LA QUOTIDIENNE DU CAPC 21 JUILLET 2020
INTERNATIONAL
Chine: croissance économique de 3,2 % au 2e trimestre - Parmi les principales économies du monde, celle de la Chine devient la première à afficher une croissance depuis le début de la pandémie mondiale du coronavirus. Au plus récent trimestre, l’économie chinoise a progressé de 3,2 % alors que les confinements ont été levés et que les établissements manufacturiers et commerciaux ont rouvert leurs portes. Lors du trimestre précédent, le premier de l’année, la Chine avait subi une contraction de 6,8 % de son économie, sa pire performance depuis le milieu des années 1960. La croissance de 3,2 % du trimestre ayant pris fin en juin dernier a tout de même été la plus faible de la Chine depuis le début des années 1990. C’est en Chine que la crise provoquée par le coronavirus a débuté, en décembre dernier. Le pays a été le premier à ralentir son économie, mais aussi le premier à la redémarrer quelques mois plus tard. Des économistes observent que le secteur manufacturier chinois, de même que certaines autres industries, fonctionne presque normalement maintenant. Cependant, les dépenses des consommateurs demeurent faibles, car les craintes de pertes d’emploi persistent. (Les affaires)
Mots Clés: Covid-19, Chine, croissance économique
Face à la crise économique, faut-il assouplir la réglementation bancaire ? - Au-delà des montants en milliards annoncés dans les minutes qui ont suivi les annonces de confinement, certaines mesures, moins médiatiques, ont conduit à aménager certaines exigences réglementaires à la baisse et certains commencent à même parler de dérégulation bancaire. En matière de fonds propres, deux séries d’aménagements ont été instituées par des textes récents dédiés à la crise actuelle, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. La première consiste à ne pas enregistrer les pertes immédiates liées au non-remboursement des crédits par les entreprises notamment. Ces non-remboursements auraient dû conduire à passer des provisions supplémentaires pour déprécier la part restant due des crédits non remboursés ou des crédits qui viennent d’être restructurés et dont les échéances ont été suspendues pour quelques mois (principe forbereance ou délai de grâce). En limitant le montant des provisions, les prochains résultats nets trimestriels et annuels sont un peu préservés et les fonds propres sont moins affectés. Dans le même ordre d’idée, les prêts bénéficiant d’une garantie de l’État ne seront pas soumis à des exigences de fonds propres supplémentaires. Toujours en matière de fonds propres, les seuils et exigences minimales fixés et renforcés ces dernières années sont en train d’être relâchés. Ainsi il serait possible d’opérer en dessous de certains seuils fixés dans le cadre des stress test prévus dans les accords de Bâle, voire même de mobiliser les coussins de capital de la meilleure qualité pour opérer en dessous des seuils réglementaires des coussins de conservation, contracycliques et même systémiques, autrement dit en dessous des seuils imposés aux banques par la Banque centrale européenne (BCE).
- Changer les formules de calculs
La limite redescendrait ainsi à 8 %, qui reste le montant de l’exigence minimale de fonds propres au regard des actifs pondérés du risque. Point important, alors qu’en temps normal le non-respect de ces coussins, en particulier le coussin de conservation, interdit automatiquement la distribution de dividendes et de bonus aux dirigeants, la BCE n’a pas envisagé de restriction. Ce sont les États qui ont appelé à la modération en la matière. Une autre solution, nous venant plutôt de la Federal reserve (Fed), la banque centrale américaine, consiste à modifier la formule de calcul du ratio de levier, ratio de solvabilité sans pondération des risques principalement retenu par les banques du pays. L’idée consiste donc à retirer la dette souveraine américaine du dénominateur de ce ratio et à la considérer comme non porteuse de risques. Ainsi le seuil réglementaire ne bouge pas, mais l’assiette d’évaluation de l’exposition au défaut se réduit. En Europe, la dette souveraine était déjà exemptée de l’exigence de capitaux règlementaires dans le règlement concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit (dit CRR pour capital requirements regulation). (The conversation)
Mots Covid-19, Secteur Bancaire, Fonds Propres
PANAFRICAIN
La ZLECA, le plan de l’Afrique pour surmonter la crise paralysante de coronavirus - L’Afrique n’a pas besoin d’un plan Marshall pour surmonter la crise actuelle de coronavirus. Elle dispose d’un outil plus puissant dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) à utiliser pour accélérer l’intégration régionale et économique et se préparer aux temps incertains. Telles sont les paroles prononcées ce mardi, par Mme Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l'Afrique (CEA), lors d’un panel de discussion virtuel pour marquer la première Journée de l’intégration africaine consacrée par l’Union africaine pour marquer la mise en œuvre de la ZLECA. L’intégration, dit Mme Songwe, est essentielle pour la croissance de l’Afrique et la réalisation de l’Agenda 2030 pour le développement durable et les aspirations de développement de l’Afrique telles qu’elles figurent dans l’Agenda 2063. « Nous devons parler de l’Afrique et de la ZLECA. Notre plan Marshall, c’est la ZLECA. La ZLECA est notre plan, alors embrassons-la et ayons recours à elle », affirme-t-elle. Mme Songwe dit qu’avec la ZLECA, l’Afrique a collectivement rédigé son propre plan de croissance. « Le plan Marshall pour l’Europe représentait environ 160% de leur PIB échangé pour ramener la croissance après la guerre. Ce qui nous est arrivé, c’est que nous nous attendions tous à une crise sanitaire, mais nous avons d’abord vécu une crise économique qui était très raide, très profonde, pas seulement pour nous mais pour le reste du monde », précise-t-elle. Mme Songwe indique que la CEA estime que la croissance économique en Afrique en 2020 passera de 3,2% à -2,8% à une croissance d’environ zéro pour cent en raison du COVID-19, une situation qu’elle décrit comme désastreuse, projetant 20 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté dans un continent où près de 300 millions de personnes ne peuvent pas s’offrir un repas par jour. (UNECA)
Mots clés: Afrique, Covid-19, Intégration, ZLECA
Investissements : l'Afrique perd, mais des banques gagnent - Les activités de banque d'investissement ont été malmenées en Afrique subsaharienne au cours du premier semestre 2020 et plus particulièrement au cours du deuxième trimestre. Selon des données publiées par Refinitiv, la plateforme des données du groupe Reuters, les revenus de banque d'investissement sur la période ont été de 196,1 millions $ sur les six premiers mois de l'année. Ils sont en baisse de 27% comparés à ceux du premier semestre 2019 et c'est le niveau de revenus le plus bas pour un premier semestre des six dernières années. Cette contreperformance est le fait d'une baisse de régime autant sur les fusions-acquisitions et le marché de la dette que sur les emprunts bancaires ou les émissions d'obligations. Toutes les banques d’investissement actives dans la région n’ont pas ressenti cet effet de crise. L’américain Goldman Sachs a gagné 8,8 millions $ sur la période, dans le cadre de 6 transactions. Ses revenus sont en hausse de 1898,1% comparés à ceux de la même période en 2019. La Banque est passée de la 74e à la 9e place. Le grand gagnant de la période est JP Morgan. L'institution américaine a arrangé 20 transactions dans la région et s'est offert un chèque de 23,1 millions $ en hausse de 80%. Citigroup a quant à elle généré 16,2 millions $ de revenus, mais ils sont en baisse de 31%. Globalement, on note que pour le top 10 des banques d'investissement actives en Afrique, les choses se sont plutôt bien passées avec 7 hausses de revenus contre seulement trois reculs. Pendant ce temps, les sommes mobilisées en faveur des activités en Afrique ont reculé. Les transactions annoncées dans le cadre des fusions-acquisitions ont atteint la somme de 10,3 milliards $. C’est 44% de moins qu’en 2019 et le niveau le plus bas depuis trois ans. Le top 3 de ces transactions concerne des entités africaines qui ont effectué des acquisitions à l’extérieur. La valeur des initiatives ciblant l’Afrique subsaharienne est en baisse de 77%. La région a aussi mobilisé moins de dette (-14%) que sur la même période en 2019. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique, Covid-19, Banques d’investissements
AFRIQUE DE L’OUEST
Sénégal: des impacts négatifs du coronavirus sur la sécurité alimentaire (enquête) – Menée au mois de mai 2020 à travers ses 16 points focaux répartis dans 14 régions du Sénégal, l’étude révèle que la Covid-19 a un impact sur le quotidien des populations et leur sécurité alimentaire et nutritionnelle « L’enquête menée par CICODEV révèle à suffisance qu’il existe de réelles menaces d’insécurité alimentaire qui peuvent engendrer un affaissement de l’économie nationale. Son objet s’inscrit en droite ligne de notre mission de générer des connaissances sur les impacts des choix et modèles des citoyens et d’informer, de défendre, de protéger, d’éduquer et de représenter les consommateurs, avec un accent particulier sur les droits des plus défavorisés », a déclaré Amadou Kanouté, Directeur exécutif de CICODEV. Les menaces immédiates des mesures de confinement sur la sécurité alimentaire en ville et dans les villages sénégalais n’ont pas été sans conséquence et ont pu restreindre l’accès des populations à des ressources alimentaires suffisantes, diverses et nutritives, poursuit l’enquête. Selon elle, les obstacles rencontrés par les producteurs sont essentiellement liés à la conservation des produits périssables, une situation difficile du fait de l’absence de centres de stockage dans certaines régions et des difficultés d’accès au crédit dans les banques. «Il faut ajouter à ce décor que les populations sont obligées de parcourir de longues distances pour s’approvisionner avec des risques de non-disponibilité des produits. Ces problèmes, faut-il encore le rappeler, concernent la quasi-totalité des régions du pays, de Kébémer à Matam, en passant par Tambacounda et Kédougou», a indiqué Khady Thiané Ndoye, Chargée de Programme Accès durable à une alimentation saine et nutritive à CICODEV. Pour mieux faire face aux effets de la pandémie, l’Institut Panafricain pour la Citoyenneté, les Consommateurs et le Développement (CICODEV) exhorte l’État du Sénégal à mettre en place des stocks de sécurité pour garantir la disponibilité permanente des produits alimentaires sains et nutritifs de première nécessité à un coût acceptable pour les consommateurs les plus démunis. (APA)
Mots clés: Covid-19, Sénégal, Prix à la consommation
Les importations de maïs au Nigeria interdites de fait par la Banque centrale – La Banque centrale Nigeria (BCN) a demandé lundi aux banques de cesser de traiter les documents pour les importations de maïs dans le pays d'Afrique de l'Ouest avec effet immédiat, selon une circulaire de la BCN. Elle précise qu’avec cette mesure, elle veut soutenir l'augmentation de la production locale, stimuler l'économie et sauvegarder les moyens de subsistance ruraux perdus à la suite de la pandémie de Covid-19. Le Nigeria est quasi autosuffisant en maïs avec une production de l’ordre de 11 millions de tonnes (Mt) pour une consommation de 11,5 Mt (chiffres de l’USDA). Toutefois, selon les données de Trade Map, le Nigeria a importé pour $15 millions de maïs en 2019, principalement en provenance de la Chine, de l’Argentine et du Brésil, en forte baisse par rapport à 2018 ($25 millions) année où les Etats-Unis étaient le principal fournisseur de maïs du Nigeria. (Commod Africa)
Mots clés: Nigeria, Maïs, Importations
AFRIQUE DE L’EST
Kenya: 25 milliards $ d'emprunts possibles jusqu'en 2026 - Le Kenya peut encore s'autoriser 5 années de déficit budgétaire en l'état actuel de ses finances publiques, a constaté l'Agence Ecofin des données sur la Loi de finances exercice 2020/2021. Le déficit budgétaire prévisionnel qui est le surplus des dépenses publiques à effectuer lorsque les recettes budgétaires sont inférieures sera de 600 milliards de shillings kényans (5,57 milliards $). Ce niveau de déficit est dans la moyenne de ceux des 5 précédents exercices budgétaires, et même en dessous du déficit budgétaire de l'exercice 2019/2020. Le gouvernement de ce pays qui est la première économie d'Afrique de l'Est peut à ce rythme s'autoriser encore un peu plus de 4 années de déficit budgétaire. En effet, le mode de mesure de la soutenabilité de la dette a été changé en octobre 2019. Plutôt que d'avoir comme repère une dette au maximum égal à 50% du produit intérieur brut (PIB), il a été autorisé que le pays puisse s'endetter à un niveau maximal de 9000 milliards de shillings. Or selon les statistiques officielles, la dette publique du Kenya est actuellement de 6300 milliards de shillings, ce qui laisse encore la possibilité d'emprunter jusqu'à 2700 milliards de shillings. Cela représente 4,3 fois le déficit budgétaire moyen des 5 derniers exercices budgétaires. La nouvelle devrait plaire aux investisseurs qui financent ce déficit. Le gouvernement leur rend la pareille en aménageant chaque fois une part considérable de ses ressources au remboursement de la dette. En 2019, le service de la dette a représenté 45,2% des recettes budgétaires. L'analyse de la capacité du Kenya à toujours rembourser ses dettes diffère pourtant selon les critères choisis. Pour le Fonds monétaire international qui prend en compte le poids de la dette publique sur le PIB, ou encore le poids de la dette extérieure par rapport aux revenus d'exportation, le pays est devenu surendetté. En effet, la dette publique kényane représentait fin 2019 l'équivalent de 62,5% de son PIB. Avec des projections de croissance plutôt modeste, le seuil des 70% sera rapidement atteint en 2021. (Agence ecofin)
Mots clés: Kenya, Déficit, dette, Budget
AFRIQUE CENTRALE
Le Cameroun enregistre un record dans l’importation de riz en 2019, avec 803 505 tonnes - Au cours de l’année 2019, dix opérateurs économiques ont importé une cargaison totale de 803 505 tonnes de riz sur le territoire camerounais, révèle une correspondance officielle émanant du ministère du Commerce. Il s’agit d’un « volume record, jusque-là inégalé », souligne le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, dans une correspondance adressée le 6 juillet 2020 au président du groupement des importateurs de riz du Cameroun. Ces importations de riz de l’année 2019 dépassent largement la demande nationale qui est estimée à seulement 576 949 tonnes par le ministère de l’Agriculture, pour le compte de l’année 2020 courante. En supposant que la demande nationale n’a pas évolué entre 2019 et 2020, ces statistiques officielles révèlent des importations de près de 367 266 tonnes en plus, en considérant que la production nationale de 140 710 tonnes, projetée en 2020, soit effectivement consommée localement (une bonne partie est exportée vers le Nigeria). Le gap ainsi enregistré révèle la persistance des réseaux de réexportation du riz destiné au marché camerounais vers les pays voisins, dans lesquels les prix sont jugés plus rémunérateurs par les opérateurs économiques. Ce phénomène avait pris de l’ampleur entre 2014 et 2016, avec l’explosion de la taxe à l’importation du riz (110%) décidée par les autorités nigérianes, à l’effet d’encourager la production locale. A la suite de cette mesure, et profitant de la détaxe du riz au Cameroun depuis les émeutes de la faim de février 2008 (taxe restaurée en 2016), « les importateurs nigérians (préféraient) s’approvisionner au Bénin ou au Cameroun, et faire entrer leur marchandise en contrebande dans le pays », avait révélé la Seaport Terminal Operators Association of Nigeria (STOAN), le regroupement des opérateurs des places portuaires du Nigeria. (Agence ecofn)
Mots Clés: Cameroun, Riz, Importations
AFRIQUE AUSTRALE
Mozambique : un projet de résilience de 44 millions $ soutenu par la BAD redynamise l’économie de Xai-Xai - Au Mozambique, un projet de résilience climatique appuyé par la Banque africaine de développement (BAD) permet aux petits exploitants agricoles de booster leur productivité. Le projet fournit en effet aux agriculteurs des installations d’irrigation et de drainage afin de préserver leurs plantations. Le programme est mis en œuvre dans la localité de Xai-Xai dans le district de Gaza affecté par des phénomènes météorologiques extrêmes. En effet, en 2013, elle a subi de sévères inondations qui ont privé 200 000 personnes de leurs habitations. Trois ans plus tard, la région a subi des sécheresses qui ont plongé 400 000 personnes dans l’insécurité alimentaire. Mis en œuvre en 2013, le projet a profité à 9000 petits agriculteurs. Il a permis la mise en place de 52 kilomètres de réseau de drainage sur 2000 hectares environ et la réhabilitation de 48 kilomètres de pistes rurales résilientes au changement climatique. Grâce à l’initiative, les agriculteurs qui avaient migré vers la capitale ou les pays voisins à la recherche d’un emploi sont revenus chez eux. Lors de la saison agricole 2017/18, plus de 400 fermiers ont également reçu une formation intensive sur les nouvelles technologies de production de riz. Le coût de mise en œuvre de l’initiative est de 44 millions $, dont 26 millions $ fournis par la BAD, 16 millions $ par le Fonds stratégique pour le climat et 2,31 par le gouvernement mozambicain. (Agence ecofin)
Mots clés: Mozambique, BAD, Agriculture
L’Afrique du Sud va-t-elle desserrer les cordons de la bourse pour sauver SAA ? - L’équipe chargée du sauvetage de South African Airways attend une lettre d’engagement du Département des Entreprises publiques (DPE) après que les créanciers ont voté en faveur du plan de sauvetage du transporteur national mardi 14 juillet. Cette lettre nécessite l’accord du Trésor sud-africain. Le DPE relève du ministre des Entreprises publiques, Pravin Gordhan, tandis que le ministère des Finances est piloté par Tito Mboweni. « Ce document doit arriver [ce mercredi]. Nous sommes soulagés que les premières phases du plan soient approuvées, a déclaré Louise Brugman, la porte-parole des administrateurs (BRPs) de la compagnie sud-africaine à nos confrères de The Africa Report. Mais, bien sûr, tout dépend du financement. Nous attendons donc avec impatience de recevoir la lettre ». Et de préciser : « nous souhaitons leur engagement vis-à-vis du financement. Ils ont indiqué, pour l’heure, leur soutien ».
- Un plan de licenciement prévu
Louise Brugman, qui a assisté à la réunion virtuelle, a eu le sentiment que la plupart des décisions importantes avaient déjà été prises et que la plupart des positions étaient connues. « La réunion a été ajournée la dernière fois afin que les parties prenantes concernées puissent fournir des informations complémentaires au sujet du plan. Dans les amendements, un plan de licenciement qui concerne un millier de personnes environ, a été déterminé », a-t-elle expliqué. (Jeune Afrique)
Mots clés: Afrique du sud, Transport Aérien
AFRIQUE DU NORD
Egypte : la BEI octroie plus de 1 milliard € pour soutenir le développement des transports publics – Le 15 juillet, la Banque européenne d’investissement a approuvé un nouveau prêt de 1,1 milliard d’euros destiné à financer le développement des transports publics dans les villes égyptiennes. C’est dans le cadre d’une enveloppe globale de 16,6 milliards d’euros que l’institution vient de valider pour accompagner divers projets en Europe et dans le monde entier. En Egypte, ce financement qui soutient le schéma directeur national des transports devrait, à terme, favoriser une transition modale plus rapide des voitures individuelles vers les transports publics. Ce qui contribuera dès lors à une réduction des embouteillages et des problèmes environnementaux connexes et, par conséquent, à une atténuation du changement climatique. La BEI n’est pas à sa première expérience dans le pays. Le partenariat stratégique entre le gouvernement égyptien et l’institution financière qui a débuté en 1979 a conduit à la mise en œuvre de plusieurs projets dans divers secteurs, notamment dans les transports. Au début de l’année, la BEI a octroyé deux subventions distinctes : la première d’un montant de 1,5 million d’euros pour la réalisation d’une étude complémentaire pour la modernisation du chemin de fer Tanta – Mansoura – Damiette, et la seconde de 1,2 million d’euros pour la préparation d'une étude de faisabilité pour la réhabilitation de la 2e ligne du métro du Caire. En 2015, elle avait déjà alloué un prêt de 200 millions d’euros destinés à financer la phase 3 de la ligne 3 du métro du Caire. Notons que les financements de la BEI dans le bassin méditerranéen en général, et en Egypte en particulier, sont dictées par un mandat conféré par l'Union européenne (UE) – le mandat de prêt extérieur (MPE) qui couvre actuellement la période 2014-2020 – aux termes duquel la Banque travaille avec l'UE et le gouvernement égyptien pour soutenir le développement socio-économique du pays. (Agence ecofin)
Mots clés: Egypte, Transport Urbain, BEI
