LA QUOTIDIENNE DU CAPC 3 AOUT 2020

 

Les sujets du Jour :

En Argentine, un programme fiscal limité pour atténuer la crise sanitaire (Le grand continent)

Une économie zéro émission permettrait d’aboutir à la création de 15 millions d’emplois d’ici 2030 en Amérique latine et dans les Caraïbes (Organisation Internationale du Travail )

Afrique subsaharienne: 4,6 milliards de dollars de l’IFC pour le secteur privé (APA news)

Le secret du succès électrique de la Côte d’Ivoire  (Banque Mondiale)

l’Uemoa au chevet de l’agriculture et de l’élevage (APA News)

Cri d'alarme des exportateurs de vanille à Madagascar  (Commod Africa)

 Le Cameroun table sur des recettes pétrolières de 303 milliards de FCFA en 2021, en hausse de 5,8% (Investir au Cameroun )

la Banque africaine de développement accorde plus de 14 millions de dollars à République centrafricaine pour lutter contre le Covid-19  (BAD)

La BAD engage plus de 563 millions de FCFA dans deux projets de recherche sur le Covid-19 en Angola  (Fraternité matin)

Reconfiguration des chaînes de valeur mondiales, quelles opportunités pour le Maroc ? (Liberation )

le Parlement tunisien adopte finalement la loi d’adhésion à la ZLECAf (Agence ecofin)

 

 

INTERNATIONAL

En Argentine, un programme fiscal limité pour atténuer la crise sanitaire - La pandémie actuelle est sans aucun doute l’un de ces événements inattendus qui entraînent des réactions dynamiques de la part des différents États pour lisser non seulement la courbe de contagion mais aussi l’impact de la récession sur le bien-être de la population, en particulier pour les plus vulnérables. Cette note cherche à mettre en contexte la dimension actuelle des principaux programmes sociaux non contributifs, à examiner leur impact fiscal et leur viabilité.

  • La situation actuelle

Au cours des derniers mois, d’importants programmes de protection sociale ont été ajoutés à l’Asignación Universal por Hijo (AUH, allocation universelle pour enfant) existante, en particulier le programme Tarjeta Alimentar (carte alimentaire) depuis le début de l’année, et l’Ingreso Familiar de Emergencia (IFE, allocation familiale d’urgence), du fait de la crise provoquée par la COVID-19. Le premier consiste en une allocation pour un sous-ensemble de la population couverte par l’AUH (1,5 million d’Argentins), de 4 000 AR$ par mois (50 euros au taux de change officiel) pour les ménages avec un enfant et de 6 000 AR$ (75 euros) pour ceux qui en ont plus d’un1. Pour sa part, l’IFE consiste en un transfert de 10 000 AR$ pour les chômeurs, les informels, les travailleurs sociaux et ceux des catégories A et B, les employés de maison privés et les autres personnes non enregistrées. Le programme a touché près de 8 millions de bénéficiaires et a été mis en œuvre à deux reprises jusqu’à présent (avril et juin) avec de sérieux problèmes de sélection2. Une troisième phase a déjà été annoncée, bien que les détails de sa nouvelle mise en œuvre ne soient pas encore connus.

  • Portée, contexte et coût fiscal des programmes actuels par rapport au passé

Comme indiqué précédemment, la couverture de la protection sociale a été élargie et contraste avec la situation lors la sortie de la crise de convertibilité. Alors qu’en 2002/2003, sous le PJJHD, 5 % de la population était bénéficiaire de cette prestation, aujourd’hui, près de 17 % de la population a bénéficié des deux versements de l’IFE. De plus, les trois grands programmes actuels ont un degré élevé de chevauchement et, en principe, 1,5 million de titulaires sont éligibles pour recevoir les trois transferts. Autrement dit, environ 2,3 millions de détenteurs de l’IFE sont des bénéficiaires de l’AUH, dont 1,5 million sont à leur tour éligibles pour recevoir la carte alimentaire. Et, dans tous les cas, les ressources allouées atteignent des populations plus larges. D’autre part, en termes de couverture verticale (montant des prestations), une expansion est également observée par rapport aux expériences antérieures. Même si on mensualisait la valeur de l’IFE (il a été accordé 2 des 3 mois d’isolement social préventif obligatoire), elle serait similaire à ce qu’une famille de deux enfants reçoit à travers l’AUH et au montant initial reçu par les bénéficiaires du Plan Jefes en 2002/2003. Cependant, les problèmes de sélection qui ont été évoqués précédemment peuvent conduire le même ménage à avoir plus d’un bénéficiaire IFE (bien que la réglementation ne le prévoie pas) et le chevauchement entre les programmes lui-même rend la couverture verticale des ménages encore plus importante. (Le grand continent)

Mots Clés: Argentine, Covid-19, Fiscalité

Une économie zéro émission permettrait d’aboutir à la création de 15 millions d’emplois d’ici 2030 en Amérique latine et dans les Caraïbes - Dans une nouvelle étude inédite, La Banque interaméricaine de développement (BID) et l’Organisation internationale du Travail (OIT) indiquent que la transition vers une économie zéro émission nette pourrait créer 15 millions de nouveaux emplois nets en Amérique latine et dans les Caraïbes d’ici 2030. Pour soutenir une reprise durable après la pandémie de COVID-19, la région a besoin de toute urgence de créer des emplois décents et de bâtir un avenir plus durable et inclusif.  Selon ce rapport, la transition vers une économie à zéro émission nette de carbone entraînerait la perte de 7,5 millions d’emplois dans les secteurs de l’électricité produite à partir de combustibles fossiles, de l’extraction de combustibles fossiles et de la production de denrées alimentaires d’origine animale. Or, ces pertes d’emplois seraient plus que compensées par de nouveaux débouchés: 22,5 millions d’emplois seraient créés dans l’agriculture ainsi que dans les secteurs de la production de denrées alimentaires d’origine végétale, de l’électricité renouvelable, de la foresterie, de la construction et de l’industrie manufacturière.  Ce rapport est aussi le premier du genre à mettre en évidence comment la transition vers des régimes alimentaires plus sains et plus durables, qui réduisent la consommation de viande et de produits laitiers tout en privilégiant les aliments d’origine végétale, créerait des emplois et réduirait les pressions exercées sur la biodiversité unique de la région. Grâce à cette transition, le secteur agroalimentaire de l’Amérique latine et des Caraïbes pourrait intensifier la création de 19 millions d’emplois équivalents plein temps, et ce en dépit d’une perte de 4,3 millions d’emplois dans les secteurs de l’élevage de bétail et de volailles, des produits laitiers et de la pêche.  (OIT)

Mots Clés: Amérique Latine, Caraïbes, Transition écologique, Emplois

 

PANAFRICAIN

Afrique subsaharienne: 4,6 milliards de dollars de l’IFC pour le secteur privé - Ce montant est supérieur aux engagements atteints au cours de l’exercice 2019, qui étaient ressortis à 4,1 milliards de dollars, et ce, malgré les difficultés opérationnelles causées par la pandémie, souligne la note, ajoutant que ces investissements ont porté sur les secteurs de la santé, de l’agro-industrie, de l’énergie solaire, du financement du logement et des infrastructures, ainsi que sur le financement des PME. Les pays en situation de fragilité et de conflit ont été les principaux bénéficiaires de ces fonds. L’IFC y ayant engagé plus de 1,2 milliard de dollars du montant total. Cet appui de la Société financière internationale s’inscrit dans le cadre global d’un investissement de 5,6 milliards de dollars en soutien au développement du secteur privé en Afrique et au Moyen-Orient. Ainsi, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, où la pandémie a provoqué une baisse de la production pétrolière, des recettes touristiques et des transferts d’argents, IFC a investi plus d’un milliard de dollars pour soutenir la construction d'hôpitaux et de cliniques en Iraq, en Jordanie, en Égypte et au Maroc. En plus de ces investissements, poursuit la note, l’appui de l’IFC au Moyen-Orient et en Afrique a pris la forme de services-conseil, dont le montant s'est chiffré à plus de 590 millions de dollars répartis sur quelque 376 projets destinés à améliorer l’environnement des affaires et les politiques d’investissement, tout en mettant en avant et en créant de nouveaux marchés dans des secteurs prioritaires. Sur l’ensemble de ces projets, 45 % se sont évertués à améliorer l’égalité entre les femmes et les hommes. Plus généralement, les activités d’investissement et de conseil aux entreprises de IFC au Moyen-Orient et en Afrique ont notamment permis d’étendre l’accès des petites entreprises aux financements, de mieux relier les petits agriculteurs aux marchés, de remédier aux perturbations des chaînes d’approvisionnement causées par la pandémie et d’accroître l’accès à l'électricité et à des sources d’énergie renouvelable, conclut le document. (APA)

Mots clés: Afrique, PME, IFC

 

AFRIQUE DE L’OUEST

Le secret du succès électrique de la Côte d’Ivoire    Une révolution énergétique public-privé  - «Tout a commencé en 1993, lorsque le gouvernement de l’époque a décidé douvrir le marché de l’énergie au secteur privé pour éviter de revivre la grosse crise de délestage de 1984», explique Gérard Bile Tanoé, secrétaire général de CI- Energies. Une première en Afrique. L’idée derrière cette décision ? Accroître et améliorer l’accès à l’électricité afin de répondre aux besoins croissants, tout en limitant l’impact sur les finances publiques. Deux consortiums internationaux se lancent dans l’aventure et décident d’investir. Le premier construit la centrale de CIPREL qui commence à produire de l’électricité dès 1995.  Tout au bout de la commune de Youpougon célèbre pour ses commerces et restaurants, dans le village d’Azito, le second investisseur construit et commence à faire fonctionner la centrale thermique du même nom en 1999. «Au début, la centrale produisait 140 mégawatts, nous nous sommes développés depuis 20 ans pour tripler notre capacité qui atteint aujourd’hui 480 mégawatts», précise Jacques Kouassi, directeur technique dAzito. Un chiffre qui augmentera encore à 700 mégawatts dici 2022 avec la quatrième extension en cours de construction.

  • De l’électricité pour tous et 42 % d’électricité renouvelable d’ici 2035

Parallèlement à l’augmentation de la capacité de production,le groupe de la Banque mondiale a soutenu la transition vers des énergies plus propres en Côte dIvoire. Notamment lorsquAzito a investi dans de nouvelles turbines à vapeur en 2013, faisant de la Côte d’Ivoire le 1er pays d’Afrique à adopter le cycle combiné. Une technologie moins polluante qui permet de fournir une électricité bon marché, produite en plus grande quantité et en réutilisant les émanations de gaz. Elle permet aussi de faire face à la baisse de capacité de production des barrages hydroélectriques depuis les années 2010, causée par la diminution des ressources en eau, conséquence du changement climatique. La même année, afin de faire face à une demande croissante en énergie (de 8 % par an) et de délaisser le fioul au profit du gaz naturel, la Côte d’Ivoire a décidé d’investir dans l’extension de ses champs de gaz naturel réalisée par l’entreprise Foxtrot. IDA et MIGA ont une fois de plus apporté leur soutien avec un financement de 60 millions dollars et une garantie de 437 millions de dollars.   (Banque mondiale)

Mots clés: Côte d’Ivoire, Electricité, Production

Afrique de l’ouest : l’Uemoa au chevet de l’agriculture et de l’élevage  Grâce au Programme de recherche sur les secteurs agricoles prioritaires (PreFAP), « les secteurs ouest-africains du coton, du maïs, de l’élevage, de l’aquaculture et de la volaille sont plus compétitifs et offrent aux petits exploitants agricoles des revenus plus élevés aujourd’hui qu’il y a quelques années », note le document. Financé à hauteur de 1,5 milliard de FCFA, le PreFAP a été mis en œuvre par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) sur une période de cinq ans (2014-2019). Il a permis à quelque « 8 546 ménages, dont vingt-trois pour cent de femmes, d’améliorer leur situation grâce à l’adoption d’innovations éprouvées diffusées par le CORAF et les partenaires nationaux des instituts de recherche ». Le projet a par ailleurs permis la mise en place de « quinze plateformes d’innovation » dans les huit pays de la zone monétaire. Ces espaces virtuels sont des « lieux d’échange, d’apprentissage, de partage et d’adoption informels de technologies, d’innovations et de meilleures pratiques agricoles entre les principaux acteurs de la chaîne alimentaire d’une communauté donnée ». « La plupart des technologies générées tout au long du projet y ont été diffusées », informe le document. Outre l’amélioration des revenus, le projet a permis de renforcer les liens sociaux entre des tribus auparavant antagonistes, souligne le document, avant d’ajouter que 25 étudiants, dont 36 % de femmes, ont également obtenu des masters et des doctorats grâce au PreFAP. Ce dernier est structuré en trois grandes composantes que sont l’amélioration de l’accès au financement des acteurs du maillon commercialisation de la filière maïs (AMAFINE) ; la valorisation des tiges de coton en panneaux de particules (VATICOPP) et la valorisation des ressources génétiques animales et de l’aquaculture locale (PROGEVAL).  Le premier programme a été mis en œuvre au Bénin, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Le Bénin, le Mali et le Togo ont bénéficié du projet VATICOPP. Le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, le Niger et le Sénégal pour le projet PROGEVAL. Tous les huit pays de l’UEMOA ont bénéficié de ce projet qui vise à contribuer à la mise en œuvre de la Politique Agricole de l’Union (PAU).    (APA)

Mots clés: Afrique de l’ouest, Politique Agricole

AFRIQUE DE L’EST

Cri d'alarme des exportateurs de vanille à Madagascar : éviter le crash à $ 30 - Les filières des matières premières agricoles en Afrique sont nombreuses à connaître de profonds changements. A Madagascar, pour la première fois depuis 2009, le premier producteur et exportateur mondial de vanille a fixé fin février un prix fixe FOB à l'exportation de $ 350 le kilo pour toutes les qualités de vanille, essayant ainsi d'enrayer l'impact sur la Grande Ile de la chute des prix du marché (-50% depuis 2018) suite à une baisse de la demande et d'une offre soutenue au plan mondial (lire nos informations : Marcel Goldenberg, Mintec : le prix de la vanille va s'effondrer ces prochains mois). Deuxième bouleversement, un Conseil national de la vanille vient d'être créé pour réguler la filière et maintenir Madagascar dans sa position de leader mondial de la vanille.

  • De $ 350 à $ 250

La semaine dernière, alors que la campagne de collecte des gousses a démarré le 15 juillet dans la région de la Sava, poumon mondial de la vanille, le tout nouveau Conseil national de la vanille malgache a annoncé ramener de $ 350 à $ 250 ce prix fixe, toujours toutes qualités confondues.

  • Un prix en contradiction avec la demande mondiale

De son côté, pour le secteur privé, notamment pour le Collectif des exportateurs de vanille de Madagascar, la cause est entendue. Il  vient d'adresser un communiqué aux autorités dénonçant cette fixation "unilatérale" du nouveau prix qui ne correspondrait en rien à la réalité du marché.

  • Le nivelage de la qualité vers le bas

En style télégraphique, il détaille les répercussions que devrait engendrer cette décision : "Aucune valorisation des différents grade ne sera possible : le cuts sera vendu au prix de la Noire = nivelage de la qualité vers le bas ; Mauvaise répartition des retombées économiques, les paysans seront les grands perdants = perte de pouvoir d’achat, recrudescence potentiel du travail des enfants dans la filière ; Intérêt grandissant des acheteurs pour les autres origines qui sont moins chères et produisent davantage chaque année ;  Stock d’invendus conséquent  en fin de campagne ; Crash sur les prochaines campagnes = filière en péril ; Arrivée d’intervenant opportunistes et spéculateurs dans la filière ; Blanchiment, corruption".  Le Collectif estime la production malgache cette année à 2 000 t, soit en nette hausse, alors que la demande internationale ne serait que de 1 500 t. En outre, 500 t sont "actuellement achetés dans les autres pays producteurs", précise-t-il. Le calcul est donc simple : la demande internationale pour la vanille malgache ne serait que de 1 000 t cette campagne. L'objectif maintenant, conclut le Collectif, est d'"éviter un crash à $ 30."   (Commod Africa)

Mots clés: Madagascar, Vanille, Exportateurs

 

AFRIQUE CENTRALE

Le Cameroun table sur des recettes pétrolières de 303 milliards de FCFA en 2021, en hausse de 5,8% -  Le Document d’orientation budgétaire (DOB), qui sert de boussole à l’élaboration de la loi de finances 2021, projette les recettes pétrolières du Cameroun à 303,3 milliards de FCFA en 2021. Ce qui représente une hausse de 16,6 milliards de FCFA (+5,8%) par rapport aux 286,7 milliards contenu dans la loi des finances rectificatives 2020. Cette augmentation, explique le DOB, est du fait d’une projection de la remontée légère du prix mondial du baril de pétrole entre ces deux exercices (37,9 dollars US en 2021 contre 35,6 dollars US en 2020 et un taux de change du dollar US de 550 FCFA). Il faut dire que la production pétrolière du pays va rester quasiment stable. Elle est projetée à 21,2 millions de barils en 2021 contre 21,3 millions de barils en 2020. Cependant, indique le DOB, à moyen terme, les recettes pétrolières du Cameroun s’établiraient à 269,5 milliards de FCFA entre 2022 et 2023, soit une diminution de 33,8 milliards (-11,1%). Ceci en rapport avec la baisse de la production pétrolière projetée au cours de cette période et moins que compensée par la remontée des cours mondiaux du pétrole qui serait observée. (Investir)

Mots Clés: Cameroun, Pétrole, Recette budgétaire

République centrafricaine : la Banque africaine de développement accorde plus de 14 millions de dollars pour lutter contre le Covid-19 -  Le Conseil administration de la Banque africaine de développement a approuvé, vendredi 24 juillet, à Abidjan, un soutien budgétaire de 14,28 millions de dollars américains à la République centrafricaine pour financer son Programme d’appui en réponse à la pandémie de Covid-19 (PABRC-RCA). L’aide financière de la Banque se compose d’un don de 6,12 millions de dollars provenant du Fonds africain de développement et d’un autre don de 8,16 millions de dollars, issu du Fonds d’assistance technique. Pour appuyer les efforts du gouvernement centrafricain dans la mise en œuvre de son plan de riposte, le programme PABRC-RCA a pour principaux objectifs de soutenir la validation du plan de riposte sanitaire, le renforcement des capacités d’accueil des malades atteints de Covid-19, le renforcement de la capacité de test, avec une augmentation du nombre de laboratoires et la formation du personnel de santé pour le traitement des infections liées au nouveau coronavirus. Les capacités de dépistage devraient ainsi augmenter pour atteindre au moins 500 tests par jour, et les capacités de réponse aux situations sanitaires d'urgence se renforcer. Dans ce cadre, la Banque africaine de développement appuiera la construction, la rénovation et la fourniture d’équipements pour au moins cinq centres d’accueils des malades, au moins cinq laboratoires capables de dépister le virus  et la formation de plus de 300 agents de santé, dont au moins 50% de femmes, à la prévention des infections. Le programme PABRC-RCA apportera également un soutien direct aux ménages les plus vulnérables. Environ 500 exploitations, dont la moitié dirigée par des femmes, bénéficieront en effet, d’intrants agricoles durables et 1 000 ménages, avec 50% de femmes à leur tête, recevront des kits alimentaires. En outre, près de 200 grandes et moyennes entreprises bénéficieront de mesures fiscales afin de pouvoir redémarrer dans des conditions plus favorables leur activité de production et garantir ainsi la préservation des emplois. (BAD)

Mots Clés: République centrafricaine, BAD, Soutien Budgétaire

 

AFRIQUE AUSTRALE

Angola : La BAD engage plus de 563 millions de FCFA dans deux projets de recherche sur le Covid-19 - La Banque africaine de développement a engagé un financement d’un million de dollars, soit plus de 563 millions de FCFA, prélevé d’un projet en cours, pour le développement des sciences et des technologies, en faveur de deux projets de recherche pour l’atténuation du nouveau coronavirus en Angola. Le Projet de développement des sciences et des technologies, dont l’exécution est assurée par le ministère de l’Enseignement supérieur, des sciences, de la technologie et de l’innovation, vise à contribuer à la diversification économique de l’Angola à travers la recherche scientifique et technologique et grâce à la promotion d’un environnement porteur innovant. Le gouvernement angolais entend promouvoir la recherche et renforcer les capacités sanitaires, dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19. Le premier projet de recherche porte sur le profil épidémiologique, clinique et en laboratoire du Covid-19. Il bénéficiera d’un appui de 431 590 dollars. Le second relatif au renforcement des capacités face au coronavirus aura un soutien de 613 029 dollars.  Les accords de financement entre le coordinateur de l’unité de réalisation du projet, Ricardo Queirós, et les chercheurs principaux ; Fernanda Dias, professeure à la faculté de médecine de l’Université Agostinho Neto, et Joana Afonso, directrice générale de l’Institut national de la recherche en santé ont été signés lors d’une cérémonie organisée le lundi 20 juillet, à Luanda, en visioconférence par le ministère angolais de l’Enseignement supérieur. Ces projets intègrent des entités de recherche de référence du Brésil, du Portugal, de la Suède et du Royaume-Uni. Le Projet est également mené en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé et les Centres africains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).   (Frat Mat)

Mots clés: Angola, BAD, Recherche

 

AFRIQUE DU NORD

Reconfiguration des chaînes de valeur mondiales, quelles opportunités pour le Maroc ? - Le cataclysme provoqué par la pandémie de Covid-19 a dévoilé au grand jour les limites et les vulnérabilités des chaînes de valeur mondiales sous leur modèle actuel. Le recours à des sous-traitants lointains et des chaînes logistiques mondialisées qui fut un vecteur clé de compétitivité s’est révélé une arme à double tranchant sur fond de ruptures d’approvisionnement dans de nombreux secteurs économiques. Après des années de boom économique et de croissance tirés par la maîtrise des coûts et des délais rendue possible grâce aux chaînes de valeur globalisées qui organisent la conception, la production et la circulation des biens manufacturés, la crise est venue changer ces paradigmes et pousser les pays occidentaux à regagner leur souveraineté industrielle en réduisant leur dépendance vis-à-vis des puissances industrielles asiatiques comme la Chine. Alors que se dessinent les contours d’une nouvelle mondialisation et de chaînes de valeur réinventées qui privilégient des relocalisations régionales, le Maroc de par son expertise industrielle et logistique ainsi que sa position géographique aux portes de l’Europe se voit offrir de réelles opportunités pour intégrer de nouvelles chaînes de valeur régionales, notamment, dans l’espace euro-méditerranéen.  “A cause des coûts de production élevés, la réinternalisation de l’ensemble des chaînes de valeur en Europe me semble utopique mais une colocalisation vers les pays du voisinage des deux rives de la Méditerranée pourrait être une opportunité pour le Maroc, hub entre l’Afrique et l’Europe”, a déclaré à la MAP l’économiste Abdelghani Youmni. Le spécialiste des politiques publiques dans les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée (PSEM) a évoqué de nombreuses opportunités qui se présentent au Royaume suite à la reconfiguration en cours des chaînes de valeur, notant que le Maroc recèle un potentiel de sous-traitance dans divers secteurs industriels, notamment l’électronique, l’aéronautique, l’automobile, le textile, les produits pharmaceutiques ou encore le numérique.  Le Maroc jouit déjà des relations privilégiées avec l’Europe, son principal partenaire commercial, dont de nombreux pays ont fait les frais d’une forte dépendance sur des chaînes de valeur étendues et interdépendantes. “Le Maroc dispose d’un statut avancé auprès de l’Union européenne et a toujours réaffirmé sa position d’acteur agissant au sein de la région euro-méditerranéenne et de médiateur dans le voisinage élargi avec l’Afrique Sub-saharienne”, se réjouit M. Youmni. Outre cette donne, il a fait valoir que “le Royaume a entrepris des réformes majeures tant politiques qu’économiques et sectorielles, au niveau des finances publiques, le commerce extérieur, le marché du travail, le cadre réglementaire du climat des affaires, de la compensation et puis du marché de change”. (Liberation)

Mots clés: Maroc, Chaine de valeur, Covid-19

Tunisie : le Parlement adopte finalement la loi d’adhésion à la ZLECAf L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) de Tunisie (Parlement monocaméral du pays) a finalement adopté mercredi 22 juillet, le projet de loi organique relatif à l’approbation de la convention fondatrice de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Le vote qui a eu lieu au cours d’une séance plénière a enregistré 152 voix pour, aucune abstention et aucune voix contre. L’adoption de ce projet de loi organique va permettre au gouvernement tunisien qui a signé la convention d’adhésion à la Zlecaf le 21 mars 2018 de parachever les procédures d’adhésion à cette zone de libre-échange. Le 5 mars 2020, l’ARP avait refusé faute de quorum, l’adoption de ce projet de loi. Un acte qui a fait couler beaucoup d’encre. Entrée en vigueur depuis le 30 mai 2019, la ZLECAf doit couvrir un marché de 1,2 milliard de personnes représentant un produit intérieur brut (PIB) de 2500 milliards $. Selon la Commission économique pour l'Afrique (CEA), la mise en œuvre de la ZLECAf pourrait accroître le commerce intra-africain de 52,3 % en éliminant les droits de douane à l'importation, et le doubler si les obstacles non tarifaires sont réduits.   (Agence ecofin)

Mots clés: Tunisie, Zlecaf