LA QUOTIDIENNE DU CAPC 20 JUILLET 2020
ANNONCE IMPORTANTE
Dernier jour ! Sondage - Pandémie COVID-19 et son impact économique sur les entreprises africaines - La Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) et International Economics Consulting Ltd se sont associées en avril 2020 afin de mener une première enquête et de fournir un aperçu des effets économiques de la pandémie sur l'activité économique et le commerce pour les entreprises à travers l'Afrique. L'analyse et le rapport complet ont été publiés et peuvent être consultés ici. À la suite des commentaires positifs sur l'enquête d'avril, et afin de faire la lumière sur les réponses politiques et de comprendre comment les entreprises progressent pendant la pandémie, l'équipe propose une deuxième série de l'enquête. Veuillez également noter que la portée du questionnaire a été légèrement étendue (par rapport à la première) pour tenir compte des questions qui gagnent encore plus d'importance dans le contexte de la pandémie, et concernant précisément les chaînes d'approvisionnement, la technologie, la concurrence et le genre. Cette enquête devrait prendre 15 minutes et soyez certain que toutes les réponses resteront strictement confidentielles. Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous pour commencer l'enquête, la date limite pour y répondre est le Lundi 20 juillet (inclus).
https://www.surveymonkey.com/r/Covid-19-Impact-Afrique
Merci beaucoup d'avoir consacré votre temps à nous aider dans nos recherches. Si vous avez des questions ou des commentaires au sujet de l'enquête ou de l'étude de recherche, n'hésitez pas à nous contacter par mail eca-atpc@un.org
INTERNATIONAL
La COVID-19 entrave la progression vers les objectifs mondiaux de développement - A cause de la COVID-19, des objectifs majeurs de développement économique, social et environnemental sont hors d'atteinte, a averti la CNUCED le 8 juillet à l’occasion de la publication de l'édition 2020 du SDG Pulse. Cette mise à jour annuelle publiée sur le site de l’organisation suit les progrès réalisés sur une série d'indicateurs des objectifs de développement durable (ODD) de l'ONU. Elle montre que la lutte contre la pauvreté, les inégalités, la crise climatique, la production non durable, entre autres défis de première importance, exige que des mesures soient prises encore plus urgemment en raison de la COVID-19. Il ne reste que 10 ans pour atteindre les objectifs de l'Agenda 2030 des Nations Unies pour le développement durable, pour lesquels plus de 150 dirigeants du monde entier se sont engagés en 2015. "Malgré la COVID-19, malgré le confinement, malgré le fait que tout le monde télétravaille, il était très important pour nous de publier le SDG Pulse à temps", a déclaré le responsable du service statistique de la CNUCED, Steve MacFeely. "Les défis en terme de développement auxquels le monde est confronté ne sont pas au point mort, ni ne se sont évaporés. Il est donc important que nous continuions à faire état des progrès réalisés dans le cadre de l'Agenda 2030, et du rôle important que joue la CNUCED dans ce processus", a déclaré M. MacFeely.
- Impact considérable de la pandémie
Le bulletin de cette année n'est pas une mise à jour ordinaire: l'impact de la COVID-19 saute aux yeux tout au long de ce rapport. Il est évident pour le commerce des biens internationaux, pour lequel la CNUCED estime une baisse de près de 27 % au deuxième trimestre 2020 par rapport au même trimestre en 2019. L'organisation anticipe également une baisse de 20 % du commerce de marchandises pour l'ensemble de l'année 2020. Par exemple, l'objectif 17.11 des ODD vise une augmentation significative des exportations des pays en développement, et en particulier le doublement la part des pays les moins avancés (PMA) dans les exportations mondiales d'ici 2020. Bien que les PMA aient connu une croissance certes modeste de leur part de marché, la COVID-19 va probablement différé la réalisation de cet objectif. (Cnuced)
Mots Clés: Covid-19, ODD
La croissance de la productivité, l’un des principaux leviers de la réduction de la pauvreté, mise à mal par la pandémie de coronavirus - Selon une nouvelle étude de la Banque mondiale, les responsables politiques vont devoir soutenir sans faiblir la croissance de la productivité — un levier qui a permis d’extraire des millions de personnes de la pauvreté dans les pays en développement — pour faire face aux graves difficultés découlant du choc économique de la pandémie de coronavirus (COVID-19). Socle essentiel de la hausse des revenus et de la réduction de la pauvreté, la croissance de la productivité marque le pas depuis la crise financière de 2007-09 sur l’ensemble de la planète, y compris dans les marchés émergents et les économies en développement. Il s’agit du repli le plus fort, le plus long et le plus étendu de ces dernières décennies, selon le rapport Global Productivity: Trends, Drivers, and Policies. À la lumière des précédentes épidémies et d’autres épisodes de grave récession, l’étude montre que, sans des mesures urgentes, la pandémie pourrait faire chuter encore davantage la productivité du travail pendant de nombreuses années. « Les niveaux de productivité des économies émergentes et en développement se situent encore à moins de 20 % en moyenne de ceux observés dans les pays avancés, voire à seulement 2 % en ce qui concerne les pays à faible revenu, souligne Ceyla Pazarbasioglu, vice-présidente du Groupe de la Banque mondiale chargée de la croissance équitable, de la finance et des institutions. Les changements de comportement induits par la pandémie pourraient cependant accélérer l’adoption des nouvelles technologies, améliorer l’efficacité des entreprises et accroître le rythme des innovations scientifiques. Mais il faut absolument veiller à ce que ces progrès soient équitablement répartis et que les perturbations du marché du travail découlant de l’introduction des technologies soient parfaitement maîtrisées. » Cette étude sans précédent s’appuie sur une base de données exhaustive couvrant 35 économies avancées et 129 économies de marché émergentes et en développement. Elle montre comment les différents facteurs ayant contribué à la croissance de la productivité, comme l’augmentation de la population d’âge actif, le niveau d’instruction et les chaînes de valeur mondiales, se sont essoufflés ou inversés depuis la crise financière mondiale de 2007-09. En outre, la chute du commerce mondial et la désorganisation des chaînes d’approvisionnement internationales imputables à la pandémie risquent, s’ils se prolongent, d’avoir des effets particulièrement délétères sur les perspectives de croissance de la productivité dans les pays émergents et en développement. (Banque mondiale )
Mots Covid-19, Croissance, productivité
PANAFRICAIN
Une nouvelle plateforme pour financer les infrastructures africaines - En 2018, le président du Ghana en appelait depuis Paris, à la création d'une nouvelle plateforme technique pour faciliter le dialogue sur l'optimisation de la construction d'infrastructures de qualité en Afrique, son accélération et son intensification. La présentation du rapport publié le 9 juillet par le Centre de développement de l'OCDE et le Centre africain pour la Transformation économique (ACET,) en partenariat avec l'AUDA-NEPAD (l'Agence de développement de l'Union africaine), simultanément à l'organisation d'un webinaire, constitue le point d'orgue de la première phase de cette initiative, réalisée avec le soutien de l'Agence allemande de coopération internationale (GIZ). Le rapport révèle « la tâche monumentale pour hiérarchiser, accélérer et étendre le développement d'infrastructures de qualité » en Afrique, soulignant qu'il faut parfois « plusieurs décennies pour qu'un projet d'infrastructure passe de l'idée à l'opération ». Pourtant, le temps presse et les défis en matière d'infrastructures augmentent, sous la pression démographique. En effet, quelque 28 pays africains ont doublé leur population entre 1990 et 2015 et les Nations Unies s'attendent à ce que 26 d'entre eux doublent leur population entre 2017 et 2050. Pour répondre aux besoins de cette croissance exponentielle, le rapport encourage de nouveaux modèles multilatéraux, adaptés au défi démographique. « L'investissement dans les infrastructures africaines est un bien public mondial (...) au XXIe siècle, la main-d'œuvre se trouvera sur le continent africain, qui devrait connaître une augmentation de 40% de sa population en âge de travailler, entre 2018 et 2030 », précise le rapport. En effet, d'ici 25 ans, la population du continent aura augmenté de 70%. Par ailleurs, la population urbaine devrait atteindre 1,3 milliard en 2050, sur ce continent qui abritera quelque 120 villes de plus d'un million d'habitants. Aussi, entre dividende démographique et pression urbaine : l'Afrique doit réagir et vite...
- L'intégration régionale sera-t-elle la clé du développement infrastructurel ?
En dépit d'un certain nombre de progrès enregistrés, les besoins restent considérables, en particulier en matière d'accès aux infrastructures numériques. Près de 300 millions d'Africains vivent à plus de 50 km d'un réseau haut débit ou du câble. Selon une étude de 2019, conduite par l'Union internationale des télécommunications (UIT) et l'UNESCO, la réduction de la fracture numérique sur le continent, coûterait 100Mds USD. (La tribune )
Mots clés: Afrique, Infrastructures, Financement
AFRIQUE DE L’OUEST
Avec «Round the Africa», CMA CGM réduit le temps de transit entre Afrique de l’Ouest et l’Asie – La compagnie maritime CMA CGM lancera son nouveau produit `` Round the Africa '' (RTA), en complément des 31 services existants actuellement en Afrique subsaharienne, le 25 juillet 2020 à Shanghai, en Chine. Un service qui optimisera le temps de distance entre l’Afrique de l’Ouest et l’Asie. Une flotte de onze navires d’une capacité nominale de 4 200 EVP (équivalent vingt pieds) assurera la rotation suivante : Shanghai - Ningbo - Nansha - Singapour - Malte - Tanger - Dakar - Freetown - Tema - Abidjan - Port Kelang - Shanghai. Ainsi, Dakar sera atteint chaque semaine depuis Ningbo en 35 jours, depuis Nansha en 32 jours. Freetown sera accessible en 35 jours depuis Nansha. L'offre de services à Tema sera améliorée avec 3 départs hebdomadaires, précise la compagnie. « Les exportateurs CMA CGM d'Afrique de l'Ouest bénéficieront d'un excellent temps de transit et d'un service direct vers la Chine. Shanghai est accessible en 29 jours depuis Abidjan, 31 jours depuis Tema, 36 jours depuis Freetown et 39 jours depuis Dakar », indique le communiqué du groupe. (Commod)
Mots clés: Afrique de l’ouest, Transit, Asie
Cacao : le coût très élevé des transactions en espèces au Ghana – Le Ghana est un des pays leaders dans les paiements mobiles mais les transactions dans l’une des principales ressources du pays, le cacao, sont très largement faites en espèces avec un coût très élevé. Plus de 90% des transactions au niveau des cacaoculteurs au Ghana se font en espèces, ce qui représente plus de 7 milliards de cédis ghanéens, soit $ 1,26 milliard, de paiements chaque année. Dans le même temps, 91% des adultes ghanéens possèdent un téléphone mobile et à la fin 2019 ont dénombre 32,5 millions de comptes mobile money, nous révèle l’étude "The Hidden Costs of Cash to Gahan’s Cocoa Sector" réalisée par la World Cocoa Foundation et Better Than Cash Alliance. Or, le coût de ces paiements en cash est très élevé pour la filière. Rappelons que la filière cacao au Ghana est composée de trois principaux acteurs : le Ghana Cocoa Board (Cocobod) qui achète l’ensemble du cacao aux agriculteurs via les Licensed buying companies (LBC) qui elles-mêmes peuvent avoir recours à des acheteurs locaux. Le coût des transactions en cash pour l’ensemble de cette chaîne est estimé approximativement à $21,5 millions, soit environ 19% des revenus des LBC par an. Les LBC, une cinquantaine dont une trentaine active dans l’achat de cacao, perdent environ $4 millions, principalement en intérêts. Du côté des acheteurs locaux -entre 17 000 et 26 000 selon une estimation informelle - les vols, principalement, engendrent des pertes de près de $16 millions par an. Aux coûts financiers s’ajoutent un manque de transparence et de sécurité de toute la chaîne de valeur ainsi que des coûts humains en particulier pour les acheteurs locaux qui subissent vols et violence. L’adoption des paiements numériques dans le secteur du cacao permettra de réduire ses coûts et apportera aux différents acteurs de nombreux bénéfices pour un coût peu élevé. Ainsi, les cacaoculteurs pourront avoir accès aux services financiers, y compris les crédits pour les intrants, l’épargne et les assurances et ainsi mieux gérer les risques et investir dans leurs exploitations montre une autre étude réalisée par la WFC et Better than Cash Alliance, Digitizing Payments in Ghana’s Cocoa Supply Cahin. L’étude affirme que seulement un producteur de cacao sur huit a acheté des intrants avec un prêt officiel. Ainsi, l'évolution vers les paiements numériques peut permettre aux banques locales et aux institutions de microfinance de prêter plus facilement aux agriculteurs en créant des enregistrements numériques analysables. (Commod )
Mots clés: Ghana, Cacao, Transactions financière
Togo : La CCIT lance la création d'un incubateur d'entreprises industrielles– La Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCIT) a lancé ce mercredi 15 juillet 2020, le projet de création d'un incubateur d'entreprises industrielles. L’initiative, en partenariat avec la Fédération internationale des chambres consulaires et de commerce d'Afrique (Fica), vise à appuyer les PME/PMI du pays et promouvoir la transformation locale dans le made-in-Togo. L’incubateur sera logé sur le site industriel d’Agbelouve (62 km de Lomé). Le cadre devrait ainsi offrir un espace aménagé, pour que les entreprises incubées accèdent à des facteurs de production pouvant les rendre plus compétitives, pour conquérir notamment le marché international. « Nous allons faire en sorte que les entreprises soient beaucoup plus innovantes en industrie. », soutient ainsi Germain Essohouna Meba, président de la CCIT, pour qui l’initiative « va dans le sens du Plan national de développement ». Le projet, selon la CCIT, s’inscrit aussi dans une vision à long terme, surtout au-delà de la pandémie du nouveau coronavirus, qui a provoqué le ralentissement des économies : « Malgré ces difficultés, nous pensons à la période Post-Covid, donc il faut mettre en place les mécanismes nécessaires permettant à ces entreprises de mieux démarrer ». Avec cette visée, l’incubateur se veut « un maillon indispensable pour l'évolution de l'économie togolaise ». (Togo first)
Mots clés: Togo, Chambre de commerce, Industrie
AFRIQUE DE L’EST
Kenya : Vinci et Meridiam vont bientôt démarrer les travaux de l’autoroute Nairobi-Mau - Le premier coup de pioche de l’autoroute à péage Nairobi-Mau Summit est imminent. Le mois dernier, les députés kenyans ont approuvé la loi sur les péages routiers, qui ouvre la voie à la mise en œuvre de ce gigantesque projet de 1,6 milliard d’euros. Il sera réalisé par le consortium Rift Valley Connect, composé de Vinci Highways SAS, Meridiam Infrastructure Africa Fund et Vinci Concessions SAS, dans le cadre d’une concession de 30 ans. Le Kenya avait instauré les péages routiers à la fin des années 80, mais ces derniers avaient été supprimés moins d'une décennie plus tard au profit de la taxe d'entretien routier à la suite du tollé général suscité par la corruption généralisée dans les stations de péage. Selon le président de la Commission des transports et des travaux publics de l'Assemblée nationale, David Pkosing, cette nouvelle loi qui réintroduit les routes payantes vise à rassurer et garantir les partenaires privés sur l'engagement de l'Etat à respecter ses obligations financières. A en croire Africaintelligence, le contrat final de concession pourrait être bouclé avant la fin de cet été. En plus de la construction des stations péages, le projet comprendra l'extension de la route de 180 kilomètres en une route à quatre voies à double voie reliant Rironi à Limuru (à Mau) dans le comté de Nakuru. Il s’agit d’un axe routier très important au Kenya, car il est emprunté par les camions de marchandises importées via le port de Mombasa à destination des pays sans littoral comme l’Ouganda, le Soudan du Sud, le Rwanda, le Burundi et la partie orientale de la République démocratique du Congo. La portée des travaux inclura également le resurfaçage de la route Rironi – Mai Mahiu – Naivasha sur 62 km. (Agence ecofin)
Mots clés: Kenya, Infrastructure
AFRIQUE CENTRALE
Cameroun : les entreprises publiques devront renoncer à l’aide de l’Etat et recourir aux prêts non souverains - Dans le cadre de la préparation du budget 2021, le gouvernement du Cameroun a inscrit des dispositions dans le document d’orientation budgétaire (DOB), allant dans le sens de la maîtrise de l’endettement généré par les établissements et entreprises publics. « Les actions qui seront déployées au cours du triennat (2021-2023) viseront la réduction des sollicitations en direction du budget de l’Etat, de la part de ces structures porteuses de passifs conditionnels, en les amenant à s’orienter vers les prêts non souverains des partenaires au développement ou des banques privées », explique le DOB. Toujours selon le document, il sera surtout nécessaire d’améliorer l’information financière et de renforcer la surveillance de la gestion de ces entités, sur la base des innovations induites par la réforme en cours. Quant aux dettes existantes, dont les audits sont soit en cours, soit projetés, celles-ci seront progressivement apurées, à travers leur prise en compte dans les budgets de ces entités. Le gouvernement constate que les entreprises publiques, bien qu’autonomes, sollicitent en cours d’année et de façon récurrente le budget de l’Etat, pour des appuis ponctuels et pour des montants assez élevés sans que ceux-ci aient été prévus dans le budget initial. Pourtant, la vocation originelle est plutôt le reversement des dividendes pour financer le budget de l’Etat et non l’inverse. C’est le cas de Camair-Co, Sonara, Port autonome de Douala (PAD), Port autonome de Kribi (PAK), Société de développement du coton (Sodecoton), l’opérateur des télécoms Camtel, le postier Campost, la chaîne audiovisuelle CRTV, l’Imprimerie nationale, etc. En 2017, la dette globale des 37 entreprises publiques ou à capitaux publics du pays se chiffrait à plus de 2624,4 milliards FCFA. La Sonara, l’entreprise nationale des télécommunications (Camtel) et la Compagnie nationale des eaux (Camwater) occupaient le top trois des entreprises publiques endettées avec des montants respectifs de 763,2 milliards FCFA, 554,5 milliards FCFA et 352,4 milliards FCFA, à fin 2017. Les autres entreprises publiques qui bouclent ce top 5 sont Electricity Development Corporation (140,4 milliards FCFA) et la Sodecoton (113,1 milliards FCFA). Bien plus que leur endettement, ce sont les difficultés rencontrées par ces entreprises pour générer des revenus suffisants au remboursement de leurs créanciers qui posent problème. (Agence ecofn)
Mots Clés: Cameroun, Budget, Entreprises publique
AFRIQUE AUSTRALE
Afrique du Sud : hausse en vue du prélèvement fiscal obligatoire sur les exportations d’agrumes - En Afrique du Sud, l’Association des producteurs d’agrumes (CGA) plaide pour une hausse du prélèvement fiscal obligatoire sur les exportations d’agrumes pour les 4 prochaines années. Dans les détails, le groupement prévoit un relèvement de la taxe actuelle de 0,74 rand sur le carton de 15 kg de fruits à 1,64 rand d’ici 2021 et progressivement à 1,79 rand en 2024. Cette augmentation devrait permettre de collecter sur la période une enveloppe totale de près de 1 milliard de rands (environ 60 millions $). Selon la CGA, ce montant devrait permettre d’investir principalement dans la recherche afin de fournir une assistance technique aux acteurs de la filière à travers des programmes de biosécurité pour réduire et prévenir les impacts des maladies et des nuisibles. Il servira également à renforcer les capacités et la participation des producteurs noirs d’agrumes en leur permettant d’accéder aux prêts bancaires et se former notamment dans la gestion d’entreprise. D’après l’Office national de commercialisation des produits agricoles (NAMC), qui a reçu la proposition de la CGA, les réactions de toutes les parties prenantes affectées par la mesure sont espérées au plus tard le 31 juillet prochain avant la formulation d’une recommandation finale au ministère de tutelle. Pour rappel, l’Afrique du Sud est le 2e exportateur mondial d’agrumes après l’Espagne. La filière a généré en 2019, près de 20 milliards de rands (1,2 milliard $) et fournit 120 000 emplois. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique du sud, Exportations, Agrumes
AFRIQUE DU NORD
L'Algérie veut économiser 20 milliards $ en 2020 grâce à de nouvelles réformes économiques et financières – L’Algérie envisage d’économiser 20 milliards $ d’ici fin 2020. C’est ce que rapporte l’APS, citant un communiqué du Conseil des ministres. D’après le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le gouvernement s’apprête à mettre en œuvre une série de réformes notamment dans les secteurs banquier, fiscal et commercial pour atteindre cet objectif. Ainsi au cours des prochains mois, les actions gouvernementales viseront à accélérer la numérisation ainsi que la modernisation « des secteurs des impôts, du cadastre et des douanes » et à poursuivre le processus de mise en place de la finance islamique pour « dynamiser la collecte de l’épargne et créer de nouvelles sources de crédits ». Il s’agit également de récupérer l’argent disponible dans le marché informel et le réintégrer dans le circuit officiel, et de récupérer dans les réserves d’or du pays « les fonds gelés depuis des décennies au niveau des douanes et des saisies, des ports et des aéroports » pour les intégrer aux réserves nationales. Au niveau du secteur commercial, le gouvernement entend réduire le niveau des importations notamment les services et le transport maritime des marchandises pour préserver les réserves de change affectées par le double effet de la covid-19 et de la chute des cours du pétrole. La pandémie qui a déjà touché au moins 19 206 personnes en Algérie continue de faire des ravages. Le pays anticipe une baisse de ses performances macroéconomiques cette année. Au cours du premier trimestre 2020 par exemple, le déficit commercial a grimpé de 26% par rapport à la même période en 2019 tandis que les autorités s’attendent à voir le niveau des réserves de change passer de 51,6 milliards $ à 44,2 milliards $. Le gouvernement algérien a annoncé en mai que l’Etat réduirait désormais de moitié son budget de fonctionnement 2020. (Agence ecofin)
Mots clés: Algérie, Economie
La BAD appelle les pays nord-africains à maintenir l’effort budgétaire pour préserver les ménages et les entreprises affectés – Selon l’édition 2020 des Perspectives économiques en Afrique du Nord, publiée, ce mardi, dont copie est parvenu à APA, la BAD insiste sur la nécessité d’un développement de l’agro-industrie pour promouvoir les chaînes de valeur agricoles locales. Les pays devraient enfin chercher à renforcer leur intégration et ouverture commerciales, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Selon le rapport, la pandémie de la Covid-19, qui figure parmi les plus grandes crises sanitaire, économique et sociale de ce début de 21ème siècle, frappe durement les pays nord-africains et ses conséquences multiples sont sans précédent sur la santé, l’emploi et la croissance économique. Face à cette crise inédite, les pays de la région ont pris des mesures sanitaires et budgétaires pour endiguer la propagation du virus et protéger leurs populations. L’important ralentissement, dû à l’interruption de l’activité dans plusieurs secteurs, a eu des incidences socio-économiques de grande ampleur. En Afrique du Nord, l’accélération de la levée des restrictions accentue l’incertitude et laisse place à une reprise selon deux scénarios distincts : le premier, de référence, table sur une sortie de crise à partir de juillet 2020. Le second, plus pessimiste, voit persister la pandémie jusqu’en décembre 2020. Selon le premier scénario, la croissance régionale perdrait 5,2 points de pourcentage, ce qui détériorerait la croissance à -0,8 %. Ce recul se situerait, dans le second scénario, à -6,7 points de pourcentage, générant une récession de -2,3 %. En 2021, la reprise économique est prévue, avec une croissance nord-africaine de 3,3% dans le scénario de référence et de 3% dans le scénario pessimiste. Le rapport précise que l’Afrique du Nord était, en 2019, pour la seconde année consécutive, la deuxième région la plus performante d’Afrique, avec une croissance de 3,7 %. Les estimations montrent néanmoins des performances contrastées entre l’Algérie, l’Égypte, la Libye, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie. Ainsi, la Mauritanie et l’Égypte ont enregistré les résultats les plus solides dans la région, avec un taux de croissance, en 2019, de 6,7 % et de 5,6 %. La croissance est estimée à 2,5 % au Maroc, légèrement en baisse par rapport à 2018. En Algérie et en Tunisie, la croissance était atone, respectivement à 0,7 % et 1 %. (APA)
Mots clés: BAD, Afrique du nord, budget, ménages
