LA QUOTIDIENNE DU CAPC 16 JUIN 2020

 

ANNONCE IMPORTANTE

Sondage - Pandémie COVID-19 et son impact économique sur les entreprises africaines - La Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) et International Economics Consulting Ltd se sont associées en avril 2020 afin de mener une première enquête et de fournir un aperçu des effets économiques de la pandémie sur l'activité économique et le commerce pour les entreprises à travers l'Afrique. L'analyse et le rapport complet ont été publiés et peuvent être consultés ici. À la suite des commentaires positifs sur l'enquête d'avril, et afin de faire la lumière sur les réponses politiques et de comprendre comment les entreprises progressent pendant la pandémie, l'équipe propose une deuxième série de l'enquête. Veuillez également noter que la portée du questionnaire a été légèrement étendue (par rapport à la première) pour tenir compte des questions qui gagnent encore plus d'importance dans le contexte de la pandémie, et concernant précisément les chaînes d'approvisionnement, la technologie, la concurrence et le genre. Cette enquête devrait prendre 15 minutes et soyez certain que toutes les réponses resteront strictement confidentielles. Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous pour commencer l'enquête, la date limite pour y répondre est le dimanche 28 juin.

https://www.surveymonkey.com/r/Covid-19-Impact-Afrique

Merci beaucoup d'avoir consacré votre temps à nous aider dans nos recherches. Si vous avez des questions ou des commentaires au sujet de l'enquête ou de l'étude de recherche, n'hésitez pas à nous contacter par mail eca-atpc@un.org

 

INTERNATIONAL

Relance: quid des mesures allemandes?  Le confinement a provoqué un effondrement économique, on attend du déconfinement une reprise. Mais le rythme et la vigueur de la reprise va dépendre crucialement du soutien qu’apporteront les gouvernements et les banques centrales. Ce constat fait l’unanimité mais, entre les mots et les actes, le chemin peut être long. L’Allemagne vient de bouger, et fort. En France, rien pour l’instant. Le gouvernement allemand vient d’annoncer une batterie de mesures pour aider l’économie à repartir, pour un montant qui atteint environ 4% du PIB. Dans un long catalogue de mesures, le fruit de négociations au sein de la majorité, il y a l’utile et le folklorique, c’est bien normal. La mesure phare est une baisse temporaire de 3 points de TVA – 2 points sur la TVA réduite.

  • Quel est le problème?

Durant le confinement, des pans entiers de l’économie ont été, en quelque sorte, mis au congélateur. Les employés et les entreprises se sont brutalement retrouvés privés de leurs revenus. Ils ont été, largement ou en partie, compensés par des aides publiques qui, suivant les pays, représentent entre 5% et 10% du PIB. De fait, ce sont les gouvernements qui ont emprunté en lieu et place des ménages et des entreprises qui auraient eu du mal à le faire. (Les banques centrales et les gouvernements ont aussi très fortement encouragé les banques à accorder des prêts). Une fois le confinement terminé, l’économie sortira-t-elle spontanément du congélateur ? On ne connaît pas la réponse. Les expériences passées des grandes catastrophes naturelles, autres que les épidémies, indiquent que la reprise est rapide et vigoureuse. Un an plus tard, l’économie a retrouvé la forme. Les épidémies passées pour lesquelles on n’a pas trouvé de vaccin ont conduit à des reprises plus lentes qui peuvent s’étaler sur deux, trois ou quatre années, voire plus dans certains cas particulièrement violents. Cette fois-ci, les interventions puissantes durant le confinement devraient aider, mais on ne peut rien dire de plus précis.  (telos)

Mots Clés: Covid-19, Relance, Mesures allemande

France : Relance économique, sommes-nous vraiment tous devenus keynésiens ? -  Si la crise du Covid-19 a fait de nombreuses victimes, elle a aussi ressuscité le plus célèbre économiste du siècle dernier : John Maynard Keynes. La doctrine du « quoi qu’il en coûte » énoncée par le président de la République Emmanuel Macron pour faire face à une crise sans précédent est révélatrice de ce moment keynésien : l’endettement massif de l’État pour relancer la machine économique constitue désormais la solution ultime privilégiée, y compris chez les économistes favorables à l’austérité budgétaire avant mars 2020. Une lecture attentive de ces réactions diverses nous invite cependant à faire preuve de circonspection quant à cette prétendue « revanche de Keynes ».

  • Une solution budgétaire qui s’impose

Tout d’abord, ce n’est pas la première fois que l’on nous fait le coup du moment keynésien. La dernière fois, c’était en 2009-2010 dans le sillage de la crise financière globale. Mais son effet a été très limité. Les éphémères politiques de relance ont vite cédé le pas aux politiques de « consolidation budgétaire » et Keynes est retourné dans les rayons de l’histoire de la pensée économique. Ensuite, il faut se méfier du retour soudain et exalté à des penseurs défunts en période de crise. L’histoire des crises ne manque pas de « moment X » réhabilitant des auteurs du passé sans pour autant déboucher sur de véritables transformations, tant au niveau de l’action publique qu’au niveau de la recherche académique. Le fameux « moment Minsky », lors de la crise financière de 2008 a mis sur le devant de la scène cet économiste hétérodoxe oublié, car son analyse montrait parfaitement comment les cycles financiers pouvaient générer de l’instabilité et des crises financières. Dans les faits, aucune leçon n’en a été tirée pour mettre fin aux excès de la finance dérégulée. Le retour du consensus keynésien révèle par ailleurs des postures bien distinctes. Certains économistes de la pensée économique dominante préconisent le retour de la politique budgétaire depuis la crise financière globale.  (The conversation)

Mots Clés: Covid-19, Relance économique, Keynes

L’euro, un rempart contre l’hyperinflation - Toutes les critiques que l’on peut adresser à l’euro ne doivent pas faire oublier l’un de ses grands succès : avoir évité aux pays les plus endettés de sombrer dans l’hyperinflation, qui trouve son origine et son développement dans le financement monétaire de déficits budgétaires excessifs. En effet, les études menées sur les épisodes d’hyperinflation de l’entre-deux-guerres en Europe centrale et en Amérique latine dans les années 1980 ont fait apparaître un seuil de déclenchement de l’hyperinflation au niveau d’un financement monétaire des déficits publics de l’ordre d’une dizaine de points de pourcentage du produit intérieur brut (PIB). Or, en l’espace d’une dizaine d’années, des pays tels que l’Italie, Espagne, le Portugal, ou la Grèce ont connu deux épisodes majeurs de crises budgétaires. Après la crise économique de 2008-2009, ces pays avaient vu les déficits publics dépasser largement le seuil de 10 % du PIB.

  • La BCE, gardienne de la stabilité des prix

Aujourd’hui, du fait de la crise sanitaire extrême, les prévisions du Fonds monétaire international annoncent pour 2020 une nouvelle dérive dangereuse des déficits publics vers le seuil de 10 % du PIB pour ces mêmes pays. L’inflation ne devrait pas repartir pour autant : pour sortir de la crise, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé mi-mars la mise en place de nouveaux programmes de rachat massif de dettes publiques (programmes Pandemic Emergency Purchase Programme, PEPP, et Public Sector Purchase Programme, PSPP). Ce type de politique, initié en 2015 et accéléré fin 2019, a conduit au gonflement du prix des actifs, soutenant les cours de la bourse ou encore la hausse de l’immobilier, mais pas à une hausse des prix à la consommation. La BCE, institution indépendante, a justement comme mission essentielle de maintenir la stabilité des prix dans la zone euro et donc de préserver la valeur de la monnaie unique. L’aversion de la société allemande envers l’inflation, qui trouve sa source dans le traumatisme de l’hyperinflation des années 1920, s’est ainsi, d’une certaine façon, transmise à la BCE. Dans la zone euro, la responsabilité de l’émission et la gestion de la monnaie unique étant entre les mains de la BCE, aucun de ces gouvernements n’avait ni n’a la possibilité d’envisager un financement monétaire de ses déficits.  (The conversation)

Mots Clés: Euro, Hyperinflation

 

PANAFRICAIN

La GIZ lance les candidatures 2020 pour son programme de formation des start-up agricoles et agroalimentaires africaines - L’agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ) lance un appel à candidatures pour son programme de formation des start-up agricoles et agroalimentaires africaines. Connu sous le concept de « Scaling Digital Agriculture Innovations through Start-up » (SAIS), il recrute des porteurs de projet de start-up en activité dans au moins un pays en Afrique.  La start-up devra être constituée de plus de deux personnes et doit proposer des solutions innovantes ayant un impact positif sur les revenus du secteur agricole ou alimentaire. Une considération particulière sera accordée à celles qui aident à atténuer l’impact économique de la crise de COVID-19. Les start-up sélectionnées participeront à un programme de préparation à l'investissement de neuf mois, entièrement financé. Il est composé de séances hebdomadaires virtuelles de conseil et de coaching. Les participants bénéficieront également d’un accès à des fournisseurs de services, de partenariats pour plus de visibilité et d’une journée de démonstration avec des investisseurs. L’objectif de ce programme est de valoriser les innovations numériques développées par les start-up africaines afin de permettre leur résilience et augmenter leurs revenus. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 juin 2020.  (Agence ecofin)

Mots clés: Afrique, Formation, GIZ, Agroalimentaires

 

AFRIQUE DE L’OUEST

Nigeria : la Covid-19 menace 13 millions d’emplois (PAM) - Le Nigeria a besoin d'une intervention financière urgente pour relancer son économie, car des millions de citoyens à travers le pays souffrent actuellement de l'impact économique du virus, a indiqué l'agence. La porte-parole principale du PAM, Elisabeth Byrs, a indiqué mercredi dans un communiqué que plus de 182 millions de dollars étaient nécessaires pour apporter une aide vitale au pays le plus peuplé d'Afrique au cours des six prochains mois. Elle a expliqué que plus de 3,8 millions de citoyens, en particulier ceux du secteur informel, pourraient perdre leur emploi et que ce chiffre pourrait même atteindre 13 millions si la restriction des mouvements persistait. "Nous sommes préoccupés par les communautés touchées par le conflit dans le nord-est du pays qui sont déjà confrontées à une famine extrême qui les rend particulièrement vulnérables. Ils sont sous assistance et ont besoin d'aide pour survivre", ont rapporté jeudi les médias locaux, citant Byrs. La responsable du PAM a cependant déclaré que son organisation distribuait une aide alimentaire et nutritionnelle pour deux mois dans les camps de personnes déplacées et parmi les communautés vulnérables. Elle a également déclaré que trois millions de personnes vulnérables à Abuja, Kano et Lagos recevraient également une assistance du PAM. "Nous intensifions actuellement nos opérations dans le Nord-Est pour servir plus de personnes en réponse aux nouveaux défis de l'insécurité alimentaire accrue posés par COVID-19", a déclaré Byrs. Selon elle, les pertes d'emplois devraient davantage aggraver la faim, c'est pourquoi elle soutient les citoyens vulnérables au Nigeria.  (APA)

Mots clés: Nigeria, Covid-19, Emplois

Sénégal : 65% des entreprises sont affectées par la covid-19, mais la situation impactera peu les assurances - 65% des entreprises au Sénégal sont affectées par les conséquences de la covid-19, si l'on en croit des révélations faites fin mai 2020 par le directeur général de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (ADEPME), Idrissa Diabira, lors d'une conférence virtuelle organisée à cet effet. Cette conclusion ressort d'une enquête menée sur 800 entreprises du pays. 40% des managers interrogés ont avoué avoir arrêté leurs activités en raison des différentes mesures de confinement et de distanciation sociale prises pour limiter la propagation du virus, a indiqué le responsable. Logiquement, une fermeture d'entreprise a des conséquences pour les partenaires financiers comme les banques qui octroient les crédits et les assurances qui couvrent ces risques. Les différentes situations de faillite totale ou partielle liées à la covid-19 auraient pu se traduire par des difficultés pour les sociétés d'assurance sur plusieurs fronts. Les entreprises assurées peuvent demander des réparations pour les dommages causés par la conjoncture actuelle. La Conférence interafricaine des marchés d'assurance (CIMA), l'instance qui régule le secteur des assurances pour un groupe de pays, dont le Sénégal a dans une réponse sur des divergences au Cameroun, demandé aux sociétés d'assurance sous sa tutelle de régler les sinistres prévus aux contrats et causés par la covid-19. Les entreprises emploient des individus qui sont des consommateurs de produits d'assurance, notamment la couverture des risques liés à l'usage d'un véhicule. Il n'est cependant pas certain que ces deux hypothèses s'appliquent de manière prononcée concernant le Sénégal. Comme c'est le cas dans plusieurs pays africains, 85% des entreprises se retrouvent dans le secteur informel. Selon la plus récente enquête sur l'emploi et le secteur informel dans le pays, la contribution de celui-ci aux primes d'assurance ne représente que 5% du total du marché.  (Agence ecofin)

Mots clés: Sénégal, Entreprises, Covid-19

Burkina Faso : 147 millions $ de la Banque mondiale pour améliorer la gestion des finances publiques et du système sanitaire - Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale a approuvé, récemment, un appui financier d’un montant de 147,9 millions $ constitué à parts égales d’un prêt et d’un don de l’Association internationale de développement (IDA), en faveur du Burkina Faso. Ceci en vue d’améliorer la gestion des finances publiques et du secteur de la santé, et favoriser la croissance durable. Ce financement, qui est le deuxième d’une série de trois opérations de Financement à l’appui des politiques de développement (DPF), soutiendra les réformes prévues par le Plan national de développement économique et social adopté par les autorités pour la période 2016-2020, tout en contribuant au renforcement du plan national de riposte contre la Covid-19. Il s’articule autour de 3 axes essentiels. Il s’agit notamment de : améliorer la mobilisation des recettes intérieures et l’efficacité de la dépense publique ; renforcer le système de santé et les services sociaux, accroître la productivité tout en réduisant l’impact environnemental des activités minières et d’élevage.  (Commod africa)

Mots clés: Burkina Faso, Banque mondiale, Finance publique

Guinée : la BAD octroie 3,2 millions de dollars pour trois projets de développement - Le Bureau national de la Banque africaine de développement en Guinée (COGN) et le gouvernement guinéen ont procédé, entre le 21 et le 26 mai derniers, à la « télé-signature » d’accords de près de 3,2 millions de dollars pour trois nouveaux projets dans la numérisation, les énergies vertes et l’appui à la compétitivité de la chaîne de valeur du miel. Ces engagements pris par le responsable pays de la Banque, Léandre Bassolé, et Mme Kanny Diallo, ministre du Plan et du développement économique et gouverneure de la Banque pour la Guinée, renforcent le portefeuille actif de projets financés par la Banque dans le pays pour le porter à un montant d’engagements de quelque 556 millions de dollars. Le projet de digitalisation des paiements gouvernementaux des pays de l’Union du fleuve Mano (DIGIGOV-UFM) est mis en place dans le cadre du renforcement des capacités des États en transition afin de les soutenir dans leur stratégie de mobilisation de ressources internes et d’inclusion financière. Il vise à créer en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, un écosystème de paiement numérique, gage de transparence, de sécurité, d’optimisation dans la gestion des ressources publiques et d’inclusion financière des populations traditionnellement exclues du système bancaire classique. Sa mise en œuvre doit permettre d’augmenter la part des taxes et impôts dans le PIB de 13,4% à 17% et d’accroître le taux d’inclusion financière moyen de plus de 6%. Le Programme de développement des mini-réseaux verts en Guinée doit soutenir l'Agence guinéenne pour l’électrification rurale (AGER) dans la mise en place de projets de 57 mini-réseaux verts dans le pays. Cette subvention du Fonds des énergies durables pour l'Afrique (SEFA) permettra de financer spécifiquement des études de préfaisabilité techniques, économiques, financières et d’impact environnemental et social des projets de mini-réseaux verts. Il s’agit des projets identifiés dans le Plan d'électrification à moindre coût élaboré par le gouvernement de la République de Guinée en coordination avec la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD).  (Agence ecofin)

Mots clés: BAD, Guinée, développement

 

AFRIQUE DE L’EST

Rwanda : 52 millions d’euros de l’UE pour amortir l’impact socio-économique de la Covid-19 - L’Union européenne (UE) a accordé un appui financier de 52,8 millions d’euros en faveur du Rwanda pour l’amélioration de la protection sociale et de la promotion des chaînes d'approvisionnement agricole afin d’appuyer le plan de relance de la Covid-19. Le protocole d’accord entre les deux parties a été signé le lundi 08 juin. Le programme contribuera à renforcer les moyens de subsistance d'au moins 630 000 ménages démunis.  L’initiative bénéficiera de l’encadrement du Programme alimentaire mondial (PAM) pour le suivi et la logistique afin de garantir un fonctionnement optimal des chaînes d'approvisionnement alimentaire. Ce soutien financier de l'UE s'inscrit dans le cadre du réseau « Team Europe » qui a pour objectif d'aider les pays hors de l'UE à faire face à la pandémie de Covid-19.  (Agence ecofin)

Mots clés: Rwanda, Covid-19, UE, Financement

Kenya : l’UE annonce un financement de 7,8 milliards shillings en vue d’atténuer l’impact socio-économique de la Covid-19 - L’Union européenne va accorder un appui financier d’un montant total de 7,8 milliards de shillings (environ 64 millions d’euros) au Kenya en vue d’atténuer l'impact socio-économique de la Covid-19 dans le pays. L’information a été donnée, le 09 juin dernier, par l’ambassadeur de l’UE près le Kenya, Simon Mordue. Selon l’institution, ce financement s’articulera autour de 4 axes essentiels. Il s’agit notamment du secteur de la santé, des allocations sociales, du soutien aux PME, ainsi que du renforcement du commerce. Relativement au secteur sanitaire, il est évalué à 3,6 milliards de shillings (environ 29,7 millions d'euros), et permettra de renforcer le plan national de riposte sanitaire contre la Covid-19. L’allocation sociale est estimée à 1,2 milliard de shillings (environ 10 millions d’euros). Elle sera destinée aux familles et aux individus vulnérables par le biais de transferts mensuels en espèces. Evalué à 3 milliards de shillings (environ 24,8 millions d’euros), le montant alloué aux PME servira de fonds de roulement à court terme et stimulera les investissements pour la reprise après la crise sanitaire. Quant à l’enveloppe allouée au renforcement du commerce, elle est estimée à 600 millions de shillings (environ 5 millions €). Elle permettra de renforcer la chaîne d’approvisionnement pour le commerce et garantira la sécurité alimentaire, ainsi que l'accès aux médicaments essentiels.  (Agence ecofin)

Mots clés: Keyna, Covid-19, UE

 

AFRIQUE CENTRALE

Le Congo fait une offre de refinancement de sa dette de 10,8 milliards de FCFA au banquier SCB Cameroun- Sur son emprunt obligataire 2016-2021, qui avait permis au Congo de mobiliser une enveloppe de 150 milliards de FCFA, au taux d’intérêt de 6,5%, le pays doit encore rembourser aux investisseurs 92,5 milliards de FCFA. Sur cet encours global, 10,8 milliards de FCFA reviennent à SCB Cameroun, la filiale locale du groupe bancaire marocain Attijariwafa. Face à ses difficultés de trésorerie, qui sont consécutives à la crise du Coronavirus qui sévit dans le monde entier, la République du Congo, à travers EDC Investment Corporation, filiale spécialisée du groupe Ecobank, vient de faire une offre de refinancement de cette dette au banquier SCB Cameroun. En effet, dans le cadre d’un programme d’émissions d’Obligations du Trésor assimilables (OTA) annoncé sur le marché monétaire, opération arrangée par EDC Investment Corporation, la République du Congo invite SCB Cameroun à « refinancer (son) encours dans l’emprunt obligataire de 2016 à hauteur de 10,8 milliards de FCFA, via une participation à l’émission d’OTA à hauteur du montant de refinancement… ». En d’autres termes, selon le mécanisme mis en place par l’arrangeur des opérations annoncées par le Congo sur le marché des titres de la Beac, SCB Cameroun doit se faire rembourser lui-même par un jeu d’écritures, en souscrivant simplement aux obligations d’OTA de 2, 3 et 5 ans de maturité, que s’apprête à émettre ce pays sur le marché monétaire. En cas de succès, cette stratégie devrait permettre au Congo d’anticiper le remboursement d’une dette dont l’échéance est prévue en 2021, sans affecter sa trésorerie ; mais en même temps de contracter une nouvelle dette de moyen terme, dont les échéances de remboursement seront désormais de 2, 3 et 5 ans. Ceci dans la mesure où, précise l’arrangeur de l’opération, « toute souscription sera répartie équitablement sur les trois titres proposés ». (Investir)

Mots clés: Congo, Dettes, SCB

 

AFRIQUE AUSTRALE

Les banques sud-africaines résisteront mieux aux chocs de la covid-19 que celles des autres marchés émergents -  Le secteur bancaire sud-africain subira des chocs du fait des effets de la pandémie de covid-19 sur sa clientèle locale, apprend-on d'une analyse publiée par S&P Global Ratings ce jeudi 11 juin 2020. Alors que l'environnement économique est de plus en plus morose dans le pays, les crédits au secteur privé vont se contracter de 5% au cours de la période 2020-2021. Plus précisément, le ratio de prêts aux entreprises comparé au produit intérieur brut va aussi reculer. En même temps que les banques connaîtront une baisse du régime d'activité en Afrique du Sud, elles feront aussi face à plus de risques. L'encours des créances douteuses qui est souvent à des niveaux très bas devrait atteindre 1,2% de l'encours global des crédits accordés à l'économie. De même, l'insolvabilité des ménages devrait s'accroître davantage, surtout le poids de la dette de ceux-ci comparativement à leurs revenus disponibles a atteint la moyenne de 72%, ces trois dernières années. Ces chocs restent toutefois assez maitrisés et réduisent l'ampleur du problème en Afrique du Sud comparativement à des marchés équivalents des pays émergents. S&P Global Ratings note par exemple que les 4 plus grosses banques du pays ne souffrent pas d'un risque de refinancement, car en plus des mesures de la Banque centrale sud-africaine, elles ne sont pas suffisamment exposées aux investisseurs étrangers (actionnaires ou créanciers). Les banques cotées sud-africaines affichent des performances diverses, selon la période d'évaluation. Sur les 12 derniers mois, leurs valeurs boursières ont fortement baissé, allant de -25% pour Capitec Group à -56% pour Nedbank, premier actionnaire du groupe panafricain Ecobank, selon des données de Capital IQ. Sur les 30 derniers jours, on a assisté à une solide reprise avec des progressions de cours à deux chiffres.  (Agence ecofin)

Mots clés: Afrique du sud, Banques, Marchés émergents

 

AFRIQUE DU NORD

Banque d’Algérie: la liquidité atteint un seuil critique - Après l’annonce la semaine passée, par les douanes Algériennes, d’un « déficit 1,5 milliards de dollars au premier trimestre 2020 de la balance commerciale », c’est autour de la Banque d’Algérie de faire état d’une baisse sensible de la liquidité bancaire, qui a atteint 916,7 milliards de dinars. Pour garantir une marge supplémentaire de liquidités, le Comité des Opérations de Politique Monétaire de la Banque d’Algérie, cité par l’APS, avait décidé en mars dernier de réduire le taux de réserve obligatoire de 10% à 8% et d’abaisser de 25 points de base (0,25%) le taux directeur de la BA pour le fixer à 3,25%, et ce à compter du 15 mars 2020. Cette décision a été est prise pour « permettre de libérer, pour le système bancaire, des marges supplémentaires de liquidités et mettre ainsi, à la disposition des banques et établissements financiers, des moyens additionnels d’appuis au financement de l’économie nationale à un coût raisonnable », rappelle la BA. En termes d’inflation, la Banque d’Algérie estime que « le rythme annuel moyen de l’inflation a atteint 1,78% à fin avril 2020, contre 1,95% en décembre 2019 et 4,08% à fin mars 2019 ». L’autre mesure prise par la BA est de la révision du « taux de réserve obligatoire de 8% à 6% alors que le seuil de refinancement, par la Banque d’Algérie, des titres publics négociables a été relevé ». Selon la même source « ces décisions ont comme objectif primordial de dégager de nouvelles ressources de financement pour l’économie nationale à même d’atténuer le double impact de la Covid-19 et la baisse des prix des hydrocarbures sur la croissance ».  (Maghreb emergent)

Mots clés: Algérie, Banque, liquidité

Egypte : augmentation moyenne de 19,1% des prix de l'électricité pour l'année fiscale 2020-2021- En Egypte, le ministère de l'Energie a annoncé, le mardi 09 juin, une augmentation de 19,1% des coûts de consommation d'électricité pour les foyers. Cette mesure est valable pour l'année fiscale 2020-2021 qui commencera le mois prochain. « C’est une augmentation raisonnable destinée à ne pas surcharger les citoyens », a commenté Mohamed Shaker (photo), le ministre de l’Energie. Dans les faits, pour ceux qui consomment entre 0 et 50 kilowatts (kW), le prix sera de 38 piastres par kilowatt au lieu de 30 piastres. De 51 à 100 kW, le prix sera de 48 piastres par kW au lieu de 40 piastres, soit une augmentation de 20 %. Pour les consommateurs entre 100 et 200 kW, le prix du kilowatt sera de 65 piastres au lieu de 50 piastres, soit une augmentation de 30 %. De 201 à 350 kW, le prix du kilowatt sera de 96 piastres au lieu de 82 piastres, soit une augmentation de 16 %. De 351 à 650 kW, le prix du kilowatt sera de 128 piastres au lieu de 100 piastres. Le prix du kilowatt pour une consommation supérieure à 1000 kW est resté sans augmentation, à 145 piastres, précise le ministère. Par contre, les consommateurs de plus de 650 kW par mois seront complètement retirés du programme de subvention gouvernementale.   (Agence ecofin)

Mots clés: Egypte, Prix de l’électricité