LA QUOTIDIENNE DU CAPC 15 JUIN 2020

 

 

INTERNATIONAL

Sur la voie de la reprise, l’économie mondiale est sur une ligne de crête -  La pandémie de COVID-19 a provoqué la récession la plus grave jamais observée depuis près d'un siècle et fait des ravages en termes de santé, d’emploi et de bien-être des citoyens, selon la dernière édition des Perspectives économiques de l’OCDE. Alors que les restrictions sont progressivement levées, la voie de la reprise économique apparaît très incertaine, et vulnérable à une deuxième vague de l’épidémie. Il ressort du rapport qu'il sera indispensable de renforcer les systèmes de santé et d’aider les personnes et les entreprises à s'adapter au monde de l'après-COVID. Les mesures d’endiguement imposées par la plupart des gouvernements étaient nécessaires pour ralentir la propagation du virus et réduire le nombre de pertes en vies humaines, mais elles ont aussi entraîné une interruption de l’activité dans de nombreux secteurs et provoqué beaucoup de dégâts dans l’économie. Les responsables de l’action publique ont mobilisé un vaste arsenal de mesures exceptionnelles pour soutenir les systèmes de santé et préserver les revenus des citoyens ainsi que pour aider les entreprises et stabiliser les marchés financiers. Étant donné la faible probabilité qu’un vaccin puisse être largement accessible cette année, et dans ce contexte d'incertitude sans précédent, l’OCDE a pris la décision inhabituelle de présenter deux scénarios également plausibles : l’un voit la pandémie être maîtrisée, l'autre repose sur l'hypothèse d’une deuxième vague de contagions avant la fin de 2020. Dans le scénario d’une deuxième vague épidémique provoquant un retour aux mesures de confinement, la production économique mondiale pourrait, selon les prévisions, chuter de 7.6 % cette année, avant de se redresser pour atteindre 2.8 % en 2021. À son plus haut, le chômage dans les économies de l'OCDE serait plus de deux fois supérieur à son taux d'avant les pandémies, avec peu de reprise de l’emploi l’année suivante. Si une deuxième vague épidémique peut être évitée, l’activité économique mondiale devrait diminuer de 6 % en 2020 et dans la zone OCDE, le chômage pourrait passer de 5.4 % en 2019 à 9.2 %.   (OCDE)

Mots Clés: OCDE, Economie mondiale

La crise sanitaire va-t-elle générer une nouvelle crise bancaire ? -  Sur l’échelle des désastres, la crise sanitaire est plus grave encore qu’une crise financière systémique par la façon dont elle frappe simultanément l’ensemble des activités économiques au niveau mondial. Mais les banques et leurs autorités de supervision restent aujourd’hui plutôt optimistes. Elles ne prennent pas encore toute la mesure des répercussions économiques et financières du choc sanitaire. Pourtant, les anticipations relatives au Covid-19 suggèrent déjà une forte augmentation des défauts des emprunteurs ce qui pourrait avoir des répercussions rapidement négatives au bilan des banques. Selon le Comité européen du risque systémique (CERS), le risque de faillite des banques a fortement augmenté depuis le début de la crise du Covid-19. La probabilité qu’au moins deux grandes banques européennes fassent défaut a dépassé la barre des 5 % au cours du mois de mars 2020. Probabilité de défaut simultané d’au moins deux grandes banques. Comité européen du risque systémique (CERS). Si nous sommes encore loin des niveaux record, supérieurs à 15 %, observés lors de la crise des dettes souveraines, la rapidité avec laquelle cet indicateur progresse et les perspectives économiques sombres pour l’année à venir suggèrent un risque substantiel de contagion de la crise actuelle au secteur bancaire. Par ailleurs, en réalisant un calcul simple, on constate qu’il suffirait que 21 % des prêts ne soient pas remboursés pour épuiser totalement les fonds propres des banques (capital et réserve) qui s’élèvent à 2 500 milliards aujourd’hui dans la zone euro. Tout cela sans même évoquer les chutes de prix sur les marchés de titres qui dégradent mécaniquement les bilans bancaires en raison des normes comptables qui font enregistrer à leur valeur de marché les titres ayant vocation à être échangés (portefeuille de transaction). Il n’est donc pas impensable que les fonds propres d’un certain nombre de banques européennes soient épuisés par les conséquences de la crise sanitaire et qu’il faille gérer une crise d’insolvabilité.  (The conversation)

Mots Clés: Covid-19, Crise bancaire

Commerce international : découvrez la liste des Incoterms 2020-2030 -  La Chambre de Commerce Internationale (ICC) a dévoilé la liste des 11 incoterms qui régiront le commerce international durant la période 2020-2030. Les règles Incoterms définissent les principales responsabilités des acheteurs et des vendeurs pour la livraison des marchandises dans le cadre des contrats de vente. Ces règles font autorité pour déterminer comment les coûts et les risques sont répartis entre les parties. Les Incoterms sont régulièrement incorporés dans les contrats de vente de marchandises dans le monde entier et font désormais partie du langage commercial courant. Depuis 1990, les Incoterms sont révisés tous les 10 ans, soit une actualisation en 2000 puis en 2010. Ces révisions ont lieu afin de coller au plus près aux différentes lois en vigueur. La dernière révision est appliquée le premier janvier 2020 et vient affecter les habitudes des importateurs et exportateurs. Pour la première fois, des représentants de la Chine et de l’Australie comptent parmi les membres de la Chambre des Commerces Internationales, a indiqué la ICC. « Ensemble avec des représentants de la France, de l’Angleterre, de l’Allemagne, des USA et de la Turquie, ils étaient en charge de proposer la version finale des Incoterms 2020 ». A expliqué la même source.  (Maghreb emergent)

Mots Clés: Commerce, ICC, Incoterms

La gestion des pêches, un système rodé à appliquer plus largement - La consommation annuelle mondiale de poisson s'élève à 20,5 kilos par personne, un niveau record qui devrait augmenter dans les dix prochaines années, ce qui montre bien le rôle essentiel de ce secteur pour l'alimentation et la sécurité nutritionnelle dans le monde. Selon un nouveau rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, le développement d'une aquaculture durable et la gestion efficace des pêches sont deux éléments fondamentaux à mettre en œuvre si l'on veut que cette tendance se poursuive. Selon le rapport sur La Situation mondiale des pêches et de l'aquaculture (SOFIA), la production totale de poissons devrait atteindre 204 millions de tonnes en 2030, soit une augmentation de 15 pour cent par rapport à 2018 - le secteur de l'aquaculture comptant pour 46 pour cent. Cette augmentation correspond plus ou moins à la moitié de celle enregistrée au cours de la décennie précédente et, avec elle, la consommation annuelle de produits de la pêche pourrait être de 21,5 kilos par personne d'ici 2030. « Les poissons et les produits de la pêche sont considérés non seulement comme des aliments parmi les plus sains de la planète mais aussi comme ceux ayant l'impact le plus faible sur l'environnement naturel » a déclaré QU Dongyu, Directeur général de la FAO. Il a ajouté qu'il faudrait leur accorder un rôle plus central lorsqu'il s'agit d'élaborer des stratégies pour la nutrition et la sécurité alimentaire. Selon le Directeur général, le rapport SOFIA montre qu'il est de plus en plus évident que, bien que la gestion efficace de la pêche permette de renforcer ou de renouveler les stocks de poissons, la non mise en œuvre de ces mesures empêche d'œuvrer à l'amélioration de la sécurité alimentaire et des moyens d'existence. Les raisons sous-jacentes de l'échec de la durabilité sont complexes et demandent qu'on y apporte des solutions sur mesure.  L'analyse comparative menée dans le rapport SOFIA estime que la proportion de stocks de poissons exploités à un niveau biologiquement non durable est d'environ 34,2 pour cent. Si le chiffre global est trop élevé et ne s'améliore pas à l'échelle mondiale, en revanche 78,7 pour cent de tous les poissons débarqués proviennent de stocks biologiquement durables. (FAO)

Mots Clés: FAO, Consommation, Pêche

 

PANAFRICAIN

La Banque africaine de développement place un emprunt obligataire social « Combattre le Covid-19 », d’un montant record de 3 milliards de dollars - « Il s’agit d’une période critique pour l’Afrique, à un moment où elle doit relever les défis induits par le Covid-19. La Banque africaine de développement prend actuellement des mesures audacieuses pour soutenir les pays africains. Cette émission obligataire « Covid-19 » de trois milliards de dollars est la première partie de notre réponse globale qui fera l’objet d’une prochaine annonce, a déclaré Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement. Cette émission est la plus importante obligation sociale jamais émise en dollars sur les marchés de capitaux. Nous sommes là pour l’Afrique et nous apporterons rapidement un soutien important au continent. » Le montant record d’ordres pour cette obligation met en évidence le soutien des investisseurs, dont jouit la Banque africaine de développement, selon les banques chefs de file de cette transaction. « L’épidémie du Covid-19 menaçant dangereusement l’Afrique, la Banque africaine de développement veut être à la hauteur de ses énormes responsabilités et déployer des fonds pour aider et préparer les populations africaines en contribuant à l’accès à la santé et à la totalité des autres biens, services et infrastructures essentiels », a estimé Tanguy Claquin, le Responsable mondial Sustainable banking, du Crédit agricole CIB. La Banque africaine de développement notée triple-A a levé un montant remarquable de trois milliards de dollars sur les marchés financiers internationaux à travers un emprunt obligataire social, destiné à atténuer les effets de la pandémie de Covid-19 sur la vie des populations africaines et les économies du continent. Cette émission obligataire sociale « Combattre le COVID-19 », a remporté un vif succès auprès d’investisseurs de premier plan, y compris les investisseurs socialement responsables. Elle a ainsi bénéficié d’un carnet d’ordres de très grande qualité de plus de 4,6 milliards de dollars.  (Jeune Afrique)

Mots Clés: BAD, Emprunt obligataire

Infrastructures : la BAD approuve la phase III de la construction de la Ring Road reliant le Cameroun au Nigeria - La Banque africaine de développement (BAD) informe qu’elle a approuvé la phase III du projet de construction de la Ring Road, cette route qui vise à booster les échanges commerciaux entre le Cameroun et le Nigeria. Cette phase s’articule autour de quatre composantes, à savoir : les travaux routiers proprement dits ; les aménagements connexes et l’appui en faveur des femmes et jeunes ; l’appui institutionnel ; la gestion et la coordination du programme d’appui au secteur des transports. La « Ring Road » est d’un linéaire total d’environ 365 km. Elle forme une boucle de Bamenda-Bambui-Ndop-Babessi-Kumbo-Nkambe-Misaje-Nyos-Wum-Bafut-Bamenda. Elle traverse cinq des sept départements de la région anglophone du Nord-ouest du Cameroun et comprend plusieurs raccordements à la frontière nigériane, notamment à partir de Misaje. En octobre 2019, le Cameroun et la BAD ont signé un accord de prêt de 12 milliards FCFA, destiné au financement des études techniques nécessaires à l’exécution du bitumage de cette phase de la Ring Road dont le tracé n’est pas précisé. Par la suite, le gouvernement camerounais a également sollicité un prêt de 155 milliards FCFA auprès de la BAD pour les travaux proprement dits. Ce qui porte ses sollicitations à 167 milliards pour ce projet. L’approbation de la phase III présage une issue positive pour la demande camerounaise. Mais on ignore pour l’instant si la banque va accorder au pays la totalité du montant sollicité.».  (Agence ecofin)

Mots Clés: BAD, Infrastructure, Cameroun, Nigeria

Matières premières : les gagnants et les perdants du Covid-19 - Véritable « bible des matières premières » en français, le 34e rapport Cyclope publié le 9 juin tente de dresser le bilan des marchés des produits de base après la tempête de la pandémie du Covid-19 et la mise en « coma artificiel » de l’économie mondiale qu’elle a provoquée. Les indicateurs de Cyclope montrent un effondrement des cours de 42% entre début janvier et fin avril. Philippe Chalmin, fondateur de cet ouvrage collectif, et Yves Jégourel, son bras droit distinguent trois groupes de métaux.

  • L’aluminium durablement en crise, le cuivre attend la reprise

Le premier est composé de métaux qui ont beaucoup chuté, mais qui pourrait rebondir à la faveur d’une reprise. En tête, le cuivre qui intéresse particulièrement l’Afrique subsaharienne et notamment la RDC et la Zambie. Son prix a chuté de 25 % au plus fort de la crise et ne perd plus aujourd’hui que 9 %. Deuxième catégorie : les métaux qui resteront handicapés structurellement comme l’aluminium, l’un des atouts de la Guinée. « Il n’a pas trop chuté (-19 %), poursuit Yves Jégourel, mais son prix se rétablit moins vite que d’autres parce qu’existent des stocks considérables qui pèsent sur le marché ».  (Commod africa)

Mots clés: Afrique, Matière premières, Covid-19

 

AFRIQUE DE L’OUEST

Mali : le gouvernement accordera une subvention de 35 milliards Fcfa à la filière coton- Au Mali, le gouvernement accordera une subvention à titre exceptionnel d’un montant de 35 milliards Fcfa à la filière cotonnière pour la campagne 2020/2021. L’annonce a été faite à la suite d’une réunion entre le Premier ministre, Boubou Cissé, Moulaye Ahmed Boubacar, le ministre de l’Agriculture, Baba Berthé, le PDG de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et les syndicats de producteurs de coton. Cet appui de l’exécutif se traduira par un bonus de 50 Fcfa sur chaque kilogramme de coton vendu à la CMDT qui détient le monopole de l’égrenage. Pendant ce temps, les autorités indiquent que le prix d’achat du coton sera maintenu à 200 Fcfa/kg en 2020/2021 contre 275 Fcfa/kg un an plus tôt. Par ailleurs, les producteurs devront acheter les intrants à leur prix courant cette saison alors qu’ils les acquéraient à prix réduit jusqu’ici en vertu du programme de subventions du gouvernement. Pour rappel, la CMDT est détenue à hauteur de 99,5 % par l’État malien. (Agence ecofin)

Mots clés: Mali, Coton, Subvention

Liberia : le Fonds pour l'environnement mondial alloue 9 millions $ pour la préservation des côtes - Au Liberia, l’Agence pour la protection de l’environnement (EPA) a obtenu un financement de 8,9 millions $ auprès du Fonds pour l'environnement mondial. Il a été approuvé sous la forme d’une subvention obtenue auprès du Fonds pour les pays les moins développés (LDCF). Les fonds serviront à faire face au défi que représente la transgression marine dans les communautés côtières. Ils permettront la réhabilitation de 20 000 hectares d’habitats littoraux dégradés ; ce qui va améliorer les conditions de vie de plus de 80 000 personnes. L’initiative sera mise en œuvre par l’EPA avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement. Elle protégera les populations les plus vulnérables du comté de Sinoe. Plusieurs institutions financières se sont engagées à soutenir ce projet. Il s’agit entre autres de l’USAID (28 millions $), de la Banque mondiale (15 millions $) et de l’Ong Conservation International (500 000 $). (Agence ecofin)

Mots clés: Liberia, Environnement

La BAD approuve un prêt d'environ 50 milliards FCFA à la Côte d'Ivoire pour lutter contre la Covid-19 - Selon la BAD, le premier objectif de ce programme est d’augmenter le nombre de tests de diagnostic de la Covid-19 en Côte d'Ivoire d’ici la fin décembre 2020, et de renforcer les capacités de prise en charge des malades dans le courant du troisième trimestre de 2020. Par ailleurs, souligne le communiqué, le deuxième objectif de ce programme vise à soutenir les mesures et actions limitant l’impact de la pandémie sur les populations les plus vulnérables du pays, notamment l'extension du programme de transferts monétaires au bénéfice des ménages pauvres et la prise en charge des factures d'eau et d'électricité d'un million de ménages.  « L’apport de la BAD accompagnera également les mesures et actions du gouvernement ivoirien pour renforcer la résilience de l’économie et créer les conditions d’une reprise rapide après la crise sanitaire, par le maintien de l’outil productif d’au moins 90% des petites et moyennes entreprises (PME) du pays et l’allègement d’impôts et taxes pour 3 500 entreprises », conclut le communiqué.  (APA)

Mots clés: Côte d’ivoire, Covid-19, Financement

Les répercussions socio-économiques de la Covid sur le Nigeria inquiètent l'ONU- L'ONU tire la sonnette d'alarme. « Les répercussions socio-économiques de la pandémie de la Covid-19 se font gravement sentir au Nigéria - la plus grande économie et le pays le plus peuplé d’Afrique - avec des conséquences potentiellement graves sur la sécurité alimentaire et la nutrition de millions de personnes », déclare aujourd'hui Elisabeth Byrs, porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM). Plus de 3,8 millions de personnes, principalement du secteur informel, pourraient perdre temporairement leur emploi alors que déjà, en temps normal, 90 millions de personnes (46 % de la population) vivent avec moins de $ 2 par jour. Et ce chiffre pourrait passer à 13 millions si les restrictions à la circulation se poursuivent pendant une période plus longue. « Cela s’ajouterait aux près de 20 millions (23 % de la population active) déjà sans emploi », a ajouté la responsable. A ceci se greffe la chute des cours du pétrole ce qui fait craindre une récession. En outre, environ 39 millions d’enfants et de jeunes sont touchés par les fermetures d’écoles ce qui impacte l’alimentation quotidienne des élèves ainsi que leur apprentissage et leur santé. La situation au nord-est du pays – une région déjà « secouée par des violences depuis une décennie » - est particulièrement préoccupante. L’objectif est de venir en aide à 600 000 personnes supplémentaires ce qui porterait à 1,8 million le nombre de personnes à qui le PAM fournit une aide alimentaire dans les trois États du nord-est, Borno, Adamawa et Yobe. D’une manière générale, l'aide devrait atteindre 3 millions de personnes au Nigeria.  (Commod africa)

Mots clés: Covid-19, Nigeria, ONU

 

AFRIQUE DE L’EST

Covid-19 : le Rwanda lance une série de mesures pour redonner vie à son secteur minier - Les autorités rwandaises ont dévoilé mardi un ensemble de mesures destinées à aider les entreprises minières à reprendre pleinement leurs activités et permettre au secteur de se remettre de la pandémie de Covid-19. « Nous voulons aider les entreprises du secteur des mines et des carrières à reprendre 100 % de leurs activités dans les deux prochaines années en professionnalisant le secteur et en mobilisant de nouveaux investissements », a déclaré Francis Gatare, PDG de l’Office rwandais des mines, du pétrole et du gaz (RMB). Ainsi, le pays veut à moyen terme se concentrer sur la relance de la production et l’augmentation de la productivité grâce à des investissements accrus. Il veut devenir un hub minier régional en ce qui concerne la transformation et le commerce, et se focaliser sur la fabrication locale d’équipements utilisés dans le secteur. Pour ce faire, les différentes mesures comprennent entre autres l’octroi plus rapide de licences, la réorganisation de l’exploitation à petite échelle, ou encore la formalisation du commerce régional pour soutenir les fonderies et raffineries locales ainsi que toutes les activités à valeur ajoutée et d’exportation.  (Agence ecofin)

Mots clés: Rwanda, Secteur minier

AFRIQUE CENTRALE

Pétrole : Le Gabon va réduire sa production de 23% en 2020 - Le Gabon a pris part le 6 juin, par visioconférence, à la 179e réunion de la conférence de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep). A cette occasion, le ministre gabonais du Pétrole a décliné les résolutions prises par le Gabon pour stabiliser le marché pétrolier, très affecté par la crise du Covid-19. Suite à l’effondrement du marché pétrolier en avril, les membres de l’Opep, ainsi que les pays alliés, s’étaient entendus sur la réduction volontaire des quotas de production. Une résolution entrée en vigueur le 1er mai. «Le Gabon en tant que pays producteur de l’Opep a souscrit à cette réduction volontaire de production», a affirmé le ministre du Pétrole. «Il faut reconnaître que, pour ce qui est du Gabon aujourd’hui, notre production vient des champs dits mâtures. Entendu par là des champs qui ont montré tout leur potentiel et qui pour la plupart sont en phase de déclin. Il faut comprendre que pour ces champs, la production n’est assurée que grâce à des travaux. Lorsque ces travaux sont suspendus ou arrêtés, c’est le déclin naturel qui reprend son cours. Donc la baisse de production in fine», a expliqué Vincent de Paul Massassa. Au Gabon, plusieurs opérateurs ont suspendu ou annulé leurs opérations cette année, suite à la crise du covid-19 et la chute prix des cours du pétrole. Conséquence : la production attendue en 2020 ne sera pas au rendez-vous. Le Gabon comptait amorcer en 2020, l’augmentation de sa production vers 300 000 barils par jour, contre 200 000 barils par jour en 2019.  (Gabon review)

Mots clés: Gabon, Pétrole, Production

Impact du coronavirus: le FMI prévoit une croissance négative de -1,2% pour le Cameroun en 2020, contre 4% initialement - Le Fonds monétaire international (FMI) vient de publier une note d’analyse selon laquelle, le Cameroun subit déjà un grave impact de la pandémie de Covid-19, qui plongera le pays dans la récession en 2020. « La croissance du PIB devrait fortement chuter à -1,2%, soit environ 5 points de moins que la projection pré-pandémique », prédit le FIM. « La pandémie a entraîné une détérioration substantielle de l'environnement économique mondial, reflétant une combinaison de chocs mondiaux de l'offre et de la demande. Outre les retombées importantes attendues du choc externe sur le Cameroun, le pays est confronté à une augmentation rapide du nombre de personnes infectées », explique le Fonds. Dans le détail, indique le FMI, la pandémie devrait entraîner de nouvelles perturbations des facteurs de production (à la fois du capital et de la main-d'œuvre) dans le pays, ainsi qu'un retrait du crédit et des pertes économiques résultant de décès et d'effets de confiance négatifs. Par ailleurs, ajoute l’institution, alors qu'un accord sur le reprofilage de la dette bancaire intérieure (près de 1000 milliards de FCFA : NDLR) de la Société nationale de raffinage (Sonara), uniquement raffinerie du Cameroun ravagée par un incendie le 31 mai 2019, est devenu plus probable avec l'introduction d'une nouvelle structure de prix, de nouveaux retards menaceraient la situation du capital et la liquidité des banques.  (Investir)

Mots clés: Covid-19, Cameroun, FMI

Guinée equatoriale : le pétrolier camerounais Tradex lance la construction de sa 1ère station-service à Malabo - Tradex Guinea Ecuatorial, filiale de l’opérateur pétrolier camerounais Tradex, entreprise publique contrôlée par la Société nationale des hydrocarbures (SNH), a lancé les travaux de construction de sa toute première station-service à Malabo, la capitale de la Guinée Équatoriale. Cette infrastructure de commercialisation des hydrocarbures aura une capacité de stockage de 100 000 litres de carburants (super et gasoil) et 300 bouteilles de 12,5 kg de gaz butane. Elle sera livrée en principe en octobre 2020, au bout de 5 mois de travaux confiés à la société équato-guinéenne du BTP Alammarin For Constructing SL, annonce la société Tradex, qui n’a pas révélé le montant de cet investissement. Cependant, l’on se souvient qu’en 2019, cette société d’État camerounaise, qui fait figure de porte-étendard des nationaux dans la distribution des produits pétroliers dans le pays, a annoncé le lancement d’un programme d’investissement triennal de 15 milliards de FCFA en Guinée Équatoriale. Sur la période, l’entreprise entend construire un réseau de 10 stations-service. Grâce à l’exploitation d’un agrément relatif à la commercialisation de l’ensemble des produits pétroliers en Guinée Équatoriale, titre obtenu le 17 décembre 2018, Tradex élargit ainsi son empreinte dans cet émirat pétrolier dans lequel l’entreprise opère officiellement depuis le 3 novembre 2015. En effet, c’est ce jour-là que cette filiale de la SNH, le bras séculier de l’État camerounais dans l’exploitation pétro-gazière, a signé un contrat avec la société Luba Oil Terminal Equatorial Guinea (Loteg). Grâce à ce partenariat, Tradex entrepose ses produits dans les installations de Loteg, situées dans l’enceinte de Luba Free Port, en vue d’assurer de manière exclusive l’approvisionnement des bâtiments se ravitaillant en produits pétroliers à Luba Free Port. (Investir)

Mots clés: Pétrole, Guinée équatoriale distribution

 

AFRIQUE AUSTRALE

Afrique du Sud : 3 entités publiques fusionnent pour former une société d’Etat du pétrole -  Le gouvernement sud-africain vient d’approuver un projet de fusion de trois entreprises publiques en charge du secteur pétrolier, pour constituer une seule compagnie pétrolière nationale. Une démarche qui vise à réduire la dette du secteur, à lutter contre une lourde bureaucratie et à favoriser la compétitivité des entreprises d’Etat dans ce segment. Les entreprises concernées par cette fusion sont PetroSA, qui possède la raffinerie de gas-to-liquid (GTL) de Mossel Bay et qui est engagée dans l’exploration, la société de développement du gaz iGas et le Fonds stratégique pour le carburant (SFF) qui gère les réserves nationales de carburant. Ces trois compagnies font face, depuis plusieurs années, à de graves difficultés de financement et de fonctionnement. Un communiqué officiel indique qu’une société sera mandatée au cours des prochaines semaines pour étudier le modèle le plus viable pour la nouvelle compagnie. (Agence ecofin)

Mots clés: Afrique du sud, Pétrole

 

AFRIQUE DU NORD

Maroc : Trafic portuaire, hausse de 6,4% du volume traité par les ports de l’ANP- Une tendance qui, selon l’Agence, semble identique à celle enregistrée durant les cinq dernières années avec un taux d’évolution moyen de l’ordre de 4,2%. Par nature des flux, l’analyse des mouvements des échanges fait ressortir des variations positives aussi bien à l’import qu’à l’export. Les importations ayant transité par les différents ports gérés par l’ANP ressortent à 24,5 millions de tonnes, en hausse de 6,4%. Cette progression est tirée par l’évolution positive des céréales (+38%), du charbon (+9%), des aliments de bétail (+37,4%) et de l’ammoniac (+29%). Pour ce qui est des exportations, elles ont atteint un volume de 13,8 millions de tonnes marquant ainsi une hausse de 7,4%. Commentant cette évolution, l’ANP évoque un fort rebond du trafic des engrais (+52,2%) et du phosphate brut (+8,8%). Toutefois, l’activité cabotage a connu un repli au titre des cinq premiers mois de l’année. Avec un volume traité de 1,2 million de tonnes, le cabotage marque ainsi une baisse de 4,5%. Une contre-performance qui est expliquée principalement par le recul de 2,8% du trafic des hydrocarbures. En analysant le trafic par port, l’ANP indique que les ports de Mohammedia, Casablanca et Jorf Lasfar ont assuré le transit de 31,2 millions de tonnes, soit 78,9% du trafic global des ports gérés par l’Agence. Le port de Casablanca enregistre une progression de 3,4% de son trafic. Il en est de même pour le port de Jorf Lasfar ayant affiché une amélioration de 9,9%. Le trafic s’est également amélioré au niveau du port d’Agadir (13,6%) et de Nador (+4,3%) au moment où le port de Mohammadia voit son trafic fléchir de 12% à fin mai. La baisse a également été relevée au niveau du port de Safi (-8%) et Laayoune (-3,6%). L’ANP souligne par ailleurs dans son bulletin statistique que depuis l’avènement de la pandémie Covid-19, les deux activités passagers et croisiériste sont interdites dans les différents ports qu’elle gère. A cet effet, le trafic enregistré à fin mai 2020 concerne la période ayant précédé la crise sanitaire. Ainsi, le trafic des passagers ayant transité par les ports relevant de l’ANP a atteint les 251.330 à fin mai, affichant une baisse de 59,4% par rapport à la même période de l’année 2019. Notons que les ports de Tanger-Ville et de Nador ont assuré le transit de 97% du trafic global des passagers. Ils ont enregistré respectivement des flux en baisse de -62,1% et -47,7%. L’activité des croisières a marqué, pour sa part, une forte baisse de 72,4%, avec un total de 29.570 croisiéristes, contre 107.006 en 2019.  (Agence ecofin)

Mots clés: Maroc, Ports