prêts bancaires accordés par des prêteurs locaux à de petites entreprises pour inciter les banques à prêter jusqu’à 1 billion de RMB (127 milliards d’euros) aux petites entreprises au milieu de la pandémie de coronavirus. La banque va utiliser un quota de prêt spécial de 400 milliards de RMB (52 mds €) pour acheter les prêts, sur une base trimestrielle, à des banques éligibles, telles que les banques commerciales des villes, les banques commerciales rurales, les coopératives rurales et les banques privées, a-t-elle déclaré sur son site Internet. Les banques éligibles doivent racheter les prêts après un an et la PBOC ne supportera pas les risques de crédit si les prêts tournent mal, a-t-elle ajouté. La PBOC s’attend à ce que cette décision aide à stimuler de nouveaux prêts bancaires aux petites entreprises d’une valeur d’environ 1 billion de RMB (127 milliards d’euros). (Chine magazine)
Mots Clés: Chine, Banque centrale, Petites entreprises
Statistiques de l'OCDE sur le commerce international : tendances au premier trimestre 2020 - Le commerce international de marchandises (corrigé des variations saisonnières et exprimé en dollars courants des États-Unis) du G20 a poursuivi sa tendance à la baisse au quatrième trimestre de 2019. Par rapport au troisième trimestre de 2019, les exportations se sont contractées de 0.1% et les importations de 1.3%, et se maintiennent à présent à leurs niveaux les plus bas en deux ans. Des signes d'une perturbation importante des chaînes d'approvisionnement (en particulier) asiatiques, liée à l'épidémie Covid-19, suggèrent que cette tendance à la baisse pourrait se poursuivre au premier trimestre 2020. Toutes les économies nord-américaines du G20 ont vu leur commerce international de marchandises se contracter au quatrième trimestre de 2019. Le plus touché a été le Mexique, où les exportations ont diminué de 3.4% et les importations de 3.2%. Le Canada a enregistré des baisses de 1.6% et 1.8% respectivement et les États-Unis ont enregistré des baisses de 0.6% et 3.2%. Les grandes économies européennes du G20 s'en sont un peu mieux sorties, avec des exportations en hausse en France (1.1%), en Italie (1.0%) et, légèrement, en Allemagne (0.2%). Les importations ont baissé en France et en Italie (de 0.8% et 2.3% respectivement) mais ont repris, à nouveau légèrement, en Allemagne (de 0.2% - bien que le commerce international allemand reste environ 6% en dessous de ses sommets récents). Au Royaume-Uni, grâce à une forte appréciation de la livre sterling par rapport au dollar des États-Unis au quatrième trimestre, les exportations et les importations ont repris, avec une augmentation de 2.4% et 1.1% respectivement. Elles ont cependant diminué par rapport au trimestre précédent lorsqu’elles sont mesurées en livre sterling. En Asie, le différend commercial en cours entre le Japon et la Corée continue de peser sur le commerce international, les exportations et les importations ayant baissé considérablement dans les deux pays : au Japon, de 3.4% et 3.6% respectivement, et en Corée de 2.6% et 2.4 %. Au cours des deux dernières années, la Corée a vu ses exportations diminuer de 12.3% et ses importations de 8.0%. (OCDE)
Mots Clés: OCDE, Commerce Internationale, Premier trimestre
PANAFRICAIN
Afreximbank et l’ITC s’accordent pour accompagner les MPME africaines dans la ZLECA- La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) s’est associé au Centre du commerce international (ITC) pour permettre aux entrepreneurs africains de tirer profit du cadre offert par la nouvelle zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). A travers l’accord, les petites entreprises et jeunes entrepreneurs bénéficieront d’un programme de formation qui leur permettra d’avoir les outils nécessaires pour exporter au sein de la ZLECA. Relativement faible, le commerce intra-africain ne représente que 15% par rapport à l’Europe qui affiche 70%, et dans ce cadre la ZLECA ouvrira un marché de 1,2 milliard de personnes. Selon la directrice exécutive par intérim de l’ITC, Dorothy Tembo, face à la crise économique dû au Covid -19, les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) africaines ont besoin de soutien pour tirer pleinement parti du marché continental. (Financial Afrik)
Mots clés: Afrique, MPME, ZLECA
AFRIQUE DE L’OUEST
Nigeria : la baisse des taux de la Banque centrale a surpris, mais il y a des raisons objectives à cette décision - Au Nigeria, la Banque centrale a surpris les analystes et investisseurs en abaissant ses taux directeurs de 13,5% à 12,5%. Ceux qui s'attendaient à une telle initiative espéraient au mieux une baisse à 13% seulement. Ce taux est celui que les banques centrales utilisent pour échanger les titres de dette des banques commerciales contre de l'argent. Lorsqu'il baisse, il incite les banques à octroyer des crédits à l'économie, car le refinancement est moins cher. Des conditions doivent être réunies. Une trop grande injection d'argent dans l'économie entraîne en théorie une hausse des prix. Par ailleurs, la monnaie doit être créée en tenant compte des réserves de change. Dans une économie qui importe, trop de ressources monétaires créées peuvent conduire à une dévaluation de la monnaie. On retrouve ces deux facteurs au Nigeria. L'économie est frappée par une hausse des prix qui a atteint 15,8% au mois d'avril pour ce qui est des prix des aliments. Parallèlement, les réserves de change du Nigeria ont fortement reculé depuis la fin de l'année 2019. Certes le pays a reçu 5,8 milliards $ d'investissements étrangers, mais il en a encore plus perdu. Les investisseurs sont effrayés de ne pas pouvoir rapatrier leurs gains ou avoirs, car pour cela, il faut des devises et elles sont générées à 90% par le pétrole dont les prix ont baissé. La Banque centrale nigériane a pourtant de solides arguments qui l'ont emmené à baisser les taux directeurs, donc à encourager que soit injecté plus d'argent au sein de l'économie. Premièrement, elle note que créer plus de monnaie n'aggravera pas la hausse des prix, car ceux-ci ont augmenté du fait du confinement imposé par le coronavirus qui a fait grimper les coûts de facteur dans la distribution des produits. Avec la réouverture progressive, les agents économiques qui n'avaient aucune source de revenus auront besoin d'argent pour mener leurs activités de consommation ou d'investissement. (Agence ecofin)
Mots clés: Nigeria, Banque centrale, taux directeurs
Sénégal: hausse des exportations vers les pays de l’UEMOA- Les exportations de biens du Sénégal vers les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ont connu une hausse de 2,6 milliards de FCFA (environ 4,160 millions de dollars) au terme du mois de mars 2020 comparées à la même période de l’année 2019, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE). Ces exportations se sont ainsi établies à 37,6 milliards de FCFA contre 35 milliards de FCFA en février 2020, soit une hausse de 7,4% en valeur relative. Selon la DPEE, la part de l’UEMOA dans les exportations totales du Sénégal s’est située à 24,5% en mars 2020 contre 23,4% en février 2020, soit un accroissement de 1,1 point de pourcentage. Le poids des exportations du Sénégal vers Mali dans les exportations totales vers l’UEMOA est passé de 51,0% à 42,6% sur la période. Le ciment reste le principal produit exporté vers ce pays partenaire avec une part de 27,1% contre 42,0% en février 2020. (APA)
Mots clés: Sénégal, UEMOA, Exportations
Guinée : le Conseil d’Administration de la Banque Mondiale approuve un financement de 70 millions de dollars pour l’ANIES- Le Conseil d’administration de la Banque Mondiale, réuni vendredi 29 mai 2020, a accordé sous forme de don, une enveloppe de 70 millions de dollars US à l’Agence Nationale d’Inclusion Économique et Sociale (ANIES) de la Guinée. Ce montant va permettre à l’ANIES d’amplifier ses multiples actions dans le cadre de la lutte contre l’extrême pauvreté, en particulier dans le contexte de la crise sanitaire liée au coronavirus, en vue d’amortir les conséquences de la pandémie sur les plus vulnérables. « C’est une très bonne nouvelle, qui vient confirmer l’engagement de la Banque Mondiale à accompagner la Guinée dans le déploiement de cette politique innovante », a réagi le Premier Ministre Ibrahima Kassory Fofana à l’annonce de la nouvelle. Dans le cadre de la riposte au COVID-19, 25 millions de ces fonds seront affectés aux transferts monétaires que l’ANIES lance à la fin de ce mois de juin au bénéfice de 240 000 ménages vulnérables, soit 1,6 million de Guinéens. Chaque ménage recevra 25 dollars par mois. Le reste de l’enveloppe, soit 45 millions de dollars, permettra à l’ANIES de déployer ses politiques d’inclusion économique, sociale et financière pour la période 2021-2024. (Financial Afrik)
Mots clés: Guinée, Banque mondiale, Inclusion Economique
Légère remontée du taux d’inflation dans l'UEMOA - Le taux d'inflation dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a enregistré une légère remontée de 0,02 point de pourcentage au mois d’avril 2020 comparé au mois précédent. Le taux d’inflation est ainsi ressorti, en glissement annuel, à 1,5% durant la période sous revue, après une réalisation de 1,3% au mois de mars 2020. Selon l’Institut d’émission, l'accélération du rythme de progression du niveau général des prix est imprimée notamment par la composante Alimentaires, dont la contribution à l'inflation totale est passée de 0,8 point de pourcentage à fin mars 2020 à 1,3 point de pourcentage à fin avril 2020. « La progression des prix des produits alimentaires est en rapport avec un renchérissement des produits de la pêche ainsi que de tubercules et plantains, en lien avec la faiblesse de l'offre sur les marchés dans le contexte de la crise sanitaire liée au COVID-19 », explique la BCEAO. Une augmentation des prix des céréales a également été enregistrée dans les pays sahéliens, notamment au Niger, en rapport avec la baisse de la production. Le rythme de progression du niveau général des prix a été toutefois atténué par la composante Logement dont la contribution à l'inflation totale est ressortie à 0,1 point de pourcentage en avril 2020 contre 0,3 point de pourcentage en mars 2020. Cette évolution est notamment liée à la baisse des tarifs d'eau au Burkina et au Niger, ainsi que de l'électricité au Niger, en raison des mesures sociales prises par le Gouvernement pour atténuer les effets de la crise sanitaire du COVID-19 sur les couches les plus vulnérables. (APA)
Mots clés: UEMOA, Taux d’inflation
Microfinance : l’encours des crédits en hausse de 18,3% au dernier trimestre 2019 - Au dernier trimestre 2019, l’encours des crédits des institutions de microfinance (SFD) a connu une hausse annuelle de 18,3% au Togo (par rapport à la même période en 2018), selon les récentes statistiques de la Bceao. C’est la deuxième plus importante progression annuelle dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), juste derrière le Mali (+26,7%). Et devant la Côte d'Ivoire (+16,9%), le Sénégal (+5,0%), le Burkina (+4,6%) et le Niger (1,4%). En contraste, une contraction a été notée en Guinée-Bissau (-29,1%) et au Bénin (-2,6%). Cet encours a connu une progression de 10%, par rapport à son niveau à fin décembre 2018. Dans l'ensemble de l’Uemoa, le total se chiffre à 1 555,6 milliards FCFA. Dans le détail, la moitié des prêts se compose de crédits à court terme. De leur côté, « les prêts à moyen et long terme représentent respectivement 31,3% et 18,6% sur la période sous revue. », souligne ainsi la Bceao. Et en termes de comparaison par genre, il ressort que les hommes ont bénéficié de 57,6% de ces facilités, contre 30,3% pour la clientèle féminine, et 15,6% pour les groupements. (Togo first)
Mots clés: Togo, Microfinance, UEMOA
AFRIQUE DE L’EST
Rwanda : Ignite a électrifié 5 000 ménages au solaire en deux mois - Au Rwanda, le fournisseur de solutions solaires Ignite a affirmé avoir distribué des kits solaires à 5 000 ménages en deux mois. Cette performance a été réalisée dans le cadre du programme Pro-Poor Extreme Affordability lancé au début de la pandémie du Covid-19, il y a trois mois. Il avait pour objectif d’apporter de l’énergie aux ménages les plus pauvres. Les foyers connectés dans le cadre de l’opération paient 0,86 euro par mois, par des modes de paiement par mobile pour acquérir progressivement leur installation. Selon Arthur Houston, le directeur général d’Ignite Power, cette performance a été réalisée « grâce au soutien sans compromis de Rwanda Energy Group et des partenaires au développement qui ont immédiatement compris l’importance de l’électricité pour les ménages pendant le confinement causé par le Covid-19 et ont soutenu les opérations depuis le début ». Sur le plan financier, l’opération a obtenu l’appui d’Energising Development (EnDev) qui soutient les investissements privés dans le secteur de l’énergie et d’Urwego Bank, une organisation chrétienne de microfinance active à Kigali. (Agence ecofin)
Mots clés: Rwanda, Electricité, Ménages
AFRIQUE CENTRALE
L’INS optimiste pour la reprise de l’activité économique dans l’Extrême-Nord et les régions anglophones du Cameroun - Dans une note sur l’inflation au cours du premier trimestre 2020 au Cameroun, l’Institut national de la statistique (INS) se montre optimiste pour trois zones déclarées économiquement sinistrées en 2019 : il s’agit du Nord-Ouest, du Sud-Ouest, et l’Extrême-Nord. L’optimisme de l’INS se fonde sur le fait que « la reconnaissance du statut de zones économiquement sinistrées aux régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le statut spécial accordé aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et la mise en place du cadre relatif au plan de construction et développement du Nord-Ouest et Sud-Ouest devraient contribuer à l’amélioration de la situation sécuritaire pour la reprise/intensification des activités économiques ». Pour l’Institut, toutes ces conditions réunies devraient accroître l’offre des biens et services notamment dans ces trois régions en proie aux crises sécuritaires depuis plusieurs années. Dans le cas de l’Extrême-Nord, la zone subit les affres de la secte islamiste Boko Haram qui détruit tout sur son passage. Au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, ce sont des groupes armés notamment séparatistes qui sèment la terreur. Le statut de zone économiquement sinistrée reconnu aux régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, leur confère désormais un régime spécial d’imposition semblable à celui de la loi du 18 avril 2013. Ainsi, les investissements nouveaux (quelles que soient la taille et l’origine) qui y seront réalisés pourront bénéficier d’exonération de certains impôts et taxes (dont TVA sur les acquisitions de biens et services et l’impôt sur les sociétés et minimum de perception) durant une période pouvant atteindre 10 ans (3 ans maximum pour phase d’installation et sept premières années d’exploitation). (Investir)
Mots clés: Cameroun, Zones économique
AFRIQUE AUSTRALE
Mozambique: l’ONU demande 103 millions Us pour faire face à la Covid-19- Les Nations unies ont lancé, ce jeudi, deux appels humanitaires d'une valeur de plus de 103 millions de dollars pour aider le Mozambique à répondre au double défi posé par la pandémie de coronavirus au Mozambique et une insurrection armée. En lançant ces appels au nom des partenaires de développement du Mozambique, Myrta Kaulard, coordinatrice humanitaire résidente des Nations unies a appelé la communauté internationale à renforcer son soutien au Mozambique alors que le pays est confronté à de multiples chocs tels que les conséquences humanitaires de la Covid-19, les sécheresses récurrentes, les inondations et la violence croissante dans la province de Cabo Delgado. Elle a déclaré que l'appel éclair de 68 millions de dollars se concentre sur les besoins les plus immédiats et les plus critiques pour les neuf prochains mois de millions de personnes déjà confrontées à de graves conditions humanitaires, qui seraient incapables de résister à l'impact sanitaire et socio-économique de la pandémie. Le Mozambique avait enregistré à la date de jeudi 316 cas de coronavirus et deux décès. « Les personnes touchées sont souvent les mêmes qui avaient tout perdu pendant le cyclone Kenneth et qui sont maintenant déplacées pour la deuxième ou la troisième fois en un an », a déclaré M. Kaulard. L’appel donnerait la priorité aux besoins des plus vulnérables, notamment les personnes vivant dans la pauvreté, les personnes handicapées, celles qui vivent avec le VIH, les personnes âgées, les populations déplacées et les communautés à risque, a déclaré la fonctionnaire onusienne. Le second appel est le Plan de réponse rapide pour Cabo Delgado, qui demande 35,5 millions de dollars à la communauté internationale et qui donnerait la priorité aux « besoins urgents de ceux qui ont été touchés par la violence croissante ». (APA)
Mots clés: Mozambique, ONU, Covid-19
AFRIQUE DU NORD
La BAD débourse 180 millions d’euros pour soutenir la Tunisie dans sa réponse à la crise sanitaire - Le Conseil d'administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, ce mercredi, un prêt de 180 millions d’euros en faveur de la Tunisie pour financer le programme d’appui à la réponse au Covid-19 par l’inclusion sociale et l’emploi (PARISE). Le PARISE a pour objectif immédiat de renforcer la réponse sanitaire du pays et d’atténuer les impacts socio-économiques de la crise sur les populations les plus vulnérables, en particulier pour les femmes et les jeunes, indique un communiqué de la BAD parvenu à APA, ajoutant que ce programme entend également soutenir la relance rapide de l’économie par la préservation de l’emploi et la promotion de l’inclusion sociale. « Face à cette crise d’une ampleur inédite, nous sommes totalement mobilisés pour soutenir la Tunisie », a déclaré Mohamed El Azizi, directeur général de la Banque pour l’Afrique du Nord, cité par le communiqué, soulignant que les priorités de l’institution financière panafricaine résident dans la protection des populations, le renforcement de la résilience des systèmes de santé et de protection sociale, la préservation des emplois et l’accélération de la relance économique par des investissements stratégiques. Le programme appuiera, d’une part, les mesures prises pour aider à contenir la propagation du virus, à renforcer la résilience du système de santé et à élargir la couverture sociale aux populations les plus vulnérables. Il contribuera à renforcer le dépistage précoce à travers l’utilisation de tests rapides au profit de 450.000 personnes et il étendra la couverture sociale pour plus de deux millions de personnes, tout en protégeant 140.000 retraités aux faibles revenus.D’autre part, le PARISE a pour objectif de préserver les emplois fragilisés par la crise et de renforcer la dynamique d’inclusion sociale. Durant la période de confinement, une allocation exceptionnelle est accordée à 623.000 familles à revenu limité, à 10.000 travailleurs en situation de perte d’emploi et à 350.000 salariés affectés par la crise, fait savoir la BAD. (APA)
Mots clés: BAD, Tunisie, Inclusion Sociale
L’Algérie devient l’actionnaire principal du gazoduc Medgaz- En concluant un accord d’achat de 19,1 % des parts de la société espagnole Cepsa dans le gazoduc Medgaz qui achemine l’offre algérienne vers l’Espagne, la société publique algérienne des hydrocarbures (Sonatrach) devient l’actionnaire principale du conduit. La Sonatrach possède désormais 51 % des parts tandis que l’autre coentreprise espagnole Naturgy Energy Group en détiendra le reste. Aucun détail concernant les conditions financières de la transaction n’a été dévoilé. « Sonatrach renforcera ainsi sa position en tant que fournisseur majeur et fiable de gaz en Europe, en particulier dans la péninsule Ibérique », a commenté la société dans un communiqué officiel. Avec des politiques énergétiques nationales qui s’appuient beaucoup plus sur le gaz que le pétrole, il s’agit d’une opération qui sera bénéfique, principalement au moment où les besoins en liquidité se font le plus sentir. Le gazoduc dont la capacité est de 8,2 milliards de mètres cubes par an, a un diamètre de 24 pouces et une longueur de 210 km. On s’attend à ce que sa capacité soit portée à 10,2 milliards de mètres cubes au cours du premier trimestre 2021. (Agence ecofin)
Mots clés: Algerie, Hydrocarbures
