LA QUOTIDIENNE DU CAPC 20 AOUT 2020

 

Les sujets du Jour :

Tunisie : Baisse de la demande en produits pétroliers (Webmanager)

Le Tchad veut faire du Port-Soudan une sérieuse alternative à celui de Douala au Cameroun  (Agence ecofin)

Évaluation des politiques et des institutions en Afrique: comprendre le rapport CPIA 2019 en cinq graphiques (Banque mondiale)

Le Sénégal aux portes de l’Agence africaine pour l’assurance du commerce (Financial Afrik)

L'impact de la pandémie au Maroc, vu par le HCP et la Banque mondiale (Media24)

Bénin : Repli de 5,6% des créations d’entreprises (Financial Afrik)

Le Mozambique prend la présidence tournante de la SADC (China.org)

Solaire : Ignite désire acquérir 300 000 installations solaires pour électrifier les zones rurales rwandaises   (Agence ecofin)

Le PIB en baisse de 12,1% et l'emploi en baisse de 2,8% dans la zone Euro  (Liberation)

 

INTERNATIONAL

Le PIB en baisse de 12,1% et l'emploi en baisse de 2,8% dans la zone Euro - Au cours du deuxième trimestre 2020, toujours marqué dans la plupart des Etats membres par les mesures de confinement liées au Covid-19, le PIB corrigé des variations saisonnières a diminué de 12,1% dans la zone euro et de 11,7% dans l’UE par rapport au trimestre précédent, selon l'estimation rapide publiée par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. Il s’agit de loin des reculs les plus importants depuis le début des séries temporelles en 1995. Au cours du premier trimestre 2020, le PIB avait diminué de 3,6% dans la zone euro et de 3,2% dans l’UE. En comparaison avec le même trimestre de l'année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une baisse de 15,0% dans la zone euro et de 14,1% dans l’UE au deuxième trimestre 2020, après respectivement -3,1% et -2,5% au trimestre précédent. Il s’agit également de loin des baisses les plus importantes depuis le début des séries temporelles en 1995. Au cours du deuxième trimestre 2020, le PIB des Etats-Unis a diminué de 9,5% par rapport au trimestre précédent (après -1,3% au premier trimestre 2020). Par rapport au même trimestre de l'année précédente, le PIB a diminué de 9,5% (après +0,3% au trimestre précédent). Le nombre de personnes ayant un emploi a diminué de 2,8% dans la zone euro et de 2,6% dans l'UE au deuxième trimestre 2020 par rapport au trimestre précédent. Il s’agit des reculs les plus importants depuis le début des séries temporelles en 1995. Au cours du premier trimestre 2020, l'emploi avait diminué de 0,2% dans la zone euro et de 0,1% dans l’UE. Par rapport au même trimestre de l'année précédente, l'emploi a diminué de 2,9% dans la zone euro et de 2,7% dans l'UE au deuxième trimestre 2020, après +0,4% dans les deux zones au premier trimestre 2020. Il s’agit également des reculs les plus importants depuis le début des séries temporelles en 1995. Ces données fournissent une mesure du volume de la main-d'œuvre qui est cohérente avec celle de la production et des revenus dans les comptes nationaux. (Liberation)

Mots Clés: Zone Euro, PIB

 

PANAFRICAIN

Évaluation des politiques et des institutions en Afrique: comprendre le rapport CPIA 2019 en cinq graphiques - L’Évaluation des politiques et des institutions en Afrique (CPIA) (a) est un outil de diagnostic annuel destiné aux pays d’Afrique subsaharienne qui peuvent bénéficier des financements de l’Association internationale de développement (IDA). Établi sur une période allant de janvier à décembre, ce rapport jauge la qualité des structures politiques et institutionnelles nationales, et leur capacité à soutenir une croissance durable et à réduire la pauvreté. Les pays sont notés sur une échelle de 1 (note la plus faible) à 6 (note la plus élevée) pour 16indicateurs regroupés dans quatre catégories: gestion économique; politiques structurelles; politiques dinclusion sociale et d’équité; gestion et institutions du secteur public. L’objectif est de renseigner les pouvoirs publics sur l’impact des efforts déployés pour soutenir la croissance et lutter contre la pauvreté. Les notes obtenues servent aussi à déterminer le volume des prêts concessionnels et des dons que la Banque mondiale accorde aux pays à faible revenu d’Afrique subsaharienne.Le rapport 2019 porte sur 39pays, soit un pays de plus par rapport à 2018, la Somalie ayant été admise pour la première fois depuis 30ans à recevoir laide de lIDA.  Il fournit en outre un état des lieux des politiques et institutions nationales au commencement de la pandémie de COVID-19, en mettant en évidence la nécessité, pour les pays IDA de la région, à agir pour renforcer leurs systèmes de santé, protéger leur capital humain, améliorer la gouvernance du secteur public et mettre en œuvre des réformes structurelles visant à stimuler la productivité. Voici les cinq principaux points marquants du rapport CPIA 2019:

  • Le Rwanda demeure en tête du classement, tandis que la note moyenne de la région reste inchangée depuis trois ans 
  • Il est nécessaire de renforcer les systèmes de santé
  • Il est important de protéger le capital humain
  • Des avancées positives sur les politiques budgétaires et la gestion de la dette, sur fond de hausse des risques de surendettement  
  • Les pays fragiles toujours à la traîne dans tous les groupes d’indicateurs  (Banque Mondiale)

Mots clés: Afrique, Importations, Champagne

 

AFRIQUE DE L’OUEST

Bénin : Repli de 5,6% des créations d’entreprises  Le nombre total d’entreprises immatriculées tous types confondus au Bénin a enregistré une baisse de 5,6% en avril 2020 comparé au mois précédent, selon l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (INSAE) sur la base des données collectées par la Direction générale des impôts. Ces entreprises sont estimées à 2 056 (données brutes) et à 2 249 après 2 382 au mois de mars 2020 en données corrigées des variations saisonnières (CVS). Sur les trois derniers mois, les immatriculations d’entreprises sont restées quasiment stables (+0,9%). Par contre, comparées au même mois de l’année 2019, les immatriculations d’entreprises ont fortement baissé de 37,2%. « Sur les douze derniers mois (mois d’avril 2020 inclus), note l’INSAE, les immatriculations sont passées de 3 810 en mai 2019 (pic enregistré sur la période) à 2 056 en avril 2020 (données brutes), après avoir atteint son niveau minimum en décembre 2019 (établi à 1 555), soit une moyenne de 2 504 entreprises immatriculées par mois ». Concernant plus spécifiquement les immatriculations de sociétés, l’INSAE relève une forte baisse. Durant la période sous revue, le nombre total d’entreprises individuelles immatriculées est estimé à 1 817 (données brutes) et à  1 996 en données CVS contre 2 124 (données brutes) et 2 075 en données CVS en mars 2020. Quant aux sociétés, elles s’élèvent à 239 en données brutes et à 253 en données CVS contre 361 en données brutes et 307 en données CVS. Selon l’INSAE « le poids des entreprises individuelles dans l’ensemble des créations d’entreprises (données CVS) s’est accru de 1,6 point de pourcentage tandis que celui des sociétés est en repli de 1,6 point par rapport au mois précédent ». Les créations de sociétés s’effondrent (–17,7%) après la baisse enregistrée en mars 2020 (-6,0%). Par ailleurs, après la baisse de 2,6% enregistrée entre février et mars 2020, les immatriculations d’entreprises individuelles se replient en avril de 3,8%. (Financial Afrik)

Mots clés: Bénin, Création d’entreprises, Statistiques

Le Sénégal aux portes de l’Agence africaine pour l’assurance du commerce  Selon les informations, le Sénégal s’apprête à rejoindre l’Agence africaine pour l’assurance commerciale (ACA), l’institution en charge du risque pays et de l’assurance export entre Etats africains. La demande d’adhésion du Sénégal a été examinée lors de la 19 ème Assemblée générale des Etats membres tenue à Cotonou en date du 5 juillet 2019. La candidature de la deuxième économique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a été approuvée. A noter que le conseil des ministres du gouvernement sénégalais tenu le 18 décembre 2019 avait examiné et adopté un projet de loi autorisant la ratification de l’accord portant création de l’ACA. Un contrat de financement est en cours de finalisation entre le Sénégal et la Banque Européenne d’Investissement (BEI) pour la participation du pays au capital de l’ACA. En plus du Nigeria qui vient de concrétiser son adhésion cette semaine, l’ACA compte désormais 16 membres, à savoir le Bénin, le Burundi, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, Madagascar, Malawi, l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Sud-Soudan, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe. (Financial Afrik)

Mots clés: Senegal, Assurance, Agence, ACA

 

AFRIQUE DE L’EST

Solaire : Ignite désire acquérir 300 000 installations solaires pour électrifier les zones rurales rwandaises -  Le fournisseur de solutions solaire Ignite ambitionne d’acquérir 300 000 systèmes solaires domestiques afin de desservir les zones rurales du continent. Il vient de lancer à cet effet un appel d’offres pour l’acquisition desdits équipements afin de sélectionner son fournisseur. Selon l’avis qu’il a publié, Ignite est à la recherche d’une entreprise de renom proposant des installations de qualité et disposant des certifications requises. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 22 août pour déposer leurs propositions. « Suite aux récents succès, nous étendons nos opérations pour avoir un impact supplémentaire et augmenter notre gamme de systèmes solaires domestiques grâce à un processus d’achat structuré et formel. Comme nous nous développons rapidement, nous cherchons à acquérir un grand nombre de systèmes pour satisfaire la demande », a affirmé la compagnie. La compagnie étend ses activités dans plusieurs pays, dont le Rwanda entre autres. Elle a récemment annoncé avoir fourni de l’électricité à 5 000 ménages ruraux du pays en deux mois. Elle finance cette opération d’expansion avec l’appui de partenaires comme la Banque de développement du Rwanda, l’Agence suédoise de développement international et la Banque mondiale.    (Agence ecofin)

Mots clés: Rwanda, Energie solaire, IGNITE

 

AFRIQUE CENTRALE

Le Tchad veut faire du Port-Soudan une sérieuse alternative à celui de Douala au Cameroun - Les relations diplomatiques se sont normalisées ces dernières années entre le Tchad et le voisin soudanais. C’est fort de ce regain de confiance que le pays sans littoral entend tirer profit de Port-Soudan. La directrice générale adjointe du Bureau national de fret terrestre (BNFT) est attendue dans les prochains jours sur la plateforme pour y effectuer une mission de travail, a annoncé la semaine dernière, le ministre tchadien des Transports Ahmat Abakar Adjid. Pour ce dernier, il est question de réorganiser le circuit de transit des marchandises en provenance de Port-Soudan, qui présente à l’évidence un fort atout concurrentiel. « D'après les statistiques, si Port-Soudan est organisé, si le transport et le flux des marchandises sont bien organisés, il va dépasser le port de Douala », a dit le ministre. Face aux tracasseries fréquemment rencontrées au niveau des procédures de dédouanement et de transit avec le Cameroun, le Tchad est résolument déterminé à développer son corridor oriental, qui contribuera à réduire le coût des transports et par conséquent le prix des produits sur le marché local. En collaboration avec la Banque islamique de développement (BID), le pays étudie actuellement la faisabilité de la construction d’un port sec entre Adré et Abougoulème dans l’est du pays. Ce projet, encore en gestation, devrait tirer profit de la réalisation en cours du corridor Abéché – Adré – frontière Soudan, long de 174 km. (Agence ecofin)

Mots Clés: Ports, Tchad, Soudan, Cameroun

 

AFRIQUE AUSTRALE

Le Mozambique prend la présidence tournante de la SADC - Le Mozambique a officiellement pris lundi la présidence tournante de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC). Dans son discours d'investiture à la cérémonie d'ouverture du 40e sommet de la SADC organisé en ligne depuis Maputo, le président mozambicain Filipe Nyusi a remercié les pays membres de l'honneur et de la confiance accordés à son pays pour prendre la présidence de la SADC et organiser ce sommet. La date du sommet coïncide avec la célébration du 40e anniversaire de la communauté économique régionale, qui se tient sous le thème "40 ans de construction de la paix et de la sécurité et de promotion du développement et de la résilience face aux défis mondiaux". En dépit des multiples défis auxquels sont confrontés les pays et le monde en général, la région a maintenu sa cohésion et s'est concentrée sur la réalisation de ses objectifs grâce à la mise en pratique de son pragmatisme et de sa perspicacité, selon M. Nyusi. "Nous travaillerons en étroite collaboration avec les chefs d'Etat et tiendrons des consultations lorsque cela sera nécessaire", a déclaré le président, ajoutant qu'il était certain que les décisions qui seront prises lors du sommet permettront le développement du bloc régional. Le président sortant de la SADC, le président tanzanien John Magufuli, a demandé aux pays riches d'annuler les dettes des pays de la SADC afin de les soutenir financièrement dans la lutte contre le COVID-19, les menaces terroristes et les crises économique et sanitaire, qui demeurent de grands défis pour la communauté.   (China.org)

Mots clés: SADC, Mozambique

 

AFRIQUE DU NORD

Tunisie : Baisse de la demande en produits pétroliers La demande nationale de produits pétroliers, a enregistré une baisse de 16% entre le premier semestre de 2019 et le premier semestre de 2020, pour se situer à 1 858 ktep (mille tonne équivalent pétrole), selon le rapport mensuel de la Conjoncture énergétique pour fin juin 2020, publié par l’Observatoire national de l’Energie et des mines. Cette baisse est due principalement aux mesures prises par le gouvernement notamment le confinement total à partir du 22 mars 2020 pour limiter la propagation de la pandémie de Covid-19. La consommation de carburants routiers a diminué, à fin juin 2020, de 12% par rapport à fin juin 2019. Elle représente 63% de la consommation totale des produits pétroliers. Celle de gasoil total a baissé de 13% par rapport au niveau de l’année dernière et celle des essences de 12%. La consommation de GPL s’est repliée de 3% entre fin juin 2019 et fin juin 2020. Celle du coke de pétrole a chuté de 27% (données partiellement estimées). Ce produit est exclusivement utilisé par les cimenteries qui ont arrêté leurs activités depuis le début de confinement. Une reprise de l’activité a été observé à partir de la dernière semaine du mois d’avril 2020. D’autre part, la consommation de jet aviation a enregistré une chute de 62% durant le premier semestre de 2020. Elle a baissé de 82% courant le mois de juin 2020 à cause du ralentissement des activités de secteur du transport aérien qui subissent de plein fouet les répercussions de la pandémie du Coronavirus. Contrairement aux mois précédents, la consommation des produits pétroliers a enregistré une légère évolution positive de 0,3% courant le mois de juin 2020 par rapport à juin 2019. Ella a été tirée vers le haut surtout du fait de l’augmentation des ventes des carburants routiers à savoir les essences de 9% et le gasoil de 13% et ceci à cause de l’absence du marché parallèle.   (Webmanager)

Mots clés: Tunisie, Petrole, Demande nationale

L'impact de la pandémie au Maroc, vu par le HCP et la Banque mondiale Le Haut-Commissariat au Plan (HCP), le Système des Nations unies au Maroc et la Banque mondiale publient, ce lundi 17 août, une note stratégique relative à l’impact socio-économique de la pandémie du Covid-19 au Maroc, dans laquelle ils émettent également plusieurs recommandations stratégiques. La note détaille dans un premier temps les prévisions sur l’ensemble de l’année 2020 : l’économie marocaine devrait connaître une récession – la première depuis plus de deux décennies – sous l’effet conjugué de la sécheresse et de la pandémie. En effet, selon les prévisions annuelles du HCP, le PIB connaîtrait une contraction de 5.8% qui serait accompagnée par un creusement du déficit budgétaire à 7.4% du PIB. ''Le déficit courant devrait également s’aggraver, pour atteindre 6,9% du PIB. Le retour de la croissance vers son sentier d’évolution s’opérerait progressivement à partir de 2021, avec une hausse prévue du PIB de 4.4% par rapport à 2020'', indique également le HCP. Les activités non agricoles se redresseraient, affichant une progression de 3,6%, en ligne avec la reprise de la demande intérieure et extérieure, alors que le retour des conditions climatiques de saison favoriserait une hausse de la valeur ajoutée agricole.

  • Même son de cloche du côté de la Banque mondiale et du FMI

''Les différentes prévisions des organismes financiers internationaux, notamment la Banque mondiale et le Fond monétaire international rejoignent globalement les projections du HCP. L’économie marocaine subirait le double impact des chocs économiques intérieurs et extérieurs'', poursuit le HCP. Selon la Banque mondiale, le PIB réel diminuerait de 4% en 2020. Bien que peu de secteurs soient épargnés, cette contraction est notamment due à la chute de la production des biens et services, la réduction des exportations, la perturbation des chaînes de valeur mondiales ainsi qu’au déclin du tourisme sous l’effet de la fermeture des frontières et des mesures restreignant la mobilité.   (Media24)

Mots clés: Maroc, Covid-19, Impact