LA QUOTIDIENNE DU CAPC 18 JUIN 2020

 

ANNONCE IMPORTANTE

Sondage - Pandémie COVID-19 et son impact économique sur les entreprises africaines - La Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) et International Economics Consulting Ltd se sont associées en avril 2020 afin de mener une première enquête et de fournir un aperçu des effets économiques de la pandémie sur l'activité économique et le commerce pour les entreprises à travers l'Afrique. L'analyse et le rapport complet ont été publiés et peuvent être consultés ici. À la suite des commentaires positifs sur l'enquête d'avril, et afin de faire la lumière sur les réponses politiques et de comprendre comment les entreprises progressent pendant la pandémie, l'équipe propose une deuxième série de l'enquête. Veuillez également noter que la portée du questionnaire a été légèrement étendue (par rapport à la première) pour tenir compte des questions qui gagnent encore plus d'importance dans le contexte de la pandémie, et concernant précisément les chaînes d'approvisionnement, la technologie, la concurrence et le genre. Cette enquête devrait prendre 15 minutes et soyez certain que toutes les réponses resteront strictement confidentielles. Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous pour commencer l'enquête, la date limite pour y répondre est le dimanche 28 juin.

https://www.surveymonkey.com/r/Covid-19-Impact-Afrique

Merci beaucoup d'avoir consacré votre temps à nous aider dans nos recherches. Si vous avez des questions ou des commentaires au sujet de l'enquête ou de l'étude de recherche, n'hésitez pas à nous contacter par mail eca-atpc@un.org

 

INTERNATIONAL

Remise en marche de l’économie mondiale : promouvoir une reprise plus inclusive -  La crise de la COVID-19 frappe le plus durement ceux qui sont déjà les plus vulnérables. Cette calamité pourrait entraîner une augmentation considérable des inégalités de revenu. Elle pourrait également mettre en péril les progrès accomplis en matière de développement, notamment pour ce qui est du niveau d'instruction et de la réduction de la pauvreté. Selon de nouvelles estimations, jusqu'à 100 millions de personnes dans le monde se retrouveront dans une situation d'extrême pauvreté, ce qui anéantirait toutes les avancées de la lutte contre la pauvreté réalisées au cours de ces trois dernières années. Voilà pourquoi les dirigeants doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour promouvoir une reprise plus inclusive, une reprise qui profite à toutes les franges de la société. Notre nouvelle étude, menée conjointement avec la Banque mondiale pour le G20, porte sur les moyens d'améliorer l'accès de chacun aux possibilités offertes, quels que soient son identité et ses origines. Un accès plus équitable à ces possibilités est associé à une croissance plus vigoureuse et plus durable, ainsi qu'à une plus forte hausse des revenus pour les populations pauvres. Cela dit, exploiter pleinement le potentiel de tous n'est pas chose aisée. Concrètement, les ménages à faible revenu sont plus susceptibles de voir leur santé menacée par le virus. Ils sont les plus touchés par un taux de chômage record et ont moins de chances de bénéficier de l'enseignement à distance. La nutrition des enfants peut également pâtir de l'interruption des repas fournis à l'école. Selon les estimations de l'ONU, plus d'un demi-milliard d'enfants dans le monde n’ont plus accès à l'éducation en raison du confinement lié aux coronavirus. Nombre d'entre eux ne retourneront pas en classe après la pandémie, en particulier les filles. Ces inégalités sont vraiment choquantes, mais pas surprenantes. Nous savons par expérience, et grâce à une analyse récente du FMI, que les grandes épidémies exacerbent souvent les inégalités de revenus préexistantes.  (FMI)

Mots Clés: FMI, Economie mondiale, reprise inclusive

La Covid-19 a mis en avant l'intérêt pour les titres cotés en bourse et adossés à des investissements durables -  Avec la covid-19, les produits financiers adossés aux investissements respectueux des règles environnementales, sociales et de bonne gouvernance ont accru dans l'intérêt des investisseurs. Les rendements des actions cotées en bourse qui entrent dans cette catégorie ont en effet affiché de meilleures performances au cours du premier trimestre 2020, apprend-on de plusieurs analyses. « D'après les résultats du premier trimestre 2020, les fonds qui sont sur des investissements durables ont été les plus présents sur les niveaux de rendement les plus élevés et intermédiaires que les autres catégories de fonds. Seulement 11% des fonds qui placent la durabilité au cœur de leurs stratégies ont terminé avec des rendements négatifs sur la période », peut-on lire en synthèse dans une note publiée par la firme de recherche et d'analyse Morningstar qui suit l'activité des fonds d'investissement dans le monde. Le constat de la performance boursière des investissements soucieux des aspects de durabilité a aussi été fait par HSBC, le plus grand groupe bancaire basé en Europe. « Nous avons analysé 613 actions de sociétés cotées ayant plus de 500 millions $ de capitalisations, et où les solutions climatiques génèrent au moins 10% des revenus, auxquels on a ajouté les 140 autres avec les scores ESG (normes de respect environnemental, social et de gouvernance) les plus élevés. Les actions adossées sur les projets en rapport au climat ont performé de 7,6% mieux que les autres par rapport à décembre 2019, et de 3% depuis février 2020. Les actions ESG ont été meilleures que les autres d'environ 7% pour les deux périodes », a commenté Ashim Paun, le co-responsable des questions ESG au sein du groupe financier. Ainsi, au plus fort de la période de panique causée par la pandémie, divers analystes ont noté que les entreprises qui sont dans le registre du respect des règles ESG ont mieux résisté ou se sont mieux positionnées pour mieux absorber les nouvelles contraintes qui s’imposent. Le confinement et les désastres économiques ont en effet mis en évidence la fragilité de l'organisation classique des choses et le besoin de se transformer pour la survie. (Agence ecofin)

Mots Clés: Covid-19, Bourse, Environnement

Renforcer les institutions économiques pour assurer une reprise résiliente - Face à la COVID-19, le FMI a apporté une aide financière d'une rapidité et d'une ampleur sans précédent pour aider les pays à sauver des vies et préserver des moyens de subsistance. Néanmoins, cette aide financière ne pourra pas à elle seule stabiliser l'économie et assurer une reprise durable. Pour que la reprise soit durable, les dirigeants devront renforcer les institutions économiques qui permettent de mener une politique économique résiliente et inclusive.

  • Associer le développement des capacités à l’aide financière

Les gouvernements sont aujourd'hui amenés à prendre des décisions difficiles, mais beaucoup d'entre eux ne disposent pas des bases économiques solides et du savoir-faire technique nécessaires pour concevoir et mettre en œuvre les mesures requises. Songez, par exemple, aux répercussions de la COVID-19 sur les budgets nationaux, qui se traduisent par de fortes pressions sur les dépenses, des pertes de recettes et une augmentation de la dette. Cela rend la réalisation des objectifs de développement durable encore plus difficile, en particulier pour les pays les plus fragiles et les plus vulnérables. C'est pourquoi le FMI offre à plus de 160 pays des conseils immédiats et en temps réel ainsi qu'un soutien en matière de développement des capacités afin de les aider à traiter des questions urgentes telles que la gestion de la trésorerie, la surveillance financière, la cyber sécurité et la gouvernance économique. L'aide financière du FMI va toujours de pair avec des échanges directs et continus avec les dirigeants dans l’optique de développer les capacités nécessaires dans ces domaines Jusqu'à présent, plus de 90 % des pays qui ont demandé un financement d'urgence lié à la pandémie ont également bénéficié d'un appui en matière de développement des capacités sous la forme de conseils techniques concrets, d'outils pratiques et de formations axées sur la politique économique.

  • Renforcer la gestion des finances publiques et de la dette

Les pouvoirs publics doivent absolument assurer la continuité des activités et protéger les flux de recettes pour pouvoir augmenter rapidement les ressources intérieures et les maintenir à niveau. En outre, à mesure que les pays augmentent leurs dépenses d'urgence, ils veulent également s'assurer qu'ils disposent de cadres institutionnels solides et d'une bonne gouvernance pour faire en sorte que l'argent soit rapidement acheminé vers ceux qui en ont le plus besoin, notamment en ce qui concerne les dépenses de santé et les systèmes de protection sociale. Le FMI a collaboré avec les administrations fiscales et les services du budget de nombreux pays pour les aider à reprendre leurs activités et à renforcer le soutien apporté aux entreprises et aux particuliers, sans compromettre les mécanismes de garde-fous et de responsabilisation. (Desk eco)

Mots Clés: Institution économique, relance

 

PANAFRICAIN

COVID-19 - La science, la technologie et l’innovation sont essentielles à la reprise de l’Afrique - La science, la technologie et l’innovation seront au cœur de la reprise de l’Afrique après la pandémie dévastatrice de coronavirus (COVID-19) et de la capacité du continent à créer des emplois durables, déclare ce lundi, la Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe. Dans ses remarques, à l’ouverture d’un forum virtuel de cinq jours sur l’innovation et l’investissement pour combattre le COVID-19 en Afrique, Mme Songwe dit que l’Afrique a besoin d’innover pour définir des solutions locales afin d’endiguer la pandémie de COVID-19 et sortir de la récession économique que celle-ci a provoquée dans le monde entier. « Nous avons besoin d’investissements dans l’innovation, la science et la technologie pour comprendre comment nous pouvons protéger nos citoyens et aussi comme moyen de sortie de cette crise. Les STI seront au cœur de la reprise de l’Afrique et de sa capacité à créer des emplois durables, c’est pourquoi la CEA parle depuis très longtemps de l’importance des droits de propriété intellectuelle pour protéger les innovations des jeunes africains », affirme-t-elle. Mme Songwe dit que les coûts actuels des enregistrements de propriété intellectuelle sur le continent sont prohibitifs et ne récompensent pas l’innovation. « Ce n’est pas une stratégie de croissance », déclare la Secrétaire exécutive de la CEA, ajoutant : « Alors que nous parlons de science, de technologie et d’innovation, nous devons également nous assurer que nos décideurs politiques veillent à ce que nos plateformes technologiques soient robustes ». « Ce virus a souligné l’importance de la science, de la technologie et de l’innovation et la nécessité pour l’Afrique de construire une base industrielle de technologie scientifique beaucoup plus forte et beaucoup plus collaborative », indique Mme Songwe, ajoutant que des partenariats sont nécessaires à travers le continent pour « garantir que nous nous appuyons sur la Zone de libre-échange continentale africaine, nous développons, découvrons et innovons en collaboration ». Mme Songwe dit que l’Afrique doit également s’unir pour voir comment elle peut participer à la grande campagne à la recherche d’un vaccin contre le COVID-19 et d’autres maladies affectant le continent. « Si l’Afrique veut réussir à sortir de cette crise de manière durable, la technologie devra être la pierre angulaire de ce succès », déclare-t-elle, ajoutant que le continent doit innover collectivement et soutenir ses jeunes dans l’innovation en créant le les infrastructures nécessaires pour créer des emplois de qualité, stimuler la croissance économique et promouvoir la santé. Mme Songwe dit qu’il est inacceptable que seulement 25% de la population africaine ait accès au haut débit de qualité, abordable et fiable.  (UNECA)

Mots clés: Afrique, technologie, Innovation

La BAD décaisse 20 millions $ pour appuyer le plan de riposte contre la Covid-19 dans les pays du G5 Sahel - Le Conseil d'administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, le 09 juin, un décaissement d’un montant total de 20 millions $ en faveur des pays du G5 sahel pour la mise en œuvre d’un projet de renforcement de la lutte contre la Covid-19 au sein des communautés vulnérables. Selon l’institution, cet appui financier va permettre d’améliorer la résilience des communautés vulnérables des pays du G5 Sahel, notamment les personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays, les réfugiés et leurs communautés d'accueil. Dans sa phase pratique, le projet a pour objectif : d’appuyer la surveillance épidémiologique et la capacité de gestion des cas ; fournir des produits médicaux pour la prévention, le contrôle et le traitement de la Covid-19 ; assurer le déploiement de mesures de protection sociale dans les communautés ciblées, en particulier les personnes déplacées à l’intérieur du pays. La gestion de ce projet a été confiée au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). La BAD a par ailleurs annoncé, à travers son mécanisme de Facilité d'appui transitoire, une subvention supplémentaire de 1,372 million $ pour les pays du G5 afin de renforcer les actions et la coordination du Secrétariat permanent du G5 Sahel, et de soutenir la formation sur la biosécurité et la gestion des déchets biomédicaux dans les pays concernés. Pour le directeur du Bureau de coordination des Etats en transition (RDTS), Yero Baldeh, « cette opération viendra compléter les actions humanitaires et de développement du vaste partenariat de l’Initiative de l’Alliance du Sahel et soutiendra les plus vulnérables ». Ce projet entre dans le cadre du mécanisme de réponse de la Covid-19 de la Banque, qui s’élève à 10 milliards $. Il vise à aider les pays africains pour amortir les impacts économiques et sanitaires de la crise  (Agence ecofin)

Mots clés: BAD, G5 sahel, Covid-19

 

AFRIQUE DE L’OUEST

Impacts de la Covid-19 au Bénin : révision à la baisse de la croissance économique -  Contre 7,6% précédemment attendu, le taux de croissance attendu au Bénin pour le compte de l’année 2020, est revu de moitié, soit 3,5%. Ceci, du fait des effets de la pandémie de la covid-19 qui a de grave répercussion sur l’économie après les effets de la fermeture des frontières nigérianes. A en croire Abdoulaye Bio Tchané, ministre du plan et du développement, «les mesures de restrictions mises en place ont affecté l’activité économique dans les différents secteurs du développement du pays, notamment les transports aériens et portuaires, les entreprises agricoles et industrielles». Il urge donc de redresser l’économie, d’où les initiatives prises par l’Etat au dernier conseil des ministres pour accompagner divers acteurs économiques. Un montant d’environ 74,12 milliards a été en effet mis à disposition pour accompagner des entreprises dans diverses charges de confinement, dispenser d’autres de paiement de certaines taxes ou encore, réduire considérablement ce que devraient payer certaines. Dans ce fonds, 5,76 milliards de FCFA sont destinés à une subvention générale sur les tarifs d’électricité et d’eau au profit de tous les citoyens, 4,98 milliards aux artisans et autres corps de métiers, avec un total de 55 mille bénéficiaires visés au terme du recensement et, 63,38 milliards au profit des entreprises dont, une partie orientée vers le paiement de 70% du salaire brut des employés déclarés sur une période de 3 mois. C’est sans compter le remboursement des crédits de TVA et l’exonération de la taxe sur les véhicules à moteur ou la conversion en crédit d’impôt pour l’année à venir. Toutes ces mesures permettront de relancer l’économie dès 2021 après cette chute drastique des prévisions en cours.   (Benin24)

Mots clés: Benin, Croissance économique, covid-19

Les services du FMI concluent une mission de revue au Sénégal La pandémie Covid-19 a un impact significatif sur l’activité économique accentué par les mesures de fermeture des frontières, le couvre-feu et la distanciation sociale. Le taux de croissance du PIB est projeté à 1,1% pour l’année 2020 contre 5,3 % en 2019. Ces prévisions reposent sur la maîtrise de l’évolution de la pandémie, la mise en œuvre des mesures de soutien à l’économie et une reprise graduelle de l’activité au cours du second semestre de 2020. Elles sont toutefois marquées par d’importants risques à la baisse. Pour atténuer les effets de la crise imputable au COVID-19, le gouvernement a mis en place un programme de résilience économique et sociale afin de renforcer le système de santé et de soutenir les ménages, la diaspora sénégalaise ainsi que les entreprises et leurs salariés. En avril 2020, le FMI a décaissé une somme de 442 millions de dollars EU (100% du quota du Sénégal) soit environ 263 milliards de FCFA ou 2% du PIB, au titre de l'instrument de financement rapide (IFR) et de la facilité de crédit rapide (FCR), apportant ainsi un soutien immédiat en termes de liquidités afin d’appuyer l’Etat dans le cadre de la mise en œuvre de son plan de riposte.  La mise en œuvre du programme soutenu par l’ICPE est satisfaisante. À fin décembre 2019, toutes les cibles quantitatives du programme sauf une concernant le pourcentage des marchés publics de gré à gré ont été atteintes, et des progrès significatifs ont été accomplis dans la mise en œuvre des objectifs de réforme pour fin juin. En particulier, les services du FMI saluent la finalisation de la stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme, dont la mise en œuvre dès la deuxième moitié de 2020 soutiendra les mesures de relance de l’économie.  La prise en compte totale de l'impact de la pandémie sur la collecte des recettes et les besoins de dépenses supplémentaires porte le déficit budgétaire prévisionnel à 6,1% du PIB en 2020. Les autorités ont exprimé leur engagement à mettre en œuvre des mesures temporaires, bien ciblées, d'un bon rapport coût-efficacité et pleinement reflétées dans un budget révisé. Elles entendent revenir progressivement à un déficit budgétaire de 3% du PIB à l’horizon 2022 (objectif de convergence de l'UEMOA) à mesure que la situation se normalise. Les autorités se sont également engagées à initier des mesures pour renforcer la transparence et la reddition de comptes concernant les dépenses d'urgence.  (FMI)

Mots clés: FMI, Sénégal, Finance publique

 

AFRIQUE DE L’EST

Ethos et Proparco vont soutenir l’expansion de l’éthiopien Turaco avec un investissement de 22 millions $  - La firme de private equity sud-africaine Ethos et la filiale de l'Agence française de développement dédiée au secteur privé, Proparco, sont tous deux co-investisseurs au sein de l’enseigne éthiopienne Turaco spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de produits de grande consommation. Les deux associés ont engagé 22 millions $ pour soutenir l’expansion de cette firme intégrée dans le portefeuille d’entreprises du gestionnaire d’actifs 54 Capital PE Advisors. Cette opération de financement mezzanine qui allie injection de capital et octroi de prêts est déployée par Proparco et ce pour la première fois en Ethiopie. La bénéficiaire de cette ressource ambitionne d’agrandir ses installations afin d’augmenter sa production d’huiles comestibles et produits de soins personnels. Saad Aouad, directeur général de 54 Capital PE Advisors s’est réjoui de l’apport de ses nouveaux partenaires Ethos et Proparco qui contribuera à l’extension de ses installations en Ethiopie. Rappelons que les filiales de Turaco en charge de la production de détergents et d’huiles de tournesol et de soja ont rejoint le portefeuille d’entreprises de 54 Capital en 2014 et 2015.  (Agence ecofin)

Mots clés: Proparco, Financement, Ethiopie, Agriculture

AFRIQUE CENTRALE

La BDEAC va octroyer 80 milliards FCFA pour financer la centrale hydroélectrique de Sendje en Guinée équatoriale - La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) a approuvé l’octroi d’une ligne de crédit de 80 milliards de francs CFA dédiée au projet de construction et d’exploitation de la centrale hydroélectrique de Sendje en Guinée équatoriale. Ce projet démarré en 2012 a été confié à l’ukrainien Duglas Alliance, spécialisé dans la construction d’installations hydroélectriques et industrielles. Sa livraison a fait l’objet de nombreux reports. Cette centrale hydroélectrique couvrira une partie importante des besoins en électricité du pays. Elle complètera l’offre énergétique fournie par la centrale hydroélectrique de Djibloho, construite par l’entreprise chinoise Sinohydro et livrée en 2012. En dehors du projet de centrale hydroélectrique de Sendje, la BDEAC, institution de financement du développement des pays membres de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad) a cofinancé en 2015 et à hauteur de 20 milliards de francs CFA le projet d’aménagement hydroélectrique de Lom Pangar au Cameroun. Dans son rapport annuel de 2018, l’institution que dirige l’Équato-Guinéen Fortunato Ofa Mbo a approuvé 9 projets couvrant les secteurs de la santé, des infrastructures, de l’éducation, de l’agro-industrie et de l’énergie pour un montant global de 93,8 milliards de francs CFA.  (Agence ecofin)

Mots clés: BDEAC, Guinée équatoriale, Electricité

Le Cameroun obtient un prêt de 88 milliards de FCFA de Banque mondiale pour électrifier 417 localités rurales - Le taux d’accès à l’électricité rurale devrait connaître une embellie dans six régions du Cameroun (Extrême-Nord, Nord, Adamaoua, Nord-Ouest, Sud-Ouest et Est). Un accord de crédit de 150 millions $ (environ 87,8 milliards de FCFA) a été signé, le 12 juin dernier à Yaoundé, entre le représentant du directeur des opérations de la Banque mondiale au Cameroun, Ibrah Sanoussi et Alamine Ousmane Mey, le ministre en charge de l’Économie (Minepat) pour financement rentre dans le cadre du Projet d’électrification rurale et d’accès à l’électricité dans les régions sous-desservies (Perace). Ce projet, qui sera mis en œuvre sur une durée de cinq ans, permettra de procéder à des extensions et à des renforcements du réseau électrique, notamment par la construction de lignes et de postes de transformation électriques dans 417 nouvelles localités. Ce qui donnera l’accès à l’électricité à plus d’un million de personnes dans les zones rurales concernées. « Ce projet bénéficie non seulement aux consommateurs d’électricité, mais aussi à la population mal desservie, grâce à la création d’emplois et à l’amélioration des perspectives de prospérité partagée au Cameroun », a indiqué le Minepat. « Un accès accru à l’électricité est un facteur clé pour générer des revenus et des emplois, et favoriser des utilisations productives de l’électricité dans les zones rurales. », a ajouté Alamine Ousmane Mey. Selon les données fournies par le Minepat, les régions sous-desservies ont un taux d’accès à l’électricité d’à peine 50%. À titre d’illustration, l’Extrême-Nord affiche un taux de 46% ; le Nord, 46% et l’Adamaoua, 52%. La Banque mondiale relève que seule une personne sur deux à accès à l’électricité dans les zones rurales au Cameroun. Pour y remédier, le gouvernement a adopté le Plan directeur d’électrification rurale en 2017, ouvrant la voie à l’élargissement de l’accès à l’électricité dans ces régions mal desservies. (Investir)

Mots clés: Cameroun, Banque mondiale, électrification

 

AFRIQUE AUSTRALE

Mozambique: le secteur des transports a perdu 109 millions $ ces trois derniers mois à cause du coronavirus -  Au Mozambique le secteur des transports a affiché une perte de près de 109 millions $ entre février et mai 2020. C’est ce que rapporte le quotidien Jornal Noticias citant un rapport officiel. Selon le média, ces pertes sont directement imputables à la pandémie de Covid-19 qui touche également le pays.  Le gouvernement a alors adopté des mesures de fermeture des frontières terrestres pour les passagers et a imposé des restrictions sur la circulation des personnes dans le pays. Cette situation a obligé de nombreux transporteurs à suspendre leurs activités, réduisant ainsi la capacité de transport. Selon Faruque Assubuje, vice-président chargé des transports au sein de la Confédération des associations économiques (CTA), le volume d'affaires du corridor de Beira, l’un des axes les plus importants du pays avait diminué d'environ 50 % en mai par rapport à l'année précédente. Près de 1 200 emplois dans le secteur des transports auraient également été suspendus. Pour faire face à cette crise, les acteurs du secteur ont appelé le gouvernement à réduire le prix du carburant de 15 meticais par litre, ou à subventionner son achat.  (Agence ecofin)

Mots clés: Mozambique, Transport, Covid-19

 

AFRIQUE DU NORD

Algerie : Interdiction d’importation des produits agricoles pendant la saison de cueillette - Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune a ordonné, dimanche lors de la réunion du Conseil des ministre qu’il a présidé, « l’interdiction totale de l’importation des produits agricoles pendant la saison de cueillette » Selon lui, cette décision est prise afin « de protéger la production nationale, ainsi que le durcissement du contrôle sur les fruits importés en vue d’éviter la surfacturation et s’assurer de la qualité pour la préservation de la santé du citoyen », lit-on dans le communiqué sanctionnant la réunion du Conseil des ministres Le Président Tebboune, a en outre, insisté sur « davantage de réduction de la facture d’importation sans toutefois créer de pénurie sur le marché et ordonné un recensement exhaustive des cheptels en recourant à l’imagerie aérienne, afin de créer une base de données qui nous permettra de maîtriser ces cheptels et d’assurer, ainsi, l’approvisionnement du marché en quantités indispensables de viandes. » Le ministre du commerce a également passé en revue la structure des importations agricoles, notamment les viandes, les fruits et légumes, le lait, le blé, l’orge et le maïs. Rezig a énuméré « les mesures proposées pour protéger la production agricole, comme celle d’élargir la liste des produits soumis au Droit Additionnel Provisoire de Sauvegarde (DAPS), de soumettre l’activité d’importation au principe de spécialisation et de souscription au cahier des charges, de numériser le commerce extérieur et le fichier national des industries agricoles, et enfin de bien analyser la structure des importations pour définir la nomenclature des produits dont l’importation peut être réduite avec un renforcement de la lutte contre la surfacturation, et la mise en place d’une stratégie nationale d’exportation », a précisé le communiqué. Par ailleurs, selon le même communiqué, le Ministre de l’Agriculture et du Développement rural a, quant à lui, présenté un exposé relatif à l’organisation juridique de l’Office de Développement de l’Agriculture industrielle en Terres sahariennes, conformément aux décisions du Conseil des ministres du 03 mai 2020. (Algerie eco)

Mots clés: Algérie, Importations, Protection

Le Soudan a rejoint l’Alliance pour les paiements numériques des Nations unies- Le 10 juin 2020, la République du Soudan a officiellement rejoint l’Alliance pour les paiements numériques des Nations unies (Better Than Cash Alliance). Le pays s’engage ainsi à accélérer la transition du paiement en espèces au paiement numérique. Ce qui contribuera également à la relance économique nationale et à la réforme engagée par le gouvernement. « Les paiements numériques amélioreront l'inclusion financière et la transparence sur l'ensemble du vaste territoire du Soudan en particulier dans les régions touchées par les conflits, aideront à endiguer la corruption et à établir un lien plus direct entre les citoyens et l'Etat », a déclaré Ibrahim Elbadawi le ministre soudanais des Finances et de la Planification économique. « Cette transition numérique assurera un accès équitable aux ressources et aux services gouvernementaux, qui sont au cœur de nos efforts pour parvenir à une paix juste et durable et relancer l'économie nationale ; elle revitalisera le secteur privé », a-t-il ajouté. Pour Ruth Goodwin-Groen, la directrice générale de la Better Than Cash Alliance, l’appartenance du Soudan à l’alliance est à célébrer, car elle est une « déclaration claire de leur engagement à bâtir une économie dynamique qui fonctionnera pour tout le monde ». L'Alliance estime que l’abandon de l’argent liquide aidera le Soudan à améliorer la transparence financière alors qu'il réintègre dans le système financier mondial après environ 30 ans d'isolement et de mauvaise gestion économique. (Agence ecofin)

Mots clés: Soudan, Paiement numérique, ONU