LA QUOTIDIENNE DU CAPC 4 AOUT 2020
Les sujets du Jour :
Canada : des normes statistiques éprouvées et fiables (Statcan)
Covid-19 : la BAD accorde 123 millions € au Malawi, Madagascar, Mozambique et São Tomé pour lutter contre la pandémie (Agence ecofin )
Le Mali éligible aux avantages de l'AGOA pour les textiles et les vêtements (Commod Africa)
Hausse de 15% des exportations de karité du Burkina (Commod Africa)
Senégal : un gain de 7, 9 % de la production industrielle au 1er trimestre 2020 (APS)
Corne de l'Afrique: une étude de 500 000 USD pour comprendre l’impact des investissements portuaires des pays du Golfe (Agence ecofin)
Cemac : la Beac va injecter 600 milliards FCFA dans un programme de rachat de la dette des Etats (Agence ecofin )
En vue de constituer un « stock de sécurité », le Cameroun va importer 200 000 tonnes de riz exempté de droits de douane (Agence ecofin)
Malawi : le gouvernement subventionnera les engrais pour tous les producteurs de maïs en 2020/2021 (Agence ecofin)
Tunisie : la BCT décide de maintenir inchangé son taux d’intérêt directeur (L’economiste Maghrebin)
Maroc : les ménages endettés pour 358,6 milliards de DH en 2019 (Le matin)
INTERNATIONAL
Canada : des normes statistiques éprouvées et fiables - Le Centre des statistiques sur le genre, la diversité et l'inclusion de Statistique Canada a été créé dans le but de soutenir l'élaboration de politiques et de programmes fondés sur des données probantes en suivant l'évolution et en rendant compte des enjeux relatifs au genre, à la diversité et à l'inclusion. Les analyses récentes du Centre quant aux conséquences de la COVID-19 ont souligné les différences dans les répercussions économiques et les perceptions de la sécurité personnelle selon le groupe ethnoculturel. Il est impossible de disposer de renseignements fiables sur le genre, la diversité et l'inclusion au Canada en l'absence de normes statistiques solides définissant clairement les concepts que l'on mesure. En tant qu'organisme statistique national, Statistique Canada joue un rôle de premier plan en veillant à ce que des normes statistiques solides soient établies et adoptées dans le cadre du système statistique national. Cela comprend l'accessibilité aux normes statistiques pour la collecte de données désagrégées.
- Les normes statistiques nationales sont essentielles pour comprendre, interpréter et comparer les données
Pour être en mesure de fournir des renseignements et des perspectives sur divers groupes de population, les données doivent d'abord être recueillies de façon normalisée afin d'établir des comparaisons significatives. C'est là que les normes statistiques éprouvées et fiables entrent en jeu. Des normes statistiques, c'est-à-dire des ensembles de règles qui permettent de normaliser la manière dont les questions sont posées aux Canadiens pendant la collecte des données et la manière dont les statistiques sont diffusées, doivent être établies.
- Des normes éprouvées et fiables
Les normes statistiques sont le reflet de l'évolution de la société et de l'économie canadiennes. À mesure que la population, la société et l'économie du Canada évoluent, Statistique Canada révise ses normes afin de continuer à servir les Canadiens en leur fournissant des renseignements statistiques de grande qualité qui comptent. L'élaboration de normes statistiques nationales est un élément clé du mandat de Statistique Canada. Afin de maintenir un système statistique solide et cohérent, Statistique Canada collabore avec d'autres organismes pour assurer la concordance avec ces normes nationales. Aujourd'hui, l'Institut canadien d'information sur la santé publie un document de discussion portant sur ses propositions de normes en matière de collecte de données sur la race dans les systèmes de soin de santé. L'élaboration de normes statistiques solides constitue le fondement d'un système statistique fiable et comprend de multiples phases de mobilisation auprès des universitaires, des spécialistes du domaine, des groupes communautaires et des membres de la collectivité. Avant de pouvoir être utilisées dans les statistiques officielles, les normes sont testées et validées pour s'assurer qu'elles sont comprises, fiables et utiles. (Statcan)
Mots Clés: Canada, Covid-19, Statistiques fiables
PANAFRICAIN
Covid-19 : la BAD accorde 123 millions € au Malawi, Madagascar, Mozambique et São Tomé pour lutter contre la pandémie - Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, mercredi 22 juillet à Abidjan, un financement multinational de 123,34 millions d’euros pour trois pays d’Afrique australe (Malawi, Madagascar et Mozambique) et São Tomé-et-Principe dans le cadre du programme de riposte contre la pandémie de Covid-19. Ce financement, qui représente un total de 100,40 millions d’unités de compte, est composé de prêts et de dons du Fonds africain de développement, le guichet de prêt à taux concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement, et du Fonds d’appui à la transition, un mécanisme de financement de la Banque destiné aux pays en transition. Ces fonds, destinés au programme multi-pays d’aide à la riposte contre la pandémie de Covid-19 (MCSP), vont permettre à ces quatre pays de faire face à la crise sanitaire et à ses conséquences économiques et sociales. Le Malawi bénéficiera de 40,53 millions d’euros (32,9 millions d’UC), dont un prêt de 22,01 millions d’euros (17,87 millions d’UC) et un don de 18,51 millions d’euros (15,03 millions d’UC). Madagascar recevra un prêt de 36,85 millions d’euros (30 millions d’UC), et le Mozambique un total de 36,85 millions d’euros (30 millions d’UC), avec un don de 18,42 millions d’euros (15 millions d’UC) et un prêt de 18,42 millions d’euros (15 millions d’UC). São Tomé-et-Principe bénéficiera d’un don de 9,21 millions d’euros (7,5 millions d’UC). L'aide de la Banque a pour objectif d’appuyer le plan de réponse au Covid-19 et les efforts des gouvernements de Madagascar, du Malawi, du Mozambique et de Sao Tomé-et-Principe pour lutter contre la pandémie et protéger les vies, les moyens de subsistance et les emplois face à la pandémie. Le programme financera des mesures dans trois domaines prioritaires liés notamment à la protection de la productivité de la main-d'œuvre contre la menace d'épidémie en renforçant la capacité de diagnostic et la réponse en matière de santé publique. Il aidera aussi à la sauvegarde des revenus et des moyens de subsistance grâce à une protection sociale améliorée, et au renforcement de la résilience économique et la préservation de l'emploi. (Agence ecofin)
Mots clés: BAD, Protection social, Emploi, Covid-19
AFRIQUE DE L’OUEST
Le Mali éligible aux avantages de l'AGOA pour les textiles et les vêtements – Le bureau du représentant américain du Commerce (USTR) a récemment notifié que les importations de produits éligibles en provenance du Mali étaient admissibles aux avantages pour les textiles et les vêtements en vertu de la loi sur les opportunités de croissance en Afrique (AGOA) à compter du 4 août. Une décision qui fait suite aux mesures prises par le Mali. Le pays a adopté un système efficace de visa et des procédures connexes pour empêcher le transbordement illégal d'articles textiles et d'habillement, indique une note de l’USTR. Il a également pris des mesures pour empêcher l'utilisation de documents contrefaits dans le cadre de l'expédition de ces articles, et a mis en œuvre et suit, ou fait des progrès substantiels dans la mise en œuvre et le suivi, des procédures douanières requises par l'AGOA. Le Mali est le 175ème partenaire commercial des États-Unis avec $84 millions de commerce bilatéral total en 2018, selon le site de l’AGOA. Les exportations de marchandises – avions, machines, machines électrique, caoutchouc, et véhicules - ont totalisé $79 millions tandis que les importations de biens – art et antiquités, machines électrique, graisses et huile - se sont élevées à $5 millions. L’excédent commercial des États-Unis avec le Mali s’élève donc à $74 millions en 2018, en hausse de 25,7% par rapport à 2018. (Commod Africa)
Mots clés: Mali, Commerce, Textile, AGOA
Hausse de 15% des exportations de karité du Burkina– Les revenus d'exportation de la filière karité au Burkina Faso sont passés de $ 52,7 millions en 2016 à $ 61,8 millions en 2019 soit une hausse de près de 15%, selon la Banque africaine de développement (BAD), dressant le bilan du Projet d’appui au développement intégré de la filière karité pour l’autonomisation économique des femmes (Padifk). Le Padifk, mis en œuvre entre 2016 et 2019 pour stimuler les exportations des produits du karité, a été financé à hauteur de $ 993 000 par un don du Fonds d’assistance au secteur privé africain (FAPA) de la BAD. Il avait pour objectif d’organiser, de structurer en organisations faîtières et d’accompagner le développement d’au moins 100 organisations réparties le long de la chaîne de valeur. Le Burkina Faso est le deuxième producteur mondial d’amandes de karité derrière le Nigéria avec une production annuelle variant de 450 000 à 600 000 tonnes. Elle est composée de quatre maillons : production (collecte et production des amandes), transformation (savon, beurre de karité et autres produits dérivés), distribution/commercialisation (vente des amandes, et produits cosmétiques à base du beurre de karité, exportation) et interprofession qui en est donc la faîtière. Les différents maillons ont reçu leur récépissé de reconnaissance officielle en 2019. Au total, 150 000 membres des organisations ont bénéficié du Padifk en 2019, dont 90% de femmes. Notons que les peuplements les plus denses de karité sont le Centre-Ouest, la Boucle du Mouhoun, les Hauts-Bassins et le Sud-Ouest du pays. Les principaux produits exportés par la filière sont les amandes, le beurre et les produits cosmétiques. Les principales destinations sont la France, le Ghana, la Malaisie, les Pays‑Bas et l’Allemagne pour le beurre. Les amandes sont exportées en grande partie vers le Danemark, le Ghana, le Togo et l’Inde, les produits cosmétiques vers le Togo, la France et les États-Unis. Parmi les évolutions découlant du projet, une présidente d’association de production souligne la montée en puissance du beurre de karité bio, le passage du barattage manuel au barattage mécanique, la réduction de 15% au moins du temps de travail, l’automatisation des tâches. "En outre, avec le filtre, nous obtenons un beurre répondant aux normes sur les impuretés et avec la remplisseuse d’huile et de crème, nous avons un gain de temps de travail d’environ 30 % ", précise-t-elle. (Commod Africa)
Mots clés: Burkina Faso, Karité, Exportations, Genre
Senégal : un gain de 7, 9 % de la production industrielle au 1er trimestre 2020 – L’activité industrielle est ressortie en hausse de 7, 9 % au cours des trois premiers mois de 2020 comparativement au trimestre précèdent, a-t-on appris de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Cette évolution résulte de la performance réalisée dans les industries du papier et du carton, mécaniques (+26,1%), alimentaires (+21,7%), des matériaux de construction (+6,5%) ainsi que dans les industries extractives (+4,2%), rapporte la note sur les évolutions économiques récentes de la structure. Un dynamisme atténué par le recul de 12 % de l’activité dans les industries textiles et du cuir, de 4, 7 % de la production d’énergie, et de 0, 2 % enregistré dans le secteur des industries chimiques, indique le rapport consulté à l’APS. En comparaison de son niveau du premier trimestre 2019, la production industrielle a progressé de 1 %, relève l’ANSD. (APS)
Mots clés: Sénégal, Production industrielle
AFRIQUE DE L’EST
Corne de l'Afrique: une étude de 500 000 USD pour comprendre l’impact des investissements portuaires des pays du Golfe - Comment l’augmentation des investissements du Golfe dans les infrastructures portuaires de la Corne de l’Afrique façonne-t-elle le paysage politique de la région ? C’est à cette question que veulent répondre les experts de l'université de Birmingham dans le cadre d’un nouveau projet de recherche de 500 000 USD. Entièrement financée par Carnegie Corporation of New York, l’une des fondations subventionnaires les plus anciennes et les plus influentes des Etats-Unis, cette étude s’étalera sur une période de deux ans. Les experts conduiront simultanément leurs recherches aux Emirats arabes unis ainsi que dans trois villes d'Afrique de l’Est : Djibouti, Bossaso (Somalie) et Berbera (Somaliland). Seront également mis à contribution, les chercheurs de l'université de Durham (Royaume-Uni), de l'université de Hargeisa (Somaliland), de l'université d'Etat du Puntland (Somalie) et de l'université de Djibouti. Selon la cheffe d’équipe, Dr May Darwich du département de science politique et d'études internationales, de l’université de Birmingham, « ce projet vise à approfondir la connaissance et la compréhension de la façon dont les investissements infrastructurels dans les régions façonnent la dynamique politique aux niveaux régional, national, local et individuel ». La Corne de l'Afrique est l'extension la plus orientale des terres africaines et abrite des pays comprenant Djibouti, l'Erythrée, l'Ethiopie et la Somalie. Cet ensemble revêt une importance géostratégique qui a conduit, ces dernières années, à de lourds investissements dans des infrastructures portuaires, transformant la région en un espace de concurrence géopolitique et géoéconomique entre les Etats du Golfe et d'autres puissances telles que les Etats-Unis, la Chine et la Turquie. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique de l’est, Infrastructure portuaires, Pays du Golf
AFRIQUE CENTRALE
Cemac : la Beac va injecter 600 milliards FCFA dans un programme de rachat de la dette des Etats - le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) a autorisé un programme de rachats ponctuels et ciblés, sur le marché secondaire, des titres publics émis par les Etats membres de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad). Les titres publics sont des espèces de reconnaissance de dette délivrée par les Etats à ceux qui leur ont prêté de l’argent. Chacun de ces titres publics a une durée à l’issue de laquelle l’Etat commence à rembourser sa dette. Mais si le détenteur de ce titre a un problème d’argent avant la date du début du remboursement par l’Etat, il peut décider de le vendre à un tiers capable d’attendre cette échéance. La décision du CPM autorise donc la Beac à racheter ces titres auprès de ceux qui les détiennent et ont des besoins d’argent, notamment du fait de la crise créée par le coronavirus. Cela revient à racheter la dette des Etats et se faire rembourser plus tard par ceux-ci. Le CPM a fixé l’enveloppe globale maximale de ce programme à 600 milliards FCFA pour l’ensemble de la Cemac et la maturité des titres publics à 10 ans au maximum. Ça veut dire que la Beac ne va pas racheter des dettes qui doivent commencer à être remboursées par les Etats dans plus de 10 ans. Ce programme devrait durer six mois avec une prolongation possible de six mois supplémentaires, en tant que de besoin, et suivant les perspectives économiques en 2021. Mais on ignore pour l’instant quand il sera enclenché. Pendant sa durée, le programme devrait rendre les titres publics plus attractifs, les souscripteurs étant assurés de les revendre à la Beac en cas de besoin ponctuel de liquidité. Ce qui devrait rendre les conditions d’endettement plus favorables pour les Etats, eux-mêmes en difficulté, du fait de la pandémie. (Agence ecofin)
Mots Clés: CEMAC, BEAC, Dette, Covid-19
En vue de constituer un « stock de sécurité », le Cameroun va importer 200 000 tonnes de riz exempté de droits de douane - A rebours de sa récente décision de tourner le dos aux exonérations tarifaires afin de favoriser la production locale, le Cameroun a autorisé l’importation de 200 000 tonnes de riz exempté de droits de douane. L’objectif visé est de constituer un stock de sécurité pour le reste de l’année 2020. Dans une correspondance datée du 5 juin 2020 et signée du ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze, l’on apprend que le Cameroun a autorisé l’importation, en franchise de droits de douane, de 200 000 tonnes de riz pour constituer un « stock de sécurité » afin de couvrir les besoins du marché national pour le reste de l’année 2020. Les 200 000 tonnes de riz à importer ont été réparties entre différents importateurs. On sait par exemple que la société Sonam, premier importateur de riz en 2019 avec 226 816 tonnes, devra importer 70 000 tonnes. Après avoir totalement exonéré le riz de droits de douane en 2008, le Cameroun les a partiellement rétablis depuis 2016. Un Tarif extérieur commun (Tec) de 5%, contre un taux de 20% normalement prévu, est appliqué aux importations de riz. A en croire la lettre du Minfi, ces 200 000 tonnes de riz ne paieront pas ce Tec. « Je vous engage à répercuter la dépense fiscale induite sur le prix de vente desdites denrées », écrit Louis Paul Motaze dans un courrier adressé au directeur général de Sonam.
- A rebours du discours
Cette décision a surpris plus d’un. Car elle intervient dans un contexte où le gouvernement affirme vouloir implémenter une nouvelle stratégie pour booster la production locale. Concrètement, le Cameroun prévoit, selon le Document d’orientation budgétaire (DOB), de faire passer le taux du Tec de 5% à 10% en 2021. Il propose par ailleurs de plafonner les financements bancaires afférents aux importations et de limiter les volumes des produits importés. Le gouvernement annonce également des dispositions particulières pour les filières légumineuses et féculents dont la production est susceptible de compenser le gap de la demande inhérent à la réduction des importations. (Agence ecofin)
Mots Clés: Cameroun, Importations, Riz, Droit de douanes
AFRIQUE AUSTRALE
Malawi : le gouvernement subventionnera les engrais pour tous les producteurs de maïs en 2020/2021 - Au Malawi, le gouvernement a élargi son programme de subventions d’engrais dénommé « Affordable Inputs Program » à tous les producteurs de maïs du pays. Ciblant initialement 1 million d’individus, cette initiative profitera désormais à 3,3 millions de producteurs supplémentaires. Elle permet aux bénéficiaires d’acquérir le sac de 50 kg d’engrais à un prix réduit de 4495 kwachas (6 $) contre 20 000 kwachas (27 $) sur le marché local. D’après Reuters qui rapporte l’information, cette démarche de l’exécutif devrait augmenter les superficies emblavées de 1,7 million d’hectares et permettre de porter la production de maïs à 6,8 millions de tonnes. Ce volume qui représente un peu moins du double de la récolte précédente (3,7 millions de tonnes) permettra au pays de satisfaire sa consommation intérieure et de dégager un surplus exportable. Pour rappel, le Malawi consomme annuellement 3,2 millions de tonnes de maïs. La culture de la céréale est l’apanage de 69 % des ménages. (Agence ecofin)
Mots clés: Malawi, Production, Maïs, Subvention
AFRIQUE DU NORD
Tunisie : la BCT décide de maintenir inchangé son taux d’intérêt directeur - Le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur à 6,7%. Le Conseil de la BCT a mis l’accent sur la nécessité de retrouver la stabilité politique. Afin d’éviter le climat d’incertitude qui aggrave la crise économique. En effet, cette stabilité représente un facteur essentiel pour accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles. Nécessaires à la relance de l’économie et pour promouvoir l’investissement.
- Les avoirs nets en devises s’élèvent à 136 jours d’importations
Revenant sur les flux nets de capitaux extérieurs, le conseil a indiqué que ces flux ont permis de couvrir le déficit courant. Et de consolider le niveau des avoirs nets en devises. Lesquels ont atteint 20.903 MDT ou 136 jours d’importations au 27 juillet 2020. Contre 16.078 MDT ou 90 jours d’importation à la même date de l’année précédente. S’agissant des évolutions récentes du secteur extérieur, le Conseil a constaté la régression du déficit courant aux environs de 4% du PIB au premier semestre de l’année en cours, contre 5,6% pour la même période de l’année précédente. Ce résultat est imputable principalement à la contraction de l’activité économique aux niveaux national et international, ce qui a impacté le rythme des échanges commerciaux et de l’activité touristique.
- Contraction de la croissance économique de l’ordre de 6,5%…
Quant à la croissance économique, la BCT a souligné qu’elle devrait connaître une forte contraction de l’ordre à hauteur de 6,5%, durant l’année en cours. En relation avec la baisse de l’activité dans la plupart des secteurs. En particulier, les industries exportatrices. Ainsi que le tourisme et le transport et, à un moindre degré, les industries non-manufacturières. (L'economiste Maghrebin)
Mots clés: Tunisie, Banque centrale, Taux directeur
Maroc : les ménages endettés pour 358,6 milliards de DH en 2019 – L’endettement des ménages poursuit sa croissance. En 2019, son encours a atteint 358,6 milliards de DH, en hausse de 5,1% sur un an, un peu moins que les +5,7% réalisés un an plus tôt. Ce montant représente 31% du PIB, selon le Rapport annuel 2019 sur la supervision bancaire de Bank Al-Maghrib (BAM). Le crédit à la consommation pèse 37% de l’endettement des ménages, le reste (63%) revient au crédit à l’habitat. Ce dernier affiche un encours de 226,3 milliards de DH, soit une croissance qui ralentit à 3,8% contre 5% un an plus tôt. Le nombre de bénéficiaires, lui, a reculé de 1,7% à près de 67.300. La baisse est de 35% pour les prêts encouragés par l’Etat. Pour les prêts libres, le nombre de clients a augmenté de 11%. De son côté, le montant moyen des prêts ressort à 391.000 DH, en baisse de 7.000 DH sur un an. L’encours des prêts libres, représentant une part de 82%, a marqué une hausse de 1,1%, contre 6% un an auparavant. Pour leur part, les prêts encouragés par l’Etat ont vu leur encours reculer de 2,1%. « Ils se sont ainsi établis à 38,5 milliards de DH, dont 20,6 milliards au titre du FOGALEF et FOGALOGE, 16,1 milliards au titre du FOGARIM et 1,8 milliard au titre de l’Habitat Bon Marché », précise le rapport. En outre, le taux d’intérêt moyen ressort à 4,45%, en chute de 48 points de base sur un an. Les crédits à taux fixe représentent 95% de l’encours et 98% de la production. Les crédits de plus de 20 ans comptent pour 58% du total, ceux compris entre 10 et 20 ans, pour 35%. L’encours des crédits à la consommation, lui, atteint 132 milliards de DH, soit une hausse de 7,4%, après 7% en 2018. Les prêts distribués par les sociétés de crédit gagnent 7,4% contre 8% un an plus tôt, ceux des banques avancent de 7,4% contre 6,2%. La Mourabaha dédiée aux véhicules compte pour 776 millions de DH, précise BAM. Les crédits de plus de 5 ans représentent 75% du total, ceux de moins de 3 ans 5%. Les prêts personnels constituent toujours le type de crédit le plus utilisé par toutes les tranches d’âge avec une part de 70%. Les cartes revolving représentent 7% de crédits contractés par les plus de 50 ans et seulement 1% par les moins de 30 ans. (Le matin)
Mots clés: Maroc, dette, ménage
