LA QUOTIDIENNE DU CAPC 6 AOUT 2020
Les sujets du Jour :
Canada : Commerce mensuel de biens selon les caractéristiques des exportateurs (Statacan)
Ethiopie : les recettes d’exportation d’électricité ont atteint plus de 66 millions $ l’année écoulée (Agence ecofin)
Le Togo lance Yolim, une plateforme de crédit digital à taux zéro pour les agriculteurs (Agence ecofin)
Accélérer la transformation de l’agriculture et de la santé en Afrique grâce au secteur de l’eau (Agence ecofin)
Un accord annoncé entre la Cemac et la France pour passer du franc CFA à l’éco (Investir au Cameroun)
Ghana : le gouvernement a déjà construit 76 usines dans le cadre du programme « One district - One factory » (Agence ecofin)
Face à la crise, la BCE demande aux banques de ne pas verser de dividendes jusqu'en janvier (Le point)
La BAD a accordé 60 millions d’euros au Bénin, au Togo et à la Guinée pour lutter contre la pandémie du Covid-19 (Agence ecofin)
Maroc : 7,5 MMDH de prêts accordés en 2019 Par les associations de microcrédit (Le matin)
République centrafricaine : la BAD accorde plus de 14 millions $ pour lutter contre le Covid-19 (Agence ecofin)
ION Geophysical obtient son premier contrat multiclients d’imagerie 3D en Mauritanie (Agence ecofin)
La lutte contre le Covid-19 et la diversification des économies sont nécessaires à la reprise en Afrique australe (Agence ecofin)
INTERNATIONAL
Canada : Commerce mensuel de biens selon les caractéristiques des exportateurs - Le nombre d'entreprises exportatrices de biens s'est chiffré à 17 576 en mai 2020, en baisse de 21,2 % par rapport à mai 2019. Il s'agit de la cinquième baisse mensuelle consécutive du nombre d'exportateurs d'une année à l'autre. Cependant, le nombre d'exportateurs de toutes tailles d'effectifs a légèrement remonté en mai, après avoir enregistré un creux sans précédent en avril. De nombreuses entreprises non essentielles qui étaient fermées depuis le mois de mars ont commencé à rouvrir leurs portes en mai, tout en faisant les ajustements nécessaires pour se conformer aux nouvelles directives et aux nouveaux protocoles sanitaires. Parmi tous les exportateurs, les entreprises comptant moins de 50 travailleurs ont été les plus durement touchées par les perturbations économiques au cours des derniers mois. En mai, certaines de ces entreprises ont repris partiellement leurs activités. Au niveau de l'établissement, le nombre d'exportateurs a diminué dans l'ensemble des provinces et des territoires par rapport au même mois en 2019. L'Ontario (-2 283), le Québec (-1 184) et la Colombie-Britannique (-687) ont enregistré les plus fortes baisses. Ces trois provinces étaient à l'origine de près des quatre cinquièmes (79,0 %) de la diminution observée à l'échelle nationale. Pour ce qui est du nombre total d'établissements exportateurs, les baisses les plus prononcées ont été enregistrées dans le secteur de la fabrication (-1 676), suivi de celui du commerce de gros (-1 335) et de celui du commerce de détail (-553). Toutefois, puisque des exportateurs dans certains secteurs ont pu reprendre leurs activités, la baisse d'une année à l'autre n'a pas été aussi prononcée en mai par rapport à avril.
- Certains pays de destination montrent des signes de reprise
La baisse d'une année à l'autre du nombre d'entreprises qui exportent vers les États-Unis (-3 833) s'est poursuivie en mai, alors que le principal partenaire commercial du Canada enregistrait une forte augmentation de cas de COVID-19. Toutefois, la diminution observée en mai (-20,9 %) était moins marquée que celle observée en avril (-24,4 %). Bien que des signes de ralentissement se soient manifestés en Europe en raison de la propagation de la COVID-19, le nombre d'entreprises qui exportent vers le Royaume-Uni (-413), la France (-290) et l'Allemagne (-262) a reculé d'une année à l'autre. Parallèlement, pour ce qui est du nombre d'entreprises qui exportent vers les pays d'Asie, la Chine (-263), l'Inde (-240) et le Japon (-187) ont enregistré les plus fortes baisses en mai.. (Statcan)
Mots Clés: Canada, Commerce, Destination
Face à la crise, la BCE demande aux banques de ne pas verser de dividendes jusqu'en janvier - la Banque centrale européenne a demandé aux banques de la zone euro de ne pas distribuer de dividendes ni de racheter d'actions propres jusqu'en janvier pour affronter la crise sanitaire. L'institution prolonge ainsi de trois mois cette recommandation « temporaire et exceptionnelle » qui vise à « préserver la capacité des banques à absorber des pertes et à soutenir l'économie dans cet environnement particulièrement incertain », initialement émise en mars. Elle a également demandé aux banques d'être « extrêmement modérées » dans le paiement de bonus, « par exemple en réduisant la somme de part variable des salaires », ajoute la BCE. « La constitution de réserves robustes de capitaux depuis la dernière crise financière a permis aux banques de continuer à prêter aux entreprises et ménages et il est d'autant plus important d'encourager les banques à utiliser leur capital pour se concentrer sur cette tâche principale de prêter », explique le président du superviseur bancaire, l'Italien Andrea Enria. La BCE va réévaluer « au quatrième trimestre » la nécessité de prolonger ou pas ces recommandations.
- « Le secteur bancaire européen peut résister »
De manière générale, « le secteur bancaire européen peut résister » à la crise, mais une détérioration de la situation entraînerait une « diminution significative du capital des banques » nécessitant des « mesures supplémentaires » de la part des États, explique la BCE dans un communiqué simultané distinct. Suivant les recommandations de mars, les plus grosses banques de la zone euro ont renoncé à verser 27,5 milliards d'euros de dividendes au titre de l'exercice 2019, selon une étude de la BCE publiée fin mai. Entre mars et mai, l'économie européenne a subi de plein fouet le choc de la pandémie de coronavirus, qui a paralysé la production et bridé la consommation dans de nombreux pays. La BCE, maîtresse de la politique monétaire de la zone euro, a lancé un programme d'urgence sans précédent de 1,35 milliard d'euros pour soutenir l'économie en zone euro. Concernant les banques, pour garantir leur capacité à soutenir l'économie en prêtant, l'institution basée à Francfort a également allégé temporairement les exigences de capitaux propres et les mesures concernant les prêts à risque. (Le point)
Mots Clés: BCE, Dividende, Crise
PANAFRICAIN
Accélérer la transformation de l’agriculture et de la santé en Afrique grâce au secteur de l’eau - Du Mozambique (au Sud) au Maroc (au Nord), 20 millions d’Africains vivant dans les zones rurales et urbaines ont eu accès pour la première fois à l'eau potable grâce aux projets financés par la Banque africaine de développement, indique un rapport d'évaluation publié récemment par l’évaluation indépendante du développement (IDEV) de la Banque. Cet accès est particulièrement important en cette période de pandémie de Covid-19, car la propagation du virus est étroitement liée à l'eau et à l'assainissement. Garantir un accès fiable à l'eau potable pour boire et se laver les mains peut réduire la transmission du coronavirus et aider les gens à rester en bonne santé. Mais aujourd’hui, environ 2,2 milliards de personnes n’ont pas accès à un approvisionnement en eau géré en toute sécurité, et la plupart se trouvent dans les régions les plus pauvres d’Afrique. En outre, plus de 750 millions d'africains n'ont pas accès à un assainissement amélioré. Ces défis liés à l’eau et à l’assainissement risquent d’être encore aggravés par la crise liée au changement climatique en Afrique et d’exacerber la situation actuelle de pandémie de Covid-19. Pour relever ces défis, la Banque a investi 4,5 milliards d'Unités de compte au cours des dix dernières années afin de promouvoir un accès universel et équitable à une eau potable sûre et abordable et à un assainissement adéquat et équitable - l'un des principaux Objectifs de développement durable (ODD 6). La pandémie de Covid-19 en cours, affecte également la production agricole, avec un impact négatif sur la sécurité alimentaire et la nutrition. L'insécurité alimentaire pourrait tuer plus de personnes en Afrique que le Covid-19. À titre de comparaison, le taux de mortalité dû au Covid-19 dans le pays le plus touché en Afrique est d'environ 0,06 à 0,08%, soit moins d'un dixième de point de pourcentage. En 2017, dix pays d'Afrique ont perdu plus de 1% de leur population totale à cause de décès prématurés dus à la malnutrition, principalement des enfants et des femmes. Selon le rapport d’évaluation d’IDEV, les projets de la Banque dans le domaine de la gestion de l’eau (en agriculture) ont joué un rôle clé dans la réduction de la corvée d’approvisionnement en eau à des fins domestiques et agricoles, et dans l’augmentation de la production et de la productivité agricoles en termes de diversification des cultures agricoles. Ils ont également augmenté les revenus des bénéficiaires des projets. La gestion de l'eau agricole peut aider les agriculteurs africains à optimiser la production, à nourrir une population en croissance rapide et à accélérer la reprise après la pandémie de Covid-19, ce qui rend les leçons de cette évaluation particulièrement pertinente. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique, Agriculture, BAD, IDEV
Les commémorations de la troisième Journée africaine du CRVS, prévues pour le 10 août à travers le continent - L'Afrique célèbre sa troisième Journée de l’enregistrement des faits d’état civil et des statistiques de l’état civil (CRVS), le 10 août avec des appels de plus en plus nombreux aux pays pour qu’ils répertorient l’enregistrement des faits d’état civil comme un service essentiel et des stratégies à mettre en place pour garantir la continuité des activités pendant les urgences, y compris les pandémies. Cette année, la journée sera commémorée en pleine pandémie dévastatrice de coronavirus qui a fait des centaines de milliers de morts et touché des millions de personnes à travers le monde. La pandémie a montré les vulnérabilités des systèmes d’enregistrement des faits d’état civil lorsque les services étaient le plus nécessaires. La quatrième Conférence des ministres tenue en décembre 2017 à Nouakchott, en Mauritanie, a déclaré le 10 août comme étant la Journée africaine de l’état civil et des statistiques de l’état civil et a conseillé aux États membres d’observer cette journée pour réaffirmer leur engagement à mettre en place des systèmes d’enregistrement efficaces. « Il est impératif que nous examinions le rôle que l’enregistrement des faits d’état civil et les statistiques de l’état civil peuvent jouer en fournissant des informations en temps réel pour le suivi et l’atténuation des effets des situations d’urgence telles que le COVID-19 », déclare Oliver Chinganya, Directeur du Centre africain pour la statistique, de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Dans une interview en amont de la commémoration qui aura pour thème, « Enregistrement des faits d’état civil et les statistiques d’état civil : Un service essentiel pour suivre et atténuer les effets des situations d’urgence », M. Chinganya déclare que la vision de l’Afrique pour « Rendre tout le monde visible en Afrique » reste cruciale même en période de pandémie, d’où la nécessité d’assurer un service ininterrompu aux clients. (UNECA)
Mots clés: Afrique, Statistique, Etat civil
AFRIQUE DE L’OUEST
Le Togo lance Yolim, une plateforme de crédit digital à taux zéro pour les agriculteurs – Les autorités togolaises ont officiellement lancé ce mardi la plateforme Yolim, un programme de crédit digital, à taux zéro au profit des agriculteurs togolais. Cet outil, fruit d’une collaboration interministérielle (agriculture, économie numérique, finances), a été conçu dans le cadre du plan de riposte agricole lancé par le gouvernement pour voler au secours du secteur impacté par la crise de la Covid-19. Essentiellement axé sur le digital, Yolim (qui signifie en langue locale saison des pluies ou des semences) se veut un plan innovant pour améliorer l’accès des petits exploitants agricoles aux facteurs de production, à travers l’achat d’intrants ou la location de tracteurs, améliorant ainsi la productivité. Les agriculteurs enregistrés par l’un des agrégateurs partenaires, disposent de bons d’achats électroniques ‘Yolim’ d’un montant global de 96 000 FCFA pour acheter leurs engrais, pesticides ou louer des tracteurs. En plus du taux d’intérêt zéro, il permet de résoudre les problèmes de liquidités, ne nécessite aucune connexion internet (utilisable avec les réseaux Togocom et Moov) et assure surtout une traçabilité. Par ailleurs à travers cette plateforme, « le gouvernement veut également réguler le prix de labour de l’hectare sur le territoire, au vu des fortes disparités observées dans les différentes régions », précise Koutéra Bataka, ministre de l’agriculture. (Agence ecofin)
Mots clés: Togo, Agriculture, Digital
La BAD a accordé 60 millions d’euros au Bénin, au Togo et à la Guinée pour lutter contre la pandémie du Covid-19 – Ces financements sous forme d’appui budgétaire en réponse à la crise du Covid-19 (ABRC), constituent des prêts et des dons et sont tirés des ressources du Fonds africain de développement (FAD), le guichet de prêt à taux concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement et de la Facilité d’appui à la transition (FAT-Pilier I), un mécanisme de financement de la Banque destiné aux pays fragiles et en transition. « La propagation du coronavirus fait peser de larges menaces sur la poursuite des activités économiques, la croissance économique des pays mais aussi les recettes des Etats au moment où ils doivent faire face à des besoins pressants notamment en termes de riposte sanitaire. Ces appuis viennent donc renforcer la capacité de réaction des pays contre le Covid-19 et devraient aider à rendre les pays plus résilients face aux urgences de santé publique et à combler le déficit en ressources budgétaires des Etats afin de faire face aux besoins sociaux de base et du secteur productif » souligne Marie Laure Akin Olugbade, directrice générale pour l’Afrique de l’Ouest de la Banque. Dans les 60,32 millions d’euros, le Bénin recevra un prêt FAD de 6,28 millions d’euros (5,1 millions d’UC). Le Togo bénéficiera de 24,64 millions d’euros (20 millions d’UC) dont un prêt FAD de 7,34 millions d’euros (5,96 millions d’UC) et un don FAD de 6,17 millions d’euros (5,01 millions d’UC) à quoi s’ajouteront 11,12 millions d’euros (9,03 millions d’UC) de prêt du FAT (pilier I). La Guinée percevra quant à elle, 29,48 millions d’euros (24 millions d’UC) composés d’un prêt FAD de 11,42 millions d’euros (9,30 millions d’UC) et un don FAD de 3,68 millions d’euros (3 millions d’UC) en plus d’un prêt FAT de 14,37 millions d’euros (11,70 millions d’UC). (Agence ecofin)
Mots clés: BAD, Appui Budgétaire, Afrique de l’ouest, Covid-19
Ghana : le gouvernement a déjà construit 76 usines dans le cadre du programme « One district - One factory » – 76 usines ont déjà été construites par le gouvernement ghanéen depuis le lancement du projet « One district – One factory » (Un district – Une usine) ou 1D1F en 2016. C’est ce qu’a annoncé Ken Ofori-Atta, ministre ghanéen des Finances s’exprimant devant le Parlement. Ce chiffre représente seulement 32% des 232 usines que les autorités ont annoncé vouloir construire dans tout le pays, dans le cadre du programme d’industrialisation du président Nana Akufo Addo. D’après le responsable, les 156 unités de production restantes sont en cours de réalisation comptant parmi eux cinq usines agroalimentaires de taille moyenne. Alors que la pandémie de covid-19 a affecté les projets de développement du gouvernement, les calendriers d’achèvement de la construction des usines restantes pourraient être rallongés. Malgré ces contraintes auxquelles s'ajoute l'imminence de l'élection présidentielle du mois de décembre, les autorités envisagent de lancer la mise en œuvre de l'initiative « Enable Youth One District One Factory » qui vise à construire 58 petites usines de transformation dans 36 districts du pays. La construction de 36 de ces usines devrait débuter dès le mois d’août 2020. Grâce à un soutien de la BAD, l’initiative permettra de créer des emplois pour les jeunes en les insérant dans le processus d’industrialisation du pays. Pour rappel, le projet 1D1F vise à accélérer l’industrialisation de l’économie ghanéenne via la construction de nombreuses usines de fabrication dans le pays. Il s’agit de l’une des stratégies phares du chef de l’Etat, ayant reçu d’importants soutiens de la part des bailleurs de fonds internationaux. En avril 2019, les Etats-Unis ont annoncé le décaissement de 300 millions $ pour financer la construction de ces usines. (Agence ecofin)
Mots clés: Ghana, Industrialisation
AFRIQUE DE L’EST
Ethiopie : les recettes d’exportation d’électricité ont atteint plus de 66 millions $ l’année écoulée - En Ethiopie, les revenus d’exportation de l’électricité se sont élevés à 66,4 millions $ pour l’année budgétaire qui s’est achevée en juillet 2020. Selon l’EEP, la compagnie électrique nationale, ce montant est supérieur de 16 % à l’objectif initialement fixé par le pays en termes de revenu d’exportation d’électricité. Le pays avait en effet tablé sur une recette de 57 millions $. L’électricité exportée a desservi principalement le Soudan et Djibouti dont les envois ont respectivement atteint 29,3 millions $ et 37,1 millions $. Cette amélioration a été possible grâce à l’accroissement des performances des barrages hydroélectriques qui ont reçu une quantité suffisante d’eau au cours de l’année. L’Ethiopie ambitionne de créer une meilleure intégration électrique avec les autres pays de la région, dont le Sud-Soudan, la Somalie et le Kenya. Elle construit d’ailleurs une interconnexion avec ce dernier, dont la mise en service est imminente. Le pays qui augmentera bientôt significativement sa puissance électrique avec la mise en service du barrage hydroélectrique de la Grande Renaissance (6 450 MW), entend devenir un acteur important du marché énergétique régional. (Agence ecofin)
Mots clés: Ethiopie, Exportations, Electricité
AFRIQUE CENTRALE
Un accord annoncé entre la Cemac et la France pour passer du franc CFA à l’éco - « La Cemac et la France ont conclu un accord pour passer du CFA à l’éco ». C’est l’annonce que des officiels Camerounais ont faite la semaine dernière à des investisseurs internationaux. Selon leurs précisions, tout comme le processus qui est mené dans la zone jumelle de l’Uemoa, la nouvelle monnaie serait toujours liée à l’euro sur la base d’une parité fixe, mais les Français ne figureraient plus dans les instances sous-régionales de gestion de la monnaie. Une légère différence cependant, le rapatriement des réserves hors du compte des opérations du trésor public français ne serait pas acté, comme c’est le cas pour l’Uemoa, mais la Cemac n’aura plus l’obligation d’effectuer cette consolidation des réserves de change en France. « À nos demandes de précisions, les autorités camerounaises ont nuancé leur propos en déclarant que c’était une option, et que pour le moment, c’est le statu quo qui prévalait en matière de coopération monétaire » a indiqué notre source sous le couvert d’anonymat, car les discussions sur ce sujet n’étaient pas publiques. Cette information est proche de ce qu’ont rapporté, il y a peu, des sources proches de la Beac. Selon ces dernières, le dossier qui a été confié à la banque centrale de la Cemac sous la supervision de l’Union monétaire d’Afrique centrale (Umac) en novembre 2019, serait déjà bouclé, et n’attend plus que l’annonce du président camerounais Paul Biya, en sa qualité de président en exercice de la Cemac. (Investir)
Mots Clés: CEMAC, France, Monnaie
République centrafricaine : la BAD accorde plus de 14 millions $ pour lutter contre le Covid-19 - Le Conseil administration de la Banque africaine de développement a approuvé, vendredi 24 juillet, à Abidjan, un soutien budgétaire de 14,28 millions de dollars américains à la République centrafricaine pour financer son Programme d’appui en réponse à la pandémie de Covid-19 (PABRC-RCA). L’aide financière de la Banque se compose d’un don de 6,12 millions de dollars provenant du Fonds africain de développement et d’un autre don de 8,16 millions de dollars, issu du Fonds d’assistance technique. Pour appuyer les efforts du gouvernement centrafricain dans la mise en œuvre de son plan de riposte, le programme PABRC-RCA a pour principaux objectifs de soutenir la validation du plan de riposte sanitaire, le renforcement des capacités d’accueil des malades atteints de Covid-19, le renforcement de la capacité de test, avec une augmentation du nombre de laboratoires et la formation du personnel de santé pour le traitement des infections liées au nouveau coronavirus. Les capacités de dépistage devraient ainsi augmenter pour atteindre au moins 500 tests par jour, et les capacités de réponse aux situations sanitaires d'urgence se renforcer. Dans ce cadre, la Banque africaine de développement appuiera la construction, la rénovation et la fourniture d’équipements pour au moins cinq centres d’accueils des malades, au moins cinq laboratoires capables de dépister le virus et la formation de plus de 300 agents de santé, dont au moins 50% de femmes, à la prévention des infections. Le programme PABRC-RCA apportera également un soutien direct aux ménages les plus vulnérables. Environ 500 exploitations, dont la moitié dirigée par des femmes, bénéficieront en effet, d’intrants agricoles durables et 1 000 ménages, avec 50% de femmes à leur tête, recevront des kits alimentaires. (Agence ecofin)
Mots Clés: BAD, Covid-19, République centrafricaine
AFRIQUE AUSTRALE
La lutte contre le Covid-19 et la diversification des économies sont nécessaires à la reprise en Afrique australe - « Un meilleur dispositif de préparation s’impose de toute urgence pour prévenir et atténuer les effets de la pandémie du Covid-19 en Afrique australe, en mobilisant notamment des ressources supplémentaires pour effectuer des tests de dépistage et pour réduire l’impact de la maladie sur les ménages et l’économie », affirme la Banque africaine de développement dans son rapport sur les « Perspectives économiques régionales en Afrique australe 2020 ». Selon le scénario de référence évoqué dans ce rapport de la Banque africaine de développement qui tient compte de l’apparition de la pandémie de Covid-19, la croissance de l’Afrique australe devrait chuter de 4,9 % en 2020. Dans le cas de figure le plus défavorable, cette croissance devrait chuter de 6,6 % en 2020 avant de repasser à 2,2 % en 2021. Cela, principalement en raison de la grave récession que connaît l’Afrique du Sud, provoquée par une chute des prix des matières premières, par les mesures de confinement, par des conditions météorologiques défavorables et par des problèmes structurels affectant les services publics. Selon les projections, la croissance de la région sera la plus impactée par l’épidémie de Covid-19. Avant la pandémie de Covid-19, l’économie de l’Afrique australe devait passer d’une croissance de 0,7 % en 2019 à 2,1 % en 2020. L’Afrique du Sud, la plus importante économie de la région, devrait représenter en moyenne 60 % de la production économique régionale en 2020. À la suite de la pandémie de Covid-19, les prévisions de croissance économique ont été abaissées de 7 points par rapport à la projection initiale du scénario de référence, et de 8,7 points dans le cas de figure le plus défavorable. Les répercussions de la pandémie de Covid-19 devraient s’étendre au reste des économies d’Afrique australe. Le Botswana, l’Eswatini, le Lesotho et la Namibie sont considérés comme les pays les plus vulnérables à la contraction imminente de la croissance économique de l’Afrique australe, tandis que les ventes de gaz et d’électricité au Mozambique risquent d’en subir les effets. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique Australe, Diversification, Croissance
AFRIQUE DU NORD
Maroc : 7,5 MMDH de prêts accordés en 2019 Par les associations de microcrédit - Les prêts accordés par les associations de microcrédit ont totalisé un encours brut de 7,5 milliards de dirhams (MMDH) durant l'année écoulée, marquant une accélération de 9,4% après la hausse de 2,5% en 2018, indique Bank Al-Maghrib (BAM). Ainsi, l'encours moyen de crédits a progressé de 8,6% à plus de 8.000 dirhams, précise BAM qui vient de publier la 16e édition de son rapport annuel sur la supervision bancaire-exercice 2019, ajoutant que près de 96% des crédits sont accordés par les 4 plus grandes associations. Ce rapport fait aussi ressortir qu'environ 88% de ces crédits sont destinés à la micro-entreprise, sans changement par rapport à 2018 et 78% sont concentrés au niveau du milieu urbain contre 76%, tandis que la part des prêts individuels a gagné 4 points à 77%. S'agissant des créances en souffrance, leur encours a enregistré une hausse de 12% à 228 millions de dirhams (MDH) après un repli de 8%, dégageant un taux de risque de 3,1%, presque au même niveau que l'année précédente. Le taux de couverture de ces créances par des provisions s'est, quant à lui, établi à 78% contre 86% et le taux de radiation de ces créances a baissé à 4%. En outre, les créances sur les établissements de crédit et assimilés, constituées principalement des dépôts auprès des banques, ont reculé de 53,3% à 376 MDH, soit 5% du total actif. Côté ressources des associations de microcrédit, les dettes envers les établissements de crédit, représentant plus de la moitié de ces ressources, se sont appréciées de 5,8% à 4,3 MMDH, après une hausse de 3,8% une année auparavant. Elles sont constituées à hauteur de 86% de dettes auprès des banques locales. (Le matin)
Mots clés: Maroc, Microcrédits
ION Geophysical obtient son premier contrat multiclients d’imagerie 3D en Mauritanie – Le fournisseur américain de données géophysiques ION Geophysical a annoncé avoir obtenu un contrat multiclients d’imagerie 3D qui couvrira la région de Taoudéni, en Mauritanie. Le contrat a été attribué par le ministère mauritanien du Pétrole. Il consistera à intégrer et réimager de manière transparente environ 24 000 km2 de données 3D. Le champ d’application du programme sera étendu à 15 000 km2 de données 2D supplémentaires. L’objectif est de réduire les risques en jeu et d’obtenir une compréhension plus précise des perspectives et des réservoirs. Les travaux démarreront avant la fin de cette année et les résultats seront disponibles mi-2021. « Grâce à ce projet, ION soutiendra les efforts du ministère, pour améliorer sa stratégie d’exploration en mer et sur terre dans la région de Taoudeni et attirer davantage d’investisseurs dans le but de développer les ressources nationales au profit de notre nation […] », a commenté Mohamed Abdel Vetah, ministre du Pétrole de la Mauritanie. Pour sa part, Joe Gagliardi, vice-président principal du groupe ION Ventures, a fait part de sa satisfaction vis-à-vis du choix porté par la Mauritanie sur ION afin de mieux comprendre ses ressources et attirer de nouveaux investissements dans le pays. (Agence ecofin)
Mots clés: Mauritanie, Exploration, Pétrole
