LA QUOTIDIENNE DU CAPC 22 JUIN 2020

 

 

ANNONCE IMPORTANTE

Sondage - Pandémie COVID-19 et son impact économique sur les entreprises africaines - La Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) et International Economics Consulting Ltd se sont associées en avril 2020 afin de mener une première enquête et de fournir un aperçu des effets économiques de la pandémie sur l'activité économique et le commerce pour les entreprises à travers l'Afrique. L'analyse et le rapport complet ont été publiés et peuvent être consultés ici. À la suite des commentaires positifs sur l'enquête d'avril, et afin de faire la lumière sur les réponses politiques et de comprendre comment les entreprises progressent pendant la pandémie, l'équipe propose une deuxième série de l'enquête. Veuillez également noter que la portée du questionnaire a été légèrement étendue (par rapport à la première) pour tenir compte des questions qui gagnent encore plus d'importance dans le contexte de la pandémie, et concernant précisément les chaînes d'approvisionnement, la technologie, la concurrence et le genre. Cette enquête devrait prendre 15 minutes et soyez certain que toutes les réponses resteront strictement confidentielles. Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous pour commencer l'enquête, la date limite pour y répondre est le dimanche 28 juin.

https://www.surveymonkey.com/r/Covid-19-Impact-Afrique

Merci beaucoup d'avoir consacré votre temps à nous aider dans nos recherches. Si vous avez des questions ou des commentaires au sujet de l'enquête ou de l'étude de recherche, n'hésitez pas à nous contacter par mail eca-atpc@un.org

 

INTERNATIONAL

Café : la production mondiale attendue à son plus haut niveau en 2020/2021-  La campagne caféière 2020/2021 pourrait entrer dans l’histoire. En effet, selon le rapport mensuel du Département américain de l’Agriculture (USDA) publié la semaine dernière, la récolte mondiale de la fève pourrait atteindre 176,1 millions de sacs (unité représentant environ 60 kg), soit 9,1 millions de sacs de plus que 2019/2020. Ce volume record sera principalement le fait du Brésil, numéro un mondial de la fève. Le pays devrait connaître sa plus forte production jamais enregistrée avec 67,9 millions de sacs, soit 8,6 millions de sacs de plus que l’année précédente. Pendant ce temps le Vietnam, son dauphin, affichera un volume en léger recul à 30,2 millions de sacs. Selon l’organisation gouvernementale, cette augmentation importante de l’offre poussera les stocks mondiaux à 42 millions de sacs en fin de campagne 2020/2021, soit leur plus haut niveau depuis 6 ans. Cette situation pourrait encore contribuer à nourrir la dynamique baissière des cours du café malgré la croissance de la consommation prévue pour grimper à 166 millions de sacs en 2020/2021 contre 163,9 millions de sacs un an plus tôt. Pour rappel, la livre d’arabica est restée pour la seconde semaine consécutive sous le seuil symbolique d’un dollar en s’échangeant vendredi dernier à 97,10 cents à la bourse de New York. Les principaux consommateurs de café sont l’Union européenne (UE), les USA et le Brésil.  (Agence ecofin)

Mots Clés: Café, Production Mondiale

Le « monde d’après » n’aura pas raison des supply chains mondiales  -  Pour de nombreux analystes, la crise du coronavirus a révélé la fragilité et la vulnérabilité de l’organisation actuelle des chaînes d’approvisionnement, ou supply chains, mondiales. Aujourd’hui éclatées aux quatre coins de la planète, les supply chains de demain devraient à l’avenir être moins étendues. L’enjeu serait de diminuer notre dépendance envers certains pays, notamment la Chine, en relocalisant la production et de mettre fin au dumping social et écologique induit par ces chaînes. C’est la thèse soutenue dès le début de la crise par le président de la République Emmanuel Macron, qui a déclaré fin mars sa volonté de « rebâtir notre souveraineté nationale et européenne » et a particulièrement insisté sur la notion d’indépendance lors de son allocution dimanche 14 juin. Son homologue américain Donald Trump campe sur la même ligne. Dans une interview accordée à Fox News, il a ainsi déclaré mi-mai : « These stupid supply chains that are all over the world […] We should have them all in the United States » (« Ces stupides chaînes d’approvisionnement sont partout dans le monde […] Elles devraient toutes être aux États-Unis »).

  • Absence locale de ressources clefs

Si cette relocalisation paraît souhaitable sur le plan social, stratégique ou environnemental, elle parait hélas peu probable à moyen terme. En effet, le Covid-19 ne remet en cause aucun des « fondamentaux » qui expliquent l’éclatement des supply chains. Le premier de ces fondamentaux relève de l’inégale répartition entre les pays des ressources et matières premières requises au fonctionnement de ces chaînes. L’absence « locale » de ressources clés (terres rares, pétrole, gaz, etc.) conduit alors à devoir de fait nous approvisionner en dehors du sol national. Si certaines stratégies peuvent être mises en place pour réduire une trop forte dépendance envers certains pays (comme celle à la Chine concernant les terres rares), le Covid-19 ne va certainement pas faire jaillir du pétrole brut sous le sol français. Le second de ces fondamentaux reste la division du travail à l’œuvre dans ces chaînes. Alors qu’il est difficile de maîtriser tous les aspects d’une chaîne de valeur, et que la pression sur les coûts s’avère forte, les entreprises confient une partie toujours plus grande de tâches à des acteurs externes. Les sous-traitants sont choisis sur des critères économiques, notamment dans les pays où le coût du travail reste faible.  (The conversation)

Mots Clés: Covid-19, Crise, supply chains mondiales

L’OMD soutient la Bolivie, par le biais d’une formation en ligne, en vue de mettre en œuvre un système de décisions anticipées en matière de classement et d’origine - La pandémie de COVID-19 n’a pas interrompu les travaux de l’Administration des douanes de la Bolivie en vue de créer un système de décisions anticipées, ni les activités de soutien menées par l’OMD à cet effet. Dans le cadre du Programme SECO-OMD de facilitation du commerce mondial, première initiative conjointe entre l'OMD et le Secrétariat d'État aux affaires économiques (SECO) de Suisse, un atelier destiné à aider l’Administration des douanes de la Bolivie à créer un système de décisions anticipées en matière de classement et d’origine a été réorganisé en sessions de travail en ligne personnalisées. Un système de décisions anticipées en matière de classement et d’origine jouera un rôle essentiel dans la promotion de la facilitation des échanges et répondra aux exigences de l’Accord de l’OMC sur la facilitation des échanges. Au total, dix-huit participants provenant des services compétents de l’Administration bolivienne ont activement participé aux sessions en ligne en posant des questions et en débattant de solutions éventuelles. La Bolivie a présenté sa réglementation actuelle, son infrastructure en matière de classement et d’origine, ainsi que les progrès réalisés au sujet des mesures approuvées lors d’une première mission de diagnostic effectuée par l’OMD en 2018. Les experts de l’OMD ont présenté des exposés concernant les décisions anticipées et les outils et instruments élaborés dans le cadre du Dossier Recettes. Les échanges ont notamment porté sur la modification du cadre juridique et de l’infrastructure actuelle, sur la mise au point de nouvelles procédures et réglementations et sur la modification du logiciel douanier et du site Web en vue d’y inclure et d’y publier les décisions anticipées.  (OMD)

Mots Clés: OMD, Bolivie

 

PANAFRICAIN

Identité pour le développement dans une Afrique post-COVID19 - « Le COVID-19 nous a permis d’explorer de nouvelles plateformes et façons d’identifier les personnes », déclare Vera Songwe, Secrétaire générale adjointe de l’ONU et Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) qui suggère que les plateformes numériques telles que Facebook, Google, etc. peuvent aider à « changer la façon dont nous effectuons les recensements, identifions et localisons les gens ». Telles sont ses remarques prononcées, le 17 juin 2020, lors d’un webinaire organisé par ID4Africa pour discuter des questions liées à l’identité pour le développement dans une Afrique en pleine crise de COVID et une Afrique post-COVID. Mme Songwe fait remarquer que l’accès aux TIC sera crucial pour permettre à l’Afrique de se rebâtir. « Le concours Rebâtir plus solide sera remporté par des pays dotés de meilleures technologies et plates-formes de TIC. L’Afrique a besoin de TIC fiables, abordables et accessibles pour atteindre les plus vulnérables mais aussi pour soutenir l’innovation et la création de nouveaux emplois ». Des experts du PNUD, de la Banque mondiale, de l’UNICEF et du Centre pour le développement mondial (CGD) qui ont également assisté à la réunion, conviennent tous que l’initiative d’une identité pour tous doit être accélérée, d’autant plus qu’environ 70% des Africains opèrent dans le secteur informel et principalement sans identité. Vyjayanti Desai, Chef de programme pour l’identification pour le développement (ID4D) à la Banque mondiale, déclare : « Le COVID-19 a accéléré le programme pour l’identité numérique, qui est beaucoup plus efficace et précis pour ce qui est de faire parvenir de l’argent directement aux plus démunis ». Elle indique que de nombreux pays réalisent maintenant l’importance de l’identité numérique « car elle les aide à transférer plus rapidement l’aide en espèces disponible », et que l’identité numérique a l’avantage supplémentaire de l’inclusion, déclarant « nous voyons des exemples en Inde où, au cours du mois de mai, il y a eu cinq millions de nouveaux titulaires de compte (femmes qui ont ouvert des comptes pour recevoir un paiement) ». L’expert du PNUD sur l’identité juridique, Niall McCann, dit : « L’importance d’avoir tout le monde enregistré dans un système d’identification d’État est absolument claire maintenant parce que vous ne pouvez pas retracer les contacts, ou connaître votre taux d’infection ou de décès si vous ne savez pas qui est sur votre territoire ». (UNECA)

Mots clés: Identification, TIC, Développement post-covid

Après-Covid-19 en Afrique : les défis de l'approvisionnement alimentaire -  Plus de 10 ans après la crise alimentaire de 2007-2008, la pandémie actuelle et son impact potentiel sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle posent les mêmes questions, avec en filigrane quelques idées reçues qu'il est utile de déconstruire de nouveau en ce 15 juin, journée mondiale contre la faim : les circuits alimentaires vont-ils être rompus ? La crise va-t-elle priver l'Afrique de riz ? Est-ce bien là la preuve qu'il faut relocaliser la production pour sécuriser les approvisionnements ou est-ce une fausse bonne idée ? En pleine crise du Covid-19, la nourriture à prix abordable ne manque pas, comme le martèle l'économiste en chef de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) Par ailleurs, les erreurs qui avaient aggravé la crise alimentaire en 2008 n'ont pas été reproduites : de nombreux gouvernements ont mis en place des transferts monétaires pour soutenir les plus pauvres et les restrictions d'exportations restent très limitées par rapport à celles qui avaient prévalu en 2008. Offre alimentaire disponible, commerce international maintenu, demande soutenue par les gouvernements… N'y a-t-il donc aucun risque d'insécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique en ces temps perturbés par la pandémie ? Certes, non.

  • Des risques colossaux persistent

Les travaux de recherche post-2008 ont réaffirmé que les crises alimentaires ne sont pas toujours liées à des chutes de production, mais aussi à la pauvreté des consommateurs ou à des barrières commerciales. Des travaux de cartographies permettent d'identifier les pays et zones du continent actuellement le plus à risque concernant l'insécurité alimentaire (Soudan, Soudan du Sud, Éthiopie, Somalie, Mauritanie… ).  (Le point)

Mots Clés: Covid-19, Crise, Afrique, Sécurité alimentaire

Covid-19/Afrique : opportunité ou menace ? - Le contexte de la crise économique due à la pandémie de la Covid19 a poussé à bout les anciens modèles économiques et a mis à l’épreuve les gouvernements à travers le monde. Les avis sont unanimes : l’Afrique a fait preuve de résilience et de leadership dans sa réponse à la crise du Covid-19, et le continent a agi rapidement et a été proactif, en adoptant des mesures préventives en amont, tout en trouvant un équilibre, entre protéger les vies, atténuer les effets économiques et continuer à éradiquer la propagation de la pandémie Covid-19. Tel a été l’objectif d’un web-act organisé par Maroc Impact pour explorer des alliances d’actions à massification socio-économique. Intervenant en ouverture de l’événement virtuel, Nadia Fettah Alaoui, ministre marocaine du tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie Sociale et solidaire a mis le point sur l’importance de l’économie sociale et solidaire pour limiter les précarités et créer de la richesse surtout dans le monde rural, dont les habitants sont particulièrement impactés par la crise. Au Maroc, on compte 160.000 associations et 27.000 coopératives avec plus de 150.000 adhérents, ce qui montre que réellement la notion de l’économie sociale et solidaire se développe de plus en plus. « Chaque association et/ou coopérative regroupe des personnes ayant le même objectif, appartenant au même territoire et collaborent ensemble pour créer un circuit court entre le consommateur et le producteur. C’est donc une intelligence collective qui règne, cette intelligence collective doit être pensée à l’échelle du continent africain à travers une coopération sud-sud », déclare la ministre.

  • Un choc imprévu

La crise su coronavirus s’est imposé aux économies de l’Afrique, bouleversant l’offre et la demande. Le pari économique et social est l’enjeu principal dans un contexte de prémices d’une récession économique mondiale et inévitable, pour le Maroc, au cours des deux mois d’état d’urgence sanitaire, l’économie marocaine a perdu 1 milliard de dirhams par jour, ce qui correspond à 6 points de la croissance de son PIB. L’Union Africaine a évalué à 20 millions le nombre d’emplois disparus en quelques mois. Dans un tel contexte, l’innovation frugale s’avère être un impératif à la relance économique et au développement social dans le continent. Cette démarche qui consiste à répondre à besoin de manière simple et avec un minimum de ressources est présentée par Navi Radjou, chercheur, essayiste et conseiller en innovation et leadership à New York, membre de la Judge Business School de l’Université de Cambridge, comme la meilleure solution pour gérer l’après-crise. Il a ainsi énuméré quatre bonnes pratiques de la frugalité, à savoir : utiliser ce qui est abondant pour créer ce qui est rare; éviter le complexe de “pharaon” et aller à la rencontre du consommateur là où il est sans forcément lui proposer un produit cher ; faire de la recherche scientifique avec peu de moyens et miser sur l’intelligence collective pour mieux avancer. Navi est catégorique « le continent est pionnier dans l’innovation frugale surtout pendant la crise du Covid19 ». (Observateur)

Mots clés: Covid-19, Afrique, Opportunité

 

AFRIQUE DE L’OUEST

Nigeria : la Banque centrale fournira 1,1 milliard $ aux exploitants agricoles durant la saison humide 2020 -  La Banque centrale du Nigeria (CBN) accordera une enveloppe de prêt de 432 milliards de nairas (1,1 milliard $) aux producteurs agricoles durant la saison humide 2020. L’annonce a été faite hier par l’institution sur son compte Twitter. Dans les détails, la CBN envisage de soutenir plus d’un million d’agriculteurs pour la valorisation d’environ 1 million d’hectares durant ladite campagne agricole. Les bénéficiaires de cette manne financière devront être actifs dans 9 filières stratégiques que sont le riz, le maïs, la tomate, le cacao, le lait, la volaille, le coton, le poisson et le manioc. Cette démarche de la Banque centrale s’inscrit dans le cadre de la politique gouvernementale visant à faire du secteur agricole, un vecteur de diversification de l’économie du pays dont 90 % des recettes d’exportation proviennent du secteur pétrolier.  Elle vient soutenir les initiatives annoncées récemment par Ecobank et Zenith Bank orientées vers l’amélioration des crédits au secteur agricole sur les 2 à 5 prochaines années. Pour rappel l’agriculture compte pour moins de 10 % du total des prêts bancaires malgré sa contribution importante au PIB (25 %).   (Agence ecofin)

Mots clés: Nigeria, Agriculture, Financement, Banque centrale

Le Bénin lance un plan de riposte de 74 milliards pour tenter de limiter la crise « Nous avons revu à la baisse nos prévisions de croissance économique en la ramenant à 3,5%, contre les 7,6% initialement retenus pour l’année 2020 », a insisté Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Plan et du Développement, lors de la présentation du « plan de soutien et de riposte au secteur productif » de 74,12 milliards de francs CFA (environ 113 millions d’euros). Un plan qui, selon le ministre, doit « atténuer les effets socioéconomiques de la crise liée au Covid-19 » et « alléger le plus possible les peines de nos concitoyens et des entreprises les plus frappées ». La part du lion au secteur formel Ce sont les entreprises du secteur formel qui bénéficieront de la plus grosse part de l’enveloppe de 74,12 milliards de francs CFA, avec une dotation de 63,38 milliards, dont une partie servira à prendre en charge, sur une période de trois mois, 70% du salaire brut des employés déclarés. La somme sera également consacrée à une série d’exonérations et d’allègements de taxes (TVA, taxes sur les véhicules), à des crédits d’impôts ou encore à la prise en charge des frais de loyers commerciaux, là encore sur une période de trois mois. Pour les hôtels et agences de voyages, particulièrement touchés par les conséquences économiques de la crise sanitaire, le gouvernement prévoit une prise en charge « intégrale » des factures d’électricité pendant trois mois, pour une somme estimée à 4,1 milliards de francs CFA.  (Jeune Afrique)

Mots clés: Benin, Crise, Riposte

Côte d’Ivoire : l’AFD octroie €90 millions pour la modernisation de la mobilité urbaine à Abidjan Le gouvernement ivoirien réuni en Conseil des ministres le 10 juin a adopté un décret portant ratification de la convention de crédit de 90 millions EUR, conclue le 28 mai 2020, entre l’AFD et la République de Côte d’Ivoire en vue du financement du Projet de mobilité urbaine d’Abidjan (PMUA). Ce projet d’envergure, conçu pour améliorer l’offre de transport collectif dans le Grand Abidjan, consiste en la réalisation d’une ligne est-ouest de BRT de 20 km, équipée de bus articulés électriques, entre les communes de Yopougon et de Bingerville.

Dans le cadre de ce projet, la SOTRA bénéficiera également d’une restructuration et d’un renforcement de ses lignes. Le PMUA vise en outre la professionnalisation du transport artisanal pour améliorer la qualité du service. Soulignons dans le cadre des efforts d’amélioration de l’offre de transport public à Abidjan, la Côte d’Ivoire va se doter d’un métro, dont la mise en service est prévue pour 2024/25, soit peu après la Coupe d’Afrique des nations de football que le pays abritera en 2023.  (Agence ecofin)

Mots clés: Côte d’ivoire, AFD, Mobilité Urbaine

 

AFRIQUE DE L’EST

Kenya : le gouvernement prévoit 26 milliards $ de dépenses budgétaires pour relancer l’économie - Le ministre kényan de l’Economie, Ukur Yatani, a présenté devant le Parlement les grandes lignes du budget exercice 2020/2021. Dans un pays frappé par la covid-19, l'invasion acridienne et les inondations, ce budget vise essentiellement à « stimuler l’économie pour sauvegarder les moyens de subsistance, l’emploi, les entreprises et la reprise industrielle ». Le document table sur un niveau total des dépenses de 2,79 trillions de shillings kényans (environ 26 milliards $) soit l’équivalent de 24,7% du PIB, pour un total de revenus projetés à 1,89 trillion de shillings soit 16,8% du PIB du pays. Le déficit budgétaire ressortirait à 840,6 milliards de shillings (environ 7,9 milliards $) soit 7,5% du PIB contre 8,3% au cours de l'exercice précédent. Le déficit budgétaire pour l'exercice 2020/21 sera financé via le recours à des financements extérieurs pour un montant de 347 milliards de shillings. Un montant d’environ 493,4 milliards de shillings sera mobilisé sur le marché intérieur. A cela s’ajoutent des « remboursements intérieurs » estimés à 627 millions de shillings. Le gouvernement kényan a par ailleurs révisé les perspectives de croissance du pays pour 2020 à 2,5% contre 6,1% initialement prévu avant le déclenchement de la crise sanitaire et de l’invasion acridienne. Le taux de croissance a été de 5,4% en 2019. (Agence ecofin)

Mots clés: Kenya, Budget, Economie

 

AFRIQUE CENTRALE

Le Gabon interdit toute transaction en espèces de plus de 5 millions de Franc CFA - Du nouveau dans la nouvelle loi de finances du Gabon. C’est la mesure phare de la loi de finances rectificatives (LFR) de 2020 validée par le Conseil des Ministres du 12 juin dernier. L’article 55 de la LFR dispose en effet qu’« en République Gabonaise, toute transaction d’un montant supérieur à 5 millions de Franc CFA (7 633 euros) ne peut se faire en espèces. En conséquence, pour un montant supérieur à cette limite, la transaction doit se faire par virement bancaire, par chèque de banque ou porte-monnaie électronique. Cette disposition devrait avoir un impact fort pour l’élargissement de l’assiette des opérations soumises à la TVA, mais également une meilleure traçabilité des transactions économiques, pour lutter contre le blanchiment d’argent. La LFR introduit également, dans son article P-917 nouveau, l’obligation que tout paiement d’impôts, droits et taxes d’un contribuable à l’Etat, d’un montant supérieur à 2 millions de FCFA, soit obligatoire effectué par virement, chèque de banque ou porte-monnaie électronique, sous peine de nullité. Cette mesure vise à améliorer la traçabilité des paiements effectués au Trésor et à contraindre les pratiques de corruption. Enfin, les articles 5 à 7 de la PLFR introduisent une nouvelle taxe, dite taxe sur les retraits. Cette taxe de 2% s’applique à partir de tout retrait en espèces de plus d’un million de FCFA par mois par un individu ou une entreprise. “Contrairement à ce que certains ont pu affirmer, cette taxe ne vise pas à ponctionner l’épargne des Gabonais, elle vise à contraindre le recours à la monnaie en espèces physiques pour privilégier les paiements électroniques”, explique une source du ministère gabonais des Finances. Ces mesures sont accompagnées d’un renforcement de la régulation des opérateurs bancaires, pour notamment baisser les commissions qu’ils pratiquent sur certaines transactions ou prestations (virements, retrait d’argent, impressions de relevés de compte, ouvertures de comptes). Des négociations sont engagées par le ministère de l’Economie et des Finances avec l’Association Professionnelle des Etablissements de Crédit à ce sujet.  (Financial Afrik)

Mots clés: Gabon, paiement en èspèce

Le Cameroun pourrait manquer de blé à cause de la suspension des exportations en Russie, son principal fournisseur - Les autorités publiques en charge secteur agroalimentaire au Cameroun révèlent dans une récente note que la demande en farine de blé du pays pourrait certainement être au-dessus des prévisions de 2020 pour cause du contexte épidémiologique dû au coronavirus. Dans cette perspective, apprend-on, le Cameroun pourrait connaitre une flambée des prix de cette denrée ou encore une pénurie. Ces craintes sont motivées par le fait que la Russie, l’un des plus grands exportateurs mondiaux de blé et principal fournisseur du Cameroun (elle détenait 40% des importations de blé du Cameroun en 2017), a suspendu ses exportations jusqu’au 1er juillet 2020, afin de sécuriser son marché intérieur dans ce contexte de pandémie de coronavirus. Cette décision de la Russie faisant suite à l’épuisement du quota de 7 millions de tonnes de céréales, fixé précédemment pour l’exportation entre le 1er avril et le 30 juin 2020. Initialement, le gouvernement camerounais a prévu une importation de blé d’environ 900 000 tonnes en 2020 contre 830 000 tonnes en 2019. Cette importation permettra à l’industrie de la production et de la transformation de farine de produire environ 715 000 tonnes de farines en 2020, soit une prévision de production à la hausse de 8,3%.  (Investir)

Mots clés: Cameroun, Blé, Approvisionnement

 

AFRIQUE AUSTRALE

Mozambique : la Banque centrale abaisse son taux directeur à 10,25% en vue de réduire l’inflation -  La Banque centrale du Mozambique a abaissé, jeudi 18 juin, le taux d'intérêt de la politique monétaire (taux MIMO) de 100 points de base à 10,25% en vue de réduire l’inflation. Selon l’institution, cette décision s’explique essentiellement « par une nouvelle révision à la baisse des perspectives d'inflation à moyen terme, dans un scénario où une demande globale plus stricte est attendue en 2020 et une reprise faible en 2021 ». Avant d’ajouter que cette situation est la résultante des restrictions à l'activité économique associées aux défis imposés par la Covid-19, aux niveaux national et international. La Banque a, par ailleurs, annoncé la réduction des taux de la facilité de dépôt permanente (FPD) et de la facilité de prêt permanente (FPC) de 100 points de base, à 7,25% et 13,25% respectivement. « Les restrictions imposées dans le cadre de la prévention de Covid-19 et de l'instabilité militaire, en particulier dans la partie nord du pays, pourraient gravement affecter les performances économiques en 2020, dans un contexte où la demande extérieure de produits nationaux est en baisse », a conclu la Banque. Rappelons qu’en avril dernier, la Banque centrale du Mozambique avait abaissé son taux directeur de 1,5 point à 11,25% en vue d’atténuer les effets de la Covid-19 sur l’économie.(Agence Afrique)

Mots clés: Mozambique, Banque centrale

Le Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique australe lance le projet financé par le Compte de développement des Nations Unies -  Le bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique australe (BSR-AA) a organisé une réunion virtuelle des partenaires, le 17 juin 2020, pour commencer la mise en œuvre de la 12ème tranche du projet du Compte de développement des Nations Unies (UNDA). L’évènement a réuni des partenaires collaborateurs, notamment le Bureau régional de l’Union africaine pour l’Afrique australe (AU-SARO), le Marché commun de l’Afrique de l’Est et australe (COMESA), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), la Conférence des Nations Unies sur le développement du commerce (CNUCED) et les bureaux des coordonnateurs résidents des Nations Unies au Malawi, en Zambie et au Zimbabwe. La réunion a été officiellement ouverte, Sizo Mhlanga, assurant l’intérim du BSR-AA qui décrit le contexte du projet comme étant guidé par la stratégie d’industrialisation de la SADC et la politique industrielle du COMESA qui sont tous deux ancrés sur le Programme de développement à l’horizon 2030 et l’Agenda 2063 de l’Union africaine à développer, « Une Afrique prospère basée sur une croissance inclusive et durable pour transformer le continent par la valorisation des ressources naturelles, la fabrication, l’industrialisation et la valeur ajoutée », souligne-t-il. Il explique en outre que le BSR-AA a obtenu un financement par le biais de la 12ème tranche de l’UNDA visant à mettre en œuvre un projet intitulé « Promotion et mise en œuvre des politiques régionales et nationales d’industrialisation pour un développement inclusif et durable en Afrique australe » afin de soutenir l’alignement des stratégies nationales d’industrialisation sur l’architecture régionale et élaborer des plans de mise en œuvre des politiques. Il appelle à une étroite collaboration de tous les partenaires pour garantir le succès de la 12ème tranche du projet de l’UNDA. Oliver Maponga, Chargé des affaires économiques à la CEA, a présenté les objectifs du projet et de la réunion. Selon lui, ce projet vise à renforcer les capacités régionales et nationales dans la promotion et la mise en œuvre de politiques d’industrialisation inclusives en Afrique australe. Il explique que le projet, couvrant la région de l’Afrique australe, sera mis en œuvre de janvier 2020 à juin 2023 et se concentrera sur trois pays mais bénéficiera aux onze États membres desservis par le BSR-AA.  (UNECA)

Mots clés: Compte de développement, CEA, Bureau sous régionale

 

 AFRIQUE DU NORD

Tunisie : le dilemme de l’endettement extérieur L’allocution du Chef du Gouvernement (CDG) a apporté quelques éclaircissements sur certains points économiques importants, avec à la clé des chiffres inédits, qui font d’ailleurs froid dans le dos : -4,5% de recul pour le PIB en 2020. Pourtant, au cours de la semaine, la Banque Mondiale avait plutôt annoncé le chiffre de -4%. Cela a un coût en termes de recettes fiscales avec une baisse estimée à 4,5 Mds TND par rapport à ce qui a été planifié. Il y a donc des pressions concrètes sur le Budget de l’Etat, mais le CDG a insisté sur la mobilisation des ressources internes et le respect des seuils d’endettement extérieur fixés par la Loi de finances 2020.

  • Le marché interne encore et encore

A cette date, l’équivalent de 5,1 MdsTND manque toujours pour clôturer le schéma de financement externe. Mais il sera assuré sans soucis avec les bailleurs de fonds. L’Etat sollicitera donc encore le marché interne et des émissions de BTA/BTCT de 1,5 MdTND sont programmées. Les récentes mesures fiscales devraient apporter entre 1,3 et 1,5 MdTND, y compris l’emprunt obligataire solidaire. La dette interne de cette année sera restructurée. Les 1,5 MdTND qui devraient être remboursés en 2020 seront plutôt rééchelonnés sur une période allant de 20 à 30 ans. En même temps, la priorité sera accordée à l’allégement de la dette de l’Etat vis-à-vis des entreprises publiques et privées, dont l’encours s’élève à 8,5 MdsTND. 2,5 MdsTND sont programmés pour 2020.

  • Guerre sur la liquidité

Bien que l’arrêt de l’hémorragie de l’endettement extérieur soit nécessaire, il faut que d’autres actions accompagnent une telle décision. Il ne faut pas oublier que le recours au marché local a battu des records en 2020. Au rythme annoncé, nous allons frôler les 5 MdsTND levés. En même temps, 1,5 MdTND ne serait pas remboursés, en particulier la ligne BTA 5,5% octobre 2020 (901 MTND). (l'economiste Magrheb)

Mots clés: Tunisie, Endettement Extérieur