LA QUOTIDIENNE DU CAPC 11 AOUT 2020
Les sujets du Jour :
Maroc : Aggravation du déficit commercial en 2019 (Libearation)
Hausse de 38% des exportations de café du Brésil vers l’Afrique (Commod Africa)
Le Vietnam et le Chili cherchent à promouvoir leur coopération économique et commerciale (Vietnam+)
L’UA appelée à mettre en œuvre le projet africain de TGV (APA news)
Sénégal : les femmes rurales misent sur l’agriculture durable contre l’exode et la pauvreté (Agence ecofin)
Ouganda : l’Umeme propose une modification de la politique nationale de raccordement électrique (Agence ecofin)
Total Gabon cède à Pérenco le terminal du Cap Lopez et des participations dans 7 champs matures (Agence ecofin)
Tunisie : Chute des recettes touristiques de 56%, à fin juillet 2020 (La presse)
INTERNATIONAL
En pleine crise du Covid-19, le déficit commercial de la France se creuse fortement au deuxième trimestre - C’est l’une des répercussions économiques de la crise sanitaire du Covid-19. Le déficit commercial de la France s’est fortement creusé au deuxième trimestre 2020, les exportations étant en chute plus marquée que les importations, a annoncé vendredi 7 août la direction générale des douanes. Le déficit commercial a atteint 20,4 milliards d’euros au deuxième trimestre, soit 6,9 milliards de plus qu’au premier trimestre, après un mois de juin qui enregistre un déficit commercial mensuel record de 8 milliards d’euros, ont rapporté les Douanes dans un communiqué. Ce déficit commercial trimestriel est proche du niveau record connu au premier trimestre de l’année 2011, où les importations étaient supérieures aux exportations à hauteur de 20,5 milliards d’euros.
- Le secteur des transports particulièrement touché
Au cours du deuxième trimestre, les exportations ont dégringolé de 28,9 %, après une baisse de 7,3 % au premier trimestre, et les importations ont chuté de 20,7 % sur la même période, après une baisse de 6,4 % entre janvier et mars. Les Douanes notent que « près de la moitié de la baisse des exportations s’explique par la chute dans le secteur des transports (- 59,9 %) ». Les exportations de produits aéronautiques et spatiaux continuent de s’effondrer (- 64,2 % au 2e trimestre) et celles d’automobiles, d’équipements et de bateaux participent également de cette contraction. Le déficit énergétique s’est réduit de 3,9 milliards d’euros, conséquence positive de la chute des prix du pétrole et de la « baisse des besoins en approvisionnements pétroliers ».
- Poursuite des exportations en juin
Sur le seul mois de juin, les importations continuent leur reprise et augmentent de 5,2 milliards d’euros, après une hausse de 6,5 milliards en mai. Et les exportations progressent de 4,7 milliards d’euros, après un rebond de 4,0 milliards en mai, mais elles « se situent encore 25 % en dessous du niveau atteint en 2019 », précisent les Douanes. Le solde en biens de consommation, toujours déficitaire, a cessé de se creuser, et les importations ont retrouvé leur niveau d’avant la crise du Covid-19. En ce qui concerne la balance des paiements, le déficit des transactions courantes s’est dégradé en mai de 10,7 milliards d’euros à 22,2 milliards, a précisé pour sa part la Banque de France. (Le monde)
Mots Clés: France, déficit commercial
Le Vietnam et le Chili cherchent à promouvoir leur coopération économique et commerciale - Le vice-ministre de l’Industrie et du Commerce, Do Thang Hai, a eu le 4 août une séance de travail par visioconférence avec le vice-ministre chilien des Affaires étrangères, Rodrigo Yanez Benitez, sur le renforcement de la coopération économique entre leurs pays. Les deux vice-ministres ont discuté des mesures propres à tirer pleinement parti de l’accord de libre-échange entre le Vietnam et le Chili, et de l’accord global et progressif de partenariat transpacifique (CPTPP). Ils ont déclaré se réjouir de la croissance des échanges commerciaux bilatéraux en 2019, qui avaient atteint l’année dernière 1,23 milliard de dollars, soit une hausse de 12,95% sur un an. Malgré les impacts du COVID-19, le commerce bilatéral au premier semestre 2020 s’est chiffré à 567,9 millions de dollars, soit une légère baisse de 1,04% en variation annuelle. Do Thang Hai et Rodrigo Yanez Benitez se sont informés de la lutte contre le COVID-19 dans leurs pays. Ils ont proposé de renforcer la connectivité des chaînes d’approvisionnement, de production et d’exportation, notamment celles liées aux masques faciaux et aux équipements de protection dans le contexte de pandémie. Le vice-ministre vietnamien a déclaré souhaiter que le Chili ratifie rapidement le CPTPP pour donner un nouvel élan aux relations commerciales bilatérales. La partie chilienne a appelé à renforcer la coopération bilatérale dans la promotion du commerce, les douanes, le commerce électronique et l’économie numérique. Comme le Vietnam assume cette année la présidence tournante de l’ASEAN (Association des Nations d’Asie du Sud-Est), Rodrigo Yanez Benitez a demandé au Vietnam de soutenir les relations entre son pays et le bloc régional. Les deux parties ont aussi insisté sur la nécessité d’appliquer efficacement l’accord de libre-échange entre le Vietnam et le Chili. Ils ont également souligné l’importance des préparatifs pour organiser la 4e réunion du Conseil de libre-échange entre les deux pays en 2020. (Vietnam+)
Mots Clés: Vietnam, Chili, Accord de libre échange
PANAFRICAIN
Hausse de 38% des exportations de café du Brésil vers l’Afrique - Le Brésil a exporté 40 millions de sacs de café (vert, soluble, torréfié et moulu) au cours de la campagne agricole 2019/2020 qui court de juillet à juin). Il s'agit de son deuxième record historique. Et l’Afrique a contribué à cette performance puisque l'augmentation des exportations brésiliennes vers le continent a fait un bond de 36,8 % par rapport à la campagne précédente, souligne le Conseil brésilien des exportateurs de café (Cecafé) dans son rapport mensuel du mois de juin. On compte près de 125 destinations vers lesquelles se sont acheminés les cafés brésiliens, notamment les États-Unis avec des exportations de 7,8 millions de sacs (Ms) (19,6% des expéditions totales de la période), l'Allemagne avec 6,8 MS (17%), l'Italie avec 3,3 Ms (8,4%). Parmi les continents, on observe une augmentation de 9 % des exportations vers l’Amérique du Nord, 15,3 % vers l’Europe de l’Est et surtout 36,8 % vers l’Afrique. Au cours des 6 derniers mois (janvier/juin), 452 344 sacs de 60 kg ont été exportés vers l’Afrique, contre 325 837 sur le premier semestre 2019. Cela représente une augmentation de 38,8 %. Alors que le continent représentait 1,6 % des exportations brésilienne de café, il représente 2,3 % des exportations ces six derniers mois. La part du revenu d’échange passe de $ 35,8 millions à $ 44 millions. (Commod Africa)
Mots clés: Afrique, Brésil, Exportation, Café
L’UA appelée à mettre en œuvre le projet africain de TGV - Animé par Olawale Rasheed de la table ronde des chemins de fer africains, le webinaire a été organisé par l'Agence de développement de l'Union africaine-NEPAD (AUDA-NEPAD). Le NEPAD a déclaré lundi que M. Raila Odinga, le Haut représentant de l'UA pour le développement des infrastructures en Afrique, qui a présidé la rencontre, a mis le continent au défi de prêcher par l'exemple, soulignant que « si l'Europe et l'Amérique du Nord pouvaient transformer leurs systèmes ferroviaires à l'époque où ils l'ont fait, l'Afrique peut même faire mieux maintenant ». M. Odinga a noté les nombreux développements ferroviaires à travers l'Afrique et déclaré que le continent avait consacré beaucoup de temps à la planification. Citant la Zlecaf, le Haut Représentant de l'UA a déclaré que la logistique des transports et l'interconnectivité étaient essentielles au succès du projet, dénonçant la très faible connectivité entre les Africains en raison de la mauvaise connexion des transports. Le Directeur des infrastructures et de l’énergie de la Commission de l’UA, Cheikh Bedda, a souligné l’importance stratégique du train à grande vitesse pour le développement de l’Afrique. Il a informé les participants à la réunion que la Commission était prête à faire avancer le processus de mise en œuvre. Tout en notant la perturbation occasionnelle causée par la pandémie de Covid-19, M. Bedda a déclaré que la direction de la commission était déterminée à transformer la pandémie en opportunité, soulignant que la commission était ouverte à une collaboration et un partenariat crédibles pour faire du projet une réalité. (APA)
Mots clés: Afrique, Auda-Nepad, TGV, ZLECAf
AFRIQUE DE L’OUEST
Sénégal : les femmes rurales misent sur l’agriculture durable contre l’exode et la pauvreté – Au cours des dernières décennies, l'aridité de la région sénégalaise de Matam a augmenté du fait de sa proximité avec le désert du Sahara. Les terres arables se sont faites rares, la production alimentaire a diminué et les moyens de subsistance ont baissé. La pauvreté touche jusqu'à 75% des familles, et plus d'un tiers d’entre elles n'a pas assez de nourriture. Cette situation pousse les hommes à partir à la recherche de travail et d'opportunités en ville, laissant parfois leurs femmes sans moyens de survie. Ces dernières sont devenues au fil du temps les piliers de leurs communautés, et sont maintenant au cœur de l’économie des villages de Matam. Elles jouent un rôle majeur dans la gestion des ressources, la production alimentaire, l’élevage, mais aussi l’éducation des enfants. Mais l’avancée du désert continue de réduire leurs productions agricoles, causant l’insécurité alimentaire. Pour pallier ces problèmes, elles ont formé dans chaque village des associations et se sont tournées vers les nouvelles techniques agricoles et les énergies renouvelables, avec le soutien de l’ONG Green Cross. Ensemble, ils ont créé le projet « Energy to Stay ». Des panneaux solaires ont été installés dans les villages pour puiser l'eau de la rivière et irriguer les champs. Au lieu d'utiliser de l'essence pour pomper l'eau, le système fonctionne à l’énergie fournie par les panneaux solaires. Green Cross rapporte sur le média Al Jazeera que ce changement a conduit à une économie d'eau de 70%. Parallèlement, d’autres techniques agricoles sont utilisées pour optimiser la production, comme la rotation des cultures. Dans les champs, les femmes cultivent principalement tomates, aubergines, oignons ou encore du riz. Elles se rendent sur les marchés régionaux pour vendre leurs produits. Ces nouvelles techniques agricoles ont permis de cultiver sur plus de 60 hectares. Le revenu est divisé en une partie pour elles-mêmes et la famille, et une partie pour la communauté. Le reste couvre les frais de maintenance et l'achat de nouvelles machines. Tout cela leur a permis d'augmenter leurs revenus, réduisant ainsi la pauvreté et assurant les besoins alimentaires de plus de 900 personnes. (Agence ecofin)
Mots clés: Sénégal, femmes rurales, Agriculture, Energies renouvelable
AFRIQUE DE L’EST
Ouganda : l’Umeme propose une modification de la politique nationale de raccordement électrique - En Ouganda, l’Umeme, le principal distributeur d’électricité du pays a proposé une révision de la Politique de connexion électrique (ECP) mise en œuvre par le gouvernement. Ce dernier n’a en effet plus les moyens de financer cette politique qui permet aux populations de payer graduellement leur connexion. « La politique originale que nous proposons de réviser ne met pas en place une valve de sécurité disant "si vous avez les moyens de payer, n’attendez pas »". Il y a un moyen de mettre cela en place afin que ceux qui en ont les capacités, et ils sont nombreux, n’attendent pas le gouvernement, mais paient en même temps », a affirmé Selestino Babungi, le directeur exécutif de l’Umeme. En 2018, le gouvernement a mis en place le programme de subventions Last Mile Connectivity afin de connecter 300 000 consommateurs au réseau électrique national chaque année. Selon le programme, les citoyens ne paient que 20 000 shillings ougandais sur les frais de connexion qui varient entre 98 000 et 2 millions de shillings. Le solde est pris en charge par le gouvernement. Le coût de l’initiative évalué à 700 millions $ est prévu pour être financé par le gouvernement avec l’appui de donateurs internationaux. Mais selon les autorités, seuls 80 millions $ ont été mobilisés auprès des donateurs et le gouvernement doit actuellement 25 millions $ pour le compte des raccordements effectués. (Agence ecofin)
Mots clés: Ouganda, Electricité, Subventions
AFRIQUE CENTRALE
Afrique centrale: lien industrie-écoles, pôles de formation et zones économiques - essentiels pour la diversification économique - Le développement inadéquat des compétences et la faible productivité plombent la compétitivité et la diversification économique des pays de l’Afrique centrale. Toutefois, en tirant profit des expériences de l’Ethiopie, du Japon et de l’Afrique du Sud, entre d’autres, ces pays peuvent re-outiller leurs ressources humaines afin de devenir plus développés, prospères et résilients aux chocs externes. Ceci est le sens global que des experts internationaux ont donné aux échanges menés en visioconférence ce 30 juillet 2020 et organisé par le Bureau Sous-régional pour l’Afrique centrale de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). L’événement virtuel était le deuxième segment d’une série de réunions interactives conduisant à la 36ème session du Comité Intergouvernemental des Hauts Fonctionnaires et des Experts (CIE) pour l’Afrique centrale qui se tiendra vers la fin de cette année sous le thème : « Compétences pour la diversification économique en Afrique centrale ». Au cours dudit webinaire sur le thème « bâtir des compétences pour la diversification économique en Afrique centrale : tirer parti des expériences et réussites d’ailleurs », les experts ont planché sur les modèles pouvant faire l’objet d’appropriation par les pays de la sous-région afin de booster les mutations économiques nécessaires.
- L'expérience japonaise
Intervenant depuis le Japon, Shoko Yamada de l’Université de Nagoya a estimé que les pays d’Afrique centrale pourraient se focaliser sur le modèle de ZES transnationales. Celles-ci se spécialiseraient sur la transformation des ressources minérales entre autres. Le potentiel pour des effets boule de neiges y est considérable et pourrait produire un embrasement qui se répercuterait positivement sur d’autres secteurs économiques. Prenant appui sur le miracle économique asiatique et le développement des compétences après la deuxième guerre mondiale, elle a indiqué que 3 messages clés peuvent être retenus : « le positionnement de la technologie comme moteur de la croissance ; l’adaptabilité des programmes et politiques de formation ; et le diagnostic précis des compétences comme point de départ de l’industrialisation et de la diversification économique ».
- La formule éthiopienne de substitution des importations
La diversification économique qui s’accompagne de l’« import-substitution » a permis à l’Ethiopie de renforcer le développement de ses compétences, a souligné Nabiyeleul Gessese Zellele universitaire éthiopien spécialisé en ingénierie et chimie industrielle. Le pays a arrêté d’importer des compétences (mains d’œuvre), des intrants agricoles et industriels pour les produire localement. Les autorités politiques ont reformé les systèmes de renforcement des compétences et des savoirs afin de développer une certaine autosuffisance économique. Les secteurs prioritaires ont été : l’aviation, l’agro-industrie et la tannerie. La priorisation et la politique d’import-substitution de l’Ethiopie a permis au pays de se spécialiser, développer une véritable savoir-faire et exporter en Afrique et vers des marchés occidentaux ses services et biens dans ces secteurs.
- Des leçons d'Afrique du Sud
Il est évident que les pays de l’Afrique centrale font toujours face au défi de la technologie et des capacités en ingénierie. L’expérience sud-africaine renseigne sur les volants d’appropriation. Saliem Fakir, Directeur Exécutif de l’African Climate Foundationa, sur ce sujet, a démontré qu’à travers des joint-ventures avec des compagnies étrangères, le transfert de technologie a été effectué en Afrique du Sud. L’Afrique du Sud est certes un pays minier par essence. Mais le pays exporte également des produits manufacturiers, des expériences et des savoirs. Ceci a été rendu grâce au bon fonctionnement des industries manufacturières (armement, raffinage de pétrole, ciment). La création des programmes phares universitaires en ingénierie dans un premier temps et des unités de formation dans les zones économiques spéciales plus tard ont permis de préparer la main d’œuvre. Le pays a en plus spécialisé les ZES. C’est le cas de Cape Town qui se focalise spécifiquement sur les activités ayant trait à l’économie verte. (UNECA)
Mots Clés: Afrique centrale, Formation, diversification économique, Import-substitution, joint-venture
Total Gabon cède à Pérenco le terminal du Cap Lopez et des participations dans 7 champs matures - Pour un montant compris entre 290 et 350 millions de dollars, Total Gabon cède à Perenco Oil & Gas Gabon, ses participations dans sept champs matures en mer, ainsi que ses intérêts et le rôle d’opérateur dans le terminal pétrolier du Cap Lopez. Selon un communiqué rendu public ce 30 juillet par l’entreprise pétrolière française, un accord a été signé entre les deux structures. Il ne reste plus que l'approbation des autorités gabonaises. La production de pétrole brut liée aux participations de Total Gabon dans les actifs à céder s’est élevée à environ 8000 barils par jour pour l’année 2019. Ces actifs sont les champs de Grondin, Gonelle, Barbier, Mandaros, Ginelle, Pageau et Hylia en plus du Cap Lopez. « Dans le contexte pétrolier actuel volatile, cette transaction permet à Total Gabon d’une part de se concentrer sur ses principaux actifs opérés afin d’en tirer le meilleur parti et d’autre part d’assurer la pérennité du terminal du Cap Lopez en permettant la consolidation des volumes de deux acteurs majeurs au Gabon au sein d’un même terminal, » a déclaré Nicolas Terraz, président du conseil d’administration de Total Gabon. (Agence ecofin)
Mots Clés: Gabon, Pétrole, Total
AFRIQUE AUSTRALE
Le BSR - AS soutient le développement d’un modèle de financement pour les MPME dans le Royaume d’Eswatini - Le Bureau sous-régional pour l’Afrique australe (BSR-AS) de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), a organisé une réunion virtuelle des parties prenantes nationales d’une journée, le 3 août 2020 pour fournir une plateforme intégrée et inclusive visant à développer un modèle de financement efficace capable de répondre aux besoins et aux défis des micro petites et moyennes entreprises (MPME) dans le Royaume d’Eswatini. Dans sa déclaration liminaire, le Directeur par intérim du BSR-AS, Sizo Mhlanga, dit que « le manque d’accès aux services financiers est l’un des principaux - sinon le plus important - obstacles à la croissance des MPME dans la région et même dans l’ensemble du continent et Eswatini ne fait pas exception. Le Gouvernement du Royaume d’Eswatini, par l’intermédiaire de son Ministère du commerce, de l’industrie et du commerce (MCIT), a sollicité l’appui technique de la CEA pour développer un modèle de financement inclusif visant à répondre aux besoins des MPME du pays. « Pour résoudre ce problème, il est essentiel de bien comprendre les besoins de financement des MPME, ce qui aidera à son tour le gouvernement, les financiers, les partenaires de développement et d’autres acteurs du secteur privé à soutenir efficacement la croissance du secteur », fait remarquer M. Mhlanga. L’importance stratégique du secteur des MPME dans le Royaume d’Eswatini est bien connue du gouvernement, qui a intégré le développement des MPME dans sa Vision 2022 et la Stratégie de développement national en étroite collaboration avec la famille des Nations Unies. S’exprimant au nom des agences, fonds et programmes des Nations Unies dans le Royaume d’Eswatini, Nathalie Ndongo-Seh, Coordonnatrice résidente des Nations Unies, réaffirme l’engagement de l’ONU à aider le Gouvernement d’Eswatini à mettre en œuvre un modèle de financement efficace pour les MPME afin de contribuer de manière significative à « la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) grâce à la croissance économique et à la création d’emplois (ODD 8) ; de favoriser l’innovation (ODD 9) ; de réduire les déchets grâce au recyclage (ODD 12) ; de réduire la pauvreté (ODD 1) ; d’assurer la sécurité alimentaire (ODD 2) et de nombreux autres ODD ».. (UNECA)
Mots clés: Eswatini, ODD, MPME
AFRIQUE DU NORD
Maroc : Aggravation du déficit commercial en 2019 – Le déficit commercial a enregistré en 2019 une aggravation de 3,2 milliards de dirhams (MMDH) à 209,2 MMDH, indique Bank Al-Maghrib (BAM). Les importations se sont accrues de 9,8 MMDH et les exportations de 6,6 MMDH, précise la Banque centrale dans son rapport annuel sur la situation économique, monétaire et financière au titre de l'exercice 2019. En conséquence, le taux de couverture s'est amélioré de 0,2 point de pourcentage à 57,4%, ajoute BAM. Au niveau des importations, les acquisitions de biens d’équipement ont connu une hausse de 5,6% à 127 MMDH, portée principalement par la progression de 66,4% à 8 MMDH de celles "d'avions et autres véhicules aériens ou spatiaux", fait savoir le rapport. De même, les achats de demi-produits se sont accrus de 4,7% à 104,5 MMDH, avec des expansions de 63% à 4,1 MMDH des "demi-produits en fer ou en aciers non alliés", de 4,5% à 14,4 MMDH pour les "matières plastiques" et de 22,6% à 4,4 MMDH pour les "fils, barres, et profilés en fer ou en aciers", rapporte la MAP. Pour leur part, les importations de produits finis de consommation ont affiché une augmentation de 4,2% à 113,1 MMDH, tirée notamment par celle des achats de "parties et pièces pour voitures et véhicules de tourisme" de 6,7% à 18,8 MMDH, relève la même source, notant que pour les produits alimentaires, les approvisionnements ont atteint 47,8 MMDH, contre 45,8 MMDH, résultat essentiellement du renchérissement du blé et de l’accroissement des quantités importées de sucre et d’aliments de bétail. En revanche, la facture énergétique s'est allégée de 7,2% à 76,3 MMDH, souligne le rapport, expliquant cette évolution par la forte diminution des importations d’électricité qui sont revenues d’une année à l’autre de 2,3 MMDH à 149 millions de dirhams (MDH), suite au renforcement des capacités de production nationale. Cette évolution reflète également des replis de 6,6% des achats de "gas-oils et fuel-oils" et de 9,9% de ceux du "gaz de pétrole et autres hydrocarbures", en lien avec le reflux des cours sur les marchés internationaux, ajoute le rapport. (Liberation)
Mots clés: Maroc, Commerce, Déficit
Tunisie : Chute des recettes touristiques de 56%, à fin juillet 2020 – A fin juillet 2020, les recettes touristiques ont chuté de 56% ne dépassant pas le 1,2 milliard de dinars, contre 2,8 milliards de dinars, durant la même période de l’année dernière, selon les indicateurs monétaires et financiers publiés mercredi par la Banque centrale de Tunisie (BCT). D’après ces indicateurs, les revenus du travail cumulés ont légèrement évolué de 3%, durant les sept premiers mois de l’année, pour avoisiner les 2,9 milliards de dinars, alors que le service de la dette extérieure cumulée a régressé de 13%, à 5,6 milliards de dinars. Pour ce qui est des avoirs nets en devises, ils se sont stabilisés, ces derniers jours, au niveau de 21,2 milliards de dinars, ce qui représente 138 jours d’importation, contre 91 jours d’importation, début août 2019. La BCT a fait état, également, de la baisse du volume global du refinancement de 28%, à la date d’aujourd’hui mercredi 5 août 2020, à 10,8 milliards de dinars (contre 15,1 milliards de dinars, le 5 août 2019). En revanche, le total des transactions interbancaires a doublé, en marge d’une année (à la date du 5 août 2020), atteignant 1,3 milliard de dinars. (La presse)
Mots clés: Tunisie, Tourisme, Recettes
