LA QUOTIDIENNE DU CAPC 10 AOUT 2020
Les sujets du Jour :
Le déficit commercial américain se réduit en juin grâce aux exportations (BFM)
E-commerce : Jumia désormais maître de ses transactions (Jeune Afrique)
Anxieuses, les banques attendent les conditions du programme de rachat des titres publics de la Beac (Investir au cameroun)
Les politiques des banques centrales portent le risque d’épuisement de la croissance et de creusement des inégalités (The conversation)
Le Kenya est en bonne voie pour éradiquer les criquets pèlerins d’ici septembre prochain (Agence ecofin)
La BAD accorde 27 millions $ à l’Union africaine pour renforcer l’Initiative de réponse au Covid-19 sur le continent (Agence ecofin)
Maroc : Baisse des prix dans l’industrie chimique en juin (Liberation)
Le Zimbabwe sollicite la SFI pour encadrer la privatisation de TelOne et NetOne (Agence ecofin)
INTERNATIONAL
Les politiques des banques centrales portent le risque d’épuisement de la croissance et de creusement des inégalités - Pendant une grande partie de la dernière décennie, les économistes et les investisseurs se sont demandé si l’inflation – mesure de la hausse des prix des biens et des services à la consommation acquis par les ménages – avait disparu. En effet, de mémoire d’économiste, l’inflation constitue l’une des composantes majeures des cycles économiques qui rythment la croissance depuis plus de 300 ans. Sa non-résurgence soulève la question de la solidité de nos paradigmes économiques et par voie de conséquence, des politiques mises en œuvre. Le débat est d’autant plus vif en Europe que la Banque centrale européenne (BCE) s’est durablement engagée dans des politiques monétaires « non conventionnelles », et notamment depuis 2015 avec ses programmes de rachats massifs de dettes privées et publiques (assouplissement quantitatif ou quantitative easing). Pour le moment, tout le monde se concentre sur les effets à court terme du choc Covid-19, qui seront sans aucun doute déflationnistes. Parallèlement, la contraction de la demande fera pression sur les prix à la consommation. Les taux d’inflation seront sans doute négatifs pendant quelques mois.
- Scénario à la japonaise
Mais à l’horizon d’un an, deux scénarios majeurs sont probables. Le premier, à la japonaise, caractérisé par une croissance économique chroniquement anémique et une faible inflation voire une déflation tel que l’archipel le subit depuis que la bulle immobilière a éclaté au début des années 1990. Bien que la banque centrale du Japon ait adopté deux formes extraordinaires de politique monétaire – des taux d’intérêt négatifs et des achats d’actifs d’une valeur supérieure à la taille totale de son économie – le pays n’a pas pu renouer avec un cycle de croissance suffisamment fort pour générer une inflation supérieure à 2 % après près de trois décennies. Le second est celui qui correspond aux enseignements des manuels d’économie, dicté par la dynamique de la reprise. S’il y a peu de débats quant à la « forme » de la reprise (U ou Z), soutenue en particulier par les effets des politiques publiques sur la demande, arrêtons-nous sur les facteurs susceptibles d’engendrer un redémarrage de l’inflation.
- La théorie prise en défaut
Notre analyse nous incite à écarter cette vision pessimiste. Reportons-nous une nouvelle fois aux principes de la théorie économique : la quantité de monnaie en circulation influence les prix, plus que les volumes ; la valeur d’une monnaie repose sur la confiance qu’ont les agents économiques dans sa valeur et son sous-jacent, l’économie qu’elle représente. Par voie de conséquence, plus de monnaie, par le biais du canal du crédit par exemple, incite les agents économiques à investir/dépenser dès lors qu’ils ont confiance et que l’évolution des prix ne neutralise pas l’effet de richesse induit (présenté traditionnellement comme un effet d’encaisses réelles, c’est-à-dire l’incidence d’un élément de la richesse comme la quantité réelle de monnaie sur la demande de biens et de services dans l’économie).
- Un risque de creusement des inégalités
Si nous écartons le retour d’une inflation galopante, une telle stratégie, bien que confortable, n’est pas dénuée de risques. Parmi les principaux, nous identifions :
- Une baisse du rythme de croissance qui hypothèque sur le long terme la capacité des États à rembourser leur dette ;
- Un risque d’accroissement des inégalités au profit des détenteurs d’actifs générateurs de rendement, au détriment des acteurs qui ne disposent pas d’une capacité financière suffisante pour investir (par exemple les salariés) ;
- La question de l’épargne et de l’efficience du secteur financier. Dès lors que les taux restent structurellement bas. Quelles performances attendre du secteur bancaire qui, en Europe, assure majoritairement le financement des agents économiques et comment imaginer les perspectives des régimes de retraite et d’assurance faute de placement sans risque susceptible d’assurer des rendements suffisants à long terme ? Si ce n’est de réorienter massivement les investissements des assureurs et autres institutions financières non bancaires vers d’autres classes d’actifs (actions, immobilier) et favoriser ainsi l’émergence de bulles ?
Mots Clés: Banque centrale, relance économique, Inégalités
Le déficit commercial américain se réduit en juin grâce aux exportations - Le déficit commercial américain s'est réduit de 7,5% en juin, grâce à une hausse des exportations notamment de véhicules et pièces détachées automobiles, selon les données du département du Commerce publiées mercredi. Le solde des échanges des biens et services s'est établi à -50,7 milliards de dollars, par rapport à 54,8 milliards en mai, selon une révision des données également publiée mercredi. Le déficit est toutefois plus élevé que les 49,3 milliards attendus par les analystes. Les exportations ont augmenté de 9,4% en 158,3 milliards. La hausse des importations a été moins importante, de 4,7%, à 208,9 milliards de dollars. Tant les exportations que les importations "sont en hausse à partir de niveaux bas. Les flux commerciaux ont été faibles et resteront probablement limités en raison d'un contexte de croissance mondiale faible et d'une demande intérieure et extérieure modérée", a commenté dans une note Rubeela Farooqi, de High Frequency Economics. Sur un an, le déficit commercial s'est réduit de 7,8%, à 23,1 milliards de dollars. Les échanges commerciaux internationaux ont été très ralentis avec la pandémie: les exportations sont inférieures de 15,7% à leur niveau de juin 2019, les importations sont inférieures de 14,2%. (BFM)
Mots Clés: Etats-unis, Deficit commercial, Covid-19
PANAFRICAIN
E-commerce : Jumia désormais maître de ses transactions - Lancée au Nigeria au début de 2017, la solution JumiaPay fait des adeptes : « 70 % de nos clients qui utilisent JumiaPay pour la première fois y recourent à la commande suivante », commente Sami Louali, chargé de la stratégie, des relations avec les investisseurs et du développement chez Jumia. Dans ce pays, où le groupe a démarré ses activités en 2012, le nombre de transactions émises par l’intermédiaire de cette nouvelle plateforme a été multiplié par trente depuis septembre 2017 (chiffres non communiqués). JumiaPay permet en outre d’agréger sur son compte plusieurs moyens de paiement locaux (bancaires ou en mobile money) et d’enregistrer les informations requises sur chacun d’eux.
- Bientôt disponible dans 14 pays
« L’objectif est de rendre l’achat plus rapide avec une méthode de paiement sécurisée en un clic », commente Sami Louali. Jumia a désormais la main sur l’ensemble de l’expérience clientèle, y compris à l’étape, décisive, du paiement, nettement facilité. Le groupe souhaite étendre les moyens de paiement internationaux, car, actuellement, beaucoup de banques étrangères bloquent les transactions, jugées suspectes, effectuées sur le site nigérian. Jumia, qui a dépassé en 2017 le demi-milliard de visiteurs sur sa plateforme, marche dans les pas de ses homologues américain, chinois et latino-américain qui ont déjà développé leur solution de paiement : AmazonPay, AliPay et MercadoPago.
- Forte progression des prépaiements
« En un an, la part des prépaiements a triplé », souligne Sami Louali, et elle représente aujourd’hui le tiers des transactions. C’est la plus forte progression observée dans l’ensemble de ses pays d’implantation, où le règlement par cash reste l’option choisie dans 70 à 80 % des cas, exception faite du Kenya, pionnier du paiement mobile avec M-Pesa, où il compte pour 50 à 60 % des commandes.
- Le « cashback », outil de fidélisation
Pour le client, le paiement numérique, seule option possible dans certains cas (long transit par exemple), est aussi plus sûr et plus rapide : pas besoin d’attendre le livreur en bas de chez soi avec une importante somme en cash, sans compter les délais de remboursement en l’absence de livraison ou en cas de retour de la commande, nettement raccourcis. Pour l’entreprise, les gains d’efficience opérationnelle sont évidents. JumiaPay veut fidéliser ainsi les clients à travers le « cashback », qui permet d’obtenir du crédit pour une transaction future. Son agrégateur de paiement donnera aussi une impulsion à JumiaOne, la nouvelle plateforme de distribution de services digitaux et financiers du groupe. (Jeune afrique)
Mots clés: Afrique, Commerce en ligne, Jumia
La BAD accorde 27 millions $ à l’Union africaine pour renforcer l’Initiative de réponse au Covid-19 sur le continent - Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, vendredi 24 juillet, à Abidjan, l'octroi d’une aide de 27,4 millions de dollars américains à l’Union africaine (UA) pour soutenir les efforts menés sur le continent contre la pandémie de Covid-19. Ce financement fait suite à une réunion du Bureau élargi de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UA avec le secteur privé africain, organisée le 22 avril 2020 par visioconférence, sous la présidence de Cyril Ramaphosa, président de l’Afrique du Sud et président en exercice de l’Union africaine. Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, qui prenait part à cette réunion, s'était engagé à soutenir fermement l'Initiative de lutte contre la pandémie élaborée par la Commission de l'UA. La réunion du Bureau avait appelé à davantage de contributions au Fonds de réponse au Covid-19 de l'Union africaine mis en place, en mars 2020 par le président de la Commission Moussa Faki Mahamat. S'exprimant après l'approbation par le Conseil d'administration de cette opération, Akinwumi Adesina a déclaré : « Grâce à ce plan de financement, nous réaffirmons avec force notre engagement en faveur d'une réponse africaine coordonnée face à la pandémie de Covid-19. Plus important encore, nous montrons clairement que, s'il agit de manière collective, le continent peut faire face à la pandémie qui met à rude épreuve les systèmes de santé avec des répercussions socioéconomiques sans précédent sur le continent. » L'essentiel du financement de la Banque, soit 26,03 millions de dollars américains permettra de renforcer la capacité institutionnelle du Centre africain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC‑Afrique) afin de lui permettre de faire face aux urgences en matière de santé publique sur l’ensemble du continent, tandis que 1,37 million de dollars sera versé au Fonds de réponse au Covid-19 de l'UA. Les deux subventions proviennent du Fonds africain de développement, le guichet de prêt à taux concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement et de la Facilité d'appui à la transition (FAT), un mécanisme de soutien aux pays fragiles et en transition. Elles permettront notamment de concrétiser la mise en œuvre du Plan de préparation et de réponse à la pandémie de Covid-19 du CDC‑Afrique en renforçant la surveillance aux différents points d'entrée (par air, mer et terre) dans les pays d'Afrique. Elles faciliteront le renforcement des capacités sous-régionales et nationales de surveillance épidémiologique et garantiront la disponibilité de matériel permettant d’effectuer des tests ainsi que l’acquisition d’EPI (équipement de protection individuelle) pour assurer la protection des agents de santé déployés en première ligne dans les secteurs sensibles. Le financement permettra également le recueil de données désagrégées par genre ainsi que la mise à disposition de personnel qualifié pour le Centre d’opérations d’urgence du CDC‑Afrique. (Agence ecofin)
Mots clés: Covid-19, BAD, UA, Subventions
AFRIQUE DE L’OUEST
Niger : 250 millions de dollars pour stimuler la croissance à long terme – Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui l’octroi d’un crédit et d’un don de l’Association internationale de développement (IDA)* d’un montant global de 250 millions de dollars afin d’aider le Niger à développer son capital humain et atténuer les répercussions de la pandémie de COVID-19 (coronavirus). Le second Financement à l’appui d’un développement inclusif constitue le dernier d’une série de programmes visant à réduire les inégalités entre les sexes et à verser des allocations monétaires aux ménages les plus touchés par la pandémie. Le programme permettra aussi d’élargir l’accès à l’électricité et à l’eau potable, améliorer la gestion et la transparence de la dette, et réduire les risques budgétaires. En 2019, le Niger avait continué d'afficher des performances économiques robustes, à la faveur du dynamisme soutenu des secteurs primaire et tertiaire. La croissance du PIB réel s’était établie à 5,8 %, avec un taux de progression par habitant de 1,9 %. Depuis le mois de mars 2020, cependant, la pandémie de COVID-19 pèse lourdement sur l'économie nigérienne, principalement en raison de l'augmentation des dépenses de santé et des aides sociales en faveur des ménages vulnérables. Le développement économique et social du pays pâtit en outre gravement des retombées négatives de la pandémie sur les échanges commerciaux régionaux et internationaux ainsi que sur les investissements directs étrangers. (Agence ecofin)
Mots clés: Niger, Banque mondiale, Croissance
L'OMD soutient les douanes togolaises dans le cadre d’une étude sur le temps nécessaire pour la mainlevée – L'Organisation mondiale des douanes (OMD) a organisé un atelier d'une journée consacré à une étude sur le temps nécessaire pour la mainlevée (étude TRS) pour l'administration nationale des douanes du Togo. L'atelier s'est tenu le 30 juillet 2020, de manière virtuelle, en vue d’échanger des vues et d'évaluer les progrès réalisés jusqu'à présent par l'administration douanière togolaise dans la réalisation d'une étude TRS. Trois experts de l'OMD et des membres du groupe de travail national TRS du Togo ont participé à l'événement. Au cours de ces échanges de vues, les experts de l'OMD ont été informés de l'état d'avancement de la mise en œuvre de l’étude TRS au Togo, y compris certaines des actions restantes qui devraient être menées par le groupe de travail TRS du Togo. Le GT a fait une demande spéciale à l'OMD pour obtenir un soutien supplémentaire du Secrétariat de l'OMD afin de charger les données nationales en matière d’étude TRS collectées dans le logiciel TRS de l'OMD. Cette demande a été accueillie favorablement par les experts. L'événement a également fourni une excellente occasion aux experts de guider le groupe de travail national TRS dans certaines étapes clés supplémentaires que le Togo doit franchir dans le cadre du cycle national actuel de l’étude TRS. Malgré l'incertitude existante et l'impact négatif de la pandémie de COVID-19 au niveau mondial qui limite la capacité des administrations douanières à démarrer ou à exécuter leurs projets TRS respectifs, les experts de l'OMD ont reconnu les efforts importants qui ont été consentis par le GT TRS du Togo pour conclure le cycle national de l’étude TRS. Afin d'établir une feuille de route stratégique pour que les douanes togolaises continuent à diriger le cycle actuel de l’étude TRS, les participants du Togo ont réaffirmé leur engagement à revoir le plan d'action en matière d’étude TRS, en espérant que l'administration des douanes puisse publier son premier rapport national sur l’étude TRS en étroite collaboration avec les autres parties prenantes du commerce avant la fin de l'année. (OMD)
Mots clés: Togo, Douanes, OMD
AFRIQUE DE L’EST
Le Kenya est en bonne voie pour éradiquer les criquets pèlerins d’ici septembre prochain - Au Kenya, l’invasion des criquets pèlerins est en passe d’être maîtrisée. D’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), seulement 2 comtés sont encore confrontés aux insectes nuisibles contre 29 comtés affectés précédemment. Selon Cyril Ferrand, responsable de l’équipe en charge des programmes de résilience à la FAO pour l’Afrique de l’Est, la situation devrait encore s’améliorer dans le pays qui connaît sa pire crise acridienne depuis des décennies. « Dans les prochains jours, un seul comté devrait être affecté et d’ici trois semaines, le Kenya devrait être débarrassé des invasions à grandes échelles. L’agence maintiendra la surveillance pour réduire le risque d’une ré-infestation d’ici la fin de l’année. Les efforts seront concentrés dans le Turkana dans le Nord où des essaims, les plus récents y ont été relevés », souligne M. Ferrand dans un communiqué relayé par Bloomberg. Cette embellie du côté du Kenya contraste avec la situation qui règne au niveau des autres pays de la région. Alors que l’Ethiopie connaît une deuxième génération de reproduction et est sous la menace d’une nouvelle vague provenant du Yémen, une reproduction des essaims est également attendue au Soudan et dans l’ouest de l’Erythrée. Pour rappel, les criquets pèlerins ont affecté plus de 25 millions d’hectares de terres cultivables en Ethiopie, au Kenya et en Somalie d’après les estimations du cabinet d’analyse de données agricoles Gro Intelligence datant d’avril dernier. (Agence ecofin)
Mots clés: Kenya, Agriculture, Criquets pèlerin
AFRIQUE CENTRALE
Anxieuses, les banques attendent les conditions du programme de rachat des titres publics de la Beac - Les banques camerounaises, premiers investisseurs en titres publics sur le marché monétaire de la Cemac, attendent les précisions de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) sur son programme de rachat d’obligations publiques. Annoncé il y a quelques jours, il est chiffré à 600 milliards de FCFA et devrait durer six mois avec une prolongation possible de six mois supplémentaires en tant que de besoin et suivant les perspectives économiques en 2021. L’institution d’émission et de contrôle de la monnaie a annoncé que cette mesure est un autre de ses instruments exceptionnels visant à soutenir les États durant cette période marquée par la pandémie de coronavirus. Mais elle n’a donné aucune information sur la date du début de l’opération et les conditions qui y sont associées. Les banques restent attentives. Il faut dire que cela pourrait leur permettre d’avoir de la trésorerie et de baisser le coût du risque pour les emprunteurs publics. Selon une source bancaire, le secteur craint surtout que ce programme soit fortement conditionné, comme cela est le cas pour l’augmentation exceptionnelle des injections de liquidités engagée par la banque centrale en avril dernier. Cette opération reçoit d’ailleurs peu de souscriptions. Aussi, les arbitrages pour le secteur bancaire seront complexes. Il faudra calculer entre ce qu’on aurait gagné si on gardait les titres jusqu’au remboursement des dettes et ce que la Beac propose aujourd’hui. Il faudra aussi mettre sur la balance les besoins actuels de trésorerie. Selon des données sur l’activité de banque à fin avril 2020, le taux des créances douteuses (dont le remboursement est confronté à un risque élevé) atteignait les 16% d’un encours global de crédits de 3650 milliards de FCFA. Cela fait un montant brut de 585 milliards de FCFA de créances douteuses pour les banques commerciales camerounaises dont seulement 456,2 milliards de FCFA sont provisionnés, traduisant un besoin de trésorerie. (Investir)
Mots Clés: Afrique centrale, Banque centrale, Titres
AFRIQUE AUSTRALE
Le Zimbabwe sollicite la SFI pour encadrer la privatisation de TelOne et NetOne - Le gouvernement du Zimbabwe a demandé à la Société financière internationale, filiale de la Banque mondiale, d'agir en tant que conseiller en transaction pour la privatisation de l’opérateur historique des télécommunications TelOne et de sa branche mobile NetOne. D’après le ministre zimbabwéen des Finances et du Développement économique, Mthuli Ncube, « une demande formelle a été faite au bureau local de la Banque mondiale par le secrétaire des sociétés publiques et parapubliques du Zimbabwe en charge de la réforme, de la gouvernance d'entreprise et de l’acquisition ». Le gouvernement s’est tourné vers la SFI parce que l’obtention de son expertise ne requiert pas de paiement initial. La branche de l’institution financière internationale, spécialisée dans le financement du secteur privé, n’a pas encore donné sa réponse. Avant d’opter pour la SFI, c’est à PricewaterhouseCoopers que le gouvernement du Zimbabwe avait déjà attribué la charge de conseiller en transactions. Mthuli Ncube a révélé que le gouvernement a finalement choisi d’abandonner l’expertise de PwC « suite aux frais insoutenables liés à la transaction [...] NetOne et TelOne ont indiqué qu'ils ne pouvaient pas se permettre des frais de transaction de 5 millions de dollars américains pour des services de conseil ». (Agence ecofin)
Mots clés: Zimbabwe, Telecom, SFI
AFRIQUE DU NORD
Maroc : Baisse des prix dans l’industrie chimique en juin – L’indice des prix à la production du secteur des «Industries manufacturières hors raffinage de pétrole» a enregistré une baisse de 1,8% au cours du mois de juin 2020 par rapport au mois de mai 2020, a annoncé le Haut-commissariat au plan (HCP). Un mois plus tôt, l’indice des prix à la production du secteur des « Industries manufacturières hors raffinage de pétrole » avait enregistré une hausse de 0,3% par rapport au mois d’avril 2020. Ce qui confirme une évolution en dents de scie de l’IPPIEM hors raffinage observé depuis le début le début de l’année et que nous avions souligné dans un article publié dans une de nos précédentes éditions sous le titre : « Les prix font un bond de 2,9% dans la métallurgie en mai ». A en croire l’institution publique, la baisse de l’IPPIEM hors raffinage observé en juin dernier est la résultante de la baisse des prix de l’ « Industrie chimique» (8,7%), de la «Métallurgie» (3,5%), de la «Fabrication de boissons» (0,9%) et dans les «Industries alimentaires» et la «Fabrication de meubles» (0,2%). Dans une note d’information relative à l’indice des prix à la production industrielle, énergétique et minière du mois de juin 2020, le Haut-commissariat ajoute que le repli de l’indice des prix résulte également de la hausse des prix de la « Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques » et de l’« Industrie d’habillement» (0,2%), de la «Fabrication de textiles» (0,3%) et dans la «Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques» (0,1%). A titre de comparaison, en mai dernier, la hausse de l’IPPIEM hors raffinage était attribuée à celle des prix de la « Métallurgie » (2,9%), des « Industries alimentaires» (0,5%), dans la «Fabrication d’équipements électriques» (1,0%) et dans la «Fabrication de meubles» (0,3%). Cet accroissement était également lié à la baisse des prix des « Industrie d’habillement » (0,6%), du « Travail du bois et fabrication d’articles en bois et en liège» (1,2%) et dans l’«Industrie chimique» et dans la «Fabrication de produits métalliques, à l’exclusion des machines et des équipements» (0,1%), avait relevé le Haut-commissariat dans une précédente note d’information. (Liberation)
Mots clés: Maroc, Industrie chimique, Prix
