LA QUOTIDIENNE DU CAPC 13 AOUT 2020
Les sujets du Jour :
APE : le Cameroun reporte la suppression des droits de douane sur les véhicules, motos, carburants, ciments (Investir au cameroun)
Tanzanie : démarrage des projets de construction des barrages de Rumakali (222 MW) et Ruhudji (358 MW) (Agence ecofin)
Riposte à la COVID-19 dans les pays émergents : politiques conventionnelles et non conventionnelles (FMI)
Les pays membres du CPTPP réitèrent leur soutien à la libéralisation du commerce (Le courrier du Vietnam)
Moody’s juge stables les perspectives de la Côte d’Ivoire (African business)
Gaz : le mégaprojet mozambicain ne cesse de séduire le monde financier (La tribune)
Tunisie : Baisse de 11,4% des recettes fiscales à fin juin 2020 (L’economiste Maghrébin)
L’épicier botswanais Choppies tempère ses objectifs d’expansion en Afrique (Agence ecofin)
Maroc : Le taux de chômage grimpe à 12,3% au 2e trimestre, 18,2% chez les diplômés (Le matin)
L'industrie aérienne envisage des réductions d'effectifs dans les 12 mois (VOA)
INTERNATIONAL
Les pays membres du CPTPP réitèrent leur soutien à la libéralisation du commerce - Les ministres des pays membres de l’Accord global et progressif du partenariat transpacifique (CPTPP) ont réitéré leur soutien à la libéralisation du commerce et au commerce multilatéral dans une déclaration commune, adoptée lors de la 3e réunion du Conseil du CPTPP tenue le 6 août par visioconférence. La délégation vietnamienne dirigée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Trân Tuân Anh, a participé à cette réunion qui a été présidée par la ministre mexicaine de l’Économie, Graciela Marquez Colin. Les ministres des pays membres se sont également engagés à travailler ensemble pour redémarrer leur économie post-pandémie de COVID-19. Le CPTTP a été ratifié par sept des 11 pays membres : la Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Canada, le Japon, le Mexique, Singapour et le Vietnam. Le Brunei, le Chili, la Malaisie et le Pérou n'ont pas encore achevé leur processus de ratification interne. Les ministres participants ont souligné l’importance d’améliorer l’efficacité de la mise en œuvre de cet accord et de faire avancer la ratification du CPTPP par les quatre pays restants. Ils ont également discuté de la possibilité d'étendre l'accord à l'avenir, ainsi que des problèmes économiques mondiaux. Le Vietnam s'est engagé à unir ses efforts pour mettre en œuvre des mesures conformes aux engagements internationaux afin de faciliter les flux de produits et de services, en particulier des marchandises de première nécessité. (Le courrier)
Mots Clés: CPTPP, Libre échange
Riposte à la COVID-19 dans les pays émergents : politiques conventionnelles et non conventionnelles - L’impact économique de la pandémie de COVID-19 dans les pays émergents dépasse de loin celui de la crise financière mondiale. À la différence des crises précédentes, les autorités ont réagi vigoureusement, tout comme dans les pays avancés. Cependant, les politiques conventionnelles atteignent leurs limites ; quant aux politiques non conventionnelles, elles ne sont pas sans risques.
- Réaction vigoureuse des pouvoirs publics
La crise aurait été plus grave encore si les autorités n’avaient pas pris des mesures extraordinaires de soutien à l’économie. Il ne fait pas de doute que les mesures énergiques qu’ont prises les pays avancés ont permis de rétablir le bon fonctionnement des marchés, rendant possible la reprise du financement extérieur des pays émergents en avril et en mai, dont témoignent les niveaux records d’émission d’obligations observés depuis le début de l’année, à hauteur de 124 milliards de dollars à la fin juin. Cependant, tous les pays n’ont pas vu leur sort s’améliorer. Les pays exportateurs de pétrole, les pays préémergents et les pays très endettés subissent un choc financier plus violent que les autres ; ils ont vu leurs coûts d’emprunt augmenter, ou, pire encore, se trouvent empêchés de continuer à se financer sur les marchés. L’adoption de mesures de soutien à l’économie par les pays avancés a conféré aux dirigeants des pays émergents une marge de manœuvre supplémentaire pour amortir le choc subi par leurs économies. Lors de précédentes crises, les pays émergents avaient tendance à adopter des politiques restrictives de nature à limiter les sorties rapides de capitaux et les poussées inflationnistes provoquées par une dépréciation du taux de change. Cette fois-ci, en revanche, la réaction des pouvoirs publics dans les pays émergents ressemble davantage à l’approche retenue par les pays avancés (voir l’outil de suivi du FMI).
- Vers des politiques de moins en moins conventionnelles
Malgré toutes ces mesures, une grande incertitude continue à peser sur les perspectives économiques des pays émergents. Les périls sont nombreux : en particulier, si la crise sanitaire venait à s’éterniser, de nombreuses vies supplémentaires seraient menacées, et les conséquences économiques pourraient se révéler désastreuses. Si la récession venait à s’aggraver, les pays émergents seraient mis à rude épreuve ; en effet, dès le début de la crise actuelle, la plupart d’entre eux disposaient d’une marge de manœuvre restreinte pour mettre en place des mesures conventionnelles de soutien budgétaire, monétaire et extérieur. Or une grande partie de cette marge initiale a été utilisée au cours des derniers mois. Cet épuisement des moyens d’action disponibles pourrait contraindre certains pays à employer des mesures moins conventionnelles qu’auparavant, du contrôle des prix aux restrictions aux échanges, en passant par des mesures non conventionnelles de politique monétaire et un assouplissement de la réglementation financière et des conditions de crédit. (FMI)
Mots Clés: Covid-19, Politiques non conventionnelles
L'industrie aérienne envisage des réductions d'effectifs dans les 12 mois - La plupart des compagnies aériennes envisage des réductions d'effectifs dans les douze mois à venir en raison d'une reprise du trafic aérien freinée par les incertitudes liées au Covid-19, selon un sondage publié mercredi par l'Association internationale du transport aérien (Iata). "La majorité (55%) des responsables des compagnies aériennes interrogés s'attendent à devoir réduire leurs effectifs au cours des 12 mois à venir" en raison d'un trafic qui va rester faible à court terme, a indiqué l'Iata dans un communiqué. Cette déclaration est le résultat d'un questionnaire sur la confiance des dirigeants de compagnies que l'organisation a envoyé à plus de 300 compagnies aériennes partout dans le monde. 45% des dirigeants ont indiqué avoir déjà réduit leurs effectifs en raison de l'impact de la crise du Covid-19 sur le secteur du transport aérien. 57% d'entre eux s'attendent à un recul de leur rentabilité au cours des 12 prochains mois et pensent que les prix des billets pourraient baisser en raison de la faible reprise de la demande. 19% misent sur une augmentation progressive des tarifs une fois que l'équilibre entre l'offre et la demande sera retrouvé. L'Iata, qui regroupe 290 compagnies aériennes, table sur un retour du trafic aérien d'avant-crise en 2024 et estime à 63% la chute du trafic en 2020 par rapport à 2019 avec un manque à gagner de 419 milliards de dollars pour le secteur, en raison de la crise du coronavirus. L'Asie Pacifique et l'Europe devraient être les premières à retrouver un trafic au niveau de celui de 2019 alors que l'Amérique du Nord et l'Amérique latine devraient connaître un retour à la normale plus lent qu'ailleurs, selon l'Iata. Le secteur du transport aérien a été frappé de plein fouet par la crise du coronavirus avec la quasi-totalité des flottes d'avions clouée au sol et la suppression de dizaines de milliers d'emplois. L'américaine United a annoncé qu'elle pourrait congédier jusqu'à 36.000 salariés. American Airlines a évoqué le chiffre de 25.000 suppressions. (VOA)
Mots Clés: Transport Aérien, IATA, Emplois
PANAFRICAIN
Renforcer l’accès des femmes aux Services d’informations climatologiques est essentiel pour améliorer leur capacité à s’adapter aux risques climatiques - La Commission économique pour l’Afrique (CEA) et l’Institut africain de développement économique et de planification (IDEP) ont organisé ce jeudi, un webinaire au cours duquel les participants ont discuté des moyens par lesquels les États membres et les institutions peuvent renforcer l’engagement des femmes dans les Services d’informations climatologiques (SIC) qu’elles peuvent utiliser pour soutenir la chaîne de valeur des SIC au profit de leurs pays et communautés. Organisé sous le thème « Renforcer l’engagement des femmes dans la génération, l’organisation, la diffusion, l’adoption et l’utilisation des SIC », le webinaire vise à renforcer l’engagement des femmes dans les SIC au niveau régional et à renforcer leurs capacités et leur sensibilisation aux outils et ressources d’information sur le climat. Les participants ont identifié et discuté de la contribution potentielle des femmes à l’atténuation des dommages environnementaux et à l’intégration de la justice climatique dans les mécanismes de gouvernance alors que le monde émerge de la pandémie de coronavirus (COVID-19) ; énuméré une liste d’outils, de ressources et d’opportunités de réseautage visant à soutenir l’engagement des femmes dans les SIC ; et identifié les goulots d’étranglement et les obstacles à la facilitation de la participation des femmes aux SIC aux niveaux national et infranational. (UNECA)
Mots clés: CEA, IDEP, Femmes, Climat
L’épicier botswanais Choppies tempère ses objectifs d’expansion en Afrique - Engagé il y a quelques années dans une stratégie accélérée de conquête de nouveaux marchés sur le continent africain, l’épicier botswanais Choppies a revu ses objectifs d’expansion à la baisse. Se confiant à Reuters, Ramachandran Ottapathu, le directeur général du groupe annonce la fermeture prochaine de points de vente en Afrique du Sud, au Kenya, au Mozambique et en Tanzanie en raison du manque de profits à leur niveau. Ce retrait devrait permettre à la compagnie de se concentrer pour l’essentiel sur le Botswana à travers une hausse du nombre de ses magasins tout en poursuivant sa croissance sur des marchés prometteurs comme la Zambie et la Namibie. « En ce qui concerne le Zimbabwe, nous examinerons le marché et nous verrons comment il évolue », souligne M. Ottapathu. Cette décision de la compagnie botswanaise marque un coup d’arrêt à une stratégie qui devait lui permettre de trouver de nouveaux relais de croissance notamment en Afrique de l’Est grâce à un positionnement au Kenya entamé en 2015. Pour rappel, le groupe Choppies a été fondé en 1986 et est coté aussi bien sur le Botswana Stock Exchange (BSE) que sur le Johannesburg Stock Exchange (JSE). (Agence ecofin)
Mots clés: Choppies, Alimentation, stratégies
AFRIQUE DE L’OUEST
Moody’s juge stables les perspectives de la Côte d’Ivoire – Après un mois et demi d’examen de la situation économique de la Côte d’Ivoire, Moody’s Investors Service a confirmé son rating sur les dettes publiques à long terme à Ba3, avec une perspective stable. L’agence s’était inquiétée de la participation du pays à l’Initiative de moratoire sur la dette prise par les pays du G20 (DSSI), redoutant que les créanciers du secteur privé ne subissent des pertes. L’agence a examiné les déclarations des pays créanciers, et des pays endettés, sur les modalités d’application d’une telle mesure. L’examen de la révision à la baisse reflétait « la tension évidente » entre l’intention déclarée de la Côte d’Ivoire de ne pas demander un allégement des obligations de service de la dette auprès du secteur privé, et l’opinion clairement exprimée des principaux sponsors de la DSSI, en particulier le FMI et la Banque mondiale. Ces derniers considèrent que les créanciers privés devraient participer à la DSSI à des conditions comparables. Plusieurs éléments suggèrent que la probabilité diminue quant à une large participation du secteur privé au moratoire. L’agence en veut pour preuve les déclarations apaisantes des négociateurs du moratoire sur la dette, notamment celles du gouvernement ivoirien. Lequel n’entend pas se soustraire à ses obligations de remboursement auprès du secteur privé, qui ne sont d’ailleurs pas interrompus aujourd’hui.
- Croissance soutenue à moyen terme
Pour autant, « les risques qui ont motivé le lancement de l’examen de déclassement pour la Côte d’Ivoire n’ont pas disparu et les éclaircissements supplémentaires sont faibles ». Cependant, les risques sont devenus plus spécifiques, et Moody’s considère que la mise à contribution du secteur privé dans la DSSI est prise en compte dans la notation Ba3. Moody’s prévient néanmoins que la situation pourra évoluer en cas de nouvelles annonces moins favorables aux créanciers privés. Les perspectives « stables » tiennent également compte des autres facteurs, notamment les répercussions de la pandémie de coronavirus. À la hausse, une croissance soutenue de l’économie à moyen terme, grâce à de nouvelles progressions des exportations à plus forte valeur ajoutée. En cas de succès, les revenus de la Côte d’Ivoire pourraient augmenter plus rapidement que prévu, améliorant ainsi la flexibilité budgétaire. À la baisse, prévient l’agence, une émergence de tensions politiques durables ou un retard plus long que prévu de la reprise économique pourrait nuire aux investissements. Surtout si le futur gouvernement augmentait les dépenses publiques sans amélioration proportionnelle des recettes. (African business)
Mots clés: Côte d’ivoire, Notation financière
AFRIQUE DE L’EST
Tanzanie : démarrage des projets de construction des barrages de Rumakali (222 MW) et Ruhudji (358 MW) - En Tanzanie, la Tanesco, la compagnie électrique nationale a entamé les projets de construction des barrages hydroélectriques de Rumakali et de Ruhudji, ainsi que les lignes de transmissions associées. Les deux infrastructures auront une capacité respective de 222 MW et 358 MW. Le pays a confié à Multiconsult consultancy la réalisation des études de faisabilité environnementale et sociale, la préparation de l’ingénierie conceptuelle et la mise en place des avis d’appels d’offres des projets. Les deux projets seront implantés dans la localité de Njombe et permettront à leur achèvement de doubler la puissance électrique installée du pays qui passera de 562 MW à 1 142 MW. « Nous sommes fiers de participer au développement du secteur énergétique de la Tanzanie en œuvrant sur ces deux projets importants. Malgré le potentiel national en termes d’hydroélectricité et de solaire, environ 36,6 % de la population en Tanzanie ont actuellement accès à l’électricité. Le gouvernement a mis en place des objectifs d’électrification ambitieux en voulant électrifier 75 % de la population d’ici 2035 », a affirmé Hilde Gillebo, l’un des responsables de Multiconsult. Les travaux préliminaires sont prévus pour démarrer incessamment pour s’achever au troisième trimestre 2021. (Agence ecofin)
Mots clés: Tanzanie, Electricité, Barrages
AFRIQUE CENTRALE
APE : le Cameroun reporte la suppression des droits de douane sur les véhicules, motos, carburants, ciments... - Ces derniers jours, des importateurs de voitures depuis l’Union européenne (UE) ont été surpris de se voir exiger le paiement de la totalité des droits de douane sur ce produit. Ils espéraient pourtant bénéficier d’une réduction de 10% conformément au calendrier de démantèlement des barrières tarifaires, prévu dans l’Accord de partenariat économique (APE) entre le Cameroun et l’UE. En effet, selon ce calendrier, la suppression des droits de douane sur les produits du troisième groupe devrait débuter le 4 août 2020 au rythme de 10% par an. Il s’agit notamment des carburants, ciments, véhicules de tourisme et de transport de personnes, motocycles. Approchée, la direction générale des douanes explique qu’en l’absence d’une instruction formelle du ministre des Finances (Minfi), elle ne peut pas procéder à cette décote. En réalité, l’instruction du Minfi n’arrive pas parce que le Cameroun a décidé de reporter la mise en œuvre de la cinquième phase de ce démantèlement débuté le 4 août 2016. « Cette décision est principalement motivée par l’impact de la pandémie de coronavirus sur les recettes publiques », explique-t-on au ministère de l’Économie, responsable de la mise en œuvre et du suivi de cet accord commercial. Dans la loi de finances rectificative, le Cameroun a réduit de 20% ses prévisions de recettes fiscales pour l’exercice 2020. Elles sont passées de 2962,2 à 2374,8 milliards de FCFA, soit une baisse de 587,3 milliards donc 206 milliards de recettes douanières. (Investir)
Mots Clés: Cameroun, Importations, APE
AFRIQUE AUSTRALE
Gaz : le mégaprojet mozambicain ne cesse de séduire le monde financier - Le secteur financier à l'échelle internationale nourrit un fort intérêt pour le projet géant de gaz naturel liquéfié du Mozambique. Au cours de ces dernières semaines, d'importants engagements ont été annoncés. D'abord, celui de UK Export Finance, l'agence britannique du crédit à l'export qui s'est engagée à injecter 1,15 milliards de livres sterling (près de 1,5 milliard de dollars) dans le plus grand projet de GNL jamais réalisé en Afrique. Jeudi 6 août, c'était au tour de la Banque africaine d'import-export (Afreximbank) d'injecter 400 millions de dollars dans le projet de GNL mozambicain. Selon la banque, cet investissement s'inscrit dans le cadre de sa stratégie visant à promouvoir le commerce intra-africain ainsi que l'industrialisation et le développement des exportations.
- Plus près de l'objectif financier
En mai dernier, le géant français des hydrocarbures Total, qui mène le consortium en charge du Bloc 1 du projet, a réussi à lever 14,4 milliards de dollars de financement auprès d'au moins huit agences de crédit à l'export, de banques commerciales et d'institutions financières multilatérales telles que la Banque africaine de développement (BAD), selon des sources concordantes. Cette somme additionnée aux 1,9 milliard de dollars apportés par le Royaume-Uni et Afreximbank porte l'enveloppe des engagements à 16,3 milliards de dollars, sur les 20 milliards de dollars nécessaires à l'implémentation complète du projet. Ce qui représente un pas de plus vers l'objectif financier. Outre le monde financier, tout l'écosystème se mobilise. Plusieurs négociations sont achevées ou en cours notamment pour l'export du gaz extrait et liquéfié localement. Celui-ci sera en effet acheminé vers l'Europe et l'Asie. Japonais, Coréens et Grecs, entre autres, dealent avec Total sur ce coup. (La tribune)
Mots clés: Mozambique, Hydrocarbures
AFRIQUE DU NORD
Tunisie : Baisse de 11,4% des recettes fiscales à fin juin 2020 – Selon la BCT, cette évolution des recettes fiscales traduit les retombées économiques de la crise sanitaire de la Covid-19 et les mesures prises pour l’endiguer (en particulier, le confinement général). Selon une note publiée aujourd’hui par la BCT, la régression des revenus fiscaux a touché les recettes d’impôts aussi bien direct (-9% contre une importante hausse de 40,4%), qu’indirect (-13,4% contre +3,9%). Au niveau des impôts directs, l’impôt sur les sociétés a chuté de -18.7% (ou -391 MDT) après avoir augmenté de +40,3% une année auparavant. Quant aux impôts indirects, des baisses substantielles ont marqué toutes leurs composantes, et en particulier les recettes de la TVA (-15,5% ou -580 MDT) et des autres impôts indirects (-13% ou -268 MDT). (L'economiste maghrébin)
Mots clés: Maroc, Commerce, Genre
Maroc : Le taux de chômage grimpe à 12,3% au 2e trimestre, 18,2% chez les diplômés – Le taux de chômage s'est accru de 4,2 points à 12,3% au deuxième trimestre 2020, contre 8,1% durant la même période un an auparavant, selon le Haut-commissariat au Plan (HCP). Ce taux a enregistré une forte hausse aussi bien en milieu rural qu'en milieu urbain, passant respectivement de 3% à 7,2%et de 11,7% à 15,6%, précise le HCP dans une note d'information relative à la situation du marché du travail au T2-2020, faisant état d'une baisse des taux d'activité et d'emploi, soulignant que la dernière fois où le taux de chômage avait franchi la barre des 12% remonte au deuxième trimestre de 2001. Il a également affiché une nette hausse parmi les hommes à 11,3%, les femmes à 15,6% et les jeunes âgés de 15 à 24 ans à 33,4%, ajoute la même source. En outre, le HCP fait savoir que le nombre de chômeurs a augmenté de 496.000 personnes entre le deuxième trimestre de l'année 2019 et celui de 2020, passant de 981.000 à 1.477.000 chômeurs, ce qui correspond à une augmentation de 50,6%. Cette hausse, résultant d'une progression de 311.000 chômeurs en milieu urbain et de 185.000 en milieu rural, a été enregistrée exclusivement parmi les personnes ayant déjà travaillé. Le taux de chômage des diplômés a, de son côté, enregistré une hausse de 3,7 points à 18,2%. Cette augmentation est plus prononcée parmi les détenteurs de certificats en spécialisation professionnelle (+11,7 points et un taux de 37%), de diplômes et certificats de l'enseignement fondamental (+4,6 points et un taux de 14,9%) et de diplômes en qualification professionnelle (+3,8 points et un taux de 20,3%). La durée moyenne de chômage est passée de 38 mois à 24 mois entre le deuxième trimestre de l'année 2019 et celui de 2020 (de 40 mois à 27 mois en urbain et de 23 mois à 15 mois en rural), indique le HCP, notant que la part des personnes en situation de chômage depuis moins de 4 mois s'est élevée de 15,8% à 29,7% alors que celle des chômeurs de longue durée (une année ou plus) a reculé de 70,4% à 50,6%. (Le matin)
Mots clés: Maroc, Chômage
