LA QUOTIDIENNE DU CAPC 7 AOUT 2020
Les sujets du Jour :
Bénin: le port de Cotonou introduit de nouvelles redevances pour la lutte contre la piraterie maritime (Agence ecofin)
Le prix du café africain est le plus bas du monde ! (Commod africa)
Les recettes douanières du Cameroun progressent de près de 162 milliards de FCFA entre 2015 et 2019 (Investir au cameroun)
Au Nigeria, les pelures de manioc comme solution à l’électrification rurale (Commod Africa)
La valeur du top 100 des banques africaines cotées a baissé de 39 milliards $ (Agence ecofin)
RDC : les sociétés minières invitées à rapatrier 60% de leurs recettes en devises (La Tribune)
Zimbabwe: réouverture de la Bourse après un mois d'arrêt (RFI)
Tunisie : Baisse des prix des légumes, fruits, poissons et viandes par rapport à juin 2020 (Economiste Maghrebin)
GAFA: les très grosses entreprises ne connaissent pas la crise (RFI)
INTERNATIONAL
L’impact de la covid-19 sur le tourisme mondial apparaît dans toute son ampleur alors que l’OMT chiffre le coût du blocage - D’après la dernière édition en date du Baromètre OMT du tourisme mondial, le confinement pratiquement total imposé en réponse à la pandémie a entraîné une chute de 98 % du nombre de touristes internationaux en mai par rapport à 2019. Le Baromètre montre également une baisse de 56 %, d’une année sur l’autre, des arrivées de touristes au cours de la période allant de janvier à mai. Cela se traduit par une chute de 300 millions de touristes et 320 milliards d’USD de pertes en termes de recettes du tourisme international – c’est plus du triple des pertes au niveau des recettes du tourisme international enregistrées pendant la crise économique mondiale de 2009. L’effondrement du tourisme met en danger les moyens d’existence de millions de personnes Le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, a déclaré : « Ces chiffres les plus récents montrent clairement combien il est important de faire redémarrer le tourisme dès qu’il est sûr de le faire. L’effondrement du tourisme international met en danger les moyens d’existence de millions et de millions de personnes, notamment dans les pays en développement. Les gouvernements de toutes les régions du monde ont une double responsabilité : donner la priorité à la santé publique tout en protégeant aussi l’emploi et l’activité d’entreprise. Il leur faut également maintenir l’esprit de coopération et de solidarité qui a caractérisé notre action face à ce défi commun, et se garder de toutes décisions unilatérales risquant d’entamer la confiance que nous avons mis tant de soin à cultiver. » Début de reprise, confiance en berne. Parallèlement, l’OMT observe aussi des signes d’un changement progressif et prudent de tendance, plus spécialement dans l’hémisphère Nord et en particulier avec l’ouverture des frontières à l’intérieur de l’espace Schengen de l’Union européenne le 1er juillet. Alors que le tourisme reprend lentement dans certaines destinations, l’indice de confiance établi par l’OMT affiche des plus bas historiques, à la fois pour le bilan de la période janvier-avril 2020 et pour les perspectives pour mai-août. La majorité des membres du groupe d’experts du tourisme de l’OMT s’attendent à un redressement du tourisme international d’ici le deuxième semestre 2021, suivis de ceux qui tablent sur un rebond au cours du premier semestre de l’année prochaine. (UNWTO)
Mots Clés: Covid-19, Tourisme mondiale
GAFA: les très grosses entreprises ne connaissent pas la crise - Amazon est le grand gagnant des mesures de distanciation physique. La plateforme de vente en ligne enregistre au deuxième trimestre un bénéfice net de 5,2 milliards de dollars. C'est le double de sa performance un an auparavant et ce, malgré ses investissements dans la gestion de la crise. D'ailleurs, alors que les annonces de suppressions de postes se multiplient dans le monde, Jeff Bezos, le patron d'Amazon, assure avoir créé plus de 175 000 emplois depuis le mois de mars. Il souligne aussi que sur la plateforme, les ventes par des tiers ont progressé plus vite que les ventes d'Amazon. Une manière de répondre aux attaques menées la veille par la commission judiciaire de la Chambre des représentants, l'accusant d'être juge et partie.
- 11% d'augmentation pour Apple et Facebook
Ces attaques visaient également Apple. Comme Amazon, la marque à la pomme a continué de faire tourner la caisse enregistreuse. Le fabricant des Mac a vu son chiffre d'affaire augmenter de 11% pour parvenir à un bénéfice net de plus de 11 milliards de dollars, c’est-à-dire deux milliards de plus qu’attendu. Pour la suite, Apple a confirmé la sortie de son nouveau téléphone intelligent cet automne. Les fans de la marque devront attendre quelques semaines de plus que prévu, mais cela n’inquiète pas les analystes. « Le décor est posé pour que la demande, refoulée pendant la pandémie, explose cet automne en faveur de l'iPhone 12 », affirme Daniel Ives de Wedbush Securities. (RFI)
Mots Clés: GAFA, Covid-19, Crise
PANAFRICAIN
Le prix du café africain est le plus bas du monde ! - Dans le café aussi, à l’instar du cacao et de nombreux autres produits, la répartition de la valeur au sein de la chaîne de valeur est déséquilibrée et le continent africain en paye particulièrement le prix fort. Un rapport réalisé par la plate-forme de vente et d’achat de produits alimentaires et agricoles d’Afrique, Sélina Wamucii, "La misère à la ferme : Les producteurs de café africains perdent des milliards à cause de l'exploitation" montre que les prix payés aux caféiculteurs des pays africains sont plus bas que ceux des autres pays que cela soit pour l’Arabica ou le Robusta avec toutefois une différence moins grande pour le Robusta. Ainsi, pour l’Arabica le prix du café Brazil Naturals de 37,61 TTP1T entre 2000 et 2018 au Brésil, alors que le taux pour le même café en Éthiopie n'était que de 25,31 TTP1T. « Les différences entre les prix à la production sont restées globalement les mêmes au cours des 20 dernières années, c'est-à-dire que le café Arabica est toujours moins cher en Afrique » remarque le rapport. Pour l’Arabica, le prix moyen au producteur en Afrique est de 70,4 cents la livre mais de 96,5 cents pour l’Amérique latine et de 110,1 cents pour l’Inde. Pour le Robusta, le prix moyen en Afrique est de 58,4 cents la livre contre 78,5 cents en Amérique latine et 67,4 cents en Inde. Mais au-delà du prix au producteur, la part des producteurs africains dans la chaîne de valeur du café torréfié est aussi plus faible que celle des autres régions du monde. Ainsi, elle serait comprise entre 8,7% et 12,6%, avec 12,6% pour l’Ethiopie et 10% pour l’Ouganda, les deux principaux exportateurs du continent, contre 15,7% pour l’Inde et 14,9% pour le Brésil. En revanche, elle est de 18% pour l’Angola. Conséquence, le rapport estime que les conditions commerciales déloyales font perdent $1,47 milliard de revenus par an aux caféiculteurs africains. Les pertes sont estimées à $713,1 millions pour les agriculteurs éthiopiens, $229,7 millions pour les Ougandais, $22,7 millions pour les Congolais, $22,4 millions les Camerounais et $1,4 millions pour les Togolais. Selon John Oroko, PDG de Selina Wamucii, cette situation est intenable pour le producteur africain, qui produit un café de qualité, mais qui reçoit les prix les plus bas de tous les producteurs, au niveau mondial. Des caféiculteurs menacés sur le plan existentiel. (Commod Africa)
Mots clés: Afrique, Café, Prix
La valeur du top 100 des banques africaines cotées a baissé de 39 milliards $ - La valeur boursière des 100 banques et groupes bancaires cotés sur les marchés financiers les plus valorisés d'Afrique, a reculé de 39 milliards $ entre le premier janvier et le 23 juillet 2020, a appris l'Agence Ecofin des données collectées sur les performances de ces entreprises. 90% des banques concernées qui ont été examinées sur la période ont vu leurs valeurs reculer. A l'échelle du monde, 96 des 100 banques cotées les plus valorisées ont vu leurs valeurs reculer. Cependant, la perte à l'échelle mondiale de 1440,6 milliards ne représente que 24% de la capitalisation boursière au 1er janvier 2020, alors que les pertes des banques africaines représentent 30%. Les plus grandes perdantes en Afrique sont aussi les banques les plus valorisées. Le sud-africain FirstRand Group vient ainsi en tête avec une perte de 7,8 milliards $ de valeurs boursières. Il est suivi de Standard Bank Group (-5,6 milliards $). Au total, les banques sud-africaines constituent l'essentiel de ces pertes avec un total de 38 milliards $ de valeurs boursières perdues pour celles qui sont dans le top 10. Viennent ensuite les grands groupes bancaires marocains (Attijariwafa, Bank of Africa, et Banque Centrale populaire), qui ont fait perdre à leurs investisseurs 16,2 milliards $ de valeurs. Les banques sud-africaines affichent les plus grosses pertes en raison d'une forte présence dans leur actionnariat d'investisseurs institutionnels étrangers qui sont très sensibles aux variations de risque. Or la situation économique en Afrique du Sud s'est fortement dégradée. Déjà avant la covid-19, les banques du pays faisaient face à un repli des activités, et la hausse de l'endettement. Ces défis se sont accrus avec l'arrivée de la pandémie. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique, Secteur Bancaire, Bourse
AFRIQUE DE L’OUEST
Bénin: le port de Cotonou introduit de nouvelles redevances pour la lutte contre la piraterie maritime – La sécurisation des côtes béninoises a un coût et l’Etat veut faire participer les principaux acteurs portuaires. Le 28 juillet 2020, le directeur général du port autonome de Cotonou, Joris Albert Thys, a pris une note circulaire portant instauration de redevances relatives à la lutte contre la piraterie maritime, conformément à un récent arrêté ministériel en date du 13 juillet. Selon ladite circulaire adressée aux agents maritimes et aux consignataires, le montant des nouvelles redevances varie, selon qu’il s’agit de navires ayant à bord leur propre équipe armée de protection embarquée (EAPE) ou de navires n'en ayant pas. Dans le second cas par exemple, des éléments des forces armées béninoises seront mis à leur disposition contre paiement d’une somme de 350 000 FCFA pour les bateaux de moins de 100 m, et de 450 000 FCFA pour les navires de plus de 100 m. Au départ du quai ou de la rade, l’escorte par la garde armée sera également facturée à hauteur de 360 000 FCFA. « Ces nouvelles redevances comme toute redevance sur escale doivent être payées avant l’accostage des navires. Elles sont prises en compte dans les avances sur compte d’escale à payer par les consignataires », précise le PAC. (Agence ecofin)
Mots clés: BAD, Appui Budgétaire, Afrique de l’ouest, Covid-19
Au Nigeria, les pelures de manioc comme solution à l’électrification rurale – Un consortium d’entreprises et d’organisations se rassemble pour valoriser les déchets issus de la transformation de manioc des zones rurales du Nigeria dans le but d’utiliser les pelures pour produire de l’électricité dans les zones rurales, souligne Afrik21. Le consortium est composé de PyroGenesys, une entreprise anglaise basée à Birmingham, spécialisée dans la production d’électricité à partir de déchets. Elle travaille sur cette valorisation des déchets de manioc avec la Fondation africaine pour la technologie agricole (AATF), Mobinet, Babban Gona Farmer Services, ICMEA-UK et Koolmill Systems, ainsi que des chercheurs de l’Université de Leicester. La production annuelle de manioc au Nigeria est estimée à 40 millions de tonnes (Mt), n°1 du continent africain. La technologie, nommée PyroPower, consiste à créer des briquettes à base de déchets de manioc qui seront ensuite brulées. La chaleur de la combustion est une source d’énergie captée pour la production d’électricité. Ce projet est déjà mis en œuvre dans divers Etats de la Fédération (Osun, Oyo, Ogun, Edo et Delta). Il est prévu qu’il s’étende à d’autres Etats et d’autres pays du continent. Le consortium vouloir installer 100 systèmes commerciaux de production d’électricité propre et peu couteuse au cours des deux prochaines années. Il vendrait l’électricité via le paiement mobile Simpays de l’opérateur Mobinet. L’année dernière, au cours d’une interview de CommodAfrica avec Tunde Solaja, PDG de Crest Agro Poducts, ce dernier soulignait que le Nigeria, premier producteur mondial de manioc, dispose d’une production élevée mais des rendements très faibles qui s’élèvent à 12 tonnes par hectares, contre 25 / ha dans d’autres pays (Lire : Tunde Solaja : « Plus de 50% du manioc au Nigeria est gaspillé »). Au début du mois de juillet, CommodAfrica faisait part des programmes BASIC I et de la mise en œuvre de BASIC II destiné à fournir aux agriculteurs des variétés de manioc de meilleure qualité et dont les rendements sont plus importants (Lire : Nouvelle impulsion pour des semences de manioc plus durables au Nigeria). Des améliorations dans la production qui ne peuvent que confirmer la décision du consortium de se pencher sur l’utilisation des pelures de manioc pour la production d’électricité, ce qui permet de diversifier et d'accroître les revenus des producteurs.. (Commod Africa)
Mots clés: Nigeria, Manioc, Electricité
AFRIQUE DE L’EST
RDC : les sociétés minières invitées à rapatrier 60% de leurs recettes en devises - Les autorités congolaises ont suspendu une exonération sur la TVA accordée aux opérateurs miniers en République démocratique du Congo et leur ont enjoint de rapatrier 60 % de leurs recettes en devises pour stabiliser la monnaie locale, a appris lundi l'AFP de sources gouvernementale et bancaire. L'exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l'importation accordée aux sociétés minières avait été décidée fin mars par le gouvernement pour atténuer les effets néfastes du covid-19 sur l'économie congolaise. « Le conseil des ministres a décidé, au cours de sa 41e réunion et dans le cadre de la mobilisation des recettes de l'Etat par les régies financières, de la suspension de l'exonération de la TVA sur les importations des sociétés minières », écrit le ministre congolais du Budget à son collègue des Finances dans une lettre datée du 31 juillet, authentifiée par l'AFP. Cette mesure qui doit s'appliquer « sans délai » est prise alors que les recettes de l'Etat ont baissé à cause de la contraction de l'activité économique et une surchauffe sur le marché des changes, à la base d'une flambée des prix en RDC. De son côté, le gouverneur de la Banque centrale (BCC), Déogratias Mutombo, a invité les sociétés minières à rapatrier 60% de leurs recettes pour garantir la stabilisation de la monnaie et de l'économie congolaise, promettant de « renforcer le contrôle » sur la conformité de cette opération, dans une vidéo partagée lundi aux médias. « Les sociétés minières ont produit un peu plus que l'année passée en termes de cuivre et de cobalt », a-t-il ajouté, indiquant que « le cours du cuivre a même dépassé le prix sur les marchés avant la pandémie de covid-19. Nous sommes à 6.400 dollars la tonne ». Selon les statistiques de la BCC, les entreprises minières opérant en RDC ont produit au total 765 533 tonnes de cuivre au premier semestre 2020 contre 675 157 tonnes en 2019. (La tribune)
Mots clés: RDC, Recette minière
AFRIQUE CENTRALE
Les recettes douanières du Cameroun progressent de près de 162 milliards de FCFA entre 2015 et 2019 - Les statistiques fournies par la direction générale des douanes révèlent plutôt une augmentation constante desdites recettes, au cours de la période de 5 ans allant de 2015 à 2019. Une compilation de ces chiffres officiels porte à près de 162 milliards de FCFA la progression globale des recettes douanières au Cameroun, au cours de la période sous-revue. En effet, selon les statistiques consolidées de la direction générale des douanes du ministère des Finances, la cagnotte des recettes douanières au Cameroun est passée de 678,1 milliards de FCFA en 2015, à 840 milliards de FCFA en 2019, ce qui correspond à une augmentation de 161,9 milliards de FCFA sur une période de 5 ans. En 2016 et 2017, ces recettes ont respectivement caracolé à 683,8 et 732,7 milliards de FCFA, contre 803,3 milliards de FCFA à fin 2018. Dans le même temps, l’administration douanière a enregistré une augmentation de près de 5 milliards de FCFA sur les recettes issues du contentieux avec les opérateurs économiques. Dans le détail, apprend-on officiellement, au cours de l’exercice 2015, le contentieux a permis de recouvrer 13,1 milliards de FCFA de recettes au titre des amendes ou diverses recettes compromises ou éludées, contre 18,2 milliards de FCFA en 2019. Ces performances, selon la direction générale des douanes, est le fruit d’un programme de réformes, qui « s’est accéléré au-delà de 2015 ». Parmi ces réformes, l’on peut citer le paiement électronique des droits de douane ; la mise en place du titre de transit unique ; ou encore la poursuite de la dématérialisation des procédures douanières, à travers la mise en place du Cameroon Customs Information System (Camsis). Il en est de même de la dynamisation de la surveillance douanière, à travers les opérations Halcomi (Halte au commerce illicite), ou encore l’expérimentation du tout scanning sur les marchandises. (Investir)
Mots Clés: Cameroun, Recettes douanière
AFRIQUE AUSTRALE
Zimbabwe: réouverture de la Bourse après un mois d'arrêt - Les échanges reprennent sur la place financière de Harare, ce lundi, après plus d’un mois d’arrêt, mais certaines valeurs internationales restent interdites. C’est le cas de Old Mutual. Le géant britannique de l’assurance est en effet visé par une suspension prolongée. L’unité de renseignement financier du pays d’Afrique australe lui reproche d’être à l’origine des spéculations qui ont fortement déstabilisé le dollar zimbabwéen. En cause, le « Old Mutual Implied Rate ». Selon les enquêteurs, ce taux qui compare les valeurs de l'action Old Mutual à Londres et Harare, et qui permet ainsi d'estimer le taux de change entre le dollar zimbabwéen et les autres devises, a alimenté des pratiques frauduleuses sur les marchés parallèles, ce qui a conduit à une très forte dichotomie par rapport au marché officiel. Les conséquences se sont traduites, dans la vie quotidienne des Zimbabwéens, par la flambée des prix. Celui du pain a ainsi doublé et celui de l’essence triplé. La réouverture de la Bourse de Harare ne met pas fin à la volatilité de la devise zimbabwéenne dont le comportement erratique est l’un des indicateurs importants de la grave crise économique que connaît le pays, depuis près de 20 ans. Avant la fermeture de la Bourse, fin juin, le taux de change dollar américain par rapport à la devise locale, officiellement fixé à 57 dollars zimbabwéens, a dévissé jusqu'à 100, à cause des pratiques frauduleuses, selon le secrétaire à l'Information Nick Mangwana. (RFI)
Mots clés: Zimbabwe, Bourse
AFRIQUE DU NORD
Tunisie : Baisse des prix des légumes, fruits, poissons et viandes par rapport à juin 2020 – La moyenne des prix des légumes s’est aussi repliée de 19% en juillet par rapport à juin 2020 et de 27% par rapport à juillet 2019. Les prix des différents légumes (pommes de terre, piments, oignon, concombre, courgettes…) ont remarquablement diminué. A des taux variant de 1 à 54% par rapport à juin 2019. Cette tendance baissière des prix s’est poursuivie par rapport à juin 2020. Se situant entre 5 et 42%. Exception faite des pommes de terre dont le prix a été stable. La moyenne globale des prix des poissons a baissé de 3%. Et ce durant le mois de juillet 2020 par rapport à juin 2020. Cette moyenne a augmenté de 6% par rapport à juillet 2019. Selon la même source, la moyenne des prix des fruits s’est aussi inscrite en baisse de 6% en juillet 2020 par rapport à juin 2020 et de 11% par rapport à juillet 2019. La baisse des prix de fruits varie entre 8 et 31% par rapport à juillet 2019 et a concerné les prix des melons, les pastèques, les dattes, les raisins en contrepartie d’une hausse des prix des pommes, du citron, des pêches et prunes. Par rapport à juin 2020, la baisse des prix des fruits s’est située entre 2 et 18% à l’exception des prix des prunes et des pêches qui ont augmenté. La moyenne des prix des viandes et des œufs a diminué de 0,2% en juillet 2020 par rapport à juin 2020. Mais elle a évolué de 2% par rapport à juillet 2019. La baisse a varié de 1 à 9% par rapport à juillet 2019. Les prix de la viande rouge ont toutefois augmenté (entre 4 et 8%). Par rapport à juin 2020, la baisse des prix de l’escalope et des œufs s’est située entre 1 et 9%. En revanche, les prix des volailles ont connu une hausse de 4%. Les prix de la viande rouge ont été stables. (Economiste Maghrebin)
Mots clés: Tunisie, Prix à la consommation
