LA QUOTIDIENNE DU CAPC 12 AOUT 2020

 

 

Les sujets du Jour :

Maroc : L’intensification des échanges commerciaux bénéficie économiquement aux femmes (Liberation)

Togo : L’importation du matériel agricole et des produits anti-coronavirus exonérée de taxes   (Togo First)

Les exportations de fleurs du Kenya vont se stabiliser grâce à la reprise des vols internationaux (People Daily)

La mise en œuvre de la Zleca est la vraie réponse à la crise (Jeune Afrique)

Vietnam : Les exportations de bois et produits dérivés en hausse de 6% en sept mois (Le courrier du Vietnam)

Une formation en ligne pour comprendre les mobilités urbaines en Afrique (Agence ecofin)

L’Algérie souhaite «réévaluer» l'accord de libre-échange avec l'Union européenne   (RFI)

Cemac : Les cours des produits de base exportés baissent de 3,2 %  (Gabon review)

Guinée: démarrage imminent de la construction du chemin de fer Conakry-Kouria (Agence ecofin)

Air Liquide va acquérir le plus grand site de production d’oxygène du monde en Afrique du Sud (Agence ecofin)

Déséquilibres de l’économie mondiale et crise de la COVID-19  (FMI)

 

INTERNATIONAL

Déséquilibres de l’économie mondiale et crise de la COVID-19 - Le monde a été frappé par la pandémie de COVID-19 alors qu'il présentait des déséquilibres extérieurs persistants. La crise a entraîné une forte réduction des échanges commerciaux et de fortes variations des taux de change, mais une réduction limitée des déficits et excédents des transactions courantes à l'échelle mondiale. Les perspectives restent très incertaines, car les risques de nouvelles vagues de contagion, d'inversion des flux de capitaux et de nouvelle diminution des échanges internationaux se profilent toujours à l'horizon. Selon la dernière édition de notre Rapport sur le secteur extérieur, les déficits et les excédents des transactions courantes se situaient juste au-dessous de 3 % du PIB mondial en 2019, soit à un niveau légèrement inférieur à celui de l'année précédente. D'après nos dernières prévisions pour 2020, ils ne devraient diminuer que d'environ 0,3 % du PIB mondial, soit une baisse plus modeste que celle enregistrée après la crise financière mondiale d'il y a dix ans.

  • Pourquoi les déséquilibres importent-ils ?

Les déficits et les excédents extérieurs ne sont pas nécessairement source de préoccupation. De bonnes raisons justifient que les pays les utilisent à certains moments. Cela dit, les pays qui empruntent trop et trop rapidement à l'étranger, en enregistrant des déficits extérieurs, peuvent devenir vulnérables à un arrêt soudain des flux de capitaux. Les pays courent également le risque d'investir une trop grande partie de leur épargne à l'étranger alors que des besoins d’investissement se font sentir sur le plan intérieur. La difficulté consiste à déterminer quand les déséquilibres sont excessifs ou présentent un risque. Notre démarche est axée sur le solde des transactions courantes global de chaque pays et non sur ses balances commerciales bilatérales avec ses divers partenaires, car ces dernières résultent davantage de la répartition internationale du travail que de facteurs macroéconomiques.

  • Apporter une aide et rééquilibrer l'économie mondiale

À court terme, les efforts des pouvoirs publics devraient continuer d'être axés sur la mise en œuvre de dispositifs d'urgence et la promotion de la reprise économique. Les pays dont les taux de change sont souples gagneraient à continuer de les laisser, dans la mesure du possible, s'adapter aux conditions extérieures. Les interventions sur le marché des changes, lorsqu'elles sont nécessaires et lorsque les réserves sont suffisantes, pourraient contribuer à réduire l’instabilité des marchés. Pour les pays qui subissent des pressions ayant des effets perturbateurs sur leur balance des paiements et qui n'ont pas accès à des financements extérieurs privés, les financements officiels et les lignes de crédit réciproque peuvent contribuer à soutenir l'économie et à préserver les dépenses de santé essentielles. Il convient d'éviter les obstacles tarifaires ou non tarifaires aux échanges, notamment en ce qui concerne les équipements et fournitures médicales, et de lever les nouvelles restrictions commerciales récemment imposées.  (FMI)

Mots Clés: Covid-19, Economie mondiale

Vietnam : Les exportations de bois et produits dérivés en hausse de 6% en sept mois - Les exportations de ces produits ont rapidement repris après une croissance négative en mai en raison de l'impact de l'épidémie de COVID-19, selon le ministère de l’Agriculture et du Développement rural. En même temps, les importations de bois et produits dérivés sont estimées à 198 millions de dollars en juillet 2020 et au cours des sept mois, le chiffre était près de 1,31 milliard de dollars, en baisse de 10,3% par rapport à la même période de 2019. Ainsi, la filière bois a affiché un excédent commercial de 4,78 milliards de dollars. Les États-Unis, la Chine, le Japon et la République de Corée demeurent encore les quatre principaux marchés du Vietnam, représentant environ 84% des exportations totales. Au cours des cinq dernières années, le contre-plaqué du Vietnam a connu une croissance rapide avec un taux annuel de 31%. Depuis 2015, 42 nouveaux projets d'investissement direct étranger (IDE) ont été réalisés dans l'industrie du contreplaqué au Vietnam, selon le département de la transformation agricole et du développement des marchés du ministère de l'Agriculture et du Développement rural. Le département a estimé que l'entrée en vigueur de l'Accord de libre-échange entre le Vietnam et l'Union européenne (EVFTA) ajoutera 17% de la valeur totale des exportations nationales de bois et produits dérivés vers l’UE grâce à l'exonération fiscale.   (Le courrier)

Mots Clés: Vietnam, Exportations, Bois

 

PANAFRICAIN

La mise en œuvre de la Zleca est la vraie réponse à la crise - L’économie mondiale a été forcée à l’arrêt, et les économies africaines n’ont pas été épargnées : selon la Banque africaine de développement (BAD), le PIB réel en Afrique, d’après le scénario de base qui suppose un impact considérable du virus, mais sur une courte durée, devrait se contracter de 1,7 % en 2020, soit une baisse de 5,6 points de pourcentage par rapport aux projections de janvier 2020. Cette contraction de l’économie pourrait coûter à l’Afrique des pertes de l’ordre de 145,5 milliards de dollars. De cette contraction des économies à la hausse du chômage en passant par la tendance croissante de l’endettement des États, les conséquences de la crise sont lourdes à supporter pour les populations africaines. Selon le think tank L’Afrique des idées, la quasi-totalité des progrès réalisés par le continent en matière de lutte contre la pauvreté depuis 2017 va disparaître.

  • L’urgence ne doit pas occulter la responsabilité

Que faut-il faire ? Telle est la question qui taraude l’esprit des décideurs. S’il n’existe de recette miracle, il frappe au coin du bon sens que l’enjeu fondamental est d’éviter que la Covid-19 soit une nouvelle étape dans le déclassement du continent africain. La solution de sortie de crise plébiscitée actuellement, c’est le plan de relance financé avec de la dette. Cette « solution » recueille la préférence de beaucoup de décideurs car elle apporte une sorte de réponse d’urgence et, par ailleurs, relève du mimétisme des politiques de réponse des pays du Nord.  (Jeune Afrique)

Mots clés: Afrique, Libre-échange, Covid-19

Une formation en ligne pour comprendre les mobilités urbaines en Afrique - Un partenariat entre l’Agence française pour le développement, la Coopération pour le développement et l’amélioration des transports urbains, une association de droit français dont l’objectif est de promouvoir les politiques de mobilité urbaine soutenable à travers des actions de formation, l’Université Senghor en Egypte et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) lance un appel à candidatures pour les inscriptions à un cours en ligne ouvert à tous (MOOC) sur les mobilités urbaines en Afrique. Le MOOC accessible gratuitement cible des cadres, des décideurs, des étudiants, des architectes, des techniciens et plus généralement des personnes intéressées par les questions de mobilité urbaine. L’objectif de cette formation est de comprendre les enjeux de mobilité dans les villes africaines. Une démarche qui veut anticiper sur la croissance de la population urbaine en Afrique estimée à 1,5 milliard d'habitants en 2020. Cette formation donnera les clés pour construire les projets adaptés aux villes de demain notamment à travers la transformation des systèmes de transport dans les villes afin de répondre aux besoins de tous les citadins et assurer le développement des sociétés africaines. La formation se déroulera sur 5 semaines et abordera 5 différents modules, soit un module par semaine. Les modules au programme sont : les caractéristiques de la mobilité urbaine en Afrique, l’offre et demande de mobilité, la gouvernance et la planification des mobilités, le financement de la mobilité urbaine, et la maîtrise d’ouvrage des projets de transports. (Agence ecofin)

Mots clés: Afrique, Mobilité Urbaine, Formation

 

AFRIQUE DE L’OUEST

Togo : L’importation du matériel agricole et des produits anti-coronavirus exonérée de taxes  La Loi de Finances Rectificative adoptée par ordonnance au Togo pour l’exercice 2019-2020, prévoit une exemption de taxes au profit de certaines activités, notamment l’importation du matériel agricole et médical. L’importation des produits exclusivement utilisés dans le cadre de la lutte contre le coronavirus (Covid-19) bénéficie également de ce régime d’exonération qui déroge aux dispositions du Code des Douanes National. S’agissant des livraisons en l’état des produits de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche faites par les agriculteurs, éleveurs et pêcheurs artisans, elles bénéficieront d’une exonération de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). La mesure s’étend sur une période qui va jusqu’à un mois après l’état d’urgence sanitaire. Dans le même temps, les consultations médicales, les soins présentant un caractère médical, les prestations médicales fournies par les hôpitaux, les cliniques et autres établissements assimilés sont exonérés de TVA. Tout comme les soins prodigués par des vétérinaires, les soins paramédicaux, les frais d’hospitalisation, les fournitures de prothèses et les analyses de laboratoire. (Togo first)

Mots clés: Togo, Importations, TVA

Guinée: démarrage imminent de la construction du chemin de fer Conakry-Kouria  Les travaux du chemin de fer Conakry-Kouria pourront bientôt démarrer. C’est en tout cas la volonté affichée par les autorités guinéennes. Au cours du Conseil des ministres du 30 juillet, le chef de l’Etat a invité le ministre en charge des Transports « à diligenter la mise en œuvre du projet […] qui fait actuellement l’objet de négociations dans le cadre d’un contrat BOT et qui constitue la première phase de reconstruction de la voie ferrée Conakry-Niger ». Longue de 65 km, la ligne ferroviaire projetée sera essentiellement destinée au transport de personnes et de marchandises. Le lancement des travaux de cet important projet, premier lot d’un autre encore plus vaste (Conakry-Kankan), permettra de doter la Guinée d’un véritable réseau ferroviaire propre au pays et destiné à améliorer les conditions de mobilité des personnes et des biens. Sa réalisation sera exécutée par la China Railway International Construction, 16th Bureau (CRCC), avec qui la Guinée a signé un protocole d’accord le 1er août 2019. Selon le gouvernement, la ligne Conakry-Kouria contribuera à renforcer (à des coûts très compétitifs) l’offre de transport, la mise en œuvre du port sec de Kagbélen et du centre logistique de Kouria, le désengorgement des voies de circulation dans la capitale et sa périphérie, ainsi que leurs fortes imbrications sur l’activité socioéconomique du pays. (Agence ecofin)

Mots clés: Guinée, Infrastructures

 

AFRIQUE DE L’EST

Les exportations de fleurs du Kenya vont se stabiliser grâce à la reprise des vols internationaux - Les exportations de fleurs du Kenya pourraient bientôt atteindre 100% à la suite de la reprise des vols internationaux après une suspension de quatre mois liée à la pandémie de COVID-19, a déclaré mercredi Clement Tulezi, directeur général du Kenya Flower Council (KFC). M. Tulezi a déclaré que la reprise des vols internationaux contribuerait à l'augmentation du volume de fleurs coupées exportées vers le marché extérieur. "Actuellement, nous exportons jusqu'à 80 % de notre production et nous pouvons porter ce pourcentage à près de 100% si nous obtenons davantage d'avions cargos et si nous réduisons les frais de transport", a précisé M. Tulezi. Selon lui, les frais de transport élevés restent le principal défi auquel est confronté le secteur qui emploie plus de 150.000 personnes. M. Tulezi a fait savoir que les floriculteurs kenyans exportaient actuellement plus de 500 tonnes de produits par jour malgré les frais de transport élevés. Il a ajouté que le secteur avait perdu plus de 10 milliards de shillings (environ 100 millions de dollars américains) au cours des quatre derniers mois, en raison d'effondrement du marché des enchères néerlandaises et de strictes réglementations de l'Union européenne en matière de confinement.  (Peopledaily)

Mots clés: Kenya, Exportations, Fleurs

 

AFRIQUE CENTRALE

Cemac : Les cours des produits de base exportés baissent de 3,2 % - Selon le sixième numéro du bulletin économique et statistique de la Banque des Etats de l’Afrique centrale, examinant le paysage économique monétaire et financier de la Cemac au premier trimestre 2020, l’indice global des cours des produits de base exportés vers les marchés internationaux a reculé de 3,2 %, par rapport à la même période en 2019. La pandémie de Covid-19 serait la principale raison de cette chute généralisée des produits de base dans la sous-région. Selon la Beac, la variation des cours des produits de base entre janvier et mars 2020, a été marquée par une baisse cumulée des produits énergétiques (-10,3 %) et des produits non énergétiques, principalement des produits de la pêche (- 8 %) et dans une moindre mesure des produits forestiers (- 1,5 %). Par contre, les prix des produits agricoles exportés par les six pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, Guinée équatoriale et RCA) affichent une hausse de (+10,4 %), et ceux des métaux et minéraux (+ 0,2 %).  (Gabon review)

Mots Clés: Cemac, Exportations, Cours des produits de base

 

AFRIQUE AUSTRALE

Air Liquide va acquérir le plus grand site de production d’oxygène du monde en Afrique du Sud - Le producteur français de gaz industriel Air Liquide a annoncé avoir conclu un accord avec le pétrochimiste sud-africain Sasol pour acquérir son usine de production d’oxygène de Secunda. L’usine qui est la plus grande du monde, a une capacité installée de 42 000 tonnes d’oxygène par jour, via 16 unités de séparation des gaz composant l’air. Les deux parties ont l’intention de négocier l’accord définitif dans les prochains mois. Avant d’être effective, cette cession devra être soumise à l’approbation des autorités compétentes. Selon les termes de l’accord, Air Liquide investira 440 millions d’euros par an dans le cadre d’un programme pluriannuel visant à optimiser la production, en réduisant les émissions de CO2 provenant de la production d’oxygène, de 30 à 40 %, d’ici 2030. Il faut rappeler que c’est Air Liquide qui a construit le site en 1979 et qui apporte une assistance technique aux opérations.   (Agence ecofin)

Mots clés: Afrique du sud, Production, Oxygène

 

AFRIQUE DU NORD

Maroc : L’intensification des échanges commerciaux bénéficie économiquement aux femmes Les échanges commerciaux contribuent à combler l’écart de salaires entre hommes et femmes, tout en créant de meilleurs emplois pour celles-ci », affirme une étude de la Banque mondiale préparée en collaboration avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC). L’étude dont les conclusions ont été récemment rendues publiques indique que les pays ouverts aux échanges internationaux se développent plus vite, innovent, affichent une productivité supérieure et offrent des revenus plus élevés et davantage de débouchés à leur population. Intitulée Women and Trade: The Role of Trade in Promoting Women’s Equality (Les femmes et le commerce : le rôle du commerce dans la promotion de l’égalité des femmes), elle démontre en outre que « la part des échanges internationaux dans le PIB est corrélée à un niveau d’égalité entre les sexes plus élevé », souligne l’institution financière.  L’étude, qui mène une analyse approfondie et inédite de l’incidence du commerce extérieur sur la situation des femmes, « permet aux chercheurs de comprendre comment les femmes travaillent, dans quel secteur elles sont employées, combien elles gagnent et si elles participent de près ou de loin au commerce mondial », relève la Banque mondiale dans un communiqué. Soulignant son intérêt, l’institution affirme que « les résultats de cette analyse aident les pouvoirs publics à cerner la manière dont leurs politiques commerciales affectent différemment les femmes et les hommes ». Directrice générale de la Banque mondiale pour les politiques de développement et les partenariats, Mari Pangestu rappelle qu’au cours des 30 dernières années, le commerce a été le moteur de la réduction de la pauvreté.  Selon elle, « le rapport montre que, si les bonnes politiques sont mises en place, il peut également être un moteur de réduction des écarts entre les sexes ». C’est dire que « le commerce a le pouvoir de renforcer le rôle des femmes dans l’économie et d’atténuer les disparités avec les hommes en leur offrant des possibilités d’emploi plus nombreuses et de meilleure qualité », soutient-elle affirmant qu’exploiter ce potentiel sera encore plus important dans un monde post-Covid-19.  Le rapport, qui met en évidence plusieurs aspects essentiels, est riche en enseignements à bien des égards.  (Liberation)

Mots clés: Maroc, Commerce, Genre

L’Algérie souhaite «réévaluer» l'accord de libre-échange avec l'Union européenne  – Signé en 2005, l'accord de libre-échange entre l'Algérie et l'Europe prévoit une disparition réciproque des droits de douane et des barrières tarifaires. Face à la complexité des enjeux, l'UE a accepté de prolonger la période d'adaptation de douze à quinze ans, jusqu'en septembre 2020, afin de permettre à l'économie algérienne de se préparer. Mais depuis plusieurs mois, des voix s'élèvent au sein du patronat algérien pour dénoncer un accord déséquilibré et des risques de faillites d'entreprises en Algérie, après le 1er septembre. Le président Tebboune a donc demandé à son ministre du Commerce de procéder à une évaluation de l'accord qui doit, selon lui, veiller à des relations équilibrées. Certains économistes algériens - qui préfèrent conserver l'anonymat - soulignent cependant que les dirigeants algériens ont fait preuve de légèreté, ces dernières années, en négligeant d'activer les clauses de sauvegarde contenues dans l'accord, clauses qui leur auraient permis de mieux protéger certains secteurs jugés vitaux. Ces mêmes économistes jugent aussi que le débat actuel sur l'accord de libre-échange est un rideau de fumée destiné à masquer la cruelle absence de plan de soutien aux entreprises algériennes, victimes, comme partout ailleurs, de la pandémie de Covid-19.  (RFI)

Mots clés: Algérie, UE, Accord de libre-échange