LA QUOTIDIENNE DU CAPC 17 JUILLET 2020

 

ANNONCE IMPORTANTE

Sondage prolongé jusqu'au 20 juillet - Pandémie COVID-19 et son impact économique sur les entreprises africaines - La Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) et International Economics Consulting Ltd se sont associées en avril 2020 afin de mener une première enquête et de fournir un aperçu des effets économiques de la pandémie sur l'activité économique et le commerce pour les entreprises à travers l'Afrique. L'analyse et le rapport complet ont été publiés et peuvent être consultés ici. À la suite des commentaires positifs sur l'enquête d'avril, et afin de faire la lumière sur les réponses politiques et de comprendre comment les entreprises progressent pendant la pandémie, l'équipe propose une deuxième série de l'enquête. Veuillez également noter que la portée du questionnaire a été légèrement étendue (par rapport à la première) pour tenir compte des questions qui gagnent encore plus d'importance dans le contexte de la pandémie, et concernant précisément les chaînes d'approvisionnement, la technologie, la concurrence et le genre. Cette enquête devrait prendre 15 minutes et soyez certain que toutes les réponses resteront strictement confidentielles. Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous pour commencer l'enquête, la date limite pour y répondre est le Lundi 20 juillet (inclus).

https://www.surveymonkey.com/r/Covid-19-Impact-Afrique

Merci beaucoup d'avoir consacré votre temps à nous aider dans nos recherches. Si vous avez des questions ou des commentaires au sujet de l'enquête ou de l'étude de recherche, n'hésitez pas à nous contacter par mail eca-atpc@un.org

 

INTERNATIONAL

La Banque mondiale publie une feuille de route pour la mobilisation des financements climatiques - La Banque mondiale vient de publier un guide permettant aux régulateurs des pays émergents de mobiliser plus de financements verts pour leur économie. Dénommée « Developing a National Green Taxonomy: A World Bank Guide », la publication permet de lever l’équivoque sur la qualification des activités et des actifs pouvant bénéficier d’un tel financement. La taxonomie verte identifie les activités et les investissements qui remplissent des objectifs environnementaux ou aident à mobiliser plus de financements pour les projets durables. Avec cette publication, la Banque espère également aider d’autres institutions financières à initier et structurer des produits bancaires tels que les prêts, les crédits ou les garanties. Les investisseurs peuvent aussi s’en servir pour identifier les opportunités en adéquation avec leurs critères de durabilité pour des investissements ayant plus d’impacts. « En tant que pionnier dans l’émission des obligations vertes, la Banque mondiale a joué un rôle crucial dans le développement des marchés de capitaux durables et la facilitation des transactions innovantes. Nous sommes ravis de partager ce guide que les régulateurs du secteur financier pourront utiliser pour soutenir leurs efforts d’accroissement des financements verts. Nous espérons que la méthodologie et les approches recommandées profiteront aux marchés émergents », a affirmé Anshula Kant, directrice exécutive et financière du Groupe de la Banque mondiale. (Agence ecofin)

Mots Clés: Banque mondiale, financement, Climat

Commerce et développement : Le prochain Examen global de l'Aide pour le commerce aura lieu en juillet 2022 - Le prochain Examen global aura maintenant lieu en 2022 sous le thème "Renforcer le commerce durable et connecté". L'examen global, qui a normalement lieu tous les deux ans, vise à renforcer le suivi et l'évaluation des projets d'aide au commerce afin d'inciter fortement tant les donateurs que les bénéficiaires à faire progresser le programme d'aide au commerce. Le septième Examen global a eu lieu en juillet 2019. Ce délai supplémentaire permettra aux membres d'examiner comment l'impact de la crise COVID-19 peut être reflété dans le processus. L'Aide pour le commerce dirigé par l'OMC est une initiative multipartite qui cherche à mobiliser des ressources pour répondre aux besoins liés au commerce et aux contraintes liées à l'offre identifiés par les pays en développement et les pays les moins avancés (PMA). Pour plus d'informations, cliquez ici. L'impact négatif de la crise COVID-19 sur la participation des pays en développement au commerce mondial et leur accès au financement du commerce est apparu comme une préoccupation majeure dans les discussions. Les exportations de biens et de services des pays en développement ont été gravement touchées par une baisse de la demande mondiale et des perturbations dans les chaînes de production. Des impacts particuliers ont été notés en ce qui concerne les effets sur les populations rurales, les femmes et les micro, petites et moyennes entreprises. Il a été souligné que l'aide au commerce peut jouer un rôle important dans l'identification des besoins spécifiques des PMA en cette période de crise afin de les aider à renforcer leurs capacités commerciales et à mieux s'intégrer dans l'économie mondiale. Les membres ont également convenu de prolonger le délai de mise en œuvre du programme de travail biennal actuel jusqu'à la fin de 2022. Couvrant à l'origine la période 2020-2021, il sera désormais prolongé jusqu'à la fin de 2022. Le programme de travail vise à promouvoir une plus grande cohérence entre les partenaires de l'Aide pour le commerce et à mettre davantage l'accent sur l'Aide pour le commerce au sein de la communauté du commerce et du développement, grâce à une approche axée sur les résultats. Les membres s'engageront au sein du Comité sur les moyens d'affiner le programme de travail à la suite de la crise. Le sort des pays africains a été souligné, en particulier le risque que la crise COVID-19 puisse anéantir certains gains en matière de développement. La Commission économique des Nations unies pour l'Afrique prévoit une baisse immédiate de la croissance du PIB africain de 3,2 % à 1,8 % en 2020 et un impact plus important si la crise n'est pas contenue à court terme. Une analyse par le Groupe africain des implications de la pandémie sur les économies du continent est disponible ici. Le Bénin, s'exprimant au nom du groupe, a appelé à la lutte contre la fracture numérique entre les pays en développement et les pays développés. Un programme d'aide au commerce transparent et inclusif aidera les pays en développement à atteindre leurs objectifs de développement, a déclaré la délégation.  (Frat mat)

Mots OMC, développement, Aide, PMA

 

PANAFRICAIN

L'Union Européenne et Investisseurs & Partenaires lancent I&P Accélération au Sahel, financé à hauteur de 15,5 millions € - Le programme I&P Accélération au Sahel s’adresse aux start-ups et petites entreprises, véritables piliers de la création d’emplois et rouages essentiels du développement économique et social de la région sahélienne. Le programme répondra aux enjeux de financement, de modernisation, de compétitivité et de formation professionnelle de ces entreprises, en vue de favoriser la création d’emplois. Déployé sur quatre ans, cet ambitieux programme de 15,5 millions d’euros bénéficiera à quelques 300 petites entreprises opérant dans 13 pays de la sous-région sahélienne : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée, Ghana, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad, Togo et Sénégal. Cette initiative vise à renforcer et à générer un tissu entrepreneurial dynamique et un réseau de professionnels prêts à soutenir leur croissance. Cet écosystème renforcera la stabilité socio-économique des pays fragiles, cibles de l’intervention, et permettra de créer ou maintenir jusqu’à 5000 emplois.  I&P Accélération au Sahel a été conçu autour de trois volets complémentaires : du financement d'amorçage pour répondre aux besoins de financement des entreprises pendant leur phase d'incubation ou d'accélération ; De l’assistance technique pour renforcer les capacités des entreprises et des équipes d’investissement africaines ;

  • L’accompagnement de l’écosystème entrepreneurial dans les pays d’intervention.

La situation inédite causée par la crise du covid-19 a été prise en compte et intégrée au programme. Une part importante du budget sera ainsi spécifiquement consacrée à l’accompagnement des entreprises les plus impactées par la crise. À court-terme, une quinzaine d’entreprises bénéficieront d’un appui financier et d’un accompagnement technique pour les aider à adapter leur modèle, maintenir leur activité et surmonter cette crise.    (Agence ecofin)

Mots clés: UE, Sahel, Start-up

Promouvoir la compétitivité des PME en Afrique francophone - L’Afrique n’a pas été épargnée par la pandémie de COVID‑19: à la mi-mai 2020, les 54 pays du continent avaient tous signalé des cas. Quant à l’impact économique, il s’est fait ressentir bien avant les premiers cas. La demande des produits de base avait alors baissé, le tourisme et le transport aérien effondrés et les monnaies locales dépréciées. Les scénarios les plus optimistes tablent sur une croissance de 1,1 à 2,6% pour 20201 Les entreprises africaines et en particulier les PME sont sévèrement impactées Alors que les discussions pour atténuer les répercussions économiques de la pandémie de COVID‑19 se focalisent le plus souvent sur la macroéconomie, le ralentissement induit affecte d'abord et avant tout l'économie réelle, composée des entreprises et de leurs salariés. Les petites entreprises, dont le rôle est crucial pour l’économie africaine, sont plus susceptibles de souffrir que les plus grandes. Avec des ressources limitées pour s’adapter à un contexte en mutation rapide, elles sont de fait plus vulnérables. Les petites et moyennes entreprises (PME) africaines se caractérisent en outre par une faible productivité, un accès limité aux ressources financières, et un rôle souvent négligeable dans les chaînes d’approvisionnement régionales et mondiales2 La Perspective de la compétitivité des PME 2020 du Centre du commerce international (ITC) montre que, au niveau mondial, deux tiers des micros et petites entreprises ont été fortement affectées dans leurs activités commerciales, contre environ 40% des grandes entreprises.  (CCI)

Mots clés: Afrique, PME, Compétitivité, CCI

 

AFRIQUE DE L’OUEST

Gambie : 66 millions $ obtenus de la CEDEAO et de la Banque mondiale pour l’amélioration de l’accès à l’électricité Le projet régional de la CEDEAO pour l’accès à l’électricité (ECOWAS-REAP) en partenariat avec la Banque mondiale a alloué 66 millions $ au secteur électrique gambien. Le financement servira à l’amélioration de l’accès à l’électricité des populations. Il permettra la mise en place d’une extension de la ligne de transmission de 225 kV construite par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG). La nouvelle ligne s’étendra entre les sous-stations de Soma et de Brikama, apportant l’électricité à toutes les populations habitant le long des 100 kilomètres séparant les deux localités. Le projet régional concernera 11 pays à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo, la Mauritanie et le Tchad. Il sera mis en œuvre en plusieurs phases, dont la première est actuellement en cours en Gambie, en Guinée Bissau et au Mali. Cette phase est dotée d’une enveloppe de 225 millions $. (Agence ecofin)

Mots clés: Gambie, CEDEAO, Electricité

La Sierra Leone dévoile ses plans pour la construction d’un port maritime multifonctionnel de 1,4 milliard $ La Sierra Leone envisage de démarrer la construction d’un port maritime multifonctionnel d’ici la fin de l’année. Selon John Tambi, président de la Presidential Infrastructural Initiative (PII), la conception du projet est déjà à un stade avancé. A l’en croire, l’infrastructure sera érigée près du village de Niti, sur l’île de Bonthe, à environ 150 km au sud de Freetown. Elle sera combinée à une zone de libre-échange industrielle. L’étude de préfaisabilité, terminée depuis décembre 2019, a été réalisée par Strong Hold Finance Group. « De plus, les investisseurs ont déjà manifesté leur intérêt pour le projet et nous passons maintenant à l'étape de l'accord de contrat. Je suis certain qu'à ce rythme, nous pourrons commencer la mise en œuvre effective du projet au plus tard cette année », a déclaré John Tambi. Selon le président de la PII, le projet est évalué à 1,4 milliard de dollars et sera exécuté dans le cadre d’un partenariat public-privé. Le gouvernement de la Sierra Leone conservera une participation d'au moins 25% dans le port et les installations associées. Rappelons que la PII a été créée en 2018 par le président Bio, peu de temps après son entrée en fonction. Le mandat de l'initiative est de planifier, concevoir et mettre en œuvre des projets d'infrastructure stratégiques et transformateurs qui couvrent tous les secteurs, en utilisant des méthodes de financement innovantes. Elle est directement supervisée par le Bureau du président. (Agence ecofin)

Mots clés: Sierra Leone, Infrastructure, Port

BAD : Pour accélérer sa relance post-Covid, l’Afrique de l’Ouest doit miser sur sa jeunesse  Pour accélérer la reprise économique Post-Covid-19, la Banque africaine de développement incite les pays de l’Afrique de l’Ouest à s’appuyer sur leur jeunesse. Dans ses « Perspectives économiques régionales pour l’Afrique de l’Ouest 2020 », publiées en début de ce mois, l’institution panafricaine relève que la jeune population « offre un réservoir de main-d’œuvre d’intérêt stratégique, qui peut être mis au service de l’emploi et de la croissance économique, malgré une pandémie de Covid-19 qui dévaste le continent et l’économie mondiale ». En effet, pour l’organisme multilatéral panafricain dirigé par le nigérian Adesina Akinwumi, « Compte tenu des effets de la pandémie de Covid-19, la croissance économique de l’Afrique de l’Ouest, prévue à 4% en 2020 (après 3,6 % en 2019), devrait accuser une contraction de 2% de son PIB en 2020 et pourrait chuter de 4,3 % ». Si le fardeau devrait peser particulièrement sur les pays dépendants du pétrole et du tourisme, pour les devises étrangères, la chute des recettes fiscales devrait également entraîner une forte réduction des marges budgétaires, et un plus grand déséquilibre des comptes extérieurs, ce qui contribuera à une augmentation de la dette publique.  Ainsi, selon la BAD, la pandémie pourrait coûter en Afrique (notamment au Nigeria, Togo et d’autres pays du continent), la bagatelle de 236,7 milliards de PIB cumulé, sur la période 2020-2021. (Togo first)

Mots clés: Bad, Afrique de l’ouest, Jeunesse

 

AFRIQUE DE L’EST

Les banques ougandaises s'engagent à baisser leurs taux d'intérêt - Les banques commerciales opérant en Ouganda se sont engagées dans un délai de 30 jours à baisser les taux d'intérêt qu'elles appliquent sur les crédits accordés à leurs clients, apprend-on d'un communiqué de leur principale association. « Dans des moments difficiles comme ceux-ci, nous avons convenu que chacune de nos institutions membres examine sa position interne pour revoir ses taux débiteurs à la baisse », peut-on lire dans le document signé par Wilbrod Owor , le directeur exécutif de la Uganda Bankers Association. Cette réaction des intermédiaires financiers de l'Ouganda fait suite à la sortie du gouverneur de la Banque centrale du pays qui a menacé de fixer des taux administrés si les banques commerciales ne font pas l'effort nécessaire. L'institution d'émission monétaire n'a pas apprécié le fait que malgré la baisse de ses taux directeurs au niveau historiquement bas de 7%, les crédits accordés à la clientèle sont encore conditionnés au paiement de 17,7% d'intérêts. La situation est un peu plus complexe. Les banques commerciales du pays ont consenti un léger effort, en faisant passer les taux moyens de 19,2% en février à seulement 17,7% à la fin du mois d'avril 2020. Aussi, en raison de la covid-19, les volumes de prêts ont baissé selon des indicateurs de la Banque centrale tandis que l'encours des créances douteuses a augmenté. L'Ouganda aura besoin d'un secteur bancaire solide pour soutenir la relance de son économie dans la période post-covid-19 qui de l'avis de plusieurs analystes sera plus longue que prévu initialement. Comme pour beaucoup de pays, la mobilisation des ressources via les emprunts locaux est au cœur de la stratégie du gouvernement pour l'année fiscale 2020/2021. Même si le pays a un faible niveau d'endettement (34% du PIB en avril 2020), des risques de vulnérabilité existent.  (Agence ecofin)

Mots clés: Ouganda, secteur Bancaire

 

AFRIQUE CENTRALE

La contribution de la douane au budget du Cameroun s’élève à 20% contre une moyenne 9% au sein de l’UE -  Dans le cadre de la préparation budgétaire du triennat 2021-2023, le gouvernement camerounais évoque la possibilité pour le pays de dépendre moins des recettes douanières. Elles concourent de nos jours à près de 20 % au financement du budget de l’État. En valeur absolue, elles ont quasiment doublé en 15 ans, passant d’une réalisation de 401,3 milliards de FCFA en 2007 à 840 milliards en 2019. Le gouvernement estime qu’en comparaison avec d’autres pays et en particulier ceux dits développés, le niveau de contribution des recettes douanières reste élevé au Cameroun. « En effet, la contribution des recettes douanières oscille entre 8 à 10% dans les pays de l’Union européenne qui taxent essentiellement les tabacs et les alcools, tandis qu’elle ne représente que 2% environ dans d’autres pays tels que les États-Unis et l’Ile-Maurice. Il en découle que notre politique douanière reste marquée par une dominance de la fonction fiscale qui fait encore de l’administration des douanes une grande pourvoyeuse de recettes budgétaires », relève la direction générale des douanes (DGD). Elle note que cette dépendance aux recettes douanières pour le fonctionnement de l’État et le développement du pays peut engendrer des conséquences négatives notamment en termes de limitation du niveau des investissements, de compétitivité des produits exportés et de renchérissement du coût de la vie. Pour le prochain triennat, la douane indique qu’elle devra opérer une mue. S’agissant, par exemple, du pilier relatif à la régulation de l’activité économique, l’action devra se matérialiser notamment par la révision du tarif extérieur commun (TEC) afin de permettre une taxation plus accrue des biens importés massivement alors que le Cameroun en produit ou dispose des infrastructures et capacités réelles de production. À cet égard, une cinquième catégorie pourrait être créée en faveur des marchandises produites en grande quantité par les pays de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) et qui sont particulièrement affectées par les importations ainsi que celles qui, bien qu’existantes en abondance, ne sont pas exploitées en raison des importations bon marché telles que le clinker. (Investir)

Mots Clés: Cameroun, Douanes, Budget

 

AFRIQUE AUSTRALE

Air Mauritius vend la quasi-totalité de ses avions pour renflouer ses caisses - A cours de liquidités, Air Mauritius pourrait très bientôt renflouer sa trésorerie asphyxiée par la crise de Covid-19, à la faveur de la cession de ses appareils. Le transporteur national mauricien vient de publier un avis de mise en vente de cinq Airbus (deux A340-300, un A330-200 et deux A319-100), dont l’âge varie entre 11 et 22 ans. Il s’agit là de la quasi-totalité de la flotte propre du transporteur. En effet, en absence des cinq appareils cités plus haut, le fleuron national ne sera plus propriétaire que d’un ATR 72. Les sept autres aéronefs en sa possession (deux ATR 72, deux A350-900, deux A330-900 et un A330-200) sont exploités en location. Optimisation opérationnelle ou quête de liquidités ? Dans l’un ou dans l’autre cas, ces ventes (dont date limite pour les offres d'achat a été fixée au 11 août) viendront assurément alléger le poids financier de la compagnie qui a récemment été mise sous plan de redressement. Selon l’un des administrateurs, Sattar Hajee Abdoula , la société pourrait perdre environ 239 millions de dollars lors des trois exercices cumulés allant de mars 2018 à mars 2021, si ses coûts d’exploitation ne sont pas réduits à court terme. Sous administration provisoire de Grant Thornton depuis le 22 avril 2020, Air Mauritius a besoin de 260 millions de dollars pour honorer ses engagements financiers. Le 23 juin, le ministre des Finances, Renganaden Padayachy, a promis d’injecter 222,6 millions de dollars dans le capital de la société publique. Cette aide financière figure d’ailleurs dans le budget 2020/2021, qu’il présentait à l’Assemblée nationale ce même jour.  (Agence ecofin)

Mots clés: Maurice, Transport aérien, Covid-19

 

AFRIQUE DU NORD

La Tunisie négocie un rééchelonnement du paiement de sa dette auprès de quatre créanciers internationaux La Tunisie a entrepris de négocier un rééchelonnement de sa dette auprès de plusieurs créanciers internationaux. La mesure vise à alléger les contraintes qui pèsent sur l’économie du pays maghrébin. D’après le ministre de l'investissement Slim Azzabi, les négociations se mènent avec l’Arabie saoudite, le Qatar, la France et l’Italie, quatre des principaux partenaires de la Tunisie. Les autorités espèrent que ceux-ci accepteront de prolonger le délai de remboursement de leurs créances, alors que la crise du coronavirus a étouffé l’économie nationale qui peinait déjà à se sortir d’une crise qui dure depuis plusieurs années. En plus de ces mesures de rééchelonnement du paiement de la dette, les autorités espèrent obtenir un financement de la part du Fonds monétaire international (FMI). L’institution qui a déjà lancé un vaste programme de soutien aux pays en développement, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, pourrait donner son accord, d’ici les quatre prochains mois.  Pour rappel, la pandémie de Covid-19 qui a déjà touché 1 263 Tunisiens a poussé le gouvernement à suspendre, voire ralentir les activités touristiques, un secteur vital pour l’économie (près de 10 % du produit intérieur brut). Au cours des six premiers mois de l'année, les recettes touristiques ont diminué de moitié par rapport à la même période en 2019. Pour 2020, le gouvernement s’attend à une récession économique de l’ordre de 6,5%.     (Agence ecofin)

Mots clés: Tunisie, Dettes

Maroc : Le déficit commercial se chiffre à 7,6 milliards de dollars au cours des 5 premiers mois de 2020 Le déficit commercial du Maroc se chiffre à 7,6 milliards de dollars (73,7 milliards de dirhams) au cours des cinq premiers mois de l'année en cours, soit un allègement de 12%, selon l'Office marocain des changes. Cet allègement s'explique par les baisses respectives accusées par les importations et les exportations de marchandises de 16,9% à 174,58 milliards DH (1 dollar = 9,7 DH) et de 20,1% à 100,88 milliards DH, précise l'Office des changes dans son bulletin sur les indicateurs des échanges extérieurs à fin mai, notant qu'en glissement trimestriel, la baisse est de 21,5% pour les importations et de 31% pour les exportations. En revanche, le taux de couverture a enregistré une perte de 2,3 points à 57,8%, ajoute la même source. Le recul des importations de biens est due à la baisse des importations de produits finis de consommation, de biens d'équipement, de produits énergétiques, de demi produits et de produits bruts. En revanche, les achats de produits alimentaires ont augmenté de 5,162 milliards DH. Quant aux exportations, ils ont connu un repli suite à la diminution des ventes de la quasi-totalité des secteurs, notamment l'automobile, le textile et cuir, l'agriculture et l'agro-alimentaire, l'aéronautique, les autres extractions minières, les phosphates et dérivés, l'électronique et l’électricité et autres industries. (APA)

Mots clés: Maroc, Commerce Déficit