LA QUOTIDIENNE DU CAPC 5 AOUT 2020
Les sujets du Jour :
Maroc : l’OCP pourrait suspendre ses exportations d’engrais vers les USA avec l’imposition de droits compensateurs (Agence ecofin)
Le PNUD propose un plan anti-covid-19 de 1198 milliards $ pour les pauvres du monde (Agence ecofin)
Les taxes roses freinent l’accès des femmes à de meilleurs emplois (Financial Afrik)
Faut-il décliner les partenariats publics-privés à de nouveaux secteurs d’activité? (Agence ecofin)
Togo : la facturation en ligne des conteneurs à l’import est désormais obligatoire (Agence ecofin)
Importations de l’UE : le Cameroun débute la suppression des droits de douanes sur les carburants, véhicules, ciments... (Investir au Cameroun)
La Banque mondiale alloue 300 millions $ à la mise en place d’un marché électrique ouest-africain (Agence ecofin)
L'Afrique du Sud reçoit 4,3 milliards $ du FMI, une première en 26 ans (Agence ecofin )
Kenya : une étude en cours pour la construction d’une centrale nucléaire de 5 milliards $ (Agence ecofin)
Diamants en Afrique: sauver les Etats producteurs ? (Financial Afrik)
Coronavirus: le Ghana dévoile un programme de 17 milliards $ sur 3 ans pour redresser l'économie (Agence ecofin)
Algérie : les recettes d’exportation d’hydrocarbures chuteront à 23 milliards $ en 2020 (Agence ecofin)
INTERNATIONAL
Le PNUD propose un plan anti-covid-19 de 1198 milliards $ pour les pauvres du monde - Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a estimé qu’environ 199 milliards $ par mois pourraient fournir un revenu minimum garanti pendant six mois aux 2,7 milliards de personnes vivant en dessous ou juste au-dessus du seuil de pauvreté dans 132 pays en développement, apprend-on d'un communiqué publié par cette institution. « Il est urgent d’adopter cette mesure réalisable dans un contexte où la pandémie se propage désormais à un rythme de plus de 1,5 million de nouveaux cas par semaine, en particulier dans les pays en développement où sept travailleurs sur dix vivent grâce aux marchés informels et ne peuvent pas gagner d'argent s'ils restent chez eux », peut-on lire dans l'annonce qui présente ce point, comme étant la conclusion d'un rapport sur l'impact de la covid-19 dans le monde. L'organisation onusienne cite, en Afrique, l'exemple du Togo, où le gouvernement a distribué plus de 19,5 millions de dollars d'aide financière mensuelle à plus de 12 % de la population, grâce à son programme de transferts monétaires, principalement aux femmes qui travaillent dans le secteur informel. Elle estime qu'une telle mesure est réalisable, si un moratoire est accordé sur les 3100 milliards $ qui seront dépensés par les pays en développement pour le remboursement de la dette. Cette approche globale de réponse anti-covid-19 n'est pas très éloignée de ce pour quoi milite l'Agence ecofin et qui est dans le sillage des propositions formulées par plusieurs grands économistes. La proposition du PNUD consiste en un programme qui va durer 6 mois seulement, à raison de 74 $ par personne ciblée. Au final, elle laissera les pays concernés avec leurs défis macroéconomiques intacts. (Agence ecofin)
Mots Clés: Pnud, Pays Pauvre, Covid-19
Les taxes roses freinent l’accès des femmes à de meilleurs emplois - Dans un rapport publié le 30 juillet 2020, la Banque Mondiale démontre que l’intensification des échanges commerciaux ans le monde bénéficie économique aux femmes. En revanche, les “taxes roses” et d’autres obstacles freinent l’accès à de meilleurs emplois et à l’égalité salariale. Cette étude préparée en collaboration avec l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) montre que les entreprises intégrées aux chaînes de valeur mondiale emploient un pourcentage plus élevé de femmes (33%) que les entreprises qui n’en font pas partie. En outre, détaille le rapport intitulé en anglais “The Role of Trade in Promoting Women’s Equality”, lorsque les pays s’ouvrent au commerce, la part des salaires des femmes dans le secteur manufacturier augmente de 5,8 points de pourcentage en moyenne. Le rapport souligne également l’importance de lutter contre les discriminations à l’encontre des femmes dans le cadre des politiques commerciales. Si aucun pays n’impose ouvertement des modes de fixation de prix en fonction du sexe, les préjugés implicites peuvent déboucher sur des “taxes roses” économiquement préjudiciables aux femmes. Selon l’étude, les produits spécifiquement consommés par les femmes sont vendus plus chers que ceux destinés aux hommes. Dans le secteur de l’habillement par exemple, les prix des articles pour femmes sont globalement supérieurs de 2,77 milliards de dollars à ceux des vêtements pour hommes, un écart qui a augmenté d’environ 11% en termes réels entre 2006 et 2016. De telles disparités concernent les consommatrices du monde entier. (Financial Afrik)
Mots Clés: Genre, Emplois, Taxes, Egalité salariale
PANAFRICAIN
Faut-il décliner les partenariats publics-privés à de nouveaux secteurs d’activité ? - Selon la Banque africaine de développement (BAD) les besoins en infrastructures sur le continent, se situent entre 130 milliards et 170 milliards par an, alors que les engagements sont compris entre 67 milliards et 83 milliards. L'état de sous-dotation est particulièrement net en matière d'électricité, car avec 44%, l'Afrique enregistre le taux d'électrification le plus bas au monde. Un Africain consomme en moyenne l'équivalent de 4% de la consommation d'un Nord-Américain. Avec 26 % de ses habitants ayant accès à l'électricité (contre 89 % à l'échelle mondiale), le Sahel est plongé dans le noir. Ce constat ne doit cependant pas occulter l'hétérogénéité des situations ni les progrès accomplis dans certains pays, à l'instar du Sénégal. « Nous devrons investir 600 milliards de Fcfa afin que nos compatriotes qui vivent encore à l'ère de la bougie et de la lampe à pétrole accèdent, enfin, à l'électricité », déclarait le président du Sénégal, à l'occasion de sa dernière allocution de fin d'année à la Nation. Le pays qui enregistre un taux d'électrification de 64 %, s'est engagé à investir 1Md USD dans l'électrification rurale à l'horizon 2023, pour recouvrir les dernières zones d'ombres au tableau de l'émergence sénégalaise...
- De la polarisation du secteur énergétique à la diversification
A ce jour, les projets de PPP en matière d'agriculture se multiplient et la santé pourrait bien connaître un regain d'intérêt, suite à la pandémie de SARS-CoV-2. Il faut dire que les besoins sont criants. Une étude de la RAND Corporation révélait en 2016 que, sur les 25 pays les plus vulnérables aux maladies infectieuses, 22 se trouvaient en Afrique (les autres étant l'Afghanistan, le Yémen et Haïti). Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'Afrique fabrique moins de 2 % des médicaments qu'elle consomme. Elle ne bénéficie que de 1,3 % des ressources financières mondiales dédiées à la santé et ne dispose que de 3 % des professionnels de santé aussi, introduire les PPP dans le financement des infrastructures médicales pourrait bien servir d'accélérateur. Pour ce faire, « il est important de revoir la réglementation après cette période de pandémie » prévient Moustapha Sow, conscient que « peu de pays ont mis en place des lois sur les PPP ».
- Un secteur privé africain pas suffisamment impliqué
Qui dit « PPP », dit aussi « grands projets » où les entreprises africaines brillent encore par leur absence... Pour le ministre de l'Energie, des mines et de l'environnement du Maroc « la pratique des PPP, en particulier dans les infrastructures, demande des compétences importantes » et suppose un recours à des consortiums intégrant à la fois des entreprises internationales et des entreprises locales. Alors que le ministre du royaume chérifien évoque les « compétences », le ministre du Sénégal revient sur les capacités financières (Agence ecofin)
Mots clés: BAD, Protection social, Emploi, Covid-19, PNUD,
Diamants en Afrique: sauver les Etats producteurs ? - Le marché du diamant est en berne. Nombreux sont les spécialistes et autres économistes qui pensent que la chute mondiale du diamant est liée aux effets de la COVID-19. Si le confinement et la fermeture des frontières en sont le catalyseur, ils n’en sont nullement la cause immédiate. La crise est beaucoup plus profonde, et ce depuis plusieurs années. Déjà, en septembre 2015, De Beers, l’un des leaders de la filière baissait le prix du diamant de 9%. Une conséquence directe du recul de ses ventes totales de 21% pour la première partie de l’année 2015. «Nous avons réalisé un chiffre d’affaires net de 576 millions de dollars, alors que celui-ci représentait 765 millions une année auparavant», déplorait alors le directeur général de De Beers pour qui cette chute était due à une baisse de la demande et à un excédent de bijoux en diamants en circulation. Mais les mauvais chiffres annoncés par De Beers n’étaient en fait que le reflet d’un marché mondial du diamant en difficulté et qui ne cessait de s’effriter depuis longtemps. Selon Business Insider, le prix des diamants était tombé entre 2010 et 2015 de 12%. Aujourd’hui, selon Diamonds.net, le producteur sud- africain et son concurrent russe Alrosa sont dans une situation financière tellement préoccupante que des rumeurs de faillite commencent à circuler dans le milieu. Les raisons de cette morosité internationale sont multiples : surproduction des exploitations minières partout dans le monde, surstocks, trafics illicites de diamants et surtout développement sans précédent de diamants synthétiques. Elles démontrent que sans régulation internationale véritable, ni bonne gouvernance et transparence du marché, les conséquences économiques et sociales, en pleine période de crise économique post-COVID, peuvent avoir des répercussions catastrophiques pour la filière, mais aussi pour les pays miniers, leur population et le maintien de l’Etat de droit dans les zones minières africaines. L’Afrique en est la première victime. Selon Diamondfact.org, le commerce du diamant rapportait environ 8,4 milliards US$ par an à l’Afrique. La réalité est qu’aujourd’hui ce minerai si précieux s’est déprécié dans des proportions catastrophiques. Le Botswana, plus gros pays producteur de diamants, produisait un peu plus de 20 millions de carats par an. Ces ventes représentaient 76% des recettes d’exportations du pays. Or le ministre des finances et de la planification du développement du Botswana annonce une baisse de la croissance économique pour s’établir à 2,6%, au lieu des 4,9% annoncés au début de l’année, « en raison de l’affaiblissement continu du marché du diamant ». (Financial Afrik)
Mots clés: Afrique, Diamants, Production
AFRIQUE DE L’OUEST
La Banque mondiale alloue 300 millions $ à la mise en place d’un marché électrique ouest-africain – La Banque mondiale vient d’allouer un financement de 300 millions $ pour appuyer les réformes mises en place pour la promotion du marché électrique de l’Afrique de l’Ouest. Le financement sera octroyé par le biais de l’Association internationale de développement (IDA) et financera le Programme de financement des politiques de développement du commerce régional d’énergie en Afrique de l’Ouest (West Africa Energy DPF). L’initiative a pour objectif de lever les barrières à l’échange d’énergie dans la région afin d’en réduire le coût, d’accroitre la compétitivité des entreprises productrices et d’accroitre la fiabilité de la fourniture électrique. Actuellement, environ 50 % des populations de la région ont accès à l’électricité. Le coût de l’électricité consommée en Afrique de l’Ouest est l’un des plus élevés en Afrique, et équivaut environ au double des montants déboursés en Afrique de l’Est. Le West Africa Energy DPF prévoit entre autres l’extension du réseau électrique régional qui reliera les pays impliqués dans le programme à savoir le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Liberia, le Mali et la Sierra Leone. Le nouveau financement supportera trois piliers de la réforme régionale en cours à savoir, l’accroissement de la confiance en l’application des accords commerciaux, la mise en œuvre des programmes d’investissement à moindre coût et la solvabilité des compagnies électriques nationales. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique de l’ouest, Banque mondiale, Marché électrique
Togo : la facturation en ligne des conteneurs à l’import est désormais obligatoire – « Toute facturation des conteneurs à l’import en mode livraison directe sur camion se fera exclusivement en ligne à partir des comptes qui vous ont été créés ». La direction générale de Togo Terminal, filiale du Groupe Bolloré Transports & Logistics, annonce ainsi son passage au régime obligatoire de la facturation en ligne. Elle a franchi ce palier après une période accordée aux opérateurs économiques afin de se familiariser avec la plateforme de facturation créée à cet effet. Togo Terminal précise qu’« aucun traitement de dossiers des conteneurs à l’import en mode livraison directe sur camion ne sera traité aux guichets de la facturation de Togo Terminal » et encourage les retardataires à créer leur compte. L’e-facturation ne sera en revanche pas applicable aux importateurs exonérés de la TVA. Ceux-ci continueront leurs opérations concernant ces types de conteneurs dans les agences Ecobank. La réforme en ligne avec l’amélioration de l’environnement des affaires devrait entraîner une accélération dans les procédures de facturation et, mieux préserver la santé des opérateurs économiques, avec la limitation des contacts physiques. (Agence ecofin)
Mots clés: Togo, Importations, dématérialisation
Coronavirus: le Ghana dévoile un programme de 17 milliards $ sur 3 ans pour redresser l'économie – Le Ghana prévoit de déployer un nouveau programme de 100 milliards de cedis (17 milliards $) pour permettre à l’économie de retrouver des couleurs après la crise du nouveau coronavirus. L’annonce a été faite jeudi 23 juillet 2020 par Ken Ofori-Atta, ministre ghanéen des Finances, s’exprimant devant le Parlement. Le programme intitulé « Coronavirus Alleviation and Revitalisation of Enterprises Support » (Soutien à la réduction des impacts du coronavirus et à la revitalisation des entreprises - CARES) sera essentiellement destiné à relancer l’activité économique et à préserver les emplois. Il se déroulera en deux phases étalées sur trois ans. La première phase qui aura cours de juillet à décembre 2020 sera essentiellement une phase de stabilisation. Elle consistera à poursuivre certains programmes d’urgence mis en œuvre pour apporter une aide aux particuliers et aux entreprises. La seconde phase qui sera mise en œuvre au cours de la période 2021-2023 mettra l’accent sur des stratégies visant à encourager la consommation de biens et de services produits localement afin de soutenir les entreprises locales et de créer des emplois. Elle consistera également à optimiser la réalisation de programmes de développement comme les initiatives One District - One Factory, Planting for Food and Jobs, ou encore Free SHS en tenant compte des nouvelles contraintes budgétaires. (Agence ecofin)
Mots clés: Ghana, Budget, Relance économique, Covid-19
AFRIQUE DE L’EST
Kenya : une étude en cours pour la construction d’une centrale nucléaire de 5 milliards $ - L’Agence nucléaire du Kenya vient de soumettre une étude d’impact pour la mise en œuvre d’un programme de construction d’une centrale nucléaire d’une valeur de 5 milliards $. L’infrastructure à construire est prévue pour entrer en service d’ici 2027. Le gouvernement prévoit de multiplier sa capacité par quatre d’ici 2035 selon l’Agence nationale de l’énergie nucléaire. L’ensemble de ces informations est contenu dans un rapport publié par l’agence à l’endroit du public pour commentaire avant de le soumettre à l’approbation de l’autorité nationale en charge de l’environnement. Le projet pourra se poursuivre après l’obtention d’un avis favorable de cette dernière. En attendant, l’agence nationale de l’énergie nucléaire évalue les différentes technologies disponibles en matière de réacteur nucléaire afin de retenir celle qui est la plus adaptée au pays. La mise en œuvre de ce projet d’énergie nucléaire entre dans le cadre du Big Four Agenda mis en œuvre par le gouvernement et basé sur quatre piliers, dont l’énergie. Dans ce domaine, le pays ambitionne de faire passer sa puissance électrique des 2 712 MW actuels à 22 000 MW d’ici à 2031 afin d’alimenter son expansion industrielle. Les trois autres volets du programme sont l’agriculture, la santé et l’habitat. (Agence ecofin)
Mots clés: Kenya, Energies, Nucléaire
AFRIQUE CENTRALE
Importations de l’UE : le Cameroun débute la suppression des droits de douanes sur les carburants, véhicules, ciments... - Ce 4 août 2020 marque l’accélération du démantèlement tarifaire des produits éligibles aux préférences commerciales dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord d’étape vers l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne (UE) et le Cameroun. Selon les explications des services des douanes, les produits concernés ici sont ceux à rendement fiscal élevé tels que les carburants, le ciment, les véhicules de tourisme et de transport de personnes, les motocycles. Une décote de 10% par an sur le droit de douane sera applicable à ce groupe. Le calendrier actuellement en application prévoit un démantèlement progressif jusqu’en 2029. L’APE est mis en œuvre par le Cameroun depuis le 4 août 2016. Cet accord consacre l’ouverture du marché camerounais aux importations de l’UE en trois étapes correspondant aux trois groupes de produits à libéraliser selon leur nature. Le premier groupe dont le démantèlement a commencé le 4 août 2016, à un rythme de décote de 25% par an sur le droit de douane applicable, porte sur les produits dont l’objectif est la réduction de la pauvreté et amélioration du bien-être des populations. Le démantèlement du droit de douane applicable sur les produits concernés est rendu à 100% depuis le 4 août 2019. Quelques produits du groupe 1 sont : les produits pharmaceutiques, les engrais, les pesticides autres que les insecticides, les tourteaux, les papiers et cartons, les bitumes de pôle et autres résidus de pétrole, la soude, le gypse, la craie, la chaux, le gaz, les produits chimiques inorganiques et organiques, les ordinateurs, les véhicules automobiles à usages spéciaux, les tracteurs, les parties & accessoires de motocycle, bicyclette et fauteuils roulants, les appareils pour laboratoire, médecine, etc. Pour le second groupe dont le démantèlement a commencé le 4 août 2017, au rythme de décote de 15% par an sur le droit de douane applicable, l’objectif est d’encourager la production locale. Le démantèlement est rendu à 45% depuis le 4 août 2019 et va s’accélérer à 60% au 4 août 2020. Ce processus s’achève en 2023. (Investir)
Mots Clés: Cameroun, UE, Importations, Droit de douanes, APE
AFRIQUE AUSTRALE
L'Afrique du Sud reçoit 4,3 milliards $ du FMI, une première en 26 ans - Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé la demande d'aide financière d'urgence de l'Afrique du Sud de 4,3 milliards $. Cette somme qui représente 100% de la quote-part du pays au sein du Fonds, a été accordée au titre de l'instrument de financement rapide pour répondre aux besoins urgents de balance des paiements provoqués par la covid-19. « La pandémie évolue en Afrique du Sud à un moment difficile. Avec de graves contraintes structurelles à la croissance, l'activité économique s'est affaiblie au cours de la dernière décennie malgré des dépenses publiques importantes ; ce qui a entraîné un chômage élevé, la pauvreté et l'inégalité des revenus », a expliqué l’institution basée à Washington dans le communiqué qui donne cette information. C’est la première fois en 26 ans que l’Afrique du Sud, économie la plus diversifiée du continent africain et membre du G20, sollicite une aide du FMI. Le pays s’est toujours refusé à le faire au nom de la souveraineté économique. Avec une dette publique qui est à 90% due à des créanciers nationaux et un marché des capitaux qui pèse 20 700 milliards de rands (5 fois la taille de son économie), plusieurs analystes ont toujours estimé qu’aller vers le FMI est une sorte d’humiliation. Mais cette fierté semble avoir été détruite par le coronavirus. « L’économie sud-africaine a été durement touchée par la covid-19. Le pays a signalé le plus grand nombre de cas en Afrique subsaharienne. Il connait aujourd’hui une profonde récession économique qui vient s’ajouter à une situation de contraintes structurelles, de croissance modérée et de détérioration des acquis sociaux », a fait savoir Geoffrey Okamoto, premier directeur général adjoint du FMI commentant cette décision. Le FMI reste un mauvais souvenir pour de nombreux leaders d’opinion en Afrique qui ont gardé en mémoire les programmes d’ajustement structurel, accusés d’avoir contribué à fragiliser le continent. Pour les solutions actuelles, l’institution dit accorder son soutien sans aucune contrepartie. Mais la dernière partie de son communiqué ressemble à un ensemble d’instructions données à l’Afrique du Sud. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique du sud, FMI, Prêt
AFRIQUE DU NORD
Maroc : l’OCP pourrait suspendre ses exportations d’engrais vers les USA avec l’imposition de droits compensateurs - L’Office chérifien des phosphates (OCP) pourrait être amené à suspendre ses exportations d’engrais phosphatés vers les USA si les autorités imposaient des droits compensateurs sur ses expéditions accusées d’être subventionnées. C’est ce qu’ont confié à Reuters, deux hauts fonctionnaires du groupe ayant requis l’anonymat. Le droit compensateur permet à un pays d’imposer un droit supplémentaire pour supprimer les effets d’une subvention accordée, directement ou indirectement, à la production ou l’exportation de toute marchandise qu’il juge préjudiciable aux producteurs nationaux. Les allégations de subventions des importations américaines d’engrais phosphatés marocains ont été formulées par la compagnie américaine Mosaic Co, numéro un mondial des concentrés de phosphates. En réponse à la requête de cette dernière sur le sujet, le Département américain du commerce a déjà lancé une investigation. Pour l’OCP, un retrait du marché américain s’il était effectif serait un important manque à gagner. Le pays de l’Oncle Sam a importé en 2019, 729 millions $ d’engrais phosphatés du Maroc. L’OCP a exporté 9 millions de tonnes d’engrais et réalisé un chiffre d’affaires d’environ 5,5 milliards $ en 2019. (Agence ecofin)
Mots clés: Maroc, Subventions, USA, Droit de douanes
Algérie : les recettes d’exportation d’hydrocarbures chuteront à 23 milliards $ en 2020 – En Algérie, les recettes d’exportation pétrolières et gazières sont attendues à 23 milliards $ en 2020. C’est ce que rapporte Reuters qui s’appuie sur une déclaration d’Abdelmadjid Attar, ministre de l’Energie sur la radio nationale. Cette somme marque une baisse de 10 milliards $ par rapport au montant engrangé l’année dernière (33 milliards $) et est supérieure aux précédentes prévisions annoncées en mai dernier (20,6 milliards $). A l’image de tous les producteurs d’hydrocarbures, l’Algérie subit de plein fouet les effets de la chute des cours du pétrole, liée elle-même au ralentissement de la demande du fait de la pandémie du coronavirus. Cette annonce d’une baisse de revenus est une mauvaise nouvelle pour l’Etat algérien qui dépend à plus de 95 % du secteur des hydrocarbures pour ses devises d’exportation. Alors que le gouvernement a adopté une loi en novembre dernier dans l’optique de rendre son secteur pétrolier plus attractif, la publication des textes de mise en vigueur devrait être effectuée avant septembre selon M. Attar. (Agence ecofin)
Mots clés: Algérie, Hydrocarbures, Exportations
