LA QUOTIDIENNE DU CAPC 21 AOUT 2020
Les sujets du Jour :
Zlecaf : l’Union africaine parie sur le numérique pour accélérer la mise en œuvre dès janvier 2021 (La tribune)
Tunisie : Le déficit de la balance commerciale énergétique s’est replie de 23% à fin juin 2020 (Webmanager)
Tensions commerciales: échanges prévus prochainement entre Pékin et Washington (La presse)
Maroc : L’automobile, le textile et l’aéronautique en panne d’exportation (Liberation)
Cameroun : Le port de Kribi reprend ses dessertes vers l’Asie (African Business)
Les cours mondiaux des huiles végétales et des produits laitiers poursuivent leur ascension (Liberation)
Bons covid-19 : 2ème succès pour le Togo qui récolte 70 milliards FCFA sur le marché financier de l’Uemoa (Agence ecofin)
Notation : Bloomfield confirme la note « A- » de BOA Niger (Financial Afrik)
Afrique du Sud : l'assureur Santam dédommage ses clients à hauteur de 60 millions $ (Agence ecofin)
INTERNATIONAL
Tensions commerciales: échanges prévus prochainement entre Pékin et Washington- Les représentants commerciaux chinois et américains devraient tenir une réunion téléphonique prochainement afin de poursuivre leurs discussions visant à apaiser les tensions commerciales entre les deux pays, a indiqué jeudi un porte-parole du ministère chinois du Commerce. Dans le cadre d’un point de presse, Gao Feng n’a toutefois donné aucun détail supplémentaire. Le conseiller économique de la Maison-Blanche, Larry Kudlow, a déclaré jeudi que les pourparlers faisaient partie du processus de mise en œuvre de l’accord commercial entre les États-Unis et la Chine, sans toutefois indiquer quand ils auraient lieu. « Cela fait partie du processus, a déclaré M. Kudlow à la chaîne Fox News. Il y avait des problèmes de planification. C’est un processus normal. » La première phase de l’accord intervenu entre Pékin et Washington a permis d’éviter de nouvelles sanctions tarifaires de part et d’autre dans le cadre d’une guerre commerciale qui a éclaté en 2018 en raison des ambitions technologiques de la Chine et de son excédent commercial avec les États-Unis. La trêve prévoyait une nouvelle ronde de discussions après six mois, mais ceux-ci ont été retardés en raison de la pandémie de COVID-19. Une réunion virtuelle qui était prévue la semaine dernière avait été reportée. « Les deux parties ont convenu de tenir un appel prochainement », a simplement déclaré M. Gao. M. Kudlow, principal conseiller économique du président Donald Trump, a déclaré que l’administration américaine avait formulé « beaucoup (de) plaintes à l’égard de la Chine », ajoutant que les deux parties continuaient à vouloir conclure un accord. Washington et Pékin ont mis fin à certaines sanctions, mais la plupart des tarifs punitifs imposés sur des centaines de milliards de dollars de marchandises sont toujours en place. (La presse)
Mots Clés: Chine, Usa, Commerce
Les cours mondiaux des huiles végétales et des produits laitiers poursuivent leur ascension- Pour le deuxième mois consécutif, les cours mondiaux des produits alimentaires ont connu une hausse, selon les derniers chiffres publiés par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L'indice des prix des produits alimentaires de la FAO s'est établi en moyenne à 94,2 points au cours du mois de juillet 2020. Ce qui correspond à « une progression de 1,2% par rapport à juin et de près de 1,0% par rapport à juillet 2019 », a indiqué l’agence onusienne. Signalons qu’au cours de ce même mois de juillet, « des modifications ont été apportées à l'indice FAO des prix des produits alimentaires : le panier de produits a été élargi et la période de référence a été révisée », a souligné la FAO. Comme en juin, « la progression continue des prix des huiles végétales, des produits laitiers et du sucre l’a emporté sur la baisse des cours sur les marchés de la viande, tandis que l’indice des prix des céréales est resté globalement stable », a-t-elle relevé dans une note rendue publique récemment. En détail, il ressort des chiffres publiés que l'indice FAO des prix des huiles végétales a augmenté de 7,6% depuis juin, représentant un gain de 6,6 points, et a atteint son plus haut niveau en cinq mois. La même source explique que « les cours internationaux des principales huiles ont grimpé dans un contexte, s'agissant de l'huile de palme, de ralentissement probable de la production, de regain de la demande mondiale à l'importation et de pénuries prolongées de travailleurs migrants », peut-on lire. La FAO a, en outre, noté une progression considérable des cours internationaux de l’huile de soja principalement en raison du resserrement de l’offre au Brésil, l’un des principaux exportateurs mondiaux de ce produit. Alors que ceux de l’huile de colza se sont maintenus grâce à une nouvelle demande émanant des secteurs de l’agrogazole et de l’alimentation dans l’Union européenne, a-t-elle fait savoir. (Liberation)
Mots Clés: FAO, Indice des prix, produit laitiers
PANAFRICAIN
Le programme codage pour l’emploi, piloté par la Banque africaine de développement, soutient les jeunes africains dans l’économie numérique - La Banque africaine de développement et Microsoft se sont associés pour proposer cette formation « Coding for employment » (Codage pour l’emploi) en ligne, sur appareil mobile et dans les salles de classe des centres d’excellence au Kenya, au Rwanda, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Nigeria. Cette initiative constitue la réponse de la Banque à la transformation numérique mondiale, qui avance à un rythme si rapide que les communautés défavorisées, dont les jeunes africains au chômage, courent un risque élevé d’exclusion et de marginalisation. La pandémie de Covid-19 n’a pas détourné le programme de sa mission qui vise à aider à combler les lacunes des jeunes chômeurs dans le domaine des TIC et à les aider à devenir des innovateurs dans l’économie numérique mondiale. « L’impact du Covid-19 remet en question la convention non-écrite de l’emploi dans un bureau de 9h à 17h, poussant le monde entier à s’adapter au travail à distance rendu possible par la communication numérique », soutient Martha Phiri, directrice du Département du capital humain à la Banque africaine de développement. « Les compétences numériques proposées par le biais du programme « Codage pour l’emploi » sont en train de doter les jeunes africains des outils leur permettant de devenir des candidats plus attrayants pour les employeurs. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la solution qui aidera les pays africains à se reconstruire par le haut après la pandémie. » La fermeture des écoles en raison du Covid-19, les confinements nationaux et les restrictions aux mouvements des personnes ont conduit les promoteurs du programme « Codage pour l’emploi » à s’adapter. Ils ont mis le contenu des cours sur une plateforme d’apprentissage en ligne. Ils ont collaboré avec Microsoft pour former des animateurs en ligne. La semaine dernière, le programme « Codage pour l’emploi » a salué les élèves du premier groupe formé au Nigeria, qui ont terminé la formation en ligne, au cours d’une cérémonie virtuelle de remise de diplômes. (BAD)
Mots clés: BAD, Emplois, Formation, Jeunes
Zlecaf : l’Union africaine parie sur le numérique pour accélérer la mise en œuvre dès janvier 2021 - La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) devrait désormais être mise en œuvre à partir du 1er janvier 2021, annonce l'Union africaine (UA) dans un communiqué publié vendredi 14 août. Pour accélérer le processus, l'UA mise sur le numérique et entend multiplier les discussions et négociations en ligne, alors que l'ouverture des frontières reste encore timide. En pleine propagation du coronavirus sur le continent en avril dernier, Wamkele Mene, secrétaire général de la Zlecaf, révélait le report de l'opérationnalité de l'accord. A ce moment-là, rien n'était encore clair quant au nouvel agenda. Il semble que la manière dont la pandémie a évolué sur le continent favorise une concrétisation dans quatre mois. Celle-ci, pour rappel, consistera notamment en le démantèlement tarifaire du commerce entre les 55 pays du continent. L'Afrique créera ainsi le plus grand bloc commercial régional au monde, de 3,4 milliards de dollars et 1,3 milliard d'habitants.
- Plusieurs initiatives pour rassurer les Etats africains
Cependant, plusieurs Etats africains ont émis des réserves quant à la digitalisation du processus de mise en œuvre de la Zlecaf, reconnait l'UA. Pour rassurer les gouvernements, l'Union travaille actuellement sur plusieurs solutions afin de garantir la sécurité des discussions. Une plateforme sécurisée, fruit d'un partenariat public-privé entre la Commission de l'UA et plus de 24 multinationales africaines et institutions panafricaines, est en cours d'élaboration. Entre autres solutions en cours : une vaste initiative pour améliorer la cybersécurité dans les affaires multilatérales sur le continent ; la conception et le déploiement d'un cadre technologique pour l'alignement des plateformes de commerce électronique ; la mise en place d'une plateforme technologique panafricaine pour permettre aux citoyens du continent de voyager à travers les frontières, ainsi que la numérisation de la biosurveillance et les protocoles de dépistage biologique des Centres africains pour le contrôle et la prévention des maladies (Africa CDC) élaborés dans le cadre de l'Initiative du corridor ouvert de l'UA. (La tribune)
Mots clés: Afrique, Zone de libre échange continentale, négociations, digitalisation
AFRIQUE DE L’OUEST
Bons covid-19 : 2ème succès pour le Togo qui récolte 70 milliards FCFA sur le marché financier de l’Uemoa – Les investisseurs de l’UEMOA ont souscrit à hauteur de 160 milliards FCFA les bons Covid-19 émis pour la 2e fois par le Togo. Soit un taux de couverture d’environ 230% de cette opération au cours de laquelle le pays émetteur visait à mobiliser 70 milliards FCFA (126 millions $). Le Togo va toutefois se contenter des 70 milliards FCFA qu’il recherchait sur le marché financier régional, en appui à sa stratégie de riposte à la Covid-19. La réussite de cette opération qui intervient 03 mois après une première émission à succès de bons Covid-19, s’inscrit dans la série ininterrompue des succès que rencontrent les titres de l’Etat togolais depuis le début de cette année. Elle boucle la 2e phase des émissions de bons Covid-19, dans l’espace UEMOA. En rappel, les titres émis qui sont des bons assimilables du trésor (BAT), sont d’un nominal de 1 million FCFA et stipulés pour une maturité de 03 mois. (Agence ecofin)
Mots clés: Bon-covid, Togo, Uemoa
Notation : Bloomfield confirme la note « A- » de BOA Niger Bloomfield Investment Corporation a confirmé la notation de long terme « A- » de la banque BOA Niger avec une perspective stable, ont annoncé les responsables de cette agence de notation basée à Abidjan. Bloomfield a également confirmé la notation à court terme avec une note de « A2 » avec une perspective stable. La validité de la notation va de juin 2020 à mai 2021. La notation à long terme est justifiée par la qualité de crédit élevée. Les dirigeants de Bloomfield avancent que les facteurs de protection sont bons. Toutefois, ils sont d’avis que « les facteurs de risques sont plus variables et plus importants en période de pression économique ». Sur le court terme, la justification de la note de la banque a pour soubassement le fait que la certitude de remboursement en temps opportun soit bonne. Bloomfield a relevé aussi le caractère sain des facteurs de liquidité et des éléments essentiels des sociétés. « Quoique les besoins de financement en cours puissent accroître les exigences totales de financement, l’accès aux marchés des capitaux est bon », soulignent par ailleurs les responsables de l’agence de notation, ajoutant que les facteurs de risque sont minimes. La notation de Bloomfield est basée sur plusieurs facteurs positifs. Parmi ceux-ci, il y a une quasi-stabilité des parts de marché sur les ressources et emplois clientèles, la poursuite de la digitalisation de la banque, une poursuite de l’amélioration des indicateurs de performance en 2019 ou encore, une bonne résilience de la banque, en dépit de la situation sécuritaire du pays. (Financial Afrik)
Mots clés: Niger, BOA, Notation financière
AFRIQUE DE L’EST
La CEA et le Gouvernement éthiopien lancent la Décennie d'action en se focalisant sur la plantation d’arbres, les emplois verts, les moyens de subsistance et la santé- La Commission économique pour l’Afrique et le Gouvernement éthiopien ont signé ce jeudi un protocole d’accord visant à lancer un projet de 3,6 millions de dollars sur quatre ans présentant des solutions fondées sur la nature pour des infrastructures de ressources en eau et la résilience communautaire en Éthiopie. Le programme a été lancé grâce à d’importants efforts de plantation d’arbres dans quatre régions au cours des dernières semaines en régions Amhara, Oromia et Addis-Abeba ; et plus tard à Afar, où les activités ont été reportées en raison des inondations. Selon le protocole d’accord, la collaboration est conçue comme un pas en avant tangible vers la Décennie d’action, pour aider le Gouvernement éthiopien à investir dans des solutions fondées sur la nature pour lutter contre le changement climatique et favoriser une « relance verte ». Le projet démarre dans un contexte où les pays africains perdent 3 à 5% de leur PIB en raison du changement climatique et de l’accès aux défis énergétiques propres qui ont une dimension genre tragique ; la majorité des plus de 3 millions de personnes qui meurent de la pollution de l’air intérieur en raison de pratiques de cuisson inefficaces sont des femmes en Afrique. L’initiative vise à stimuler les emplois verts, à améliorer les moyens de subsistance des communautés, la santé des femmes et des filles rurales et à renforcer la résilience climatique grâce à des solutions fondées sur la nature pour lutter contre la déforestation et la dégradation des écosystèmes. (UNECA)
Mots clés: Ethiopie, CEA, Environnement, Emplois, Santé
AFRIQUE CENTRALE
Cameroun : Le port de Kribi reprend ses dessertes vers l’Asie- Annoncé le 8 août 2020, c’est finalement le 17 août que le CMA CGM Cendrillon a fait escale au port de Kribi Conteneurs Terminal. Long de 334 mètres et d’une capacité de 8 645 evp (équivalent vingt pieds), ce navire inaugure la ligne directe Asie Afrique du port en eaux profondes de Kribi. En effet, Asia West Africa Service (ASAF) opéré par la compagnie maritime CMA CGM est un des services majeurs offerts par les armateurs dans le cadre du transport des conteneurs de l’Asie vers l’Afrique. En partenariat avec Maersk et Nile Dutch, CMA CGM va offrir grâce à ce service, un rayonnement au terminal à conteneurs du port autonome de Kribi (PAK) qui renforce ainsi sa vocation d’opérateur de référence de la région du golfe de Guinée. Grâce à ce service, les opérateurs économiques du Cameroun, du Tchad et de la Centrafrique vont bénéficier d’un temps transit favorable pour leurs marchandises au départ ou à destination de l’Asie. Il est le fruit d’une concertation bénéfique avec l’ensemble des acteurs de la place portuaire dont le PAK.
- Mutualisation des ressources
Le service avait été suspendu, pour manque de rentabilité. Le PAK avait constaté un déficit entre les coûts d’escale des navires et les revenus tirés du fret maritime capté par les escales à Kribi. De plus, les volumes n’étaient pas assez importants pour couvrir les charges d’escale. Devant la pression des partenaires, et après des ajustements de tarifs, la liaison Asie Afrique a finalement repris. La ligne a aussi bénéficié de l’arrivée d’acteurs majeurs du trafic maritime, tel Maersk. « Ils permettent une mutualisation des ressources et contribuent ainsi à rendre la desserte de Kribi viable », explique Habib Iya, responsable marketing du PAK. Cette reprise est une bonne nouvelle pour les industriels de la région opérant vers l’Asie. Depuis 2018, le Cameroun soutient directement les échanges vers l’Asie, essentiellement la Chine. (African Business)
Mots Clés: Ports, Cameroun, Tchad, Asie
AFRIQUE AUSTRALE
Afrique du Sud : l'assureur Santam dédommage ses clients à hauteur de 60 millions $ - Santam, une société sud-africaine spécialisée dans la couverture des risques à court terme, poursuit son opération visant à régler des sinistres pour 1 milliard de rands (environ 60 millions $). L'initiative concerne surtout ses clients qui ont choisi l'option dans leur police d'assurance de se protéger contre une interruption de leurs activités du fait d'une difficulté imposée par un de leurs fournisseurs, ou de l'absence des clients. Au total, ils sont 1315 clients de l'assureur, des propriétaires d'établissement de tourisme ou de restauration, qui au 13 août 2020, ont reçu 506 millions de rands. Le plus petit paiement effectué est de 25 000 rands et le plus important s’élève à 1,5 million de rands. Les dommages compensés sont ceux survenus durant la période de fin mars à début mai 2020 durant laquelle l'Afrique du Sud a connu un strict confinement. L'ampleur des conséquences de la covid-19 a mis au grand jour de nouveaux risques pour les entreprises, au-delà de ceux habituellement connus lors des situations de catastrophe. Les effets de la crise sur les activités des entreprises, notamment du secteur touristique, sont difficiles à évaluer, car la reprise des activités est très lente. L'initiative de Santam se met donc difficilement en place. Identifier et évaluer le niveau exact des dommages subis est relativement complexe et cela peut prendre un certain temps. L’assureur a promis de finaliser ce cycle de compensation dans les délais les plus courts. Derrière ce geste, il y a aussi comme un besoin d'influer l'issue d'une bataille légale qui oppose les assureurs à leurs clients en Afrique du Sud sur la portée et la nature du sinistre lié à la covid-19 en rapport avec les activités des entreprises. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique du sud, Assurance, Santam
AFRIQUE DU NORD
Tunisie : Le déficit de la balance commerciale énergétique s’est replie de 23% à fin juin 2020 – Le déficit de la balance commerciale énergétique s’est replié de 23% durant le premier semestre de l’année 2020, passant de 3,236 milliards de dinars à fin juin 2019 à 2,486 milliards de dinars à fin juin 2020. Selon les dernières statistiques publiées par l’Observatoire national de l’énergie et des mines sur la conjoncture énergétique pour le mois de juin 2020, les exportations tunisiennes des produits énergétiques ont baissé en valeur de 50% durant la première moitié de l’année 2020. Les importations ont également baissé en valeur de 31%, notamment celles de produits pétroliers qui se sont repliées de 44%. La balance énergétique s’est améliorée de 16% à fin juin 2020, enregistrant un déficit de 2,17 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) contre un déficit de 2,56 TEP durant la même période de 2019. Le taux d’indépendance énergétique (taux de couverture dans la demande totale par les ressources disponibles) a aussi connu une amélioration passant à 47% à fin juin 2020 contre 44% à fin juin 2019 (Webmanager)
Mots clés: Tunisie, Balance commerciale, Energie
Les chiffres sont formels et la situation pourrait empirer si rien n'est fait. Selon les derniers indicateurs des échanges extérieurs à fin juin, les exportations des secteurs de l’« automobile», du «textile et cuir» et de l’«aéronautique» ont été lourdement affectées par les effets de la pandémie de coronavirus (Covid-19). La dégringolade des ventes observée au cours des quatre premiers mois de l’année 2020 s’est ainsi poursuivie jusqu’à fin juin. En effet, les exportations à l’étranger des secteurs « automobile», «textile et cuir» et «aéronautique» ont connu des baisses respectives de 33%, 34,9% et 18,1% au premier semestre de l’année. Pour rappel, à fin avril 2020, les ventes réalisées avec l'étranger dans ces trois secteurs avaient fondu de 39% pour l’«automobile», 28,3% pour le «textile et cuir» et 33,9% pour l’«aéronautique», selon le bulletin de l’Office des changes sur les indicateurs des échanges extérieurs à fin avril 2020. Un mois plus tard, la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) - relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration - avait à son tour noté la baisse des exportations de 39,4% pour l’automobile, 33,8% pour le textile et cuir et 14,6% pour l’aéronautique. En détail, au premier semestre 2020, les ventes dans le secteur automobile considéré comme un secteur stratégique dans la politique industrielle nationale, ont atteint 28.145MDH contre 42.011MDH à la même période de l’année 2019. Ce qui correspond à une perte de 13.866MDH équivalant à une baisse de 33%. Dans son bulletin sur les indicateurs des échanges extérieurs du premier semestre, l’Office des changes a indiqué que l’évolution des exportations du secteur automobile est principalement causé par le recul des ventes de la construction, du câblage et de l’intérieur véhicules et sièges. Ces trois segments ayant respectivement perdu 7.427MDH (soit une chute de 40,3%), 6.503MDH (38,8%) et 1.052MDH (26,2%), la part du secteur automobile dans le total des exportations s’est ainsi élevée à 23,2% au cours des six premiers mois de l’année contre 28,3% un an auparavant. A titre comparatif, à fin mai 2020, les ventes à l’étranger du secteur automobile s’étaient infléchies de 39,4% pour ressortir à 21,3 milliards de dirhams, en lien avec le recul des ventes à la fois du segment de la construction automobile (41,5%) et du câblage (-48,6%). Il est à rappeler que dans sa note de conjoncture n° 281 de juillet 2020, la DEPF avait justifié la baisse des ventes par «l’arrêt des activités des sites de Renault et PSA jusqu’au 06 mai 2020» et «la baisse de la demande en provenance de l’Europe, fortement touchée par la crise sanitaire». (Liberation)
Mots clés: Maroc, Exportations
