LA QUOTIDIENNE DU CAPC 19 JUIN 2020

 

ANNONCE IMPORTANTE

Sondage - Pandémie COVID-19 et son impact économique sur les entreprises africaines - La Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) et International Economics Consulting Ltd se sont associées en avril 2020 afin de mener une première enquête et de fournir un aperçu des effets économiques de la pandémie sur l'activité économique et le commerce pour les entreprises à travers l'Afrique. L'analyse et le rapport complet ont été publiés et peuvent être consultés ici. À la suite des commentaires positifs sur l'enquête d'avril, et afin de faire la lumière sur les réponses politiques et de comprendre comment les entreprises progressent pendant la pandémie, l'équipe propose une deuxième série de l'enquête. Veuillez également noter que la portée du questionnaire a été légèrement étendue (par rapport à la première) pour tenir compte des questions qui gagnent encore plus d'importance dans le contexte de la pandémie, et concernant précisément les chaînes d'approvisionnement, la technologie, la concurrence et le genre. Cette enquête devrait prendre 15 minutes et soyez certain que toutes les réponses resteront strictement confidentielles. Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous pour commencer l'enquête, la date limite pour y répondre est le dimanche 28 juin.

https://www.surveymonkey.com/r/Covid-19-Impact-Afrique

Merci beaucoup d'avoir consacré votre temps à nous aider dans nos recherches. Si vous avez des questions ou des commentaires au sujet de l'enquête ou de l'étude de recherche, n'hésitez pas à nous contacter par mail eca-atpc@un.org

 

INTERNATIONAL

France : Gestion des risques et accélération digitale : deux priorités des entreprises pour se relancer -  La sortie du confinement est incertaine, longue, à géométrie variable. On doit se préoccuper des ondes de choc et des « répliques » d’après séisme. La distanciation sociale et les gestes barrières doivent être mis en place au travail, sans qu’on sache pour combien de temps, ni parfois comment. Cette incertitude économique va peser sur tous et beaucoup d’entreprises verront leur chiffre d’affaires baisser durablement. L’impact à court terme du confinement a été chiffré de – 5 % dans la construction à -64 % dans les services marchands. En termes de perspectives pour 2020, selon les secteurs, cela peut aller d’une contraction de quelques points, à un plongeon de 15 à 40 % par exemple dans l’automobile, voire davantage pour le transport aérien ou les secteurs du tourisme et de la restauration. Cette période empêchera le « business as usual » et impliquera un « new usual », marqué par une forme d’attentisme et par le « moins » : moins de consommation, moins de recrutement, moins de projets, et probablement par plus de concentration et de consolidation dans certains secteurs, où les rachats d’entreprise iront bon train. Comment gérer cela ? La vraie question est bien celle-là : comment imaginer et réinventer le monde du business après la crise ? Des business modèles plus sains, plus durables, plus responsables seront-ils capables d’émerger et de s’imposer ? À chaque entreprise d’inventer, de développer la vision d’une meilleure version d’elle-même, une version différente. Dans un futur proche, le chef d’entreprise doit donc être en mesure de réfléchir, mais aussi d’agir, sur son impact sociétal, environnemental, et sur ce qui a besoin d’être amélioré, voire radicalement changer, dans la façon dont son entreprise fait du business. La crise accélère les tendances de fond. Deux chantiers en particulier passent à la vitesse supérieure. (The conversation)

Mots Clés: Covid-19, Relance économique, Entreprises

« Pour en sortir, l’impératif d’une nouvelle mondialisation ? » -  Avant-même le déclenchement de la pandémie et de la crise économique, la mondialisation suscitait déjà la critique, pour de nombreuses raisons : les inégalités de salaires et les tensions sur les classes moyennes, issues des délocalisations et des chaînes de valeurs mondiales ; l’instabilité financière adossée à la globalisation des marchés de capitaux ; les stratégies d’optimisation fiscale des multinationales, privant indûment les Etats de ressources considérables ; la marginalisation des Etats-Nations suscitant la mise en cause du multilatéralisme et des institutions internationales, surtout du côté américain. Depuis l’après-guerre, et jusqu’aux années 2000, la globalisation s’était approfondie dans le cadre d’un régime international qui s’incarnait dans des règles, codifiées et surveillées par des institutions multilatérales, qu’il s’agisse de la concurrence sur les marchés mondiaux ou des modes d’ajustement des déséquilibres internationaux. Ce régime international n’existe plus. Bien avant le Covid-19, les logiques de puissance sont devenues dominantes, et non plus les principes d’efficacité économique qui prédominaient autrefois, certes de façon imparfaite, sur les marchés ou sur le plan macroéconomique. Moins pour défendre des intérêts économiques que pour affirmer une volonté de puissance ou pour préserver une position hégémonique ou périphérique. En acceptant le principe de la concurrence à l’échelle de la production globale de biens matériels ou de services par le jeu du commerce international, on participe à un jeu à somme positive, dans la mesure où, certes à des degrés divers, chaque pays peut y gagner, même avec des gagnants et des perdants à l’intérieur de chaque économie. Chaque pays mobilise ses avantages comparatifs et accède à un niveau plus élevé de richesse, par le jeu de la spécialisation et de la croissance tirée par le commerce, et il bénéficie d’une stabilité accrue grâce à l’allocation internationale de l’épargne et du crédit, malgré les imperfections qui se manifestent de temps en temps sous la forme de crises financières. En revanche, une logique de puissance s’apparente à un jeu à somme nulle, car la puissance s’exprime nécessairement au détriment des autres joueurs, des autres pays. Cela conduit à des inefficiences, à des affrontements, à des rétorsions, à des conflits commerciaux ou monétaires qui présentent évidemment des risques considérables pour la stabilité, non seulement économique mais aussi géopolitique. Car cette fuite en avant ne se résume pas à la défense légitime des intérêts nationaux. Il s’agit de mettre en œuvre des politiques économiques, non seulement au bénéfice des nationaux, non seulement de façon unilatérale, mais de le faire au détriment des intérêts étrangers et aux dépens de la coopération internationale. (Cercle des economistes)

Mots Clés: Covid-19, Crise, Mondialisation

La demande mondiale d’argent connaîtra une légère baisse sur les 10 prochaines années - La consommation d’argent du secteur de l’énergie solaire diminuera entre 2020 et 2030. C’est ce que rapporte une nouvelle étude réalisée par CRU Consulting pour le Silver Institute, indiquant que l’utilisation du métal dans les panneaux photovoltaïques (PV) diminuera au cours de la période. Alors que la consommation du métal dans le secteur des PV a atteint un pic de 100 millions d’onces en 2019, elle devrait descendre à une moyenne annuelle de 70 à 80 millions d’onces d’ici 2030. Les experts du cabinet expliquent que cette baisse sera portée par les tentatives de réduction/substitution de l’argent dans les panneaux PV. Toutefois, apprend-on, l’argent possède la plus faible résistance électrique parmi tous les métaux à des températures standard et les métaux de substitution potentiels ne peuvent pas encore l’égaler en termes de production d’énergie par panneau solaire. De plus, en raison d’obstacles techniques, la fiabilité des PV dépourvus du métal blanc aurait tendance à diminuer.  (Agence ecofin)

Mots Clés: Métaux, Demande mondiale, Argent

 

PANAFRICAIN

Programme d’urgence COVID-19 : le BMZ assure les pays africains contre la sécheresse - En réaction à la crise sanitaire due au COVID-19, le gouvernement allemand prend en charge le paiement de primes représentant un montant d’environ 19 millions d’euros pour l’assurance sécheresse de l’African Risk Capacity (ARC). Jusqu’à 20 millions de personnes pauvres et particulièrement touchées par les crises, en Afrique, seront ainsi protégées de manière fiable contre la sécheresse au cours de la prochaine saison agricole. Maria Flachsbarth, secrétaire d’État parlementaire au ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) et co-présidente de InsuResilience Global Partnership, a indiqué dans un message vidéo que l’Allemagne va apporter une aide simple et rapide à ses partenaires en Afrique, car ces derniers sont confrontés à des difficultés sociales, économiques et financières sans précédent du fait de la pandémie. Dans son message vidéo correspondant, Ngozi Okonjo-Iweala, la présidente du conseil d’administration de l’ARC, a souligné que l’aide allemande visant à assurer les pays africains contre la sécheresse « n’aurait pu arriver à un meilleur moment ». Elle « contribuera à éviter une situation dans laquelle les répercussions de la pandémie de COVID-19 et de la sécheresse s’aggraveraient dans l’un des pays bénéficiaires, et protégera ce faisant le continent d’une extension des problèmes sanitaires et socio-économiques. » L’ARC est une agence spécialisée de l’Union africaine. Elle a été créée en 2012 à l’initiative des pays africains dans le but d’améliorer leur gestion des catastrophes et des crises ainsi que leur capacité de résistance face au changement climatique et aux catastrophes. Aujourd’hui, l’ARC offre à ses membres une assurance sécheresse indexée qui garantit des versements dès que les précipitations sont en dessous de certains seuils. Les petites exploitations agricoles concernées bénéficient ainsi rapidement d’un soutien financier. Les gouvernements reçoivent en outre un soutien technique global pour la prévention des catastrophes et la gestion des risques en cas de catastrophe. L’Allemagne a jusqu’ici soutenu le développement de l’ARC en fournissant environ 62 millions d’euros, dans le cadre de l’InsuResilience Global Partnership, en vue d’étendre les solutions de transfert des risques climatiques aux populations pauvres et vulnérables. La souscription d’une police ARC amortit les conséquences négatives d’une sécheresse et permet ainsi d’éviter une crise économique, alimentaire et sanitaire plus grave. Les gouvernements africains sont toutefois souvent confrontés au défi de pouvoir fournir un financement solide pour les primes d’assurance annuelles. Ce problème s’est encore aggravé sensiblement pour l’année en cours suite à la pandémie de COVID-19.  (AU)

Mots clés: Covid-19, Afrique, Allemagne, sècheresse

Un nouveau rapport, « COVID-19 dans les villes africaines : Effets, réponses et politiques », lancé par la CEA et ses partenaires - Alors que la pandémie de coronavirus continue de paralyser les économies du monde entier et de faire connaître à l’Afrique sa première récession en 25 ans, la Commission économique pour l’Afrique et ses partenaires se sont associés pour produire un nouveau rapport qui propose plusieurs interventions pour répondre rapidement et efficacement aux défis de COVID-19 sur le continent au niveau urbain. Le rapport intitulé, « Le COVID-19 dans les villes africaines : Effets, réponses et politiques », analyse la situation actuelle sur le continent africain et les efforts fournis pour atténuer la pandémie mondiale dans le contexte des villes africaines. Produit par la CEA, ONU Habitat, le Fonds d’équipement des Nations Unies pour le développement (FENU), Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU), la Banque africaine de développement (BAD) et Shelter Afrique, le rapport, virtuellement lancé ce mardi, propose des réponses pour des interventions à court, moyen et long terme dirigées par les gouvernements nationaux et locaux avec le soutien des institutions internationales et régionales de développement. Pour relever d’une manière adéquate les défis de COVID-19, des  recommandations clés ont été identifiées dans le rapport.

  • Appliquer des stratégies locales de communication et d’engagement communautaire ;
  • Soutenir les PME et l’économie informelle ;
  • Approfondir des réponses décentralisées face au COVID-19 grâce au renforcement des capacités des collectivités locales ;
  • Cibler les établissements informels par des mesures adaptées ;
  • Mettre en place des mécanismes pour favoriser un accès rapide au logement et prévenir les expulsions forcées ;
  • Intégrer la planification et la gestion urbaines en tant que priorités clés pour les stratégies de relance et de reconstruction vers la résilience à long terme.

Dans leurs remarques lors du lancement virtuel, les responsables des organisations partenaires conviennent que le COVID-19 a révélé la grande vulnérabilité des villes africaines aux effets des chocs, et leurs capacités limitées à atténuer et à se remettre des effets associés. Tout cela alors que les villes africaines continuent de croître rapidement dans des conditions de graves déficits d’infrastructures et de services, d’absence d’emplois productifs adéquats, de faibles capacités et institutions de planification et de gestion, entre autres.  (UNECA)

Mots clés: Covid-19, Afrique, Villes

 

AFRIQUE DE L’OUEST

Lutte contre la Covid-19 dans l’UEMOA : le coût global des mesures estimé à plus de 5000 milliards FCFA-  Les pays de l’espace UEMOA ont pris à l’instar du monde entier, des mesures salvatrices pour contrer la crise sanitaire. Selon la Chambre consulaire régionale de l’UEMOA (CCR-UEMOA), le coût global de ces différentes mesures, prises par les gouvernements est de 5 284,93 milliards de FCFA. L’étude menée auprès des structures nationales sur l’ampleur de l’impact de cette pandémie sur l’économie des pays membres a levé un coin de voile sur les conséquences économiques et financières du Covid-19 sur les entreprises de l’UEMOA, les secteurs les plus touchés, les besoins et les attentes des chefs d’entreprises pour une relance de leurs activités économiques et une atténuation des conséquences de cette crise. Le document révèle que la pandémie du Covid-19 ébranle toutes les fondamentales macros et micro-économiques et bouleverse toutes les estimations de croissance économique. Les indicateurs économiques de tous les pays sont revus à la baisse. Selon le Fonds monétaire international (FMI) l’économie mondiale devrait se contracter de 3 % en 2020 par rapport à 2019. Pendant la crise, les pays producteurs de pétrole ont assisté à une chute vertigineuse du cours du baril du pétrole. Toute chose qui impacte le niveau des recettes budgétaires des Etats et, les activités des entreprises dans le secteur. De même, l’arrêt des usines de transformation de coton dans les pays importateurs ont entrainé une chute du cours du coton. Aussi, l’or n’est pas en reste, même si sa baisse reste modérée pour l’instant. Sur la base des informations fournies par la CCR-UEMOA, les secteurs d’activités ont été impactés, d’une manière ou d’une autre dans des proportions différentes. Le secteur des services est ressorti comme celui qui subit le plus, les effets de la crise. Cela est dû à l’arrêt quasi-total des activités de tourisme (100%), d’hôtellerie (95%), de restauration (95%), d’agence de voyage (95%).  (Benin24)

Mots clés: UEMOA, Covid-19

La Banque Mondiale lève $ 75 millions face à la menace du criquet pèlerin en Afrique de l’Ouest Une réunion ministérielle virtuelle de haut niveau rassemblant 196 participants de l’ECOWAS, l'UEMOA, le CILSS, la FAO, la BIRD, la BAD, etc., s’est tenu mercredi dernier, afin de lever des fonds et soutenir les pays face à la menace acridienne et des autres ravageurs des cultures au Sahel et en Afrique de l'Ouest. Cette réunion a été marqué par la levée de $ 500 millions par la Banque Mondiale, dont $75 millions sont destinés à l’Afrique de l’Ouest. Une participation supplémentaire de l’AFD à hauteur de € 1 million porte l’aide à destination de la Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans le région occidentale (CLCPRO) à € 3 millions pour lutter contre le criquet pèlerin. Selon un document publié sur twitter par Abebe Haile-Gabriel, sous-directeur général et le représentant régional pour l'Afrique, l’obtention des $ 75 millions permet de réaliser un plan de réponse du CLCPRO et de la FAO constitué autour de 3 axes. Il s’agit d’abord de freiner la progression du criquet pèlerin ($ 14 à 23 millions), grâce à une surveillance constante qui permet une détection rapide et précoce, un traitement terrestre et aérien favorisé par l’obtention de pesticides et de bio-pesticides, et la mise en œuvre de mesures de sauvegarde environnementale. Dans un deuxième temps, le plan de réponse à l’invasion consiste à protéger les moyens d’existence et la promotion d’un relèvement rapidement ($ 33 à 47 millions), grâce à un appui en intrants agricoles, soit la fourniture de semences, d’engrais, d’équipement, etc. Il s’agit également d’un appui à l’élevage par la livraison d’aliments pour le bétail, de blocs multi-nutritionnels, etc. Enfin, le plan veille à aider financièrement les populations plus vulnérables.  (Commod Africa)

Mots clés: Banque mondiale, Criquets pèlerin

Côte d’Ivoire : le secteur pétro-gazier affiche des revenus en baisse de 6,3%, à fin mars 2020 A fin mars 2020, les revenus issus du secteur pétro-gazier ivoirien se sont élevés à 24,43 milliards FCFA (environ 41,1 millions $). Ces résultats sont en baisse de 6,3% par rapport aux performances obtenues pendant la même période en 2019 et de 14,87% par rapport aux prévisions initiales de revenus. « Les productions de pétrole brut et de gaz naturel sont respectivement estimées à 2 506 452 barils et 18 769 463 Mmbtu [million de British thermal unit, Ndlr] correspondant à des débits de 27 543 barils par jour de pétrole brut et 206 258 Mmbtu par jour de gaz naturel ». Ce qui équivaut respectivement à une baisse de 25,09% et une hausse de 2,99% par rapport aux résultats obtenus en 2019 sur la même période, comme l’indique le communiqué du Conseil des ministres, tenu le mercredi 10 juin 2020. Selon les autorités ivoiriennes, cette baisse observée dans le secteur pétro-gazier provient essentiellement de la déplétion naturelle sur le bloc CI-26 et de la limitation des capacités de production de pétrole brut sur le bloc CI-40, suite à l’arrêt de l’exportation de gaz naturel.  (Agence ecofin)

Mots clés: Côte d’ivoire, Pétrole, Gaz, revenus

 

AFRIQUE DE L’EST

L’Ethiopie prévoit une accélération de sa croissance économique, à 10,2%, au cours des dix prochaines années - Selon la commissaire de la Commission de planification et de développement d'Addis-Abeba, Fistum Assefa, « l’Ethiopie s'attend à 10,2% de croissance économique moyenne annuelle, au cours des dix prochaines années ». Elle a fait cette déclaration, le vendredi 12 juin, à l’issue d’un entretien sur le projet de Plan de développement décennal du pays avec le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed.  « Le nouveau plan est différent des plans nationaux précédents, car il est censé entraîner des changements concrets dans le niveau de vie des citoyens en maintenant une croissance économique annuelle de 10,2% au cours des dix prochaines années », a-t-elle ajouté. Ce plan décennal s’articulera essentiellement autour de 6 principaux secteurs de l’économie. Il s’agit notamment de : l'agriculture, les industries manufacturières, les mines, le tourisme, le développement urbain, l'innovation et la technologie. Evoquant les objectifs de ce nouveau plan de développement économique, le Premier ministre éthiopien a indiqué que « le nouveau plan vise à apporter une croissance économique basée sur la qualité ; augmenter la production et la compétitivité ; bâtir une économie verte et résiliente au changement climatique ; une transformation institutionnelle ; assurer des opportunités justes et équitables aux femmes et aux jeunes et garantir une croissance tirée par le secteur privé ». Le responsable a également fait savoir que « le plan pour le secteur de l’énergie est particulièrement ambitieux étant donné que bon nombre de nos besoins en matière de développement en dépendent fortement et que l’énergie est un besoin transversal ». Selon les autorités, le précédent plan décennal qui couvrait la période 2010-2020 a permis d’atteindre un taux de croissance moyen de 9%. (Agence ecofin)

Mots clés: Ethiopie, Croissance économique

AFRIQUE CENTRALE

Tchad : la Banque mondiale injecte près de 55 millions $ dans la gestion des ressources naturelles - Le conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé un financement de 54,5 millions $ en faveur du Tchad dans le cadre d’un programme de gestion des ressources naturelles. Le nouveau financement permettra d’améliorer les moyens de subsistance des populations dans les zones vulnérables au changement climatique dans la réserve de Ouadi Rime et Ouadi Achim (OROA) située dans le centre-nord de la zone sahélo-saharienne du Tchad. Il s’inscrit dans le cadre du projet ALBIÄ qui vise à améliorer les moyens d'existence des communautés tout en conservant la biodiversité et en réduisant les impacts du changement climatique. Grâce au nouveau financement accordé via l’Association internationale de développement (IDA) et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), l’institution de Bretton Woods espère réduire le taux de pauvreté dans la région ciblée. Au total, près de 70 000 personnes vivant dans les cinq zones prioritaires autour de la réserve bénéficieront du projet. « Ce projet se concentre sur les zones rurales reculées qui affichent des taux de pauvreté élevés et une grande vulnérabilité au changement climatique », a déclaré Soukeyna Kane, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Tchad. Et d’ajouter : « ce faisant, il contribue directement aux objectifs de la Banque mondiale en matière de lutte contre l'extrême pauvreté et de promotion d'une prospérité partagée de manière durable ».  (Agence ecofin)

Mots clés: Tchad, Banque mondiale, ressources naturelles

 

AFRIQUE AUSTRALE

Création d’une nouvelle compagnie pétrolière en Afrique du sud -  Pretoria a acté la fusion de ces trois entreprises pétrolières qui font face à de graves difficultés en termes d’efficacité et de dettes, pour en créer une nouvelle, qui espère-t-on sera plus dynamique. Cette « mesure va favoriser une gestion efficiente du secteur et donner lieu à plus de compétitivité de l’Etat dans ce segment », soutient le gouvernement de Cyril Ramaphosa. C’est dans cette perspective que le gouvernement sud-africain a approuvé un projet de fusion de trois entreprises publiques en charge du secteur pétrolier, pour « réduire la dette du secteur, lutter contre une lourde bureaucratie et favoriser la compétitivité des entreprises d’Etat dans ce segment ». La première entreprise concernée par cette fusion est PetroSA, qui possède la raffinerie de gas-to-liquid (GTL) de Mossel Bay et qui est engagée dans l’exploration pétrolière. PetroSA a déclaré une perte nette de 2,08 milliards de rands (121,9 millions de dollars) et une dette de 1,92 milliard de rands pour l’exercice financier 2018/19. Les deux autres entreprises qui ont été fusionnées sont la société de développement du gaz iGas et le Fonds stratégique pour le carburant (SFF), qui gère les réserves nationales de carburant. Ces trois compagnies, rappelle-t-on, font face, depuis plusieurs années, à de graves difficultés de financement et de fonctionnement. Le communiqué gouvernemental indique qu’une société sera mandatée au cours des prochaines semaines, pour étudier le modèle de gestion le plus viable pour la nouvelle compagnie. (Agence Afrique)

Mots clés: Afrique du sud, Pétrole

 

AFRIQUE DU NORD

Algérie : Interdiction d’importation des produits agricoles pendant la saison de cueillette - Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune a ordonné, dimanche lors de la réunion du Conseil des ministre qu’il a présidé, « l’interdiction totale de l’importation des produits agricoles pendant la saison de cueillette » Selon lui, cette décision est prise afin « de protéger la production nationale, ainsi que le durcissement du contrôle sur les fruits importés en vue d’éviter la surfacturation et s’assurer de la qualité pour la préservation de la santé du citoyen », lit-on dans le communiqué sanctionnant la réunion du Conseil des ministres Le Président Tebboune, a en outre, insisté sur « davantage de réduction de la facture d’importation sans toutefois créer de pénurie sur le marché et ordonné un recensement exhaustive des cheptels en recourant à l’imagerie aérienne, afin de créer une base de données qui nous permettra de maîtriser ces cheptels et d’assurer, ainsi, l’approvisionnement du marché en quantités indispensables de viandes. » Le ministre du commerce a également passé en revue la structure des importations agricoles, notamment les viandes, les fruits et légumes, le lait, le blé, l’orge et le maïs. Rezig a énuméré « les mesures proposées pour protéger la production agricole, comme celle d’élargir la liste des produits soumis au Droit Additionnel Provisoire de Sauvegarde (DAPS), de soumettre l’activité d’importation au principe de spécialisation et de souscription au cahier des charges, de numériser le commerce extérieur et le fichier national des industries agricoles, et enfin de bien analyser la structure des importations pour définir la nomenclature des produits dont l’importation peut être réduite avec un renforcement de la lutte contre la surfacturation, et la mise en place d’une stratégie nationale d’exportation », a précisé le communiqué. Par ailleurs, selon le même communiqué, le Ministre de l’Agriculture et du Développement rural a, quant à lui, présenté un exposé relatif à l’organisation juridique de l’Office de Développement de l’Agriculture industrielle en Terres sahariennes, conformément aux décisions du Conseil des ministres du 03 mai 2020. (Algerie eco)

Mots clés: Algérie, Importations, Protection

Tunisie : le Fonds monétaire arabe accorde un prêt de 98 millions $ pour la réforme des secteurs financier et bancaire - Le Fonds monétaire arabe (FMA) a annoncé à travers un communiqué avoir accordé un prêt en faveur de la Tunisie, d'un montant de 23,968 millions de dinars comptables arabes, soit l'équivalent d'environ 98 millions $. Il vise à soutenir le « programme de réforme dans le domaine financier et le secteur bancaire » de la Tunisie, « face à la conjoncture actuelle ». La signature de l’accord de prêt qui intervient dans le cadre de la facilité d'ajustement structurel a eu lieu le 29 mai 2020 entre le gouverneur et président du directoire de la Banque centrale de Tunisie, Dr Marouane El Abassi, et le président-directeur général du FMA, Dr Abdulrahman A. Al Hamidy. Selon l’institution, ce financement fait suite à un prêt automatique d’un montant d’environ 59 millions $ accordé à la Tunisie au mois de mai 2020, « afin de soutenir la situation financière extérieure du pays et de répondre aux besoins d’urgence ». (Agence ecofin)

Mots clés: Tunisie, FMA, secteur bancaire