LA QUOTIDIENNE DU CAPC 22 JUILLET 2020
INTERNATIONAL
Les femmes, moteurs de la résilience et du relèvement économique pendant la crise de COVID-19 et au-delà - La pandémie de COVID-19 a entraîné une vaste récession économique, les prévisions pour la croissance mondiale s’établissant à - 4,9 pour cent pour 2020. Les pertes d’heures de travail sont estimées à 14 pour cent dans le monde entier au deuxième trimestre de l’année 2020, ce qui équivaut à 400 millions d’emplois à temps plein. Les pays du G20 ont mis en place des plans de soutien musclés se chiffrant à 8 000 milliards de dollars US pour protéger les ménages et les entreprises, et faciliter le relèvement. Il est crucial que ces efforts considérables tiennent compte des contributions, des contraintes et des rôles économiques distincts des femmes, et que l’on saisisse cette occasion pour placer les femmes au cœur de la conception des investissements afin de parvenir à un relèvement durable. Cinq cent vingt-sept millions de femmes travaillent dans les quatre secteurs les plus touchés, à savoir les services d’hébergement et de restauration, l’immobilier et les activités commerciales et administratives, la fabrication, et le commerce de gros et de détail, dans lesquels le télétravail est impossible. Ces secteurs représentent 41 pour cent de la totalité des emplois occupés par les femmes, contre 35 pour cent de la totalité des emplois occupés par les hommes. Parmi les 740 millions de femmes travaillant dans l’économie informelle, 42 pour cent travaillent dans ces secteurs, contre 31 pour cent des hommes. Les femmes représentent 70 pour cent des professionnels de santé au niveau mondial, lesquels sont en première ligne de la réponse. Déjà pénalisées par un marché du travail genré, les femmes ont été beaucoup plus touchées que les hommes par la perte d’emploi, la réduction des heures de travail et la faillite. De même, les risques sanitaires auxquels les professionnels de santé sont exposés, le nombre de soins rémunérés et non rémunérés et la violence à l’égard des femmes ont augmenté en raison de la COVID-19 et des mesures de confinement. Les femmes contribuent au PIB mondial à hauteur de 37 pour cent. En outre, tous les types de soins dispensés par les femmes, y compris les soins non rémunérés, génèrent 11 000 milliards de dollars US à l’échelle mondiale (soit 9 pour cent du PIB mondial). On ne parviendra au relèvement économique que si les femmes peuvent réaliser leur plein potentiel. Toutefois, il est difficile d’évaluer précisément la mesure dans laquelle les vastes plans (UNwomen)
Mots Clés: Covid-19, Genre, résilience
Promesse de réduction d’ « intensité carbone» chez les géants - Douze géants pétroliers et gaziers, dont le mastodonte Saudi Aramco et les Américains ExxonMobil et Chevron, ont annoncé jeudi leur intention de réduire collectivement «l’intensité carbone» de leurs activités de production, une annonce relativisée par certains experts. L’intensité carbone est la quantité de CO2 nécessaire à la production de biens, en l’occurrence de barils de pétrole.
- Promesse de l’OGCI
Réunis au sein de l’Oil and Gas Climate Initiative (OGCI), coalition créée en 2014, ils promettent de faire tomber leur intensité carbone collective moyenne entre 20 et 21 kg d’équivalent CO2 par baril d’ici 2025. En 2017, celle-ci était de 23 kg, selon une moyenne de l’ensemble de ces multinationales. Cependant cet engagement ne signifie pas une réduction en valeur absolue de leurs émissions de gaz à effet de serre, notamment si la production repart, ont aussitôt mis en garde des experts, qui mettent aussi en cause le choix d’une base de calcul collective.
- «Une réduction de 36 à 52 millions de tonnes»
Selon l’OGCI, cet objectif «est un pas supplémentaire pour soutenir l’accord de Paris», qui vise à garder le réchauffement sous 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle en réduisant drastiquement l’émission des gaz à effet de serre, issus aux trois quarts des énergies fossiles.» Cela « représente une réduction allant de 36 à 52 millions de tonnes équivalentes en CO2 par an d’ici 2025 (en supposant des niveaux de production constants), soit l’équivalent des émissions liées à l’énergie de 4 à 6 millions de foyers», ajoute le communiqué de l’OGCI, qui publiera un bilan annuel, visé par le cabinet EY. Sont concernées les émissions de CO2 et de méthane, précise le groupement, qui explique vouloir améliorer l’efficacité énergétique, réduire le torchage – qui consiste à brûler les rejets de gaz -, électrifier certaines opérations en recourant à des énergies renouvelables et à déployer des techniques de capture et stockage du carbone (CCUS).
- Défi climatique en jeu
Pour Andrew Grant, expert au sein du think tank Carbon Tracker, « le secteur ne doit pas se considérer comme aligné sur les objectifs de Paris quand ses plans incluent des investissements constants dans la production d’énergie fossile». «Un objectif basé sur l’intensité permet une croissance absolue des émissions, et une moyenne collective peut déresponsabiliser les moins performants», précise-t-il. «L’OGCI est un pont important réunissant des acteurs-clé du secteur autour du défi climatique, et nous saluons les tentatives visant à réduire les émissions liées par exemple aux fuites de méthane», appuie Mark Campanale, directeur de Carbon Tracker. (24h)
Mots clés : Secteur pétrolier, Intensité carbone
PANAFRICAIN
HLPF 2020 : Les progrès en Afrique sont insuffisants pour répondre à l’ambitieux Agenda 2030 - L’Afrique est sur la bonne voie pour mettre en œuvre l’Objectif de développement durable numéro 14 en ce qui concerne la vie aquatique et a relativement bien progressé sur l’Objectif 10, relatif à la réduction des inégalités. Mais le continent est à la traîne dans la mise en œuvre de la majorité des Objectifs de développement durable qui ont été adoptés par tous les États membres des Nations Unies en 2015 comme appel universel à l’action pour mettre fin à la pauvreté, protéger la planète et garantir à tous la paix et la prospérité d’ici 2030. Cela a été révélé ce mercredi, lors d’une session spéciale du Forum politique de haut niveau (HLPF) qui s’est penchée sur les messages des cinq commissions régionales des Nations Unies concernant l’accélération du Programme 2030 et rebâtir plus solide post-COVID-19. Mme Gemma Van Halderen, Directrice des statistiques, à la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), a fait une présentation conjointe lors de la réunion virtuelle révélant les résultats de la façon dont les différentes régions progressent dans la mise en œuvre des ODD. La présentation révèle que l’Afrique ne va pas dans la bonne direction pour ce qui est de l’objectif 16 sur la paix, la justice et des institutions solides. La disponibilité globale des données est faible pour de nombreux objectifs, notamment les objectifs 5, 10, 11, 12, 13, 14 et 16 sur l’égalité des sexes, la réduction des inégalités, les villes et communautés durables, l’action pour le climat, la vie aquatique, la paix, la justice et des institutions solides. Les commissions régionales des Nations Unies conviennent que l’Afrique ne peut atteindre aucun des autres objectifs à son rythme actuel. « Les résultats d’aujourd’hui font partie de notre travail en cours, dans les cinq régions, pour fournir un état des feux de signalisation des progrès vers le Programme 2030 reposant sur la base de données mondiale des ODD du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies – DESA », indique Mme Halderen. « Les résultats montrent que les progrès sont insuffisants pour atteindre l’ambitieux Agenda 2030 et les lacunes dans les données affectent notre capacité à mesurer les progrès ». Elle affirme que le COVID-19 a ajouté de nouveaux défis et de la complexité aux efforts du monde visant à réaliser les ambitions de l’Agenda 2030. Les cinq commissions régionales adoptent une approche fondée sur les données pour comprendre « sommes-nous sur la bonne voie pour réaliser les ambitions du Programme de développement durable à l’horizon 2030 ». Mme Halderen dit que le système des Nations Unies est prêt à aider les États membres à atteindre les ambitions de l’Agenda 2030 et à rebâtir plus solide après le COVID-19. (UNECA)
Mots clés: Afrique, ODD
AFRIQUE DE L’OUEST
Nigeria: le projet de port sec d'Ibadan se rapproche de sa réalisation – Selon le Nigerian Shippers’ Council (NSC), le projet de port sec intérieur d'Ibadan à Olorisa-Oko, dans l'Etat d'Oyo, dans le sud-ouest du Nigeria, se rapproche de sa concrétisation. Le NSC a révélé que les pourparlers entre le gouvernement fédéral et la China Railway Construction Corporation Limited (CRCC), soumissionnaire privilégié, sont presque terminés. A en croire, Rakiya Zubairu, chef des relations publiques du NSC, un rapport mis à jour sur la conformité complète de l'analyse de rentabilisation du projet sera produit à la fin des négociations en cours. « Les négociations de 4 jours ont mis l'accent sur l'utilisation des ressources humaines et matérielles locales à chaque étape du développement et de l'exploitation de l'installation », a-t-elle déclaré. Le port sec d'Ibadan, d'une capacité de 80 000 EVP, vise à remédier à la congestion et aux blocages du port maritime d'Apapa. Evalué à 43 milliards de nairas (111 millions de dollars), il sera réalisé dans le cadre d'un partenariat public-privé, suivant le modèle BOT (Build-Operate-Transfert). Le chantier qui s’étendra sur 90 hectares est prévu pour durer 12 mois. Environ 24 000 emplois directs seront créés. A sa mise en service, le gouvernement nigérian entend tirer profit de sa jonction à la nouvelle ligne de chemin de fer SGR Lagos-Ibadan (156Km) – construite par la China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC) – dont la livraison est prévue d’ici la fin de l’année. (Agence ecofin)
Mots clés: Nigeria, Infrastructure, Ports
AFRIQUE DE L’EST
Les producteurs de fleurs retrouvent le sourire au Kenya - Le déconfinement en cours à travers l’Europe favorise la reprise des exportations de fleurs du Kenya. De source bien renseignée, l’industrie de l’horticulture a retrouvé environ 85 % de sa production d'avant l'apparition du nouveau coronavirus. En mars, les horticulteurs kenyans avaient été contraints de jeter des millions de roses, alors que l'Europe verrouillait ses frontières et que les cérémonies comme les mariages et les enterrements étaient suspendus. Mais la demande revient à mesure que les restrictions s'assouplissent et les producteurs espèrent une reprise totale d'ici l'année prochaine, selon Clement Tulezi, directeur général du Kenya Flower Council. L'Europe représente près de 70 % des exportations de fleurs coupées du Kenya et les restrictions imposées par le coronavirus ont réduit de moitié les commandes quotidiennes, menaçant des milliers d'emplois dans l'économie la plus riche d'Afrique de l'Est. L'agriculteur kenyan Inder Nain, dont la société Xflora group exportait 350 000 roses par jour, a vu ses exportations chuter à 50 000 par jour en mars. Aujourd'hui, ce chiffre est passé à 250 000 environ, a-t-il déclaré, et ses 2 000 employés sont de retour au travail. Les exportations de fleurs sont l'une des trois principales sources de devises étrangères du Kenya. En 2019, le secteur a généré près d'un milliard de dollars de recettes. "Nous jetons encore quelques fleurs, mais c'est très différent de l'époque où nous jetions toutes les tiges", a déclaré M. Nain. "Nous espérons que d'ici février, la maladie sera maîtrisée et que les choses reviendront à la normale." (Agence ecofin)
Mots clés: Kenya, Déconfinement, Exportations, Fleurs
AFRIQUE CENTRALE
L’Afrique centrale devrait agir sur le développement de compétences et de capacités adaptées aux réalités économiques - Avant la pandémie, la Banque tablait sur une croissance de 3,5% du PIB réel de l’Afrique centrale en 2020. Depuis, le taux a été révisé à -2,5% dans la version le plus optimiste, soit une perte de 6,1 points de pourcentage, et à -4,3% dans le cas le plus pessimiste, soit une perte de 7,8 points. Solomane Koné, directeur général Afrique centrale par intérim à la Banque africaine de développement a expliqué que plusieurs facteurs expliquent ce renversement de situation. « Ces projections sont négativement impactées par des facteurs externes liés à la baisse de la croissance mondiale, à la demande extérieure, aux réductions des investissements, etc, et au niveau interne par l’insécurité et l’instabilité politique, les problèmes de gouvernance économique, de déséquilibres macroéconomiques et le manque de diversification économique, etc. » Le directeur du Département des économies‑pays à la Banque, Emmanuel Pinto Moreira, a ajouté que l’Afrique centrale a été touchée par la crise à travers cinq canaux essentiellement : la baisse des prix des matières premières, la chute des recettes touristiques, la baisse des transferts de migrants et des investissements directs et les difficultés dans le secteur financier. « Mais lorsqu’il y a une crise, il y a aussi des opportunités et la région peut profiter de cette situation pour renforcer son système de santé, maintenir la stabilité macroéconomique, renforcer l’intégration qui est une nécessité et investir dans le capital humain », a-t-il indiqué. En 2019, l’Afrique centrale a enregistré un taux de croissance de 2,8%, contre 3,2% pour la moyenne continentale. L’an dernier, les principaux indicateurs macroéconomiques de la région se sont améliorés : inflation de 2,6 % -la plus faible de toutes les régions-, solde budgétaire excédentaire de 0,5 % du PIB -seule région non déficitaire- et déficit de la balance courante à 1,9 % du PIB, soit la meilleure performance du continent. Selon le rapport de la Banque africaine de développement, l’absence de diversification des économies, la faiblesse du capital humain, le manque d’emplois décents et de compétences appropriées sont des défis majeurs pour l’Afrique centrale (Agence ecofin)
Mots Clés: Afrique Centrale, Economie, BAD
AFRIQUE AUSTRALE
L'Autorité Fiscale du Lesotho réalise des progrès positifs vers un système moderne de GRH - Ayant bénéficié de la première phase du programme de l'OMD en gestion des ressources humaines basé sur les compétences pour les directeurs et les professionnels (EPCB-HRMP) en janvier 2020, l'Autorité Fiscale du Lesotho (AFL) a depuis s’est lancée dans la mise en œuvre d'un ambitieux plan de travail de modernisation de la GRH avec le soutien de l'OMD. Depuis janvier 2020, l’AFL s'est volontairement engagée dans l’adoption de l'approche de GRH basée sur les compétences recommandées par l'OMD et a créé son groupe de travail multidisciplinaire de modernisation de la GRH. Ce groupe de travail a également entrepris des travaux préliminaires pour développer les outils de la GRH basés sur les compétences, y compris le référentiel de compétences et le dictionnaire de compétences. C’est dans ce contexte que l’OMD a conduit du 30 juin au 03 juillet 2020 une mission sur mesure de renforcement des capacités en ligne au profit dudit groupe de travail de modernisation de la GRH. L’objectif de cette mission virtuelle été de soutenir l'Autorité fiscale du Lesotho (AFL) à accroître sa capacité institutionnelle pour moderniser davantage son système de GRH, conformément aux recommandations énoncées dans le programme de GRH de l'OMD. L'e-atelier a réuni vingt et un (21) hauts fonctionnaires de tous les départements de l’AFL, y compris un représentant du syndicat. Au cours des sessions virtuelles, les discussions ont porté sur (i) l'utilisation efficace des outils de GRH basés sur les compétences (ii) la conception des processus RH basés sur les compétences; et (iii) la nécessité d'assurer à la fois les principes d'alignement stratégique et de cohérence opérationnelle. Une session a également été consacrée à la présentation et à l'explication de l'outil de l'OMD sur « l’étude de la charge de travail». Grâce à cette initiative, les membres du groupe de travail GRH de l’AFL sont désormais mieux équipés pour finaliser les outils et les processus de la GRH basée sur les compétences. Grâce à l'engagement ferme de la haute direction de l’AFL envers la modernisation de la GRH et à la qualité du travail du groupe de modernisation de la GRH, l'OMD est convaincue que l’AFL peut réussir son processus de modernisation de la GRH et devenir un champion régional dans la région de l’Union Douanière de l’Afrique Australe (UDAA) dans la mesure où l'engagement et les efforts sont maintenus. (OMD)
Mots clés: OMD, Fiscalité, Lesotho
AFRIQUE DU NORD
Maroc : l’industrie des engrais phosphatés visée par une enquête américaine sur des « subventions déloyales » – Le Département américain du commerce a lancé une investigation sur d’éventuelles « subventions illégales » accordées aux producteurs d’engrais phosphatés au Maroc, rapporte Reuters. Cette démarche intervient après la soumission d’une double requête par l’entreprise américaine Mosaic Company, leader mondial de concentrés de phosphate et concurrent de l’Office chérifien des Phosphates (OCP) auprès du Département et de la Commission américaine du commerce international (ITC). Dans les détails, l’institution gouvernementale indique qu’elle s’appuiera notamment sur les conclusions préliminaires attendues d’ici le 10 août d’une enquête de l’ITC sur les conséquences des importations d’engrais « subventionnés » sur l’industrie américaine. Si l’ITC parvient à prouver que lesdits achats pénalisent les acteurs domestiques, le Département devrait poursuivre ses propres investigations et dévoiler ses premiers résultats d’ici le 21 septembre prochain. « OCP est déterminé à se défendre vigoureusement compte tenu des allégations infondées (sur une concurrence inéquitable sur le marché américain de la part de producteurs étrangers d’engrais phosphatés, NDLR) figurant dans cette requête. Le Groupe OCP rappelle qu’il opère en totale conformité avec les lois et les réglementations relatives aux ventes de ses produits sur le marché américain », a indiqué l’OCP sur son site web au début du mois. Pour rappel, les USA comptent parmi les principaux marchés d’exportation de l’industrie marocaine des engrais. Le pays de l’Oncle Sam a importé en 2019 pour 729 millions $ d’engrais à base de phosphate marocain. (Agence ecofin)
Mots clés: Maroc, Engrais, Subventions
