LA QUOTIDIENNE DU CAPC 9 JUIN 2020
INTERNATIONAL
Un rapport de l’OMC examine l’impact de la pandémie de COVID-19 sur les petites entreprises - Le rapport note que les perturbations des chaînes d'approvisionnement peuvent avoir une incidence particulièrement grave sur les MPME parce que l'approvisionnement auprès de nouveaux fournisseurs ou l'absorption des hausses de prix est plus difficile pour une petite entreprise dont les possibilités d'approvisionnement et les capitaux sont limités. Le rapport examine un large éventail de mesures prises par les gouvernements pour soutenir les MPME. Ces mesures comprennent des mesures visant à résoudre les problèmes de trésorerie, à accroître les possibilités commerciales pour les MPME et à les rendre plus résilientes. D'après le rapport, 44 Membres de l'OMC avaient adopté de telles mesures à la fin d'avril 2020. La note décrit comment le commerce international offre aux MPME la possibilité de diversifier les flux de revenus et de mieux réagir face à la crise de la COVID-19. Il indique que les travaux menés à l'OMC peuvent soutenir les petites entreprises en insistant sur l'importance de la transparence, en facilitant l'échange des meilleures pratiques, en soulignant la nécessité d'un accès accru au financement du commerce et en encourageant la pleine mise en œuvre de l'Accord de l'OMC sur la facilitation des échanges. Le rapport est disponible ici. (OMC)
Mots Clés: OMC, Petites entreprises
À l’épreuve du feu : la riposte des pouvoirs publics face à la pandémie de COVID-19 dans les pays émergents et les pays en développement - La crise du coronavirus est une crise inédite. Pour les pays émergents et les pays en développement (PEPD), elle a déclenché une riposte jamais vue, tant par sa portée que par son ampleur. Malgré leur diversité et, dans quelques cas, leur peu de ressources, les pays de ce vaste groupe, composé de pays émergents et de pays à faible revenu, ont renforcé les prestations de services de santé et fourni un appui sans précédent aux ménages, aux entreprises et aux marchés financiers. Même si leur marge de manœuvre limitée ne leur a pas permis de prendre des mesures d’une ampleur comparable à celle des pays avancés, certains sont parvenus à aider d’autres pays.
- La politique budgétaire pour sauver des vies et protéger les moyens d’existence
La politique budgétaire a été l’élément central de la riposte des PEPD. Dans ces pays, la crise sanitaire requiert des dépenses de santé massives, bien que cette hausse représente peu de chose à côté des ressources nécessaires pour soutenir l’économie dans son ensemble. Les pays ont accordé des prêts, des garanties et des allégements fiscaux aux entreprises, grandes ou petites, et sont venus en aide aux ménages vulnérables en augmentant les prestations d’assurance chômage et en accordant des subventions pour les services d’utilité publique.
- L’appui monétaire et l’appui au secteur financier, gages de stabilité
Les banques centrales des PEPD ont amorti l’impact du choc sur les conditions de crédit en abaissant leurs taux directeurs et en injectant des liquidités. Contrairement à d’autres épisodes de poussée des sorties de capitaux, notamment au début de la crise financière mondiale, la majorité des pays émergents ont abaissé leurs taux directeurs (d’au moins 50 points de base pour la plupart d’entre eux) plutôt que de les relever. Des pressions inflationnistes moins élevées et des cadres de politique monétaire plus crédibles dans l’ensemble pourraient l’expliquer. (FMI)
Mots Clés: Covid-19, Politique Budgétaire, PEPD
Allemagne: 130 milliards d'euros pour relancer l'économie - Les partis de la coalition se sont accordés sur un plan de relance de 130 milliards d’euros pour les années 2020 et 2021. Au programme : baisse de la TVA, transferts de dettes des communes vers l'État fédéral ou encore allocation pour les familles. Sur ces 130 milliards d’euros, 120 seront portés par l’État fédéral. Il s'agit de « créer une reprise qui rende notre pays meilleur, plus durable, plus respectueux du climat, plus humain », a plaidé jeudi le ministre de l'Economie Peter Altmaier, vantant le « plus grand programme économique jamais réalisé » par la République fédérale. Ce stimulus « important, audacieux mais coûteux », selon le Spiegel, devrait permettre de « sortir de la crise en beauté », assure le quotidien Süddeutsche Zeitung, à l'unisson de la plupart des experts. « Le champion de l'austérité est devenu dépensier », ce qui « aurait été inimaginable il y a quelques mois » relève par exemple Carsten Brzeski, économiste de la banque ING.
- Une partie pour les ménages et les entreprises...
Le plan comporte deux parties. L’une, dotée de 80 milliards d’euros, est à destination immédiate des ménages, et plus particulièrement des petites et moyennes entreprises. Vingt milliards vont servir à financer une baisse générale des taux de TVA pour les six mois à venir. Les entreprises vont bénéficier d’allègement fiscaux durant ces deux années. Pour les ménages, 11 milliards vont permettre de réduire les taxes sur les énergies renouvelables, afin de baisser le prix de l’électricité. Le plan prévoit également une allocation de 300 euros par enfant pour les familles. (RFI)
Mots Clés: Allemagne, Relance économique
PANAFRICAIN
Les décideurs politiques et les chefs d’entreprise examineront l’avenir du commerce électronique en Afrique en plein défis de COVID-19 - Pendant la pandémie, les solutions de commerce électronique ont joué un rôle essentiel pour assurer la continuité des activités de nombreuses entreprises. Elles ont été un canal essentiel dans la fourniture des biens et services essentiels. Pour de nombreuses Micro, petites et moyennes entreprises (MPME) en Afrique, le commerce électronique a été vitale et peut continuer à jouer un rôle principal dans leur relance économique. « Les solutions numériques seront au cœur de la relance et de la résilience des entreprises et du commerce en Afrique », déclare Dorothy Tembo, Directrice exécutive par intérim d’ITC. « Mais il est nécessaire de combler les écarts en matière de préparation au commerce électronique entre les pays et entre les grandes et les petites entreprises, et de mieux connecter les non connectés au réseau numérique ». Afin de profiter de la révolution numérique, l’Afrique doit s’assurer que l’environnement politique, les infrastructures et les services accélèrent l’adoption du commerce électronique pour intensifier le commerce transfrontalier, la croissance économique et la création d’emplois. Stephen Karingi, Directeur de la Division de l’intégration régionale et du commerce de la CEA, indique : « Le Sommet de l’Union africaine de février 2020 a annoncé que le commerce numérique et le commerce électronique seront désormais inclus dans les négociations de la phase III dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), offrant une excellente occasion à l’Afrique de concevoir un régime politique visant à soutenir le développement numérique du continent ». (UNECA)
Mots Clés: Afrique, Commerce électronique
Préserver la sécurité alimentaire en Afrique à l’ère de la COVID-19 - La sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne est menacée. Pour de nombreux Africains, la capacité d’accès à une nourriture suffisante, nutritive et sans danger, capable de couvrir leurs besoins alimentaires a été diminuée par une succession de catastrophes naturelles et d’épidémies. Les cyclones Idai et Kenneth, les nuages de sauterelles en Afrique orientale ou les sécheresses survenues en Afrique australe et orientale en sont quelques exemples. La pandémie de COVID-19 n’est que la dernière catastrophe à venir grossir les rangs des 240 000 millions de personnes qui souffrent de la faim dans la région. Dans certains pays, plus de 70 % de la population connaît des problèmes d’accès à la nourriture. L’Afrique subsaharienne est la région la plus fragile au plan de la sécurité alimentaire et nous montrons, dans l’édition de juin 2020 des Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne, que le changement climatique accroît cette insécurité. La région subsaharienne est particulièrement vulnérable aux forces du changement climatique. Près de la moitié de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté et dépend pour sa survie de l’agriculture pluviale, de l’élevage et de la pêche. Chaque nouveau choc climatique, chaque sécheresse, inondation ou cyclone atteint directement les agriculteurs, tandis que les pénuries augmentent le prix des denrées alimentaires pour tous.
- Dynamiser la production agricole
Même avant la pandémie, de nombreux pays de la région avaient pris des mesures préventives pour protéger leurs approvisionnements alimentaires en augmentant la productivité des cultures et en réduisant leur sensibilité aux conditions météorologiques défavorables. Le Mozambique, par exemple, accueille un projet pilote mondial portant sur de nouvelles semences de haricots tolérantes à la chaleur, tandis qu’en Éthiopie, des agriculteurs ont vu leurs rendements croître de 40 % après le développement de variétés de blé résistantes à la rouille (une maladie favorisée par une élévation des températures et des précipitations irrégulières). Pour maintenir cette dynamique, il faut poursuivre l’amélioration de l’irrigation et des semences et mieux protéger l’irrigation, toutes mesures qui stimuleraient nettement la production. Entre-temps, des actions de sensibilisation auprès des agriculteurs accéléreraient aussi la mise en œuvre de ces mesures. (FMI)
Mots Clés: Afrique, Sécurité alimentaire
Après-Covid-19 : l'Afrique se prépare à la reprise du tourisme - Le tourisme est l'un des secteurs les plus touchés par la pandémie, mais l'Organisation mondiale du tourisme entrevoit des perspectives positives pour le continent. Bonne nouvelle pour le continent africain : début 2021, l'industrie du tourisme devrait repartir. C'est en tout cas ce que projettent les experts de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT). Alors que le nombre de touristes internationaux devrait reculer de 60 à 80 % en 2020 sous l'effet de la pandémie du nouveau coronavirus, l'agence de l'ONU basée à Madrid dresse des perspectives plus positives concernant l'Afrique et le Moyen-Orient. « La majorité des experts prévoyant une reprise en 2020 », tandis que celles sur les Amériques sont les plus pessimistes, avec une reprise perçue comme difficile pour 2020. Pour l'Europe et l'Asie, « les perspectives sont mitigées, la moitié des experts prévoyant une reprise au cours de cette année ». Une perte totale de 80 milliards de dollars d'exportations touristiques dans le monde a été enregistrée. Il faut dire que l'Afrique était sur une trajectoire ascendante depuis l'année dernière avec une augmentation de l'ordre de 3 à 5 % des arrivées internationales sur le continent qui s'explique principalement en raison du nombre plus important de compagnies desservant l'Afrique et la facilité des procédures de visa.
- L'un des secteurs les plus touchés
Selon les Nations unies, l'industrie du tourisme dans son ensemble – restauration, hébergement, loisirs, parcs – emploie plus de 24,6 millions de personnes sur le continent. Ils sont près d'un million de personnes à travailler dans ce secteur que ce soit au Nigeria, en Éthiopie, au Kenya, en Tanzanie ou en Afrique du Sud. Le secteur apporte jusqu'à 169 milliards de dollars à l'économie africaine, soit 7,1 % du PIB du continent. Mais en raison de la propagation de Covid-19, bon nombre de ces petites et moyennes entreprises suppriment des emplois et perdent des revenus. L'ONU estime que la pandémie coûtera jusqu'à 2 millions d'emplois directs et indirects dans le tourisme sur le continent. Cinq organismes internationaux ont déjà averti que, sans financement d'urgence, la crise du Covid-19 pourrait provoquer un effondrement de ce secteur en Afrique. Exemple en Ouganda, où le président Yoweri Museveni a déjà averti, dans son dernier discours à la nation, que son pays pourrait perdre jusqu'à 1,6 milliard de dollars de revenus. (Le point)
Mots clés: Afrique, Tourisme
Les compagnies aériennes africaines en passe de perdre plus de $8 milliards en 2020 - La crise de Covid-19 pourrait entraîner des pertes en revenus de près de 8,1 milliards USD pour les transporteurs du continent. L’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA) appelle à un soutien urgent des gouvernements pour éviter des faillites en cascade. Les transporteurs africains voient leurs trésoreries drastiquement s’effriter alors que les restrictions de voyages persistent sur le continent. La dernière mise à jour de l’AFRAA montre que la pandémie de Covid-19 pourrait entraîner une chute des revenus de 8 103 millions de dollars en 2020 pour ces compagnies, soit une baisse de 68 % par rapport à 2019. Ces chiffres sont encore plus alarmistes que les prévisions d’avril de l’Association internationale du transport aérien (IATA) qui tablaient sur une perte annuelle de 6 milliards de dollars. L’analyse d’impact de l’AFRAA montre une réduction annuelle du trafic passagers de 90,3 % pour le mois de mai ; la reprise devrait commencer à partir du troisième trimestre 2020 avec des opérations nationales, suivies de vols régionaux et intercontinentaux. Sur le segment cargo, l’institution constate par ailleurs une pénurie de capacité de fret en Afrique en raison des besoins de transport de matériel médical et de biens essentiels. Selon l’AFRAA, qui regroupe 45 compagnies africaines, la crise de liquidités devient une préoccupation sérieuse qui pourrait engendrer de nombreuses faillites dans les mois à venir. Abderahmane Berthé, secrétaire général de l’AFRAA, « exhorte les gouvernements africains à envisager un plan de sauvetage et de relance qui compense les pertes importantes, réduit le fardeau des coûts d’exploitation courants et subventionne la survie et la reprise de l’industrie ». Il prône pour cela « des efforts coordonnés et une approche collaborative avec toutes les parties prenantes », en vue de développer une stratégie de réponse proactive qui s’attaque à l’impact négatif du Covid-19 sur leurs activités, afin de garantir leur rétablissement efficace pour soutenir les secteurs économiques clés. A cet effet, L’AFRAA a récemment édité une feuille de route de relance axée sur 9 piliers. (Algerie eco)
Mots clés: Afrique, Transport aérien, Covid-19
AFRIQUE DE L’OUEST
Covid-19 : la BAD décaisse 88 millions d’euros pour soutenir le plan de riposte du Sénégal - Le conseil des administrateurs de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, via son mécanisme de réponse rapide Covid-19, un décaissement d’un montant total de 88 millions d’euros en faveur du Sénégal, pour la mise en place d’un programme d’appui budgétaire d’urgence (PUARC). L’objectif est de renforcer le plan de riposte socio-économique contre la Covid-19. Ce programme d’appui budgétaire d’urgence de la BAD s’articulera autour de 3 piliers essentiels : la santé, le social et l'économie. Relativement au pilier sanitaire, ce programme contribuera à renforcer le plan d'action en cas d'urgence sanitaire, grâce à une meilleure prise en charge des cas de patients, la construction de trois nouveaux centres de traitement des épidémies (CTE), l’équipement de sept autres centres, ainsi que l'amélioration des capacités des unités de soins intensifs. Concernant l’aspect social, ce programme va soutenir la distribution de kits alimentaires et le paiement des factures d'électricité et d'eau pour les ménages vulnérables. Quant au volet économique, il vise la mise en place de mesures pour protéger les travailleurs contre le licenciement et le chômage technique pendant la pandémie, mais aussi de garantir aux travailleurs un salaire minimum décent. Pour la directrice générale de la banque pour la région Afrique de l’Ouest, Akin Olugbade, « l'opération approuvée aujourd'hui par notre conseil d'administration permettra au pays de créer l'espace budgétaire nécessaire pour faire face à la situation d'urgence, tout en préservant le cadre macroéconomique et la croissance, pour soutenir les PME et pour aider les populations vulnérables les plus touchées par la crise ». (Agence ecofin)
Mots clés: Sénégal, BAD, Covid-19
Cirad : La Covid-19 aura peu d’impact sur la production alimentaire en Afrique de l'Ouest - Les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest — Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, etc., le Sud du Mali et du Burkina Faso, sont plutôt résilientes vis-à-vis des contraintes de l’épidémie de Covid-19, a souligné hier le Cirad dans un article qui fait partie d'une série d'analyse sur l'impact du Covid-19. "La crise sanitaire aura probablement peu d’impact sur leur production alimentaire", estime l'organisme de recherche agronomique français que nous reprenons dans de larges extraits. "En premier lieu, ces pays produisent beaucoup de manioc, plantain, igname et sorgho qui sont des cultures peu intensifiées et ne mobilisent que très peu d’engrais et de pesticides. "Elles ne sont donc pas touchées par des difficultés d’accès aux intrants. Pour le maraîchage et la culture du maïs, qui requièrent des engrais minéraux et des pesticides, les stocks d’intrants sont en place dans les boutiques et les magasins des organisations de producteurs et productrices. Le cours du pétrole très bas favorisera par ailleurs une baisse du prix des engrais pour la deuxième saison de culture dans le Sud des pays côtiers dans quelques mois, et plus encore probablement pour la campagne agricole 2021/22. "Deuxièmement, "la main d’œuvre agricole est restée disponible dans les zones de production malgré les restrictions des déplacements de quelques semaines - couvre-feu, blocus de certaines villes. En pleine saison, la main d'oeuvre agricole demeure en effet habituellement dans leur région de résidence pour l’installation, l’entretien des cultures ou les récoltes", à la seule exception de la culture cacaoyère en Côte d'Ivoire et au Ghana qui a recours à une main d'œuvre frontalière. Troisièmement, "l’épidémie touche pour le moment davantage les villes et une très faible part de la population. "Et le Cirad de conclure : "Ce contexte de crises sanitaires et du commerce international pourrait par ailleurs offrir à l’agriculture vivrière ouest-africaine des opportunités pour se développer." En effet, avec la baisse du prix des carburants et des transports, la population urbaine pauvre et moyenne pourrait se tourner davantage vers les produits locaux (céréales, manioc, igname ou banane plantain) au détriment du riz et du blé importé et donc du pain. D'autre part, avec la fermeture des frontières du Maroc, ce pays ne peut plus approvisionner les marchés ouest-africains en oignon et en orange, ce qui conduit ces derniers à vendre davantage de fruits et de légumes également locaux. (Commod africa)
Mots clés: Afrique de l’ouest, Covid-19, Agroalimentaire
Bénin : Instauration de l’observatoire de la qualité des services financiers - Le Gouvernement béninois, réuni en sa séance hebdomadaire de ce mercredi 03 juin 2020 a décidé de la création de l’observatoire de la Qualité des Services financiers du Bénin. Cet observatoire une fois instaurée, assurera la veille permanente sur les conditions de banques offertes aux consommateurs des services financiers, afin de contenir les coûts. Il est notamment destiné à : promouvoir la qualité des services financiers, favoriser l’amélioration de la qualité de la relation entre les opérateurs de services financiers et leurs clients, assurer la mission de médiation par le règlement à l’amiable des litiges. L’instauration de cet observatoire constitue la preuve tangible de la ferme volonté du Gouvernement à œuvrer continuellement pour la veille permanente sur les conditions de banques offertes aux consommateurs des services financiers, afin de contenir les coûts. Dans une société comme la nôtre où le recours aux micro-crédits et aux services financiers décentralisés est important, il va s’en dire que l’instauration d’un tel outil est une réponse pertinente à la problématique des taux d’intérêts jugés souvent prohibitifs dans le secteur. Les acteurs des établissements de crédit, des systèmes financiers décentralisés, des établissements de monnaie électronique, des compagnies d’assurance et la Poste du Bénin peuvent d’ores et déjà se frotter les mains. Car, inéluctablement, l’observatoire de la Qualité des Services financiers du Bénin viendra renforcer l’attractivité du système financier béninois en rassurant les consommateurs/usagers et par ricochet contribuer à l’amélioration du climat des affaires. (Benin24)
Mots clés: Benin, Service financier, Observatoire
AFRIQUE DE L’EST
En Ouganda, l'industrie du tourisme va perdre 1,6 milliard de dollars- L'Ouganda va perdre 1,6 milliard de dollars par an en recettes touristiques à cause du coronavirus, a déclaré le président Yoweri Museveni. Le tourisme est l'un des piliers de l'économie ougandaise. En effet, ce pays d'Afrique de l'Est attire chaque année des hordes de visiteurs attirés par sa faune qui regorge de lions, de girafes, de buffles et bien d’autres espèces animales. Les autorités en sont conscientes, à commencer par le chef de l’État, Yoweri Museveni. Il y a fait allusion dans un discours prononcé lundi sur l’impact économique de la pandémie. Selon le Bureau national des statistiques, l'Ouganda a généré 2 milliards de dollars en recettes liées au tourisme en 2017. Une légère augmentation sur l'année précédente, durant laquelle le pays a totalisé 1,7 milliard de dollars. Les choses devraient empirer, si on en croit le Fonds monétaire international (FMI). Selon l’institution, les recettes touristiques de l'Ouganda devraient chuter de 54 % au cours de l'année fiscale 2019/20, et diminuer de 52 % l'année suivante. Par ailleurs, le pays anticipe aussi la perte d’une part importante de 1,3 milliard de dollars envoyé chaque année par les Ougandais travaillant à l'étranger, car beaucoup d'entre eux se retrouvent sans emploi en raison du ralentissement économique mondial dû à la pandémie. Les mesures strictes mises en œuvre pour freiner la propagation du virus, notamment l'interdiction des transports publics et privés, le verrouillage de presque toutes les entreprises et la fermeture des frontières, ont anéanti une grande partie de l'activité économique. (VOA)
Mots clés: Ouganda, Tourisme
AFRIQUE CENTRALE
Le Cameroun signe avec l’AFD trois conventions de financement d’un montant de 18,4 milliards de FCFA - Le ministre camerounais de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a signé le 18 mai 2020 avec l’Agence française de développement (AFD), trois conventions de financement d’un montant global de 18,4 milliards de FCFA, annonce un communiqué officiel du gouvernement. Plus de la moitié de ces financements octroyés dans le cadre du 3e C2D, soit 9,6 milliards de FCFA, sera affectée au Projet d’appui au développement économique et social des territoires ruraux vulnérables de la région de l’Extrême-Nord par l’approche haute intensité de main d’œuvre (Himo), précise le ministère de l’Économie. Ce projet, apprend-on, vise à réduire considérablement la pauvreté et la vulnérabilité des couches sociales défavorisées dans cette région parmi les plus pauvres du pays. Sur la même enveloppe, 6,5 milliards de FCFA sont affectés à la lutte contre la pandémie du Coronavirus déclarée dans le pays depuis le 6 mars 2020. Selon le gouvernement, les fonds ainsi mis à disposition permettront de renforcer la prise en charge des malades du Convid-19, notamment les cas graves internés dans les hôpitaux de référence de Yaoundé, Douala et Bafoussam ; puis d’acquérir les équipements de protection individuelle et biomédicaux. Les 2,3 milliards de FCFA restants seront affectés au projet de construction de l’immeuble-siège du Bureau national de l’État civil (Bunec), à Yaoundé. Le coût global de ce projet est estimé à 6,3 milliards de FCFA, dont un peu plus de 4 milliards de FCFA à financer sur fonds propres par l’État du Cameroun. (Investir)
Mots clés: Cameroun, AFD, Financement
La BAD fait un don de plus de 6 milliards de FCFA à la Cemac pour lutter contre le Covid-19 - Les administrateurs de la Banque africaine de développement (BAD) ont approuvé, le 2 juin 2020, un financement total de 6,3 milliards de FCFA (10,8 millions de dollars) en faveur de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (Cemac). Ce financement sous forme de don tiré sur le guichet du Fonds africain de développement (FAD), apprend-on officiellement, vise à apporter une réponse régionale à la pandémie du Coronavirus, qui sévit dans le monde. « Pour une réponse régionale efficace au Covid-19, ce programme prévoit notamment la fourniture d’équipements de protection aux agents de santé, la mise à disposition de kits sanitaires et de kits de test, la fourniture d’ambulances médicalisées aux structures sanitaires », explique la BAD. Et de poursuivre : « il prévoit également la formation des agents communautaires pour la recherche et le suivi des contacts et la sensibilisation des populations sur les mesures de prévention. L’appui aux structures de santé sera fait pour la prise en charge des cas, notamment les cas sévères ». Les trois objectifs principaux visés sont : l’amélioration de la prévention et le renforcement du contrôle de la pandémie de Covid-19 en Afrique centrale ; l’amélioration des capacités techniques et opérationnelles des institutions sanitaires ; et, le renforcement de la résilience des populations et une meilleure coordination pour la gestion du Covid-19 au niveau régional. Le projet qui sera mis en œuvre sous la forme d’un bien public régional comporte une composante dédiée à la coordination régionale pour la lutte contre la Covid-19, y compris la mise en place d’un système d’alerte précoce en zone Cemac, ainsi que des activités de communication et de sensibilisation communautaire. Les activités du projet seront mises en œuvre par l’Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (Oceac), avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en qualité d’agence d’exécution. (Investir)
Mots clés: Cemac, BAD, Financement
AFRIQUE AUSTRALE
Namibie : le gouvernement envisage la liquidation de la compagnie nationale Air Namibia - La Namibie étudie la possibilité de mettre en liquidation sa compagnie aérienne nationale Air Namibia. L’annonce a été faite jeudi dernier par le président namibien Hage Geingob, lors d’un discours sur l’Etat de la nation. Selon le dirigeant, cette décision est due à un manque de bénéfices réalisés par l’entreprise ces dernières années. « Air Namibia doit être liquidée, nous avons un sérieux problème avec Air Namibia. Elle doit être restructurée. Elle ne fait aucun profit et elle est juste renflouée. Nous devons faire quelque chose à ce sujet » a-t-il déclaré. Cette annonce intervient dans un contexte pénible pour le secteur aérien namibien, dont les difficultés ont été exacerbées par la pandémie du coronavirus. Fin 2019, la société aérienne avait été obligée de réduire ses coûts d’exploitation après que le gouvernement ait refusé de renflouer ses caisses. En novembre, la compagnie avait déclaré qu'elle pourrait être contrainte de cesser ses activités si elle ne bénéficiait pas d'un plan de sauvetage. Créée en 1946, Air Namibia est une compagnie entièrement détenue par le gouvernement. Jusqu’en juin 2018 elle desservait 18 destinations et 19 aéroports en Afrique et en Europe. (Agence ecofin)
Mots clés: Namibie, Transport aérien
AFRIQUE DU NORD
OMC: Le Maroc adhère à l’initiative sur la “facilitation des investissements pour le développement”- L’Initiative, lancée pour la première fois lors de la Conférence ministérielle de l’OMC de décembre 2017, à Buenos Aires, se propose de créer un climat d’affaires efficace, prévisible et favorable à l’investissement. Il s’agit de faciliter l’établissement des opérations des investisseurs, la réalisation de leurs activités quotidiennes et l’élargissement de leurs investissements. Un autre objectif est de favoriser la coopération internationale pour faciliter les investissements et aider les pays en développement et ceux les moins avancés à attirer des investissements. S’exprimant lors d’une réunion virtuelle du groupe informel de cette initiative depuis Genève, l’ambassadeur Représentant permanent du Maroc à Genève, Omar Zniber, a rappelé l’attachement du Royaume au multilatéralisme et la nécessité de renforcer la coopération internationale en matière de promotion des investissements, en particulier dans le contexte de la crise actuelle. Il a mis l’accent, en outre, sur le grand intérêt que revêt cette initiative pour relever plusieurs défis liés au développement dans tous les pays, en développement comme dans les pays développés, en particulier dans le contexte actuel. (atlas info)
Mots clés: Maroc, OMC, Investissement
Tunisie : le report des échéances de crédits aux particuliers entraînera une perte de 211 millions $ pour les banques- Le report par les banques tunisiennes des échéances de crédits aux particuliers sur une période de trois mois (d’avril à juin 2020) entraînera une perte d’intérêt pour l’ensemble du secteur bancaire tunisien de l’ordre de 595,3 millions de dinars tunisiens (211 millions $), prévient l’intermédiaire en bourse Arab Financial Consultants, dans une étude publiée le 2 juin 2020. Cette mesure portant sur le décalage des échéances de crédits avait été prise par la Banque centrale tunisienne en avril 2020 dans le but d’atténuer les répercussions économiques de la covid-19 sur les particuliers tunisiens. Les 211 millions $ de manque à gagner ont été calculés sur la base d’une estimation des crédits accordés par les banques aux particuliers en 2019, (crédit à l’habitat, crédit aménagement, crédit véhicule, crédit à la consommation hors découverts, crédits aux particuliers hors découverts, découverts). En collectant les données sur l’encours des crédits 2019 des banques tunisiennes cotées en bourse, Arab Financial Consultants donne des indications sur les établissements bancaires qui seront les plus affectés. Ainsi, la Banque internationale arabe de Tunisie (BIAT) dont les encours de crédits aux particuliers ont atteint 10,3 milliards de dinars en 2019, représentant 28 % du total de ses engagements, pourrait subir un manque à gagner de 75 millions de dinars sur son produit net bancaire. La Banque nationale agricole (BNA), dont les encours de crédits aux particuliers en 2019 étaient de l’ordre de 10,4 milliards de dinars, avec une proportion de crédits aux particuliers représentant 20 % du total de ses engagements subira quant à elle, un manque à gagner sur son produit net bancaire d’environ 55 millions de dinars tunisiens. (Agence ecofin)
Mots clés: Tunisie, Banques, Crédits
