LA QUOTIDIENNE DU CAPC 10 JUIN 2020
INTERNATIONAL
« Inflation ou déflation ? » - France : un peu d’inflation. En mai, la hausse des prix a été de 0,2%, après 0,3% en avril. Cette faible progression est la conséquence de deux processus contraires : les prix des produits alimentaires montent de 3,1% sur un an, avec un poids dans l’indice qui explique l’essentiel de la hausse car, d’un autre côté, les prix industriels et de l’énergie baissent. En France, les tendances inflationnistes sont liées au virus et au confinement (alimentation, dont les produits frais), les tendances inverses aussi (avec l’arrêt de certains achats) !
États-Unis : un peu de déflation. En avril les prix ont baissé de 0,8% sur un mois, ce qui fait que l’inflation n’est plus que de 0,3% sur un an, contre 1,5% en mars. Les baisses viennent de l’essence certes, des vêtements, des tickets d’avions (bien sûr), mais aussi des assurances et des loyers. Et ces baisses dépassent les hausses des produits alimentaires : 3,5%.
Inflation ou déflation ? La pandémie, par le confinement, fait chuter l’offre et donc l’emploi, qui pèse à son tour sur la demande, plus les inquiétudes sur une « nouvelle vague » du virus. Les prix s’orientent à la baisse. Les entreprises font des rabais pour vendre autant que possible, et diminuer leurs stocks. Les commerces soldent. La baisse des prix s’installe dans les esprits. Mais, en face, les ménages s’inquiètent de ces grandes surfaces où l’on se cotoie de trop près, où les prix sont moindres. Ils veulent des produits frais, proches, made in France, ce qui sera plus cher. Les entrepreneurs vont simplifier et raccourcir leurs chaînes de production : moins de made in China, plus de made in France ou en zone euro, donc plus cher aussi. Qui va l’emporter ? Les entreprises vont tenter de faire passer dans leurs prix une part de leurs coûts, et chercher peut-être à réduire leurs pertes antérieures. Comment entrepreneurs et ménages vont-ils réagir à cette nouvelle donne, complexe et contradictoire, qui les oppose ? Si rien ne change, la baisse de la demande est profondément déflationniste et handicape une reprise moins prévisible. On ne sait ni le volume ni la forme qu’elle prendra, avec les inquiétudes qui viennent de la pandémie, du chômage, des dettes publiques et privées, et des tensions sociales. (Cercle des economistes)
Mots Clés: Inflation, Déflation
La récolte record du Brésil conduira à un excédent mondial de sucre en 2020/21 - La hausse de la production de sucre au Brésil et en Inde face à une demande affaiblie par la pandémie du Covid-19 devrait faire basculer le marché mondial du sucre d’un déficit à un léger excédent pour la campagne 2020/21, anticipe le courtier et analyste INTL FSCStone. Pour la campagne en cours, INTL FSCStone a réduit ses prévisions de déficit du marché mondial à 3,1 millions de tonnes (Mt) contre 8,6 Mt estimés en mars dernier. L’Organisation internationale du sucre (ISO) anticipait en mars un déficit mondial en sucre de 9,44 Mt (Lire : L’ISO révise fortement à la hausse ses prévisions de déficit en sucre en 2019/20). Pour la prochaine campagne 2020/21, le courtier table sur un excédent mondial en sucre de 0,5 Mt. La région centre-sud du Brésil devrait produire 37,4 Mt de sucre cette année, soit 40% de plus que lors de la récolte précédente et réaliser une production record. Entre l’éthanol et le sucre, la balance penche largement en faveur du sucre les mesures de confinement ayant considérablement réduit la demande de carburant. Pour l’Inde, INTL FSCStone prévoit que la production de sucre se rétablira en 2020/21 par rapport à la précédente récolte touchée par la sécheresse, plaçant la production attendue à 30,2 Mt, soit 11,9% de plus qu'en 2019/20. En revanche, la Thaïlande devrait connaître une petite production pour la deuxième année consécutive suite à des mauvaises conditions météorologiques et à l’appétit des agriculteurs pour d’autres cultures. ll prévoit que la production de sucre thaïlandais n'atteindra que 7,9 Mt en 2020/21, contre 8,5 Mt un an auparavant et près de 15 Mt il y a deux récoltes. (Commod africa)
Mots Clés: Brésil, Production, Sucre
La BCE augmente de 600 milliards d'euros son programme de rachat de dette - La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi qu'elle avait décidé d'augmenter de 600 milliards d'euros (673 milliards de dollars) la taille de son programme d'urgence de rachat de dette sur fond de pandémie (PEPP), introduit mi-mars, lequel atteint désormais 1.350 milliards d'euros. L'horizon de ces rachats nets de dette publique et privée dans le cadre du PEPP sera étendu au moins jusqu'à la fin juin 2021, a-t-elle indiqué dans un communiqué diffusé après sa réunion de politique monétaire. Initialement, il était prévu que ce programme dure jusqu'à la fin 2020. "Dans tous les cas, le Conseil des gouverneurs procédera à des rachats nets d'actifs dans le cadre du PEPP jusqu'à ce qu'il juge que la phase de crise du coronavirus est terminée", a noté la banque centrale. Le paiement des titres achetés dans le cadre du PEPP arrivant à leur échéance seront réinvestis au moins jusqu'à la fin de l'année 2022, a indiqué la BCE. Les taux d'intérêt directeurs de la zone euro sont restés inchangés : le principal taux de refinancement restera à 0%, le taux de la facilité de prêt marginal à 0,25% et le taux de dépôt à -0,5%, selon le communiqué. (people daily)
Mots Clés: BCE, Dette
PANAFRICAIN
La ZLECA reste le plan ambitieux de l’Afrique pour la prospérité même en plein COVID-19 - La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) représente toujours cet accord avec un grand potentiel de favoriser l’intégration économique régionale et la croissance économique, et faire passer l’Afrique au niveau supérieur, même en pleine crise de coronavirus paralysante, conviennent ce jeudi, les panélistes d’un webinaire sur le mécanisme de relance face au COVID-19 et la ZLECA. Les panélistes conviennent que la ZLECA est une mesure cruciale pour éliminer la forte dépendance du continent à l’égard des exportations de produits de base et agricoles, conduisant à une croissance exponentielle du secteur manufacturier, à la diversification des exportations et à la création d’emplois de qualité si son plein potentiel de transformation pour tous les Africains est exploité. Le Directeur de la Division de l’intégration régionale, de la Commission économique pour l’Afrique, M. Stephen Karingi, dit dans son allocution que la CEA a réalisé un grand nombre de travaux empiriques montrant ce que la ZLECA signifie pour l’Afrique. « L’une des choses que nous avons pu démontrer de manière empirique est que la ZLECA a le potentiel d’approfondir non seulement l’intégration régionale du continent mais aussi de nous permettre de réaliser plus de valeur ajoutée dans nos processus de production », déclare-t-il. Ceci, ajoute M. Karingi, représente une occasion non seulement de créer une résilience économique, mais aussi de créer des emplois de qualité et plus précieux par rapport aux emplois qui ne sont pas basés sur l’industrie. « Nous savons ce que la ZLECA signifie pour ce continent. Le COVID-19 révèle que si nous avions mis en œuvre la ZLECA plus tôt, nous serions dans une meilleure situation que nous ne le sommes actuellement », affirme-t-il, ajoutant que le travail analytique de la CEA a pu démontrer le grand rôle que les services joueront en termes du développement économique. (UNECA)
Mots Clés: Afrique, ZLECA, Covid-19
Faire progresser le leadership des femmes pendant et après la pandémie de COVID-19 - La pandémie de COVID-19 est devenue une crise sans précédent qui affecte fortement les moyens de subsistance, la stabilité socio-économique et la sécurité de nombreuses familles et communautés en Afrique. L'incertitude, les mesures de prévention et de confinement contre la pandémie ont introduit de profondes perturbations qui ont eu de graves effets et posé des défis uniques, en particulier, aux femmes et aux filles du continent. En effet, comme lors de nombreuses crises passées, COVID-19 a montré que les femmes et les filles sont touchées de manière disproportionnée, se trouvant souvent à l'avant-garde de la lutte contre la pandémie, tout en jouant peu de rôle dans les réponses à la maladie. Certains des défis menacent d'annuler les gains accumulés sur l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes. Pour faire progresser les stratégies et les actions contre les menaces existantes et émergentes causées par la pandémie, le Réseau des Femmes Leaders Africaines (AWLN) a organisé une consultation virtuelle pour mieux comprendre l'impact du COVID19 sur les femmes en Afrique, partager leurs connaissances et leurs engagements pour alimenter le scénario planifier et orienter les réponses aux niveaux des politiques et des actions, maintenant et pendant la période de relance. La réunion a réuni des femmes siégeant et d'anciens chefs d'État et de gouvernement ; ministres ; l'Union Africaine (UA); les Nations Unies (ONU); les partenaires au développement et les organisations de la société civile; les jeunes leaders, qui ont longuement réfléchi à la nature évolutive des effets de la pandémie sur les femmes et les filles, mais se sont également mobilisés pour plus d'engagement à protéger, promouvoir et renforcer l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes. La réunion a noté que la pandémie aggrave la pauvreté, les inégalités et la violence sexiste (VBG), tout en augmentant la vulnérabilité en entravant l’accès des populations à l’emploi, à la nourriture et à d’autres ressources, avec des effets particuliers sur les femmes et les filles. (UA)
Mots clés: Afrique, Genre, Covid-19
AFRIQUE DE L’OUEST
Cedeao : accélérer l’intégration pour assurer l’émergence d’une puissante industrie agroalimentaire - Au moment de sa création en 1975, la Cedeao a placé l’agriculture en bonne place dans la liste de ses domaines d’intervention prioritaire. Le secteur agricole, pilier des économies à cette époque, devait notamment servir de vecteur à l’intégration, à travers la facilitation des échanges entre les membres de l'organisation. Si près de 45 ans plus tard, l’agriculture régionale a enregistré des progrès incontestables (environ 29 % du PIB selon la BAD), du côté de l’intégration agricole, en revanche, tout reste à faire.
- Un commerce agroalimentaire mitigé
En Afrique de l’Ouest, le paysage agricole a beaucoup évolué depuis quelques décennies. Si la région a encore du mal à s’affranchir du modèle colonial de participation aux échanges mondiaux avec les exportations essentiellement sous forme brute vers le reste du monde, les progrès sont notables. En effet, le bloc économique compte parmi les régions les plus dynamiques sur le plan agricole en Afrique et est bien intégré à la chaîne de valeur de certaines denrées stratégiques. D’après le rapport « Dynamiques du développement en Afrique », publié en 2019 par l’Union africaine (UA) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), pour 13 principaux produits agricoles, l’Afrique de l’Ouest comptait entre cinq et neuf pays parmi les 20 premiers producteurs dans le monde en 2017. La région possède notamment un quasi-monopole en ce qui concerne la production mondiale de noix de karité, de fonio ou encore d’igname avec des parts qui dépassent 90 %. Elle est également en première ligne dans l’approvisionnement d’autres produits comme le cacao, les noix de cajou ou encore le manioc. En outre, la communauté économique représente un exportateur important de coton et de fruits tropicaux (mangue, ananas, goyave et banane).
- Une coordination régionale en panne
45 ans plus tard après son lancement, l’intégration voulue sur le plan agricole en Afrique de l’Ouest n’est pas encore effective. L’un des principaux instruments voués à cette fin a été la Politique agricole régionale (ECOWAP) adoptée en 2005. Celle-ci a pour objectif de servir de cadre commun pour les politiques agricoles dans la région. Si des progrès ont été enregistrés, notamment sur le plan des investissements agricoles et de la hausse de production de certaines denrées, force est de constater que le chemin reste long. En effet, dans la pratique, la plupart des pays de la communauté adoptent des politiques agricoles sans concertation avec leurs voisins, ce qui illustre le manque de cohérence entre les politiques régionales et nationales. En outre, certaines mesures adoptées par les gouvernements ne cadrent pas avec les objectifs à plus long terme de l’intégration régionale. (Agence ecofin)
Mots clés: Cedeao, Integration, Industrie Agricole
Mali : l’AIEA accroît la résilience au climat et la productivité de 500 petits exploitants agricoles - Au Mali, l’Agence internationale de l’énergie atomique contribue avec l’appui des scientifiques locaux à l’amélioration de la sécurité alimentaire. 500 petits exploitants ont pu accroître les rendements de leur culture de 37 % tout en réduisant leur consommation en eau de 43 %. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) collabore avec des scientifiques de la région du Sahel pour améliorer les rendements des petits exploitants agricoles du Mali. Cela consiste en des formations aux techniques agricoles intelligentes qui permettent une meilleure gestion de l’eau et une amélioration de la fertilité des sols. 500 petits exploitants agricoles ont bénéficié de l’initiative qui a permis d’améliorer de 37 % le rendement de leurs cultures tout en réduisant de 43 % leur consommation en eau. L’AIEA a formé plus de 50 scientifiques maliens à l’utilisation de l’engrais marqué à l’azote-15 qui permet d’optimiser l’utilisation des engrais par les agriculteurs. (Agence ecofin)
Mots clés: Mali, AIEA, Agriculture
Sénégal : 8 millions $ de la BID pour soutenir le secteur privé - La Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC), membre du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), a approuvé le décaissement d’un montant total de 5,2 milliards FCFA (environ 8,8 millions $) en faveur de la Banque islamique du Sénégal (BIS) pour soutenir le secteur privé du pays, durement affecté par la pandémie de la Covid-19. Selon l’institution, ce financement va permettre de soutenir 1 000 emplois dans le secteur privé, notamment dans les secteurs de l’alimentaire et de la distribution. (Agence ecofin)
Mots clés: Sénégal, BID, Financement
Bénin : 160 millions de dollars de la Banque mondiale pour accroitre la compétitivité des chaines de valeur agroalimentaires- La Banque mondiale a décidé d'accorder une subvention de 160 millions de dollars en vue d'aider les autorités béninoises à accroître la productivité et l'accès aux marchés pour certaines chaînes de valeur agroalimentaires, annonce un communiqué de l'institution financière mondiale. Le projet d'appui à la compétitivité des filières et à la diversification des exportations auquel cette subvention sera destinée, vise à améliorer la productivité et l'accès aux marchés de l'ananas et des noix de cajou, et promouvoir de nouvelles chaînes de valeur à fort potentiel de marché notamment les produits agricoles frais. "Près de 10 000 hectares de plantations d'ananas et 135 000 hectares de plantations de noix de cajou vieillissantes seront remplacés ou nouvellement développés, grâce à la mise à disposition des producteurs de matériel végétal à haut rendement", souligne la même source. "Le Bénin exporte actuellement peu de produits frais, fruits ou autres légumes à forte valeur ajoutée. Ce projet, à travers l'amélioration des services logistiques de la chaîne du froid, va renforcer la capacité des agriculteurs à participer aux marchés régionaux et internationaux de fruits et légumes frais", souligne Atou Seck, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, cité dans le communiqué. (Peopledaily)
Mots clés: Benin, Banque mondiale, Chaîne de valeur
AFRIQUE DE L’EST
Kenya: l'encours des créances douteuses dans le secteur bancaire a atteint 3 milliards $ - L'encours des créances douteuses dans le bilan des banques commerciales opérant au Kenya a augmenté pour atteindre 366 milliards de shillings kényans à la fin du mois d'avril 2020, soit l'équivalent en dollars de 3,4 milliards, apprend-on d'une présentation faite récemment par le gouverneur de la Banque centrale kényane. C'est le niveau de prêt à risque le plus élevé qui menace la performance des banques commerciales de ce pays, depuis environ 13 ans (2007). Les conséquences négatives du coronavirus sur l'économie globale du pays sont présentées comme la cause première de cette dégradation du portefeuille de crédits au sein de la première économie d'Afrique de l'Est, et désormais la troisième en Afrique en termes de produit intérieur brut. Le poids de cette situation sur la performance des banques est assez marqué. Lors de son Assemblée générale ordinaire qui s'est tenue récemment, Kenya Commercial Bank, la plus importante banque cotée d’Afrique de l'Est de par le niveau de son chiffre d'affaires, a indiqué avoir restructuré des prêts d’environ 120 milliards de shillings à la fin du mois de mai. La Banque n'a pas donné de détails sur la nature de ces crédits qui ont fait l'objet de réaménagement. Selon que les maturités soient longues ou courtes, cela devrait impacter plus ou moins ses revenus de cette année. On note par ailleurs que les banques kényanes ont commencé à se renforcer pour faire face aux risques liés à cette situation. Equity Group tout comme KCB ne distribueront pas de dividendes, afin de renforcer leurs fonds propres. Rappelons cependant que la grande partie des crédits restructurés sont des crédits commerciaux à très court terme, et que les risques de défaut sont assez maîtrisés. (Agence ecofin)
Mots clés: Kenya, Banque centrale, Créances douteuses
AFRIQUE CENTRALE
Cameroun : Baisse de 70%des recettes pétrolières- Pour le compte de cette année 2020, les recettes pétrolières du Cameroun affichent une baisse de 70%, suite à la chute du prix du baril de brut aggravée par la pandémie du Coronavirus, a indiqué la Société nationale des hydrocarbures (SNH). Dans une note d’information transmise au gouvernement, la SNH informe ce dernier qu’elle ne pourra garantir que 30% des recettes initialement prévues dans la Loi de finances 2020. Même si les recettes pétrolières intègrent l’impôt sur les sociétés pétrolières, qui est directement encaissé par l’administration fiscale, cette taxe n’influence que très peu l’enveloppe globale desdites recettes, compte tenu de la part largement plus importante de la redevance de la SNH, relèvent les analystes. La redevance SNH, il faut le souligner, englobe les revenus issus des exportations du pétrole brut et du gaz produit localement. De façon concrète, sur les 443 milliards FCFA de recettes pétrolières budgétisées dans la Loi de finances 2020, le Cameroun pourrait finalement n’enregistrer qu’autour de 130 milliards FCFA de recettes. Cette annonce de la SNH n’est pas réellement une surprise pour le gouvernement camerounais, car les autorités s’attendaient à une baisse des recettes pétrolières, au regard de la conjoncture mondiale. «Nous savons déjà que nous avons des conséquences néfastes sur nos budgets. Si je prends le cas du pétrole, nous avons fait notre Loi de finances 2020 sur une hypothèse d’un baril à 54,4 dollars. Là, nous sommes à moins de 30 dollars », avait déjà indiqué le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, il y a quelques semaines. (Agence Afrique)
Mots clés: Cameroun, Pétrole
Afrique centrale : Lancement d’un plan d’industrialisation et de diversification économique régional repensé - Sous la houlette de la Commission de la CEMAC et avec l’appui technique du Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), une réunion virtuelle pour lancer les travaux d’élaboration du Plan Directeur d’Industrialisation et de Diversification Economique d’Afrique Centrale (PDIDE) se tiendra du 10 au 11 Juin 2020. La réunion regroupera des hauts fonctionnaires désignés des ministères du plan, de l’économie, de l’industrie, des finances, des affaires étrangères et de l’intégration régionale des huit pays suivants : le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, la République de Sao Tomé et Principe et le Tchad. Il sera question d’échanger avec les Etats membres épris d’une nouvelle vision stratégique partagée et les modalités de réactivation de la Politique Industrielle Communautaire de la sous-région afin de finaliser l’élaboration d’un PDIDE sous-régional repensé pour la garantie d’une croissance de qualité, plus inclusive, plus verte, plus propre et assurément plus numérique. L’idée du PDIDE nouvelle génération en Afrique centrale est née du constat que malgré leurs fortes dotations en ressources naturelles et humaines, les économies d’Afrique centrale n’ont jamais été assez industrialisées ou diversifiées pour garantir une croissance inclusive, pourvoyeuses d’emplois et menant au développement durable. Ces pays ont plutôt subi, à plusieurs reprises, des chocs économiques exogènes liés aux fluctuations de prix des matières premières qui constituent leurs produits d’exportations majeures depuis les années d’Independence. Les ondes d’autres chocs, y compris celle du COVID-19, ne font pas exception. La situation s’explique en partie par la faible capacité des pays de la sous-région à faire évoluer leurs structures de production, de transformation et de distribution vers des activités à plus grande valeur ajoutée, impliquant des technologies plus élaborées (dans la catégorie de moyennes et hautes technologies). (UNECA)
Mots clés: Cemac, CEA, Diversification économique
AFRIQUE AUSTRALE
Les firmes sud-africaines Ethos Private Equity et Ninety One lancent un fonds ciblant des rendements post-Covid-19- La firme Ethos Private Equity et l'entité rebaptisée Ninety One qui gérait des actifs pour le compte du groupe bancaire anglo-sud-africain Investec, ont annoncé ce 8 juin 2020, le lancement d'un fonds qui cible un montant de 10 milliards de rands (596 millions $). L’objectif de ce fonds est officiellement de soutenir la préservation des capacités de production des entreprises en Afrique du Sud, pays où sera investi le Fonds. Il y a aussi pour les deux entités, une volonté manifeste de tirer avantage des sociétés qui seront en position fragile du fait des conséquences économiques de la covid-19, et générer des rendements intéressants pour leurs investisseurs. « Le fonds vise à obtenir un impact positif sur l'économie, avec des rendements attractifs qui seront obtenus via un ensemble de résultats d'investissement », peut-on lire dans le communiqué qui annonce le lancement du véhicule d'investissement. Les prévisions les plus pessimistes annoncent une récession de 10% pour l'économie sud-africaine au terme de l'exercice 2020. L'Afrique du Sud est l'un des pays africains qui a pratiqué un confinement des plus exigeants. Alors que cela a permis de limiter la propagation du coronavirus, de nombreuses entreprises qui évoluent sur des chaînes de valeur solides se sont néanmoins retrouvées en difficulté de trésorerie, et doivent faire face à de multiples engagements. Ninety One et Ethos Private Equity y ont surtout vu une opportunité de relever ces entreprises, mais ils vont pouvoir aussi tirer avantage des plus-values qui se dégageront de leurs interventions. Cependant, il faudra déjà mobiliser les ressources nécessaires. Les deux partenaires peuvent compter sur une fourchette d'investisseurs institutionnels. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique du sud, Financement, Entreprises
Maurice : un budget 2020-2021 doté de 2,5 milliards $ pour relancer l'économie - Le gouvernement mauricien va consacrer 2,5 milliards $ à son budget 2020-2021. L’annonce a été faite la semaine dernière par Renganaden Padayachy, ministre des Finances du pays. L’objectif de la nouvelle Loi de finances est de faciliter la reprise économique dans le pays fortement marqué par la pandémie de covid-19 qui a affecté son secteur touristique. Ainsi, cette loi reposera sur trois axes stratégiques à savoir : la relance de l'économie et de l'investissement, des changements structurels majeurs et un développement durable et inclusif. Pour permettre à l’économie de se relever de la pandémie, les autorités envisagent de mettre un accent particulier sur les investissements infrastructurels. Au total, près d’un milliard de dollars seront alloués à de nombreux programmes comptant entre autres des projets de construction d’infrastructures publiques qui permettront également de faire baisser la courbe du chômage dans le pays. Pour soutenir le secteur agricole, le gouvernement envisage la création d’une banque numérique centralisée des terres qui rendra disponibles un certain nombre de terres aux agriculteurs qui bénéficieront désormais d’un mécanisme de prix garanti. Un autre projet baptisé « Achetez mauricien » permettra de favoriser un minimum de 10% de produits locaux dans les rayons des supermarchés et l'achat d'au moins 30% de produits locaux par les institutions publiques. (Agence ecofin)
Mots clés: Maurice, Economie Budget
AFRIQUE DU NORD
Maroc : Comment relancer la filière de l’artisanat ? - Le secteur de l’artisanat représente 6,5 % dans le PIB national et enregistre plus de 110 MMDH de chiffre d’affaires dont 3,7 MMDH pour les PME. A l’export, l’activité génère quelques 800 MDH. Une enquête menée par la CGEM pour évaluer l’impact du coronavirus sur les artisans, révèle une baisse de plus de 50% du chiffre d’affaires des entreprises du secteur et un recul de plus de 70%en termes d’emploi. Le secteur et dans l’impasse. Et pour le redémarrage et le soutien des professionnels du secteur qui compte près de 1.000 entreprises structurées et emploie, plus de 2,3 millions d’artisans dont 450.000 relevant de PME, la fédération de l’activité (FEA) a formulé une série de propositions.
- Pistes de relance
Pour stimuler la demande et encourager la consommation de produits fabriqués localement, la FEA appelle à l’imposition de barrières tarifaires à l’import de tout produit d’artisanat concurrentiel aux produits d’artisanat marocains. La FEA propose également de consacrer 25% du coût de construction et d’aménagement des bâtiments publics lancés par l’Etat à l’achat de produits d’artisanat fabriqués au Maroc. Elle veut même une loi dans ce sens. Les pressionnels préconisent aussi de capitaliser sur l’étude effectuée par le Ministère, pour le lancement, par Maroc PME, d’un pack spécifique dédié aux entreprises d’artisanat (type Imtiaz, moussanada) afin de les accompagner dans la réalisation de leurs plans d’actions. Sur le volet fiscal la fédération recommande une exonération totale, à fin décembre 2020, des charges relatives à l’IR, CNSS et AMO pour les entreprises du secteur qui auront préservé 100% de leurs emplois. Surtout que le secteur se caractérise par l’utilisation massive de la main d’œuvre directe. Autre proposition phare : Mettre en place un statut spécifique pour inciter les mono-artisans à se structurer en auto-entrepreneurs. (L'observateur)
Mots clés: Maroc, artisanat
Le FMA accorde à la Tunisie un prêt de 98 Millions de Dollars- Le Fonds Monétaire Arabe (FMA) a octroyé un prêt d’ajustement structurel d’un montant de 98 Millions de Dollars (environ 277 Millions de Dinars), à la Tunisie. Et ce pour faire face aux défis actuels et soutenir un programme de réforme du secteur bancaire et financier. Le Fonds FMA a rappelé, dans un communiqué publié, vendredi, que la signature de cet accord a eu lieu le 29 mai 2020. Et ce en présence, du gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi et du Président du conseil d’Administration et Directeur général du FMA, Abderrahmane Ben Abdella Al Hamidi. Le Fonds a rappelé par ailleurs l’octroi, récemment, à la Tunisie d’un crédit d’un montant de 59 millions de dollars (environ 167 Millions de Dinars). Et ce en vertu d’un accord signé, le 20 mai 2020. Tout en ajoutant que le retrait a eu lieu, le 3 juin 2020, afin de prêter main forte à la Tunisie en matière de finances et répondre aux besoins urgents. Le fonds a fait savoir qu’il est en train d’examiner des demandes de financement de plusieurs pays, ajoutant qu’il œuvre à la finalisation des procédures de ces financements, pour les octroyer dans les plus brefs délais. Parallèlement, le FMA apporte son appui technique et financier aux pays membres, pour leur permettre de faire face aux répercussions économiques et financières de la crise de la pandémie Covid-19. (L'economiste)
Mots clés: Tunisie, FMA, Secteur Bancaire
