LA QUOTIDIENNE DU CAPC 8 JUIN 2020
INTERNATIONAL
Pétrole: l’OPEP propose à ses alliés de prolonger les coupes en juillet - « Tous les pays participants ont accepté la possibilité de prolonger d’un mois supplémentaire la première phase des ajustements de la production de mai et juin », a indiqué l’organisation dans un communiqué à l’issue de deux rounds de négociations par visioconférence. Face à la chute brutale de cette dernière et des prix du brut, les membres du cartel et leurs partenaires s’étaient engagés le 12 avril à une réduction historique de leur production de 9,7 millions de barils par jour (mbj) pour les mois de mai et juin, qui devait passer à 7,7 mbj à compter du 1er juillet et jusqu’à décembre, puis à 5,8 mbj de janvier 2021 à avril 2022.
- Respecter les quotas
Le cartel et ses partenaires ont ainsi surmonté les dissensions auxquelles ils ont habitué le marché et dépassé les querelles qui ont porté cette semaine sur le non-respect par certains pays de leurs quotas. Selon les calculs du fournisseur de données Kpler, le groupe n’a réduit sa production que d’environ 8,6 mbj en mai, soit 11 % de moins que le volume prévu.
- Épine dorsale
Malgré les doutes qui planent sur la difficile entente des producteurs, la politique de l’OPEP a montré son efficacité puisque les cours sont remontés en ce début juin autour de 40 dollars le baril pour la référence américaine, le West Texas Intermediate (WTI), et son équivalent européen, le Brent de la mer du Nord. Ils avaient atteint de plus bas historiques aux alentours du 20 avril, heurtant la barre des 15 dollars pour le Brent et passant même en négatif pour le WTI.
Mots Clés: Pétrole, Opep
Une nouvelle page web sur le commerce dans le contexte des catastrophes naturelles - Les économies du monde entier sont confrontées à une charge économique de plus en plus lourde du fait des catastrophes naturelles, et la recherche prévoit que ces phénomènes vont augmenter en fréquence et en intensité. Le commerce international peut jouer un rôle important en aidant les pays à réagir aux catastrophes naturelles, à s'en remettre et à renforcer leur résilience face aux catastrophes futures. Des marchés ouverts et fonctionnant bien, encadrés par les règles de l'OMC, peuvent aider les gouvernements à faire face aux conséquences de ces catastrophes. Des recherches sur les catastrophes naturelles et le commerce ont été programmées par l'OMC en 2018 et réalisées grâce à un financement de la Mission permanente de l'Australie. Un premier colloque a eu lieu en avril 2018, suivi de trois autres réunions. L'objectif de la recherche était d'approfondir l'analyse — y compris au moyen d'études de cas par pays — de l'interaction entre le commerce international et les catastrophes naturelles. Une attention particulière a été accordée à l'analyse du redressement des capacités commerciales et des infrastructures des pays. Faire en sorte que les systèmes économiques soient suffisamment solides pour résister aux catastrophes naturelles contribuera à la réalisation du Programme de développement durable à l'horizon 2030 de l'ONU et à la mise en œuvre du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe, un accord international visant à renforcer la résilience face à la charge de plus en plus lourde découlant des catastrophes. Les recherches ont abouti à deux études réalisées par le Secrétariat de l'OMC et par Giovanna Adinolfi, Professeur de droit international à l'université de Milan (Italie). Selon Mme Adinolfi, “vu l'augmentation des catastrophes naturelles et la charge économique de plus en plus lourde qu'elles représentent, la mise en place de cadres juridiques appropriés compatibles avec les risques connus aiderait les gouvernements à renforcer la résilience et à réduire les vulnérabilités face à de tels chocs. Mon analyse donne à penser que de nombreux outils sont disponibles pour les économies touchées par les catastrophes et leurs partenaires commerciaux dans les différents Accords de l'OMC, concernant notamment le commerce des marchandises, le commerce des services et les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce.” Les études peuvent être consultées ici. (OMC)
Mots Clés: OMC, Commerce, Catastrophe naturelle
Les pays peuvent agir aujourd’hui pour favoriser leur reconstruction post-COVID-19 - La pandémie de coronavirus (COVID-19) et la mise à l’arrêt de l’activité économique viennent porter un sérieux coup à l'économie mondiale, et en particulier aux pays les plus pauvres. Cependant, les pays en développement et la communauté internationale peuvent agir dès maintenant pour accélérer la reprise après le pic de la crise sanitaire et atténuer ses effets négatifs à long terme, selon une analyse publiée aujourd'hui par le Groupe de la Banque mondiale dans le cadre de la dernière édition de ses Perspectives économiques mondiales, dont la version intégrale paraîtra le 8 juin. Selon le rapport, les interventions à court terme pour faire face à l'urgence sanitaire et protéger des services publics essentiels devront s'accompagner de stratégies globales pour stimuler une croissance durable, en s’attachant notamment à améliorer la gouvernance et le climat des affaires et à accroître le volume et l’efficacité des investissements dans l'éducation et la santé publique. Pour renforcer la résilience future de leur économie, nombre de pays devront se doter de systèmes qui leur permettent de créer et préserver plus de capital humain et matériel pendant la reprise, en recourant à des politiques qui prennent en compte et promeuvent, dans le contexte de l’après-pandémie, la nécessité de nouveaux types d’emplois, d’entreprises et de systèmes de gouvernance. (Banque mondiale)
Mots Clés: Covid-19, Reconstruction économique
PANAFRICAIN
Les « High 5 » de la Banque africaine de développement : une vision et des résultats qui transforment l’Afrique- Au cours de la dernière décennie, l’Afrique a enregistré l’une des croissances économiques les plus robustes au monde. Toutefois, la majorité des économies africaines sont bien en deçà de leur plein potentiel. Une transformation structurelle est nécessaire pour créer plus d'emplois, réduire la pauvreté et réaliser les Objectifs de développement durable. Les cinq domaines prioritaires de la Banque africaine de développement sont destinés à aider les pays africains à réaliser les ODD. Ces domaines sont : nourrir l'Afrique ; éclairer l'Afrique ; industrialiser l'Afrique ; intégrer l'Afrique ; et améliorer la qualité de vie des populations africaines.
- Nourrir l’Afrique
Depuis 2015, 74 millions d'Africains ont bénéficié de technologies agricoles améliorées grâce aux efforts de la Banque pour renforcer la sécurité alimentaire sur le continent. Par exemple, dans l’ouest de la Mauritanie, le projet d’aménagement hydro-agricole du Brakna-ouest, soutenu par la Banque à hauteur de 12 millions de dollars américains, a permis à 1 500 familles d’agriculteurs et d’éleveurs de retourner à la terre pour cultiver leurs champs.
- Éclairer l’Afrique
Sans électricité, l’agriculture ne pourra répondre efficacement au défi grandissant de la sécurité alimentaire sur le continent. La Banque a ainsi fait de l’investissement dans l’énergie une priorité. Depuis 2016, elle a mobilisé 12 milliards de dollars pour sa priorité stratégique « Éclairer l’Afrique ». Grâce à cet investissement, 13,4 millions de personnes ont pu avoir accès à l'électricité.
- Industrialiser l’Afrique
Au titre de la priorité « Industrialiser l’Afrique », la Banque a permis à 9 millions de personnes d’accéder aux financements par le biais d’entreprises privées. Au Nigeria, plus de 70% de la population dépend de l’agriculture. Les fluctuations dans les récoltes ont des répercussions considérables sur les rendements, les revenus et la sécurité alimentaire.
- Intégrer l’Afrique
Pour tirer davantage de bénéfices de l'industrialisation, l'Afrique doit mieux s'intégrer en termes de commerce et de marchés. Grâce à l'intégration, les pays africains peuvent accéder à des marchés plus vastes et ainsi accroître les revenus de millions d’habitants grâce à de nouvelles opportunités.
- Améliorer la qualité de vie des Africains
Améliorer les conditions de vie des populations passe par un accès amélioré à des services essentiels tels que la santé, l’eau ou l’assainissement. C’est également leur permettre d’accéder à l’éducation et d’acquérir les compétences nécessaires pour occuper des emplois et créer des entreprises viables. Depuis 2015, grâce aux projets de la Banque, 43 millions de personnes ont désormais accès à l’eau et à l’assainissement.(BAD)
Mots clés: Afrique, BAD, Développement
Il faut placer dès maintenant les jalons de la reprise post COVID-19 – Vera Songwe - « Nous ne savons pas encore combien de temps la crise du COVID19 va durer, mais il est nécessaire de placer, dès aujourd’hui, les jalons de la reprise », a indiqué mardi 2 juin Vera Songwe, Secrétaire général adjoint de l'ONU et Secrétaire Exécutive de la CEA à l’occasion d’un webinaire organisé sous le thème « Repenser l’économie et son enseignement en Afrique post-COVID19 », conjointement organisé par l’Ecole Nationale de Commerce et de Gestion ENCG – Marrakech et le Centre Africain des Solutions Innovantes Durables ACISS de l’Université Cadi Ayyad (Maroc). Touchée par la crise économique causée par le COVID19, avant même l’impact sanitaire de la pandémie, l’Afrique risque aujourd’hui de connaître un ralentissement de sa croissance de 1,8 à 2,6% du PIB qui pousserait jusqu’à 29 millions de personnes dans l’extrême pauvreté. Mises en place dans 42 pays africains en vue de protéger les populations, les mesures de confinement ont déjà coûté quelques 69 milliards de dollars par mois et devraient impacter négativement la mise en œuvre des ODD en Afrique. Dans ses remarques, Mme Songwe a évoqué plusieurs pistes de réflexion pour le développement de modèles de sortie de crise post COVID19. Parmi ces derniers le renforcement de la gouvernance économique, en vue de s’assurer que les fonds bénéficient à ceux qui en ont le plus besoin, le développement de l’économie numérique, la gestion du changement climatique, un système financier repensé pour meilleur usage des ressources financières domestiques telles que les fonds de pension africains et la relance de la consommation à travers le continent grâce à la Zone de Libre Echange Continentale Africaine. (UNECA)
Mots clés: Afrique, Reprise post-covid
AFRIQUE DE L’OUEST
L’Allemagne et le PAM consolident leur partenariat pluriannuel pour renforcer la résilience des communautés au Niger- L'Allemagne renouvelle son engagement en faveur de l'amélioration à long terme des moyens d’existence et de la sécurité alimentaire, au moment où le Niger est confronté aux conséquences socio-économiques de la pandémie COVID-19 sur la sécurité alimentaire et la nutrition des familles vulnérables des zones rurales et urbaines. Le Niger continue d'être confronté à des vulnérabilités chroniques causées principalement par la pauvreté, l'insécurité au niveau régional, la pression démographique, les chocs économiques et climatiques, l'insécurité alimentaire chronique et les inégalités persistantes entre les sexes. Environ 6,8 millions de personnes, représentant un tiers de la population du Niger, sont en situation d'insécurité alimentaire récurrente et se battent pour se nourrir et nourrir leurs familles. "Le soutien de l'Allemagne est la preuve d'un engagement à long terme pour améliorer les moyens d'existence et l'insécurité alimentaire et la nutrition des populations au Niger, et pour investir dans le développement de moyens permettant aux communautés de résister aux chocs", a déclaré Sory Ouane, directeur et représentant du PAM au Niger. "La pandémie COVID-19 ajoute à la vulnérabilité nutritionnelle de la population nigérienne. A travers cette importante contribution, l'Allemagne soutient les efforts visant à protéger la population d'une insécurité alimentaire supplémentaire en ces temps difficiles", a déclaré Hermann Nicolai, ambassadeur d'Allemagne au Niger. "L'Allemagne apporte sa contribution à cette lutte dans le cadre de la réponse européenne "Team Europe" à la pandémie COVID-19". Depuis 2018, l'Allemagne et le PAM collaborent pour renforcer les activités de résilience dans les zones sujettes à des chocs climatiques et autres au Sahel. Plus de 650 000 personnes ont été assistées dans plus de 360 villages uniquement au Niger, sur trois régions prioritaires : Maradi, Zinder et Tahoua. Le verdissement des terres dégradées, le soutien à l'éducation (via les repas scolaires) et l'aide nutritionnelle aux femmes, hommes, jeunes et enfants sont les éléments clés de cette approche intégrée. (PAM)
Mots clés: Allemagne, PAM, Niger
Côte d’Ivoire : le port d’Abidjan est désormais exportateur de bauxite- Le 29 mai 2020, le terminal vraquier du port autonome d’Abidjan (PAA) a servi à un premier embarquement de 20 000 tonnes de bauxite à destination de la Chine. C’est une première en Côte d’Ivoire. Ce minerai, exploité par Lagune Exploitation Bongouanou (LEB), sera désormais exporté à partir du PAA. Selon le directeur général du PAA, Hien Yacouba Sie, un second embarquement de 50 000 tonnes sera effectué très bientôt. A l’en croire, l’exploitation de la bauxite en Côte d’Ivoire va contribuer non seulement à accroître le trafic du port d’Abidjan, mais apportera également une plus-value à l’économie ivoirienne. Après avoir misé sur l’or pendant plusieurs années, la Côte d’Ivoire est devenue en avril 2018, un pays exploitant à grande échelle la bauxite. Les réserves de Bongouanou dans le centre-est du pays sont estimées à 32,5 millions de tonnes. Ce gisement, contrôlé par l’homme d’affaires Moumouni Bictogo, est un projet de 218 milliards FCFA (331 millions d’euros). Il table sur une production annuelle de 315 000 tonnes de bauxite calcinée d’une teneur en alumine de 80 %, pour une cadence d’extraction de 750 000 tonnes par an. (Agence ecofin)
Mots clés: Côte d’Ivoire, Port, Bauxite
Mali : la production de coton a atteint 700 000 tonnes en 2019/2020- Au Mali, la production de coton s’est chiffrée à 700 000 tonnes au terme de la campagne 2019/2020, soit 6,6 % de plus par rapport à 2018/2019. Pour la campagne 2020/2021, l’objectif des autorités est d’atteindre 820 000 tonnes de coton. Le volume récolté pour la campagne 2019/2020, fait du Mali pour la deuxième année consécutive, le second producteur d’or blanc d’Afrique derrière le Bénin (714 000 tonnes). La campagne 2020/2021 sera marquée par une réduction du prix garanti aux producteurs à 200 Fcfa/kg contre 275 Fcfa/kg un an plus tôt en raison de la chute de la demande mondiale liée au coronavirus. En dépit de cette mauvaise conjoncture mondiale, l’exécutif compte reconduire sa subvention de 10 milliards Fcfa en faveur des producteurs durant la prochaine saison. Au Mali, la filière coton génère 12 % du budget de l’Etat et fournit des sources de revenus à 40 % de la population rurale. (Agence ecofin)
Mots clés: Mali, Coton, Production
AFRIQUE DE L’EST
Kenya: les réserves de change ont baissé de 201 millions $ en deux semaines, mais la Banque centrale rassure - Les réserves de change du Kenya ont reculé de près de 201 millions $ au mois de mai 2020, apprend-on du bulletin hebdomadaire d'information de la Banque centrale sur la situation du marché monétaire. L'institution ne donne pas une explication à ce repli, mais selon des analystes repris par des journaux locaux, il n'est pas exclu que cette baisse soit imputable au règlement des intérêts sur la dette extérieure, notamment les eurobonds contractés en mai 2019. Les 4 premiers mois de l'année ont été moins désastreux que prévu sur le plan du commerce extérieur. Le déficit commercial a été de 334,2 milliards de shillings kényans (3,14 milliards de dollars), soit son niveau le plus bas depuis 2017. Les réserves de change ont aussi été renforcées au mois d'avril 2020, grâce au prêt accordé par le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de son assistance pour faire face à la covid-19. C'est une bonne nouvelle notamment pour les banques et les fonds de pension kényans, car cela suppose que le gouvernement a repoussé significativement tout risque de non-remboursement de sa dette extérieure. Dans l'hypothèse que où ce risque surviendrait, le gouvernement kényan ne serait plus en mesure d'honorer ses remboursements de dette intérieure. Or ces deux catégories d'acteurs détiennent 83,7% des 3071 milliards de shillings de dette intérieure du Kenya. (Agence ecofin)
Mots clés: Kenya, Réserve de change
AFRIQUE CENTRALE
Un nouveau mécanisme d’approvisionnement du Cameroun en carburants permet d’économiser 150 milliards de FCFA par an - le ministre de l’Eau et de l’Énergie (Minee), Gaston Eloundou Essomba , a déclaré que depuis l’exercice 2020, le Cameroun a mis en place un nouveau « mécanisme d’approvisionnement pérenne du marché à l’effet de minimiser les coûts et les manque-à-gager éventuels qui allaient continuer à exposer la trésorerie de l’État ». « Ce mécanisme consiste à sélectionner [par appel d’offres international] quatre traders pour une période donnée qui auraient la charge de rendre disponible de grandes quantités de produits pétroliers dans les eaux camerounaises à fin de les vendre aux marketeurs et importateurs locaux avec comme critère de sélection un niveau de primes plus compétitif. » Avant le 23 décembre dernier, a révélé le membre du gouvernement, « les traders livraient les produits pétroliers au Cameroun avec des primes qui atteignaient des niveaux records de 128 dollars par tonne pour le super et 176 dollars par tonne pour le gasoil ». Et d’ajouter : « les primes actuellement pratiquées sont de 38 dollars par tonnes pour le super, et 45 dollars par tonnes pour le gasoil. Ce mécanisme génère pour le Cameroun des économies budgétaires importantes. Nos évaluations les situent annuellement à 150 milliards de FCFA ». Dans le cadre de ces opérations, a expliqué le ministre, le Cameroun a retenu le Nigerian Sahara Energy comme principal adjudicataire. En dehors de ce dernier, les trois suivants immédiats ont été également été retenus. Il s’agit de Vitol (une société suisse de trading de produits pétroliers), Addax Energy (suisse) et Petra Energy SA (suisse). La condition imposée par le Cameroun à ce trio est de s’arrimer au niveau des prix du principal adjudicataire. Entre février et mai 2020, Sahara Energy a déjà livré 300 millions de litres de carburant en terre camerounaise. (Investir)
Mots clés: Cameroun, Carburants, Budget
AFRIQUE AUSTRALE
Afrique du Sud : la filière avocat prévoit un volume à l’export de 16 millions de cartons en 2020 - Selon les estimations de l’industrie sud-africaine de l’avocat, les exportations de fruits cette année seront légèrement inférieures aux prévisions précédentes. La filière devrait envoyer 16 millions de cartons cette saison contre un stock de 18,5 millions de cartons anticipé en début de campagne. Ce recul est attribuable à la contraction de la demande pour les variétés vertes en Europe. Pour l’Afrique du Sud, le marché européen est stratégique. En effet, le vieux continent absorbe plus de 90 % des exportations de l’industrie et est au centre du marketing de la filière visant à faire progresser ses volumes de Hass, la seconde variété la plus cultivée dans le pays. Selon Derek Donkin, directeur exécutif de l’organisation de la South African Avocado Growers’Association (SAAGA), la saison sera tout de même meilleure que la précédente malgré cette baisse prévue (14,1 millions cartons). Pour rappel, l’Afrique du Sud est le second exportateur africain d’avocats derrière le Kenya. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique du sud, Exportation, Avocat
Namibie : la NamPower investira plus de 575 millions $ dans la production et le transport électrique en trois ans - En Namibie, la compagnie électrique nationale NamPower investira 10 milliards de dollars namibiens (575,8 millions $) dans des projets de production et de transmission électriques au cours des trois prochaines années. Cette information a été communiquée par le ministre de l’Energie, Ipumbu Shiimi qui a précisé que cet investissement permettra la fourniture d’une énergie fiable et abordable ainsi qu’une amélioration de la balance de paiement de la compagnie électrique. « La NamPower entreprend des investissements dans la production et la transmission électriques, particulièrement dans des centrales solaires et éoliennes au cours des cinq prochaines années. Environ 575 millions $ devront être investis au cours des trois prochaines années dans ce cadre », a affirmé le ministre lors de la présentation de son budget devant le Parlement. Le secteur a mis en place plusieurs réformes afin d’être plus attractif aux investissements. Entre autres mesures, la structuration des 70 distributeurs électriques actifs dans le pays en 5 compagnies régionales de distribution électrique et l’établissement de procédures transparentes de fixation des tarifs. (Agence ecofin)
Mots clés: Namibie, Production, Electricité
AFRIQUE DU NORD
Document de Stratégie D’intégration Régionale pour L’Afrique du Nord (DSIR-AN) 2020-2026 - Le Document de Stratégie d’Intégration Régionale pour l’Afrique du Nord (DSIR-AN), couvrant la période 2020-2026, a été conçu pour soutenir les efforts d'intégration régionale de six pays membres régionaux (PMR) du Groupe de la Banque africaine de développement, à savoir : l’Algérie, l’Egypte, la Libye, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie. Le DSIR-AN 2020-2026 a élaboré au terme d’un processus qui a été relativement long au vu de l’expérience de la Banque en la matière. Plusieurs facteurs ont retardé le processus de finalisation d’un DSIR-AN. Des raisons internes, notamment la révision du Cadre stratégique pour l’intégration régionale (CSIR) 2018-2025, ont contribué au report du DSIR-AN ainsi que la décision en 2019 d’adopter une « approche sur mesure » avant de privilégier un DSIR formel qui l’intègre comme une thématique transversale. Toutefois, le nouveau cadre stratégique permet de mieux répondre aux défis et enjeux de la région Nord en matière d’intégration régionale. L’approche proposée est pragmatique, progressive et à géométrie variable pour un régionalisme ouvert. Elle s’appuie sur le secteur privé et permettra à la Banque d’appuyer en parallèle l’intégration régionale nord-africaine et l’intégration entre les pays d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne, que les six pays nord-africains ont inscrit dans leurs priorités récentes. (BAD)
Mots clés: Afrique du nord, Intégration régionale
Maroc : Les exportations automobiles très impactées par la crise - Parmi les secteurs les plus impactés par les effets de la crise du Covid-19 figure celui de l’automobile, dont les exportations ont reculé de 39% à 17,22 milliards de dirhams (MMDH), selon les données de l’Office des changes. Cette baisse résulte essentiellement du repli des ventes à la fois de la construction (-45,7% à 6,65 MMDH) et du câblage (–44,7% à 6,28 MMDH). Parallèlement, les ventes de l’intérieur véhicules et sièges ont diminué de 33,6%. La part de ce secteur dans le total des exportations s’est élevé à 21,1% contre 27,8% un an auparavant. Autre secteur particulièrement touché par la crise du Covid-19, celui du textile et du cuir. Les exportations ont baissé de 28,3% à 9,12 MMDH, sous l’effet du recul des ventes des vêtements confectionnés (-2,68 MMDH), de celles des articles de bonneterie de 744 millions de dirhams (MDH) et des chaussures (-34 MDH). Pour leur part, les exportations de l’aéronautique ont chuté de 33,9% à 3,67 MMDH, en raison de la diminution de celles de l’assemblage (-962 MDH) et du système d’interconnexion de câblage électrique (Electrical Wiring Interconnection System – EWIS) de 923 MDH. Quant aux exportations de phosphates et dérivés, elles ont progressé de 0,2% à 15,91 MMDH. Cette évolution provient de la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+1,97 MMDH) et celles des phosphates (+ 44 MDH), atténuée toutefois par la baisse des ventes de l’acide phosphorique (-1,98 MMDH). (Labass)
Mots clés: Maroc, Exportations, Automobiles
La Tunisie prévoit une baisse de 130.000 tonnes de sa production d’huile d’olive en 2020/21- La Tunisie prévoit une de baisse de 130.000 tonnes de sa production d’huile d’olive en 2020/21, révèle un rapport du Département américain du commerce (USDA). “Etant donné que la filière oléicole nationale traversera l’année défavorable du cycle de production des oliviers, la production tunisienne d’huile d’olive devrait fortement chuter durant la campagne 2020/2021”, souligne le rapport qui explique que la production mondiale d’huile d’olive devrait reculer, en 2020/2021, pour la troisième année consécutive pour s’établir à 3 millions de tonnes contre 3,12 millions de tonnes un an plus tôt. Cette baisse est due à une contre-performance de la filière oléicole européenne, qui sera en partie compensée par la croissance des investissements de transformation des olives en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Le stock des exportations mondiales d’huile d’olive devrait se replier à un million de tonnes avec une contribution de 725.000 tonnes de l’UE. (Maroc diplomatie)
Mots clés: Tunisie, Huile d’olive, Production
