LA QUOTIDIENNE DU CAPC 18 AOUT 2020
Les sujets du Jour :
Kenya : les importations de vêtements d’occasion peuvent reprendre (Financial Afrik)
Washington maintient ses taxes punitives contre l’UE en dépit d’une concession d’Airbus (La presse)
Maroc : Le e-commerce, une tendance qui s'installe (Liberation)
Tunisie : Les réserves en devises couvrent 142 jours d’importation, un record depuis 2011 (L’économiste Maghrébin)
Covid-19 : chute historique du PIB du Japon au 2e trimestre (Le point)
L'inflation atteint des records au Zimbabwe (RFI)
Cameroun : Endettée à plus 795 milliards de FCFA, la Sonara représente un risque considérable pour le système bancaire (Investir au Cameroun)
Ghana: la Deutsche Bank octroie 523 millions EUR pour le mégaprojet ferroviaire qui ralliera le port de Takoradi (Agence ecofin)
Le NEPAD annonce le lancement d’une académie pour les PME (Agence ecofin)
La BCEAO organise une concertation régionale sur le dispositif de soutien au financement des PME/PMI dans l’UEMOA – (Niamey.com)
INTERNATIONAL
Covid-19 : chute historique du PIB du Japon au 2e trimestre - Comme de nombreux pays dans le monde, le Japon subit de plein fouet la crise économique liée au coronavirus. Le PIB de la troisième économie mondiale affiche une chute historique de son PIB au 2e trimestre. Entre avril et juin, le PIB japonais a ainsi baissé de 7,8 % par rapport au trimestre précédent. Cette chute historique fait suite à des replis au premier trimestre (- 0,6 %, contre - 0,9 % annoncé lors d'une première estimation en mai) et au quatrième trimestre 2019 (- 1,9 %), qui avaient marqué l'entrée en récession du pays. C'est la première récession du Japon depuis 2015, définie par une contraction de la richesse nationale sur au moins deux trimestres consécutifs. C'est également la chute la plus brutale du PIB au Japon depuis que des données comparables ont été mises en place en 1980. Le consensus d'économistes sondés par l'agence Bloomberg s'attendait à un recul légèrement moins important au deuxième trimestre (- 7,5 %).
- Une économie déjà mal en point
L'économie de l'archipel, déjà mal en point depuis le dernier trimestre 2019 en raison d'une hausse de TVA en octobre, a subi l'impact du coronavirus dès le premier trimestre 2020. Au deuxième trimestre, l'activité a encore davantage souffert alors qu'un état d'urgence était mis en place dans le pays en avril et mai. La consommation des ménages a baissé de 8,6 % sur un trimestre, et les investissements des entreprises ont reculé de 0,2 % (foncier) et 1,5 % (non foncier). Le commerce extérieur a également été en berne, avec une contraction de 18,5 % des exportations et une baisse de 0,5 % des importations. Les investissements publics, qui avaient baissé au premier trimestre, ont cependant progressé de 1,2 % en avril-juin. Avec quelque 54 000 cas recensés et un millier de décès liés à la maladie Covid-19, le Japon a été moins touché que nombre de pays européens et américains, dont les économies s'en sont ressenties. La zone euro a ainsi accusé au deuxième trimestre un recul de 12,1 % de son PIB, plombée par les plongeons encore plus importants des économies française, italienne et espagnole. (Le point)
Mots Clés: Japon, PIB
Washington maintient ses taxes punitives contre l’UE en dépit d’une concession d’Airbus - Il s’agit du dernier épisode en date de la dispute entre les États-Unis et l’UE autour d’un différend commercial datant d’octobre 2004 à propos des aides publiques aux avionneurs européen Airbus et américain Boeing. L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a autorisé l’an dernier Washington à imposer des taxes sur près de 7,5 milliards de dollars de biens et services européens importés chaque année, la sanction la plus lourde jamais imposée par l’OMC. Depuis, Washington inflige des droits de douane punitifs sur certaines importations de l’Union européenne comme le vin, le fromage et les olives, à hauteur de 25 %. Des taxes douanières de 10 % sur les avions Airbus ont été relevées en mars à 15 %. Interrogé sur la chaîne Fox Business sur le maintien de taxes malgré les gestes d’Airbus, le président américain a répondu jeudi : « Eh bien, nous en avons gagné le droit lors d’un procès parce qu’ils ont triché ». « L’Union européenne est presque aussi terrible que la Chine », a ajouté Donald Trump avant d’accuser les pays européens de « profiter » des États-Unis, en ne payant pas leur dû à l’OTAN. Mercredi, Washington a maintenu à 7,5 milliards de dollars le montant des biens et services concernés, avec des taux inchangés de 15 % pour l’aéronautique et 25 % pour le reste, notamment des vins français, allemands, espagnols et des whiskies britanniques. La liste des marchandises concernées a été toutefois modifiée, avec le retrait au 1er septembre de certains produits de Grèce et du Royaume-Uni et l’ajout pour un montant équivalent de produits venus de France et d’Allemagne. « Airbus s’est mis en conformité totale pour préparer la voie à ce règlement de contentieux », a réagi le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire. L’avionneur européen a indiqué qu’il « regrette profondément » la décision américaine, après s’être entendu fin juillet avec les gouvernements espagnol et français pour payer des intérêts plus élevés sur les avances remboursables consenties par Paris et Madrid lors du lancement du programme d’avion long-courrier A350. La Commission européenne a réservé un accueil prudent à « la décision américaine de ne pas exacerber le différend » aéronautique en cours. Selon elle, « le ralentissement économique en cours, en particulier son impact sur les secteurs du transport aérien et de l’aéronautique, donne une urgence particulière à la résolution de ce différend ». (La presse)
Mots Clés: Etats-Unis, Union Européennes, Taxes, Importations
PANAFRICAIN
Le NEPAD annonce le lancement d’une académie pour les PME - Le NEPAD, l'agence de développement de l'Union africaine chargée de coordonner et d’exécuter des projets de développement régionaux et continentaux, a annoncé le lancement d’une académie pour les micros, petites et moyennes entreprises. L’Académie lancée en partenariat avec Ecobank proposera un webinaire d'information, une série de programmes de formation virtuelle et un mentorat afin de donner aux entrepreneurs des compétences sur la façon de construire la présence numérique des entreprises et comment adapter leurs opérations commerciales à l'ère de la pandémie covid-19. La plateforme donnera également accès à des informations sur le marché, à une multitude de mentors possédant une expérience diversifiée tout en facilitant l'accès aux opportunités de financement. Les premières formations se tiendront au Ghana le 21 août, au Togo le 25 août, au Kenya le 1er septembre, au Nigeria le 3 septembre, en Côte d'Ivoire le 8 septembre, au Niger le 15 septembre, au Rwanda le 17 septembre et enfin au Tchad le 23 septembre 2020. (Agence ecofin)
Mots clés: NEPAD, PME
AFRIQUE DE L’OUEST
La BCEAO organise une concertation régionale sur le dispositif de soutien au financement des PME/PMI dans l’UEMOA – La Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) organise, le 13 août 2020 par visioconférence, une concertation régionale avec la profession bancaire sur le Dispositif de soutien au financement des PME/PMI dans l'UEMOA, qui avait été lancé en 2018. Selon un communiqué de la Banque dont Abidjan.net a reçu copie ce jour, cette concertation a pour objectif de faire un point des actions réalisées par la profession bancaire depuis le lancement du Dispositif, d'identifier les facteurs explicatifs du manque d'engouement des banques et de proposer les actions à mener pour corriger ce constat et impulser une opérationnalisation plus efficace. La rencontre fait suite à une première, précédemment tenue le jeudi 6 août 2020 en présence des acteurs chargés de la mise en œuvre du Dispositif PME au plan national, à savoir, les Comités d'Identification des Structures d’Appui et d’Encadrement, les Structures d'Appui et d'Encadrement sélectionnées dans le cadre du Dispositif, les représentants des Ministères en charge des finances et les représentants des faîtières des PME. Cette première rencontre a permis à ces différents acteurs d’échanger sur le fonctionnement du Dispositif PME deux ans après son lancement officiel. Elle a également permis d’identifier les goulots d’étranglement obstruant sa bonne mise en oeuvre. Au cours de la réunion du jeudi 13 août, l’ensemble des acteurs du Dispositif, y compris les banques, devra élaborer un plan d’action visant à renforcer son efficacité, afin de permettre aux PME d’accéder davantage et plus rapidement au financement bancaire. L'objectif visé est de booster leur contribution à la création de richesse dans les pays de l’UEMOA. Le Dispositif PME découle d’une volonté des plus hautes Autorités de l’Union, de répondre à la problématique persistante du financement des PME. A cet égard, la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA a donné mandat à la Banque Centrale pour proposer un mécanisme à même de régler urgemment ce problème. Sur cette base, la BCEAO a ainsi entrepris les travaux qui ont conduit à la mise en place d'un Dispositif de soutien au financement des PME/PMI dans l'UEMOA. (Niamey.com)
Mots clés: UEMOA, PME, PMI
Ghana: la Deutsche Bank octroie 523 millions EUR pour le mégaprojet ferroviaire qui ralliera le port de Takoradi – Le Parlement ghanéen a approuvé un accord de facilité de crédit de 523 millions d'euros entre le gouvernement et la banque allemande Deutsche Bank, pour financer la construction des sections de la Western Railway Line entre le port de Takoradi (capitale de la région Occidentale) et la vallée de Huni, dans le centre-ouest du pays. La Chambre des députés a également accordé la dispense des droits d'importation, de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l'importation, pour un montant de 72,29 millions d'euros sur les matériaux et équipements qui seront importés dans le cadre du chantier. Ce mégaprojet, qui est le plus grand contrat ferroviaire unique de l'histoire du Ghana, est prévu pour durer 42 mois à compter de la date de démarrage des travaux en octobre 2020. Il sera exécuté par Amandi Holdings, une firme ghanéenne spécialisée dans la fourniture de solutions d'ingénierie civile et marine. Les travaux consistent en la construction d’une section de ligne à écartement standard de 102 km ; la réalisation des gares le long de la voie ; la construction d’un atelier de maintenance et d’un parc de stockage du matériel roulant. Il est également question de convertir 10,6 km d’une ligne à voie étroite en une ligne à écartement standard entre Takoradi et Kojokrom. (Agence ecofin)
Mots clés: Ghana, Infrastructures
AFRIQUE DE L’EST
Kenya : les importations de vêtements d’occasion peuvent reprendre - Après 5 mois d’interdiction, le business de l’importation des vêtements et chaussures d’occasion peut retrouver son éclat d’avant la pandémie au Kenya. Le Bureau kényan des normes (KEBS) l’espère en tout cas. Car, avec cette interdiction, c’était plus de 35 000 commerçants et acteurs du secteur des vêtements d’occasion ainsi que d’autres secteurs connexes qui ont été privés de leurs moyens de subsistance à mesure que les stocks s’épuisent. Le gouvernement kenyan estime désormais que l’élaboration de protocoles visant à renforcer la sécurité et la protection des commerçants et des consommateurs contre le coronavirus est suffisamment efficace pour relancer ces activités. Toutefois, l’activité d’importation des vêtements d’occasion est soumise au respect de plusieurs mesures. « Les lignes directrices fournissent un cadre pour l’application des mesures de sécurité supplémentaires telles que le nettoyage et la désinfection par fumigation des textiles et des chaussures usagées dans le pays d’origine avant la mise en balles et dans les magasins de gros et de détail, y compris les zones environnantes chaque jour », a déclaré Bernard Njirainie, le directeur général du KEBS dans un communiqué rendu public ce dimanche 16 août. (Financial Afrik)
Mots clés: Kenya, Importations, Vêtements, Chaussures
AFRIQUE CENTRALE
Cameroun : Endettée à plus 795 milliards de FCFA, la Sonara représente un risque considérable pour le système bancaire - Dans le cadre de la cinquième revue de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit publiée ce mois d’août, le Fonds monétaire international (FMI) révèle que l’évolution de la dette bancaire (plus de 795 milliards de FCFA en 2019) de la Société nationale de raffinage (Sonara) du Cameroun est incertaine depuis que cette dernière a déclaré un moratoire unilatéral sur sa dette après l’incendie qui a détruit certaines de ses unités le 31 mai 2019. « La situation des fonds propres et de la liquidité des banques principales est rendue incertaine par les interrogations liées à leur exposition à la Sonara. La mission [du FMI] souscrit à la décision des banques exposées à la Sonara de ne pas verser de dividendes cette année. La Sonara représente un risque considérable pour le système bancaire camerounais », écrit le FMI. Il ajoute : « Un provisionnement total des expositions à la Sonara conforme à la réglementation de la Cobac absorberait plus de la moitié des fonds propres du système bancaire en l’espace de deux ans (150 milliards de FCFA de provisions obligatoires sur deux ans, sur un total de 280 milliards de FCFA de fonds propres réglementaires pour l’ensemble du système bancaire) ». Pour pallier cette situation inquiétante, les autorités camerounaises entendent faciliter un accord sur le rééchelonnement de la dette de la Sonara envers les banques et les fournisseurs. Ce rééchelonnement, qui étalerait le remboursement sur cinq exercices budgétaires, comme proposé par la Sonara, contribuera à gérer l’impact sur les fonds propres et la rentabilité des banques. (Investir)
Mots Clés: Cameroun, Sonara, Système bancaire
AFRIQUE AUSTRALE
L'inflation atteint des records au Zimbabwe - Inflation galopante, surendettement, croissance économique négative… Tous les indicateurs de l’économie du Zimbabwe sont au rouge. Les Zimbabwéens n’en peuvent plus. Les prix ont augmenté de 35 %, en juillet, et le pays est confronté à une pénurie de produits de première nécessité. Au début de l’année, le Programme alimentaire mondial des Nations unies estimait que plus de la moitié de la population est en situation d’insécurité alimentaire. Plusieurs années de sécheresse ont aggravé la situation également compliquée par la pandémie de Covid-19. Le Zimbabwe souffre aussi d'une pénurie de devises, de déficits budgétaires importants et surtout d’une dette très élevée estimée à 19 milliards de dollars. Le pays n'arrive plus à payer ses arriérés de paiement et par conséquent, n'arrive pas à trouver des financements étrangers, indispensables au redémarrage de l’économie. (RFI)
Mots clés: Zimbabwe, Inflation
AFRIQUE DU NORD
Maroc : Le e-commerce, une tendance qui s'installe – Faire ses courses en un seul clic ? Au Maroc, cette tendance du e-commerce a pris énormément de l'ampleur durant cette conjoncture de crise sanitaire liée à la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19) à même de devenir un comportement habituel pour le consommateur. Ce fort engouement a été constaté pratiquement dans l'ensemble des secteurs et a poussé les vendeurs à revoir leurs stratégies de communication pour s'adapter à cette nouvelle réalité et maintenir le lien avec leur clientèle. Ainsi, les sites marchands ont enregistré un franc succès en matière de ventes durant cette période laissant entrevoir des perspectives prometteuses pour cette industrie dans le Royaume. D'ailleurs, nul ne peut douter que l'e-commerce se veut aujourd'hui un véritable levier de performance et de croissance qui permet de pallier la fermeture des points de vente physiques et par conséquent éviter tout risque de contamination par le virus. "A l'heure où toute l'économie semble mise sous cloche, un petit territoire résiste encore à l'envahisseur biologique. Le commerce en ligne devient subitement tout le commerce, ou presque", a souligné Mahdi Ouadghiri, responsable e-commerce au sein d’une agence digitale à Kénitra, dans une déclaration à la MAP, notant que le coronavirus pourrait constituer un tournant décisif dans la transition vers l'économie numérique. En effet, certains consommateurs, qui n'utilisaient pas Internet pour leurs achats, ont pris durant le confinement de nouvelles habitudes qui pourraient durer même après cette période. "La livraison de produits frais issus de circuits courts bénéficiera notamment de la crise actuelle pour attirer de nouveaux adeptes", a-t-il relevé. M. Ouadghiri a, parallèlement, fait savoir que d'après une enquête élaborée par l'agence auprès de 1.200 consommateurs marocains, 40% d'entre eux se disent aujourd'hui prêts à réduire la fréquence de leurs visites aux magasins, leur priorité absolue étant la sécurité, tandis que 28% sont prêts à augmenter la fréquence de leurs achats en ligne. Cette enquête révèle également que 25% des répondants ont confirmé avoir vécu au moins une fois une mauvaise expérience concernant les retards de livraison (chez 30% des répondants), des produits reçus ne correspondant pas aux produits commandés (20%), le non remboursement du produit (10%) ou des problèmes dans l'opération de paiement chez 7% des enquêtés, a-t-il soutenu. (liberation )
Mots clés: Maroc, Commerce en ligne
Tunisie : Les réserves en devises couvrent 142 jours d’importation, un record depuis 2011– Les réserves en devises ont atteint 142 jours. C’est ce qui ressort des données mises à jour, mardi, par la Banque centrale de Tunisie (BCT). Ainsi, la Tunisie a réussi à augmenter sa capacité de couvrir ses importations d’environ 47 jours par rapport à la même période de l’année écoulée, au cours de laquelle les réserves de change étaient estimées à environ 17 milliards de dinars. Depuis le début de 2020, la Tunisie a obtenu plusieurs prêts de la part d »institutions financières étrangères afin de soutenir ses efforts dans la lutte contre la pandémie du Covid-19. Rappelons que la BCT a annoncé que la Tunisie a procédé en date du 19 juin 2020 au paiement d’un montant de 418 millions d’euros (soit 1.33 milliard de dinars tunisien) relatif au principal et intérêts de l’émission Euro-bond de 400 millions d’euros, mobilisée en 2005 sur le marché obligataire international. En effet, le remboursement de cet emprunt obligataire a induit une baisse du stock des réserves en devises de 139 à 131 jours d’importation (JI). Notons que le niveau actuel des réserves en devises est supérieur de 54 JI. Et ce, comparativement à son niveau à la même date en 2019, soit 77 JI. (economiste)
Mots clés: Tunisie, Réserves d’importations
