LA QUOTIDIENNE DU CAPC 16 JUILLET 2020
ANNONCE IMPORTANTE
Sondage prolongé jusqu'au 20 juillet - Pandémie COVID-19 et son impact économique sur les entreprises africaines - La Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) et International Economics Consulting Ltd se sont associées en avril 2020 afin de mener une première enquête et de fournir un aperçu des effets économiques de la pandémie sur l'activité économique et le commerce pour les entreprises à travers l'Afrique. L'analyse et le rapport complet ont été publiés et peuvent être consultés ici. À la suite des commentaires positifs sur l'enquête d'avril, et afin de faire la lumière sur les réponses politiques et de comprendre comment les entreprises progressent pendant la pandémie, l'équipe propose une deuxième série de l'enquête. Veuillez également noter que la portée du questionnaire a été légèrement étendue (par rapport à la première) pour tenir compte des questions qui gagnent encore plus d'importance dans le contexte de la pandémie, et concernant précisément les chaînes d'approvisionnement, la technologie, la concurrence et le genre. Cette enquête devrait prendre 15 minutes et soyez certain que toutes les réponses resteront strictement confidentielles. Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous pour commencer l'enquête, la date limite pour y répondre est le Lundi 20 juillet (inclus).
https://www.surveymonkey.com/r/Covid-19-Impact-Afrique
Merci beaucoup d'avoir consacré votre temps à nous aider dans nos recherches. Si vous avez des questions ou des commentaires au sujet de l'enquête ou de l'étude de recherche, n'hésitez pas à nous contacter par mail eca-atpc@un.org
INTERNATIONAL
Brexit : trois quarts des entreprises britanniques ne sont pas prêtes - Trois quarts des entreprises britanniques ne sont pas prêtes pour le Brexit, d'après une étude publiée ce lundi par l'association Institute of Directors (IoD). La moitié des près de 1.000 responsables d'entreprises interrogés disent ne pas pouvoir se préparer actuellement, entre les perturbations engendrées par la pandémie de nouveau coronavirus, et le besoin de plus de détails sur la sortie de l'UE par le Royaume-Uni à l'issue de la période de transition fin décembre. Un quart des responsables sondés se disent prêts, principalement dans le secteur financier.
- Accompagner les entreprises
L'IoD appelle à une "mise en oeuvre progressive dans l'intérêt de tous" des changements qui découleront du Brexit, et à des "aides pour que les PME puissent avoir accès à des spécialistes" et mieux se préparer. Le Royaume-Uni a annoncé dimanche une enveloppe de 705 millions de livres sterling (768 millions d'euros) consacrée au renforcement de ses frontières afin d'être prêt dès la fin de la période de transition post-Brexit à la fin de l'année.
- La possibilité d'un no deal
Le ministre d'État Michael Gove a souligné sur la BBC dimanche que le Royaume-Uni sera "en dehors du marché commun et de l'union douanière" que Londres et Bruxelles trouvent un accord sur leur relation post-Brexit ou non. (La tribune)
Mots Clés: Brexit, Entreprises
Quel est le coût d’une vie humaine ? - La crise sanitaire n’a pas manqué de nous interpeller. En effet, rares, ont été, dans le passé, les situations qui nous ont permis d’observer aussi nettement les conséquences immédiates de décisions économiques sur des vies humaines. Face à une pandémie, il y a deux manières de répondre : payer pour des vies ou payer avec des vies. Le choix revient, pour les sociétés occidentales, à une question d’aversion au risque. Combien de décès sont-elles prêtes à accepter ?
- Calcul coûts/avantages
Pour autant, jusqu’à quel point, la préservation de la vie humaine doit-elle rester le premier objectif des politiques économiques ? La première réaction est de considérer la question comme choquante. Tout d’abord, il serait impensable de mettre un prix sur une vie car ceci supposerait que l’être humain soit une marchandise. Ensuite, chaque vie étant sacrée dans la plupart des systèmes de croyances éthiques et religieuses, sa valeur serait donc infinie. En fait, la vie humaine n’a pas un prix unique, mais des prix : prix de la vie sauvée dont il est question avec la crise sanitaire, prix de la mort accidentelle, prix de la vie collective… Parfois, un individu a même plus de valeur en étant mort qu’en étant vivant : rappelons que, selon un document de la Cour du comté de Los Angeles relatif à la succession de Michael Jackson, le patrimoine du chanteur avait généré un bénéfice brut supérieur à 1,7 milliard de dollars au 31 décembre 2018, soit 10 ans après sa mort ! Au plan microéconomique, il est possible d’établir le tarif d’une vie. C’est, par exemple, la rançon demandée lors d’un enlèvement. Au plan macroéconomique, ceci est plus difficile. Les autorités comparent alors les coûts et les avantages à partir d’une estimation : la « valeur statistique de la vie », qui est le rapport entre la somme d’argent que la société est prête à débourser pour protéger ses citoyens d’un risque et de la probabilité de survenance de ce risque.
- Un monde de contraintes budgétaires
Or, ce prix n’est pas une norme internationale, mais celui d’un individu dans un contexte historico-spatio-temporel précis. Il serait alors peut-être judicieux de réfléchir à cette norme qui s’imposerait à tous, qui fixerait un prix de base, non négociable, de la vie humaine. Cette valeur permettrait notamment de tenir pour responsable un État, une entreprise qui n’investirait pas suffisamment en matière de protection et de santé pour ses citoyens, ses salariés, ses consommateurs… Par ailleurs, en temps de paix, les choix d’un gouvernement sont toujours dictés par des contraintes budgétaires. Chaque dépense a, de ce fait, un coût d’opportunité. (The conversation)
Mots Covid-19, Vie humaine, Coût, Budget
PANAFRICAIN
Le coronavirus aggrave l'insécurité alimentaire en Afrique, selon cinq agences onusiennes - L'Afrique est loin d'atteindre l'objectif "Faim zéro" en 2030. En effet, plus de la moitié de la population africaine, soit 675 millions de personnes, est en insécurité alimentaire et 250 millions de personnes sur le continent sont sous-alimentées. C'est ce qui ressort d'un rapport conjoint de plusieurs agences techniques des Nations unies rendu public lundi. Intitulé "L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2020", le rapport fait le point sur la faim, l'insécurité alimentaire et la nutrition dans le monde et analyse l'impact de la pandémie de coronavirus sur l'alimentation. Le rapport constate que les problèmes économiques, les conflits ainsi que les variations extrêmes du climat compromettent les mesures prises pour éliminer la faim, l'insécurité alimentaire et la malnutrition. En Afrique de l'Est, les invasions de criquets pèlerins "d’une ampleur sans précédent" font craindre des perspectives encore plus sombres, selon le rapport. Le rapport montre que les aliments sains ne sont pas à la portée des familles pauvres, le coût moyen étant supérieur au seuil de pauvreté international. Il s'agit là d'un phénomène mondial, selon le rapport, qui touche par millions même les économies avancées d'Europe et d'Amérique du Nord. En Afrique subsaharienne, la situation est d’autant plus grave que "au moins 57 % de la population" n'a pas les moyens de se procurer des aliments sains. "Il est inacceptable, dans un monde qui produit suffisamment de nourriture pour nourrir toute sa population, que plus de 1,5 milliard de personnes ne puissent pas se permettre un régime alimentaire conforme aux niveaux requis de nutriments essentiels et que plus de 3 milliards de personnes ne puissent même pas se permettre le régime alimentaire sain le moins cher", déplorent cinq responsables d'agences des Nations unies, dont le Togolais Gilbert Houngbo, président du Fonds international de développement agricole (FIDA) et l'Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon le rapport, la pandémie de coronavirus pourrait aggraver advantage la situation en raison de la perturbation des chaînes d'approvisionnement alimentaire, des restrictions à l'exportation des produits alimentaires et par la perte de revenus occasionnée par le confinement qui expose des millions de personnes à la précarité. (VOA)
Mots clés: Afrique, Insécurité alimentaire, ONU
AFRIQUE DE L’OUEST
Ghana : l’industrie horticole a perdu 1,6 million $ depuis mars en raison du coronavirus – Au Ghana, l’industrie horticole a enregistré une perte de 1,6 million $ depuis mars dernier en raison des conséquences liées au coronavirus. D’après l’Association des producteurs et des exportateurs de légumes (VEPEAG), il s’agit surtout de pertes post-récoltes du fait de l’incapacité des acteurs à exporter leurs produits en raison des restrictions sur les marchés européens. Selon Felix Kamassah, président de la VEPEAG, plus de 200 exportateurs de fruits et de légumes ont été affectés par cette situation et les principaux produits concernés sont l’ananas, la mangue, la banane, les agrumes et les poivrons. « Depuis l’apparition du virus en Europe, les exportations de fruits et de légumes ont été durement touchées avec des pertes financières substantielles chez les différents acteurs », explique le responsable. Pour rappel, cette annonce arrive quelques jours après que les acteurs de la filière légumes ont sollicité la mise sur pied par le gouvernement d’un dispositif financier pour accroître leurs performances. Les principaux débouchés pour les produits horticoles ghanéens sont les Pays-Bas, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne. (Agence ecofin)
Mots clés: Covid-19, Industrie horticole
Togo : 30 milliards FCFA de marchés publics décrochés par les jeunes entrepreneurs en 2019 – D’environ 12 milliards FCFA en 2018, 1ère année d’expérimentation de la mesure des 20%, le total engrangé par les jeunes et femmes entrepreneurs au titre des marchés publics a avoisiné les 30 milliards FCFA l’année suivante. Ces chiffres qui traduisent un certain dynamisme de l’écosystème entrepreneurial au Togo ont été diffusés récemment, à la faveur d’un facebook live de Victoire Tomégah-Dogbé. Au cours de ce télé-rendez-vous avec les jeunes entrepreneurs et autres, la ministre en charge de la jeunesse a relevé que la consommation des produits made in Togo, l’amélioration de la qualité et du packaging des produits et le renforcement de l’accompagnement des pouvoirs publics étaient des facteurs clés pour l’essor de l’entrepreneuriat togolais. Il est à rappeler qu’à sa phase expérimentale, la mesure avait attribué 20% de parts de marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs. Un an plus tard, cette quote-part a été portée à 25%. (Togo first)
Mots clés: Togo, Marchés publique, Entrepreneurs
AFRIQUE DE L’EST
Le poste unique de contrôle entre la Tanzanie et le Kenya, symbole de l’intégration en Afrique de l’Est - À la frontière terrestre entre ces deux pays d’Afrique de l’Est, il n’existe plus qu’un point de passage unique. Ce poste de contrôle juxtaposé (PCJ) a été installé à Namanga, une ville de 16 000 habitants située dans le district de Longido en Tanzanie et le Comté de Kajiado au Kenya. En réduisant le temps de passage frontalier à une demi-heure maximum, le projet appelé « One Stop Border Post » a donné un coup de fouet aux activités commerciales et touristiques entre le Kenya et la Tanzanie. Pour sa réalisation, la Banque africaine de développement a accordé, en 2007, un financement total de 185 millions de dollars américains ainsi répartis : 108 millions au Kenya et 77 millions au Kenya. La Banque a cofinancé le projet avec l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). « Grâce à la nouvelle frontière, le trafic routier a augmenté, approuve Edward Wilson Lyimo, propriétaire d'un hôtel depuis plus de 20 ans à Namanga, du côté tanzanien de la frontière. Les entreprises sont devenues rentables. Ce poste frontalier nous a été très bénéfique. Nous pouvons maintenant faire du commerce dans les deux pays. » L'ensemble du développement a stimulé l'économie régionale en facilitant la circulation des personnes et des marchandises à travers la frontière est-africaine grâce à l'amélioration des routes et à la construction d'un PCJ. « C'était un défi. Maintenant, il faut environ 30 minutes pour traverser la frontière. L’idée maintenant est de reproduire cette initiative sur d'autres frontières, comme celle avec l'Éthiopie, la République démocratique du Congo et la Zambie », avance Kenneth Bagamuhunda, directeur général des douanes et du commerce de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE). Dans le cadre de la coopération transfrontalière et de la réduction de la pauvreté, l’intervention de la Banque africaine de développement dans ce secteur a pour principal objectif de soutenir l’intégration régionale, le commerce transfrontalier, le tourisme, le développement socio-économique de la zone et la réduction de la pauvreté. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique de l’est, Intégration
AFRIQUE CENTRALE
Tchad : le FEM alloue 5 millions $ pour ralentir l’insécurité alimentaire induite par le changement climatique - Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) a alloué un financement de 5,3 millions $ au Tchad pour renforcer la résilience des populations à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Ces fonds iront à la mise en œuvre du volet national du Projet de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS). Le P2RS est mis en œuvre dans six autres pays de la région et s’étendra jusqu’en 2022. Au total, 180 000 exploitations agricoles et petites et moyennes entreprises seront accompagnées dans les sept pays. Elles bénéficieront d’un accompagnement pour améliorer la productivité des secteurs agricole, pastoral et sylvicole dans les zones arides. Le projet intègre également un volet de promotion d’une gestion intégrée des écosystèmes pour l’amélioration de leur résilience et la conservation de la biodiversité. A terme, plus de 3 millions de personnes exposées à des risques nutritionnels dus au climat devraient bénéficier des retombées de l’initiative. Le financement du FEM porte à 20,3 millions $ l’ensemble des fonds mobilisés pour le projet. Notons que le Fonds africain de développement a octroyé 15 millions $. (Agence ecofin)
Mots Clés: Tchad, Sécurité alimentaire
La BDEAC débourse 155 milliards FCFA pour soutenir l’économie du Cameroun, du Congo, du Gabon et du Tchad 155,05 milliards FCFA (268 millions $). C’est le montant global des financements que la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) vient d’octroyer au Cameroun, au Congo, au Gabon et au Tchad, apprend-on dans un communiqué officiel. Les financements validés au cours d’un Conseil d’administration de la BDEAC, qui s’est tenu le 10 juillet 2020 par visioconférence, permettront de réaliser 13 projets dans les pays susmentionnés, apprend-on. A en croire cette banque sous-régionale, ces financements sont accordés « particulièrement en soutien aux Etats dans la lutte contre la Covid-19, mais également en faveur des projets de développement qui seront mis en œuvre » dans les pays suscités. Ces projets seront réalisés dans les secteurs de la santé, de l’eau et l’assainissement, l’agro-industrie, les transports et la finance, souligne la BDEAC. (Agence ecofin)
Mots Clés: BDEAC, Afrique centrale, Economie
AFRIQUE AUSTRALE
Mozambique : un programme d’accès à l’eau a amélioré les rendements agricoles malgré des conditions climatiques extrêmes - Felicidade Machava est exploitante agricole dans le district de Guija. Cette Mozambicaine de 60 ans aime raconter comment, une année, elle a rempli un petit camion avec sa récolte de maïs. Cependant, depuis quelques années, le Mozambique est confronté à des sécheresses et des cyclones plus longs et plus fréquents. Ces situations climatiques extrêmes affectent le secteur agricole, qui emploie 70 % de la population, et affectent la productivité, réduisant le niveau de production de l’agriculture de subsistance et les débouchés le long de la chaîne de valeur agricole. Le Programme de gestion durable des ressources en terres et en eau (SLWRMP), financé par la Banque africaine de développement, le Fonds d’investissement pour le climat et le gouvernement du Mozambique, a permis de distribuer des kits d’irrigation, de réaliser des forages et de construire des petits barrages, améliorant ainsi l’accès à l’eau des personnes et des abreuvoirs pour le bétail. Les rendements ont augmenté, profitant à près de 60 000 personnes. Les agriculteurs ont bénéficié de la mise en œuvre d’un système de pompage. Ils ont dégagé des bénéfices en vendant, sur le marché local, du maïs, des haricots verts et citrouilles, des choux frisés, des oignons et des poivrons verts. D’un coût total de 21,5 millions de dollars, le programme a été financé à hauteur de 4,9 millions de dollars par le Fonds africain de développement, le guichet de prêt à taux concessionnel du Groupe de la Banque. Le Fonds d’investissement pour le climat a apporté 15,9 millions de dollars et le gouvernement 500 000 dollars. Le projet, achevé en décembre 2019, a couvert cinq districts de la province de Gaza, une région sujette à la sécheresse. (Agence ecofin)
Mots clés: Mozambique, Climat, Agriculture
AFRIQUE DU NORD
Le Soudan distribue des aides pour atténuer la crise économique – Le versement de ces fonds, qui doit concerner à terme 80% des 42 millions d'habitants du Soudan selon le ministère des Finances, a débuté la semaine dernière et fait partie d'un programme de réformes économiques mis en place par le gouvernement de transition soudanais et contrôlé par le Fonds monétaire international (FMI). Cette aide aux familles est financée par une partie des 1,8 milliard de dollars (1,6 milliard d'euros) accordés en juin au Soudan par une quarantaine de pays, sous l'égide des Nations unies et de l'Union européenne, afin d'aider le pays dont la transition démocratique est menacée par une grave crise économique accélérée par l'épidémie de Covid-19. Le taux d'inflation annuel du Soudan a atteint 114% en mai, aggravant les difficultés économiques déjà existantes. Les autorités soudanaises ont augmenté en début d'année le prix du pain et beaucoup d'habitants continuent de faire la queue pendant des heures pour acheter des denrées alimentaires ou remplir le réservoir de leurs voitures. En 2019, le mouvement de contestation populaire ayant entraîné la chute en avril de l'ex-président Omar el-Béchir avait été provoqué par une décision du gouvernement d'alors de tripler le prix du pain. Les bénéficiaires du programme toucheront l'aide grâce à "un versement direct de la part de l'Etat", a expliqué à l'AFP Essam Abbas, un responsable du ministère des Finances soudanais, expliquant que le projet "vise à aider la population à faire face aux réformes économiques". (VOA)
Mots clés: Soudan, Crise économique, Aides
La BAD appelle les pays nord-africains à maintenir l’effort budgétaire pour préserver les ménages et les entreprises affectés – Selon l’édition 2020 des Perspectives économiques en Afrique du Nord, publiée, ce mardi, dont copie est parvenu à APA, la BAD insiste sur la nécessité d’un développement de l’agro-industrie pour promouvoir les chaînes de valeur agricoles locales. Les pays devraient enfin chercher à renforcer leur intégration et ouverture commerciales, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Selon le rapport, la pandémie de la Covid-19, qui figure parmi les plus grandes crises sanitaire, économique et sociale de ce début de 21ème siècle, frappe durement les pays nord-africains et ses conséquences multiples sont sans précédent sur la santé, l’emploi et la croissance économique. Face à cette crise inédite, les pays de la région ont pris des mesures sanitaires et budgétaires pour endiguer la propagation du virus et protéger leurs populations. L’important ralentissement, dû à l’interruption de l’activité dans plusieurs secteurs, a eu des incidences socio-économiques de grande ampleur. En Afrique du Nord, l’accélération de la levée des restrictions accentue l’incertitude et laisse place à une reprise selon deux scénarios distincts : le premier, de référence, table sur une sortie de crise à partir de juillet 2020. Le second, plus pessimiste, voit persister la pandémie jusqu’en décembre 2020. Selon le premier scénario, la croissance régionale perdrait 5,2 points de pourcentage, ce qui détériorerait la croissance à -0,8 %. Ce recul se situerait, dans le second scénario, à -6,7 points de pourcentage, générant une récession de -2,3 %. En 2021, la reprise économique est prévue, avec une croissance nord-africaine de 3,3% dans le scénario de référence et de 3% dans le scénario pessimiste. Le rapport précise que l’Afrique du Nord était, en 2019, pour la seconde année consécutive, la deuxième région la plus performante d’Afrique, avec une croissance de 3,7 %. (APA)
Mots clés: BAD, Afrique du nord, Budget
