LA QUOTIDIENNE DU CAPC 14 AOUT 2020

 

Les sujets du Jour :

Un rapport de l’OMC appelle l’attention sur l’incidence des perturbations des échanges dues à la COVID-19 sur les femmes (OMC)

Les exportations du Maroc se sont contactées de près de 2,5 milliards d'euros à cause de la Covid-19 (APA)

Washington impose de nouveau des tarifs douaniers sur l’aluminium canadien (Maroc diplomatique)

La CEA lance le Centre africain de surveillance des prix (UNECA)

La pandémie doit être l’occasion d'exploiter la révolution numérique pour donner un nouveau cap au système alimentaire mondial (Banque Mondiale)

Kenya : l’accord de libre-échange envisagé avec les USA inquiète l’industrie laitière (Agence ecofin)

Nigeria : Axa est sur le point de quitter l’administration des fonds de pension (Agence ecofin)

Tchad: l’Argentin Alcaal prévoit de construire une centrale solaire de 200 MW près de N’Djamena   (Agence ecofin)

Tunisie : au deuxième trimestre, le taux de croissance se situerait entre -12% et -10%  (L’economiste Maghrébin)

Namibie : bientôt un an d’opérations pour le terminal à conteneurs du port de Walvis Bay, qui affiche une fière allure (Agence ecofin)

 

INTERNATIONAL

Un rapport de l’OMC appelle l’attention sur l’incidence des perturbations des échanges dues à la COVID-19 sur les femmes - Les femmes représentent une part plus importante de la main-d’œuvre dans les secteurs manufacturiers, tels que les textiles, les vêtements, les chaussures et les produits de télécommunication, qui ont enregistré la plus forte baisse de la croissance des exportations au cours des premiers mois de la pandémie, est-il indiqué dans le document. En ce qui concerne les services, les femmes sont aussi plus nombreuses que les hommes dans les secteurs qui ont été directement touchés par les restrictions en matière de voyages, comme le tourisme et les services relatifs aux voyages d’affaires. Le document attire également l’attention sur le récent rapport de l’OMC et de la Banque mondiale intitulé “Women and Trade: The role of trade in promoting gender equality” (Les femmes et le commerce: le rôle du commerce dans la promotion de l’égalité des genres), qui expose les moyens de faire en sorte que les femmes continuent de tirer parti du commerce pendant la reprise économique après la pandémie.

  • Principaux points:
  • Les femmes risquent de souffrir plus que les hommes des perturbations commerciales causées par la pandémie COVID-19. L’une des raisons en est qu’une plus grande proportion de femmes travaillent dans des secteurs et des types d’entreprises particulièrement touchés par la pandémie.
  • Les femmes représentent une part plus importante de la main-d’œuvre dans les secteurs manufacturiers, tels que les textiles, les vêtements, les chaussures et les produits de télécommunication, qui ont connu l’une des plus fortes baisses de la croissance des exportations au cours des premiers mois de la pandémie. Par exemple, les femmes représentent 80 % de la main-d’œuvre dans la production de vêtements pour le secteur du prêt-à-porter au Bangladesh, où les commandes ont diminué de 45,8 % au premier trimestre de 2020 et de 81 % pour le seul mois d'avril.
  • Une plus grande proportion de femmes que d’hommes travaillent dans des services tels que le tourisme et les services relatifs aux voyages d’affaires, qui ont été directement touchés par les restrictions régionales et internationales en matière de voyages.
  • Une grande partie des entreprises détenues ou gérées par des femmes sont des micros, petites et moyennes entreprises (MPME); or, la faiblesse des ressources financières et l’accès limité aux fonds publics font peser un plus grand risque sur la survie de ces entreprises.
  • L’impact économique de la pandémie devrait être particulièrement important pour les femmes des pays les moins avancés et des pays en développement parce que moins de femmes que d’hommes sont employées dans ces pays dans des professions qui peuvent être exercées à distance et qu’une plus grande proportion de femmes est employée dans des secteurs très exposés aux restrictions internationales en matière de voyages.  (OMC)

Mots Clés: OMC, Covid-19, Genre, Rapport

Washington impose de nouveau des tarifs douaniers sur l’aluminium canadien - Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi que les États-Unis rétabliront des droits de douane de 10 % sur les importations d’aluminium en provenance du Canada. En réaction, Ottawa qui a jugé “inacceptable” la décision de Washington, a aussitôt affirmé qu’il allait “imposer rapidement des contre-mesures de valeur égale”. “Il y a plusieurs mois, mon administration avait promis de lever ces tarifs en échange de la promesse que le Canada n’inonderait pas notre pays avec ses exportations et qu’il ne ferait pas disparaître tous nos emplois dans l’aluminium. Or, c’est précisément ce qu’il a fait”, a déclaré le locataire de la Maison Blanche lors d’une visite dans une usine en Ohio. “Le Canada profitait de nous, comme d’habitude”, a-t-il fustigé ajoutant que le commerce américain de l’aluminium avait été “décimé” par le voisin du nord. Les États-Unis avaient en 2018 imposé au Canada des droits de douane de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur les importations d’aluminium, alors que les deux pays étaient en train de renégocier l’accord de libre-échange nord-américain. Un an après, ces tarifs punitifs avaient été abandonnés.

  • La signature de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique n’a pourtant pas écarté la perspective d’une guerre tarifaire entre les deux pays.

Pour justifier le retour des droits de douane sur l’aluminium, Trump a mis en avant la protection de l’industrie et les emplois, son sujet de prédilection en pleine campagne en vue d’un second mandat. Dans un communiqué, la vice-première ministre canadienne Chrystia Freeland s’est opposée au rétablissement de droits de douanes par les États-Unis. “L’aluminium canadien ne compromet pas la sécurité nationale des États-Unis. L’aluminium canadien renforce la sécurité nationale des États-Unis depuis des décennies dans le cadre d’une coopération inégalée entre nos deux pays. Le Canada est un fournisseur fiable d’aluminium pour les fabricants américains générateurs de valeur ajoutée”, a affirmé Mme Freeland. Sur Twitter, le Premier ministre canadien, Justin Trudeau a prévenu que son pays imposerait des contre-mesures « de valeur égale».  (Maroc diplomatique)

Mots Clés: USA, Canada, Droit de douanes, Aluminium

La pandémie doit être l’occasion d'exploiter la révolution numérique pour donner un nouveau cap au système alimentaire mondial - L'une des images les plus frappantes de la pandémie de coronavirus (COVID-19), c'est le contraste entre des agriculteurs contraints de jeter les stocks de lait, d’œufs et de légumes qu’ils n’arrivent plus à écouler, et des consommateurs qui ne trouvent que des rayons vides, après avoir longtemps fait la queue devant les magasins d'alimentation. Comment expliquer une surabondance de produits agroalimentaires d'un côté et des pénuries de l'autre ? Le système alimentaire mondial se caractérise aujourd’hui par des problèmes d’asymétrie d'information et des coûts de transaction qu’il est indispensable de corriger pour évoluer vers un modèle plus inclusif, plus résilient et plus durable. Si les processus de production alimentaire industrielle à grande échelle conjugués à une gestion des chaînes d’approvisionnement « en juste à temps » ont entraîné de nombreux bénéfices, les dangers de ce système sont de plus en plus visibles. Or la révolution numérique ouvre la voie à un autre équilibre, dans lequel les systèmes d'organisation et de production souples et à petite échelle peuvent prospérer et s'adapter rapidement à un environnement opérationnel changeant. La solution pourrait venir d'unités de petite taille et interconnectées. Souvenons-nous de l’évacuation de Dunkerque pendant la Seconde Guerre mondiale : ce sont des centaines de petits bateaux qui ont permis de sauver la mise alors que les troupes étaient bloquées sur la côte et que les grands navires ne pouvaient s'approcher pour les embarquer. Les systèmes alimentaires sont locaux, et jouent en cela un rôle essentiel pour les populations, mais aussi mondiaux, car reliés entre eux par le commerce et des marchés financiers et d'assurance sophistiqués. Bien qu'il fournisse de la nourriture à une population mondiale qui a plus que doublé au cours des 50 dernières années, le système alimentaire est très loin de pouvoir nous aider à réaliser les Objectifs de développement durable liés à l’élimination de la faim et de la pauvreté, à la santé, à l'utilisation des terres et à la lutte contre le changement climatique. Nous produisons en effet beaucoup de nourriture dans le monde, mais le nombre de personnes sous-alimentées a augmenté depuis 2014. Un enfant de moins de cinq ans sur cinq souffre d'un retard de croissance qui aura des conséquences négatives sur sa productivité tout au long de la vie.

  • Déconcentrer les marchés et les chaînes d'approvisionnement

Le contraste entre les excédents alimentaires dans les exploitations agricoles et les pénuries sur les marchés de détail lors des périodes de confinement a mis en évidence les coûts de transaction élevés et les asymétries d'information qui pèsent depuis longtemps sur le système alimentaire. Des marchés et des chaînes d'approvisionnement très concentrés et segmentés génèrent d'énormes gains d'efficacité, mais il est difficile et onéreux pour les vendeurs comme pour les acheteurs d'entrer en contact et d'effectuer des transactions. La concentration peut prendre de nombreuses formes, qu'il s'agisse de celle des marchés physiques ou des parts de marché. Elle est dangereuse dans les deux cas, surtout en temps de crise. Le Titanic était le plus grand, le plus luxueux et le plus moderne des navires de croisière lorsqu'il a pris la mer pour son premier voyage et tout le monde pensait qu'il était « trop grand pour couler ». Nous savons tous comment son histoire s'est terminée.  (BM)

Mots Clés: Covid-19, Alimentation, Chaines d’approvisionnement

 

PANAFRICAIN

La CEA lance le Centre africain de surveillance des prix - La Commission économique pour l’Afrique (CEA) a lancé un outil continental unique en son genre qui offre une vue unique des variations de prix dans les pays africains, les Communautés économiques régionales et au niveau continental. Lors du lancement virtuel le 11 août 2020, la Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, elle fait remarquer que le rôle des bureaux nationaux de statistique pour garantir que cette plate-forme dispose de données opportunes, exactes et à jour sera crucial. Elle met en garde que « le manque de données sur les prix pour nous permettre de surveiller, d’analyser et de gérer les économies grâce à des décisions politiques éclairées a souvent conduit à des troubles civils » car lorsque les prix de produits comme la nourriture, le pétrole et l’énergie grimpent, « les populations descendent dans la rue ». L’initiative vise donc à regrouper les prix et les taux de change de tous les pays africains en une seule plate-forme facilement accessible aux citoyens, décideurs et aux autres parties prenantes. La plateforme impliquera des analyses mensuelles, trimestrielles et annuelles de l’inflation. Le lancement, présidé par le Vice-président du Ghana, Mahamudu Bawumia, applaudit la CEA pour cette initiative, déclarant que « ce guichet unique pour recueillir des données » contribuera grandement à « renforcer la pertinence de la CEA en Afrique ». « Nous avons besoin de données sur l’évolution des prix pour évaluer comment les variations des prix à la consommation peuvent à elles affecter les tendances de la distribution des revenus, les niveaux de pauvreté et les inégalités y compris, parmi ceux qui vivent de leurs pensions », déclare M. Bawumia. Il souligne que « alors que nous ouvrons les portes du libre-échange continental, les données sur le niveau des prix permettront d’établir des comparaisons entre les pays et de comprendre les marchés régionaux et la compétitivité des producteurs à travers l’Afrique ». M. Bawumia exhorte les gouvernements africains à investir dans les infrastructures des TIC et les outils de collecte de données numériques. Il appelle les chefs des bureaux nationaux de statistique à « collaborer avec la CEA pour transformer nos systèmes statistiques continentaux ». Dans le même ordre d’idées, le Ministre camerounais de l’économie, de la planification et du développement régional - Alamine Ousmane Mey – déclare : « Nous devons renforcer les relations entre les institutions nationales d’informations et de statistiques et la CEA » car « sans données et sans informations, nous ne pouvons pas évaluer et faire le suivi de la politique publique ». (UNECA)

Mots clés: CEA, Surveillance des prix

 

AFRIQUE DE L’OUEST

Nigeria : Axa est sur le point de quitter l’administration des fonds de pension  Axa Mansard, filiale au Nigeria du groupe d'assurance français Axa est sur le point de finaliser la cession de sa branche en charge de l'administration des fonds de pension. L'assureur coté sur la Bourse des valeurs de Lagos cède près de 2,1 milliards d'actions représentant les 60% de participation qu'il possède dans Axa Mansard Pension Limited. L'acquéreur de la transaction est Eustacia Limited, une société membre du groupe d'investissement Verod. « Cette transaction marque une nouvelle étape dans la stratégie plus large d'Axa qui vise à se concentrer et à développer nos activités dans les segments vie, dommages et santé dans toutes ses zones géographiques. Le groupe Axa voit un grand potentiel sur le marché nigérian de l'assurance et estime qu'Axa Mansard est idéalement placé pour saisir ces opportunités grâce à sa position de leader sur le marché de l'assurance maladie, dommages et vie », a fait savoir Kunle Ahmed, le directeur général d'Axa Mansard, commentant cette nouvelle étape. La filiale du groupe français n'est pas la seule au Nigeria à vouloir se focaliser dans les activités de couverture et de gestion des risques. AIICO Insurance, une autre société d'assurance de grande importance au Nigeria, a elle aussi cédé ses participations dans sa branche gestion de fonds de pension. Le secteur pèse aujourd'hui près de 10 000 milliards de nairas (25,8 milliards $). Mais il est largement dominé par des structures spécialisées qui ont su préserver des parts importantes de marché. Pour les assureurs nigérians, les opportunités dans la gestion de risque sont effectivement en train de grossir. Malgré la covid-19, le secteur a affiché une solide résilience confirmant cette bonne santé des activités d'assurances. Pour en bénéficier, il faudra cependant avoir suffisamment de fonds propres. (Agence ecofin)

Mots clés: Nigeria, AXA, Fond de pension

 

AFRIQUE DE L’EST

Kenya : l’accord de libre-échange envisagé avec les USA inquiète l’industrie laitière - Au Kenya, l’industrie laitière redoute les conséquences sur sa croissance, de l’accord global de libre-échange discuté actuellement entre l’exécutif et les autorités américaines.   Cette entente dont les négociations ont formellement démarré en juillet dernier pourrait déboucher sur l’accès en franchise de droits de douane des marchandises américaines au marché kenyan ainsi que sur une réduction des obstacles tarifaires pour certains produits.

Pour les acteurs du secteur laitier qui profitent actuellement d’une protection tarifaire interne de 10 % contre les importations en plus du Tarif extérieur commun (TEC) de 60 % imposé par la Communauté est africaine (CEA), la perspective d’une libéralisation reste particulièrement préoccupante. Selon la Fédération nationale des producteurs laitiers, une entrée massive de produits laitiers américains pourrait faire baisser drastiquement les prix intérieurs et déstabiliser une industrie toujours en pleine croissance. « Le Kenya produit assez de lait pour la consommation locale et dégage un surplus exportable. Il n’a pas besoin du lait provenant d’autres pays », a martelé Gideon Birgen, directeur exécutif de l’association. Cette intervention des acteurs de la filière survient après que le groupement d’intérêt des producteurs laitiers américains (lDFA) a exhorté récemment, Robert Lighthizer, le représentant au commerce (USTR) à mettre la pression sur le Kenya pour une baisse des tarifs douaniers frappant les importations afin de tirer profit des opportunités qu’offre le pays.     (Agence ecofin)

Mots clés: Kenya, Libre-échange, Industrie laitière

 

AFRIQUE CENTRALE

Tchad: l’Argentin Alcaal prévoit de construire une centrale solaire de 200 MW près de N’Djamena - Au Tchad, la compagnie argentine Alcaal a conclu, avec le ministère des Finances, un accord pour la mise en place d’une centrale solaire de 200 MW. L’infrastructure qui sera dotée d’une capacité de stockage électrique sera implantée près de la capitale N’Djamena. Le mémorandum d’entente signé entre les deux parties permettra la réalisation par la compagnie argentine d’une étude de faisabilité pour la mise en place de l’infrastructure. Le Tchad a entamé au cours des derniers mois, plusieurs initiatives pour tirer profit de sa ressource solaire abondante. Entre autres projets en cours d’exécution, la dotation de 150 centres sanitaires du pays d’unités de production d’électricité autonomes, fonctionnant au solaire. L’initiative, appuyée par le Programme des Nations unies pour le développement, bénéficie d’une enveloppe de 3 millions $. Elle permettra de renforcer le parc solaire du pays qui a actuellement une puissance de 1 MW. Le Tchad a également entamé un Programme d’énergie solaire pour le développement rural afin de doter à partir de 2021, ses localités rurales d’installations solaires. Une autre centrale solaire est également prévue pour être construite dans la localité de Kalam-kalam.  (Agence ecofin)

Mots Clés: Tchad, Energie solaire

 

AFRIQUE AUSTRALE

Namibie : bientôt un an d’opérations pour le terminal à conteneurs du port de Walvis Bay, qui affiche une fière allure - Le 24 août prochain, le terminal à conteneurs de Walvis Bay en Namibie fêtera le premier anniversaire de son activité. L’infrastructure de 265 millions d'euros construite par la Chine affiche des performances encourageantes, de l’avis même des responsables portuaires. Construit sur 40 hectares de terres récupérées sur la mer et capable de gérer des porte-conteneurs avec un tirant d'eau de plus de 12 mètres, ce terminal devrait faire passer la capacité annuelle de manutention du port de Walvis Bay de 350 000 conteneurs à 750 000. En à peine huit mois d’opérations, le terminal à conteneurs, à lui seul, avait déjà traité 115 146 EVP, s’est félicité Raymond Visagie, le directeur général par intérim de la Namibian Port Authority. Le nouveau terminal – qui se positionne comme une passerelle stratégique vers les marchés émergents d'Afrique australe et occidentale – se situe aujourd’hui « à la pointe en Afrique australe avec l'utilisation de technologies de premier plan en matière d'opération de terminal à conteneur », affirme-t-il, soulignant que d’autres investissements majeurs sont en cours. Rappelons que les travaux, débutés en 2014, ont été exécutés par la China Harbour Engineering Company (CHEC), grâce à un financement conjoint du gouvernement namibien et de la Banque africaine de développement (BAD). A ce jour, le terminal à conteneurs emploie 281 personnes.  (Agence ecofin)

Mots clés: Namibie, Port de Walvis

 

AFRIQUE DU NORD

Tunisie : au deuxième trimestre, le taux de croissance se situerait entre -12% et -10% La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de publier une note sur les évolutions économiques et monétaires relatives au deuxième trimestre de l’année en cours. Ainsi, selon la BCT, l’activité économique aurait connu une contraction historique, au T2-2020; sur fond des répercussions de la crise sanitaire de la Covid-19. En effet, le taux de croissance se situerait entre -12% et -10% en variation trimestrielle; contre -2,0% enregistré au T1-2020. D’ailleurs, on s’attend à une chute brutale de la valeur ajoutée dans les secteurs des services marchands, des industries manufacturières et celles énergétiques. Et, à un moindre degré, dans le secteur agricole. La BCT a aussi rappelé le creusement du déficit budgétaire à -3.847 MDT, à fin juin 2020; contre -2.464 MDT un an auparavant. Et ce, sous l’effet de la baisse importante des recettes de l’Etat, conjugée à une hausse des dépenses de fonctionnement. De ce fait, « la Banque centrale resterait très regardante quant à l’évolution des indicateurs économiques, monétaires et financiers. Elle ne ménagerait aucun effort pour préserver la stabilité des prix et contribuer à maintenir la stabilité financière. En usant de tous les instruments mis à sa disposition par le législateur ». C’est ce qu’on peut lire dans la note de la Banque centrale de Tunisie.  (L'economiste maghrébin)

Mots clés: Tunisie, Croissance, Banque centrale

Les exportations du Maroc se sont contactées de près de 2,5 milliards d'euros à cause de la Covid-19 Les exportations se sont en effet chiffrées à 121,30 milliards de dirhams (1 euro = 10,8 DH) à fin juin contre 148,53 milliards de dirhams une année plus tôt, indique l’office, ajoutant que ce repli s’explique par la diminution des expéditions de la quasi-totalité des secteurs. Dans les détails, le secteur de l’automobile est en tête des secteurs ayant le plus souffert en cette période. Le chiffre d’affaires de ce secteur à l’export s’est rétracté de 13,8 milliards de dirhams pour atteindre les 28,34 milliards de dirhams à fin juin. Le textile arrive en deuxième position des secteurs impactés à l’export. Ses ventes ont diminué de 34,9% générant à fin juin 12,33 milliards de dirhams. Selon l’Office des changes, « les exportations du secteur textile et cuir dans les six premiers mois de l’année 2020 ont été affectées principalement par le recul des ventes des vêtements confectionnés et des articles de bonneterie ». De même, le secteur de l’aéronautique a vu ses expéditions fléchir de 18,1% perdant 1,53 milliard de dirhams de leur valeur au premier semestre de l’année. Les ventes à l’export de l’agriculture et agroalimentaire ont accusé une baisse de 4,3% passant en une année de 34,64 milliards de dirhams à 33,14 milliards de dirhams à fin juin. (APA)

Mots clés: Maroc, Exportations