LA QUOTIDIENNE DU CAPC 1 SEPTEMBRE 2020
Les sujets du Jour :
Algerie : exportation de 10 000 litres d’huile d’olive vers l’Europe (Algerie Eco)
Sénégal : Le déficit commercial s’accentue de 40,5 milliards de FCFA en juin (Financial Afrik)
« Les objectifs des politiques économiques et du plan de relance en France » (Le cercle des economistes)
UEMOA : Déficit de 1117 milliards de FCFA des actifs extérieurs nets des banques (Financial Afrik)
La transformation numérique doit être la priorité absolue des dirigeants africains (UNECA)
Kenya : 6,5 milliards d'actions d'entreprises garantissent des prêts bancaires (Agence ecofin)
Mozambique: la centrale à gaz de Ressano Garcia a enregistré une croissance de 11 % de ses revenus en 2019 (Agence ecofin)
En application du nouveau règlement des changes, le Cameroun transmet ses contrats miniers et pétroliers à la Beac (Agence ecofin)
La Banque mondiale suspend le rapport Doing Business pour enquêter sur des irrégularités dans les données (Agence ecofin)
Togo : lancement des travaux de construction de la plateforme industrielle d’Adétikopé (La tribune Afrique)
ANNONCE IMPORTANTE
Résultats d’enquête
Les entreprises africaines se tournent vers les nouvelles technologies en réponse à la pandémie de COVID-19 - La Commission économique pour l’Afrique, conjointement avec International Economics Consulting Ltd, a publié le rapport de la deuxième enquête globale sur la pandémie de COVID-19 et ses effets économiques en Afrique. L’enquête en ligne a été menée du 16 juin au 20 juillet pour fournir un aperçu des effets de la pandémie sur l’activité économique des entreprises à travers l’Afrique, en identifiant les défis auxquels elles sont confrontées ainsi que leurs actions pour y remédier. Les résultats de l’enquête montrent que les trois principaux défis que rencontrent les entreprises sont : a) des opportunités réduites de rencontrer de nouveaux clients ; b) une baisse de la demande, et c) un manque de trésorerie. Les entreprises ont subi de graves perturbations à la fois de l’offre et du marché en raison du COVID-19, les prix élevés ou injustes étant considérés comme une préoccupation majeure. Les réactions des entreprises sur l’aide gouvernementale sont mitigées avec près des deux tiers des répondants indiquant une satisfaction modérée à nulle. En conséquence, 50% des répondants ont approché des institutions financières dont 25% ont obtenu des réponses positives ; parmi ces derniers, 42% n’étaient pas satisfaits du service en raison des taux d’intérêt élevés, des retards et / ou des exigences de garantie. En ce qui concerne leurs performances, les entreprises tournent actuellement à environ 50% de leur capacité. Les revenus des entreprises devraient chuter d’environ 18% en 2020 (par rapport à 2019) et les licenciements augmenter de 20% au cours des trois prochains mois. Pourtant, la situation aurait pu être pire si une part importante des salariés (27%) n’avait pas pu travailler à distance. Il convient de noter que les options de travail à distance se sont avérées plus difficiles pour les micro, petites et moyennes entreprises (MPMEs), en particulier celles du commerce de marchandises, dont les performances ont été relativement plus négativement affectées que les grandes entreprises et plus généralement celles impliquées dans les services. De plus, les femmes courent plus de risques d’être licenciées que les hommes, ce qui est cohérent avec le fait que, dans les entreprises interrogées, les femmes ont tendance à être davantage employées dans les MPMEs où leur activité principale est liée aux marchandises. L’un des principaux enseignements positifs de cette enquête est le fait que les deux tiers des entreprises interrogées aient indiqué avoir identifié de nouvelles opportunités pour répondre à la crise. M. Simon Mevel, Chargé des affaires économiques, à la Division de l’intégration régionale et du commerce de la CEA déclare : « il est très intéressant de noter que les entreprises impliquées dans les biens et les MPMEs affichent les parts les plus élevées en termes de nouvelles opportunités identifiées à la suite de la crise, ce qui devrait être positif du point de vue du genre, car les femmes sont principalement engagées dans les MPMEs de commerce de marchandises ». Ces opportunités témoignent d’un changement clair vers les nouvelles technologies, notamment le développement de plateformes en ligne pour le commerce électronique. Alors que la part actuelle des revenus du commerce électronique reste relativement faible (16%) - essentiellement en raison des défis liés à la connectivité Internet, aux passerelles de paiement et à la logistique / transport / livraisons - près de la moitié (47%) des entreprises s’orientent ou prévoient d’évoluer vers des solutions innovantes / numériques par le biais de collaborations et de partenariats. (UNECA)
Mots Clés: Afrique, Covid-19, Entreprises, Nouvelles technologies
INTERNATIONAL
« Les objectifs des politiques économiques et du plan de relance en France » - Tous les pays de l’OCDE, dont la France, annoncent aujourd’hui des plans de relance. Après avoir réagi à l’effondrement de l’activité au deuxième trimestre 2020, il s’agit maintenant de soutenir la reprise économique et la croissance dans une perspective de plus long terme. Comment alors construire ces plans de relance, comment juger l’efficacité de ceux qui ont été mis en place ? Nous pensons qu’il faut partir d’un constat : toutes les récessions conduisent à un recul de la croissance potentielle. La croissance potentielle était déjà faible en France avant la crise de la Covid-19 (1,2% par an) ; le risque est donc qu’elle tombe à un niveau très faible (0,5% par an ?) qui impliquerait la stagnation du niveau de vie, la difficulté à financer la protection sociale, en particulier les systèmes de retraite. L’objectif légitime, nécessaire, du plan de relance en France est donc d’éviter le recul de la croissance potentielle en s’attaquant aux causes de ce recul. La première est la perte de capital productif, due à la chute de l’investissement des entreprises pendant la récession et aux faillites d’entreprises, qui détruisent du capital. Pour éviter la perte de capital productif, il faut soutenir l’investissement (ce qui va par exemple se faire en France par la baisse des impôts de production, les efforts de relocalisation) et éviter les faillites inutiles (ce qui se fait avec les reports d’impôts, le chômage partiel, les aides aux secteurs en difficulté, les prêts avec la garantie de l’Etat). On verra plus loin que la difficulté est d’éviter les faillites sans faire apparaître d’entreprises « zombies ». La seconde cause du recul de la croissance potentielle est la perte de capital humain due aux récessions. Des salariés perdent leur emploi et restent longtemps au chômage, les jeunes ont des difficultés pour rentrer sur le marché du travail. Les problèmes de perte de capital humain vont être exacerbés après la crise de la Covid-19 par la déformation de la structure sectorielle des emplois due à la crise. Les secteurs d’activité qui créent des emplois (services informatiques, santé, pharmacie, distribution en ligne, services à la personne) ne demandent pas les mêmes qualifications que les secteurs d’activité en difficulté qui en détruisent (automobile, transport aérien, aéronautique, tourisme, distribution traditionnelle). Il va donc falloir requalifier des centaines de millions de salariés dont les compétences ne correspondent plus à celles demandées dans les emplois qui se créent pour qu’ils puissent retrouver un poste, ce qui est bien un problème massif de perte de capital humain. (Le cercle des economiste)
Mots Clés: France, Relance économique
La Banque mondiale suspend le rapport Doing Business pour enquêter sur des irrégularités dans les données - La Banque mondiale a annoncé la suspension du rapport Doing Business, afin d’examiner des irrégularités dans la collecte des données de l’étude. « Un certain nombre d'irrégularités ont été signalées concernant des modifications de données dans les rapports Doing Business 2018 et Doing Business 2020, publiés en octobre 2017 et 2019 », a déclaré la Banque mondiale dans un communiqué publié jeudi. Plébiscité par certains pays comme un indicateur probant de leur attractivité économique, le rapport phare de la Banque mondiale n’en nourrit pas moins des suspicions devenues récurrentes. « Doing Business a tous les ingrédients pour être à la fois important et controversé, ce qu’il n’a manqué pas d’être », avait admis Kaushik Basu, ancien chef économiste de la Banque mondiale qui reconnaît avoir critiqué le rapport lorsqu’il conseillait le gouvernement indien. Avant sa démission en janvier 2015, un autre économiste en chef de la Banque mondiale, l’Américain Paul Romer avait mis l’organisation dans l’embarras en s’interrogeant notamment sur l’intégrité du rapport. Pour l’éminent économiste, des biais méthodologiques et les modèles adoptés affectaient les performances de certains Etats. Sur un tout autre terrain, le rapport est attaqué par des organisations de la société civile qui l’accusent de pousser les pays africains à alléger la réglementation afin de favoriser l’implantation des multinationales. Ce piège dénoncé par la société civile n’émousse pas l’ardeur de nombreux pays à figurer en bonne place dans ce rapport scruté par les agences de notation. (Agence ecofin)
Mots Clés: Banque mondial, Doing business, Données
PANAFRICAIN
La transformation numérique doit être la priorité absolue des dirigeants africains - Les dirigeants africains doivent toujours penser au numérique, surtout maintenant que le continent continue de faire face à la crise sanitaire actuelle qui a affecté des millions de personnes à travers le monde, déclarent ce lundi, les participants assistant à une session africaine virtuelle du Sommet mondial africain sur la société de l’information (SMSI) sur le thème, « COVID-19 : Un catalyseur pour atteindre les résultats du SMSI ». Bâtir un avenir numérique est crucial si le continent veut devenir compétitif au niveau mondial, survivre et revendiquer le 21ème siècle, indiquent les participants à la réunion en marge de l’édition 2020 du Sommet mondial sur le Forum de la société de l’information 2020. Ils exhortent les pays africains à mettre en œuvre la Stratégie globale de transformation numérique pour l’Afrique de la Commission de l’Union africaine, qui a été élaborée en collaboration avec la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Smart Africa, AUDA-NEPAD, les Communautés économiques régionales, la Banque africaine de développement et l’Union africaine des télécommunications (UAT), la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique, l’Union internationale des télécommunications et la Banque mondiale. La stratégie s’appuie sur des initiatives et des cadres existants tels que le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), pour soutenir le développement d’un Marché unique numérique (DSM) pour l’Afrique, dans le cadre des priorités d’intégration de la CUA. Son objectif principal est de servir de cadre de référence afin de réaliser la vision commune de la création d’une société et d’une économie numériques intégrées et inclusives en Afrique qui améliore la qualité de vie de ses citoyens, renforce et permette la diversification et le développement d’un secteur économique existant, et assure l’appropriation continentale, avec l’Afrique comme producteur et pas seulement comme consommateur dans l’économie mondiale. Les panélistes et les participants conviennent qu’il est essentiel d’exploiter les technologies numériques et l'innovation pour transformer les sociétés et les économies africaines non seulement pour promouvoir l’intégration de l’Afrique, mais aussi pour générer une croissance économique inclusive, stimuler la création d’emplois, effacer la fracture numérique croissante et éradiquer la pauvreté pour garantir les avantages de la révolution numérique pour le développement socio-économique. (UNECA)
Mots clés: Afrique, Transformation numérique
AFRIQUE DE L’OUEST
Togo : lancement des travaux de construction de la plateforme industrielle d’Adétikopé – La Plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA) au Togo vient d'annoncer le démarrage effectif des travaux de construction d'une zone industrielle et de ses services logistiques intégrés de classe mondiale. L'annonce fait suite à la signature d'un partenariat entre l'Etat togolais et Arise IIP, le 8 juillet 2020. Arise IIP, spécialisée dans le développement de parcs industriels à haute valeur ajoutée et ayant pour actionnaires Africa Finance Corporation (AFC) et Olam International, via la création de la PIA, prendre en charge le développement de cette plateforme. Située au nord de Lomé, à environ 27 km du port de la capitale togolaise, la plateforme de 400 hectares sera développée en deux phases. PIA a la charge de la conception, du financement, de la construction et de la gestion de cette zone industrielle intégrée, qui permettra la transformation locale des richesses naturelles togolaises et leur export. La future plateforme nécessitera un investissement total de plus de 130 milliards de francs CFA (soit 200 millions d'euros) et sera opérationnelle en janvier 2021. En plus d'offrir un cadre pour l'implantation d'usines en vue de la transformation des produits locaux, elle comptera notamment parmi ses nombreux services logistiques un parc pour le stockage de conteneurs d'une capacité de 12 500 EVP, une plateforme de stockage du coton et d'autres matières premières, et une zone de 200 000 m2 dédiée aux autres activités logistiques. (La Tribune Afrique)
Mots clés: Togo, Industrie, Adétikopé
Sénégal : Le déficit commercial s’accentue de 40,5 milliards de FCFA en juin – Ce déficit s’est établi à 134,8 milliards de FCFA contre 206,1 milliards de FCFA au mois de mai 2020. « Cette situation est en relation avec la hausse des importations (+66,8 milliards) plus importante comparée à celle des exportations de biens (+18,3 milliards), en variation mensuelle », explique la DPEE. Les exportations de biens sont estimées à 156,4 milliards de FCFA durant la période sous revue contre 138,1 milliards au mois de mai 2020, soit une hausse de 13,2%. Cette progression est, en partie, expliquée par la DPEE, par le renforcement des exportations d’or brut (+3,7 milliards), de zircon (+1,4 milliard) et, dans une moindre mesure, de ciment (+0,8 milliard). De leur côté, les exportations de produits alimentaires ont affiché une légère hausse de 0,6 milliard sous l’effet, essentiellement, de l’accroissement des ventes à l’extérieur de produits halieutiques (+8,3 milliards) amoindrie néanmoins, par la baisse des exportations de produits arachidiers (-7,8 milliards). « En glissement annuel, souligne la DPEE, les exportations de biens se sont accrues de 21,9% (+28,1 milliards), reflétant ainsi la hausse des exportations de produits alimentaires (+7,6 milliards) et d’or brut (+1,4 milliard) ». Concernant les ventes à l’étranger de produits alimentaires, la hausse est liée, en partie, à la progression des exportations de produits arachidiers (+3,6 milliards), de préparation de soupes, potages et bouillons (+2,3 milliards) et de légumes frais (+1,2 milliard). Cette hausse a, toutefois, été légèrement atténuée par le repli des exportations de zircon (-1,2 milliard). Quant aux importations de biens du Sénégal, les données de la DPEE indiquent qu’elles sont passées de 264,0 milliards au mois de mai 2020 à 330,8 milliards en juin 2020, soit une progression de 25,3%. « Cette augmentation est l’effet de la progression de la valeur des importations de produits pétroliers (+39,6 milliards), de machines, appareils et moteurs (+8,6 milliards) et de véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles (+4,2 milliards) », avance la DPEE. (Financial Afrik)
Mots clés: Sénégal, Déficit commercial
UEMOA : Déficit de 1117 milliards de FCFA des actifs extérieurs nets des banques – Les actifs extérieurs nets (différence entre les créances sur les non-résidents et les engagements envers ces non-résidents) des banques de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ont enregistré un déficit de 1117 milliards de FCFA (1,675 millions d’euros) au terme du mois de mai, selon les données de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Les créances de ces institutions de dépôts sur les non-résidents qui se sont établies à 873,5 milliards de FCFA ont été insuffisantes à couvrir leurs engagements envers ces mêmes non-résidents d’un montant de 1990,5 milliards de FCFA. Comparés au mois d’avril 2020 où ils affichaient un déficit de 1032,9 milliards de FCFA, on note une accentuation de 84,1 milliards de FCFA du déficit des actifs extérieurs nets des banques. Quant aux créances de ces institutions de dépôts sur les autres secteurs de l’économie (secteur privé, sociétés financières, administrations d’états fédérés et locales et sociétés non financières publiques), elles sont élevées à 22.989,1 milliards de FCFA contre 22.825,2 milliards de FCFA au mois d’avril 2019, soit une légère progression de 0,71%. De leur côté, les créances sur la BCEAO sont passées de 2.941,1 milliards de FCFA au mois d’avril 2020 à 3.061,2 milliards de FCFA un mois plus tard (+120,1 milliards). Concernant les créances nettes sur l’administration centrale, elles ont progressé de 11,13% à 10.707,9 milliards de FCFA contre 9.635,3 milliards de FCFA un mois auparavant. (Financial Afrik)
Mots clés: UEMOA, BCEAO, Créances
AFRIQUE DE L’EST
Kenya : 6,5 milliards d'actions d'entreprises garantissent des prêts bancaires - Au Kenya, 6,5 milliards d'actions émises par les entreprises cotées sur le Nairobi Securities Exchange sont mises en garantie des prêts bancaires, apprend-on des médias locaux qui citent des données publiées par les instances de régulation. Le seuil de 6 milliards a été franchi depuis la fin du premier trimestre 2018 et est resté stable jusqu'à la fin du premier trimestre 2020. Techniquement, cela ne devrait pas constituer un problème, parce que les montants accordés par les banques sont généralement inférieurs à la valeur des actions qu'elles prennent en garantie. Lorsque les emprunteurs remboursent, les titres sont remis. Mais la covid-19 avec ses conséquences financières a généré des risques supplémentaires. Le premier est lié à la difficulté pour les emprunteurs de rembourser, car la pandémie a affecté les chaînes d'activités économiques de manière totalement imprévisibles. La deuxième c'est que la valeur des actions mises en garantie peut avoir baissé au fil du temps. Le NSE 20, l'indice qui regroupe le top 20 des entreprises cotées au Kenyan a reculé de 68,6% depuis début 2015. Toutefois, pour l'ensemble du marché, la valeur des actions reste à des niveaux supérieurs à celle de septembre 2013. (Agence ecofin)
Mots clés: Kenya, Prêt bancaire, Garantie
AFRIQUE CENTRALE
En application du nouveau règlement des changes, le Cameroun transmet ses contrats miniers et pétroliers à la Beac - Dans son rapport sur l’économie camerounaise publiée le 4 août dernier, le Fonds monétaire international (FMI) indique que le Cameroun reste déterminé à bien appliquer la nouvelle réglementation des changes de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac). Les autorités camerounaises ont transmis à la Beac les contrats qui octroient des exonérations aux sociétés minières et pétrolières et se sont engagées à aligner le nouveau Code pétrolier du Cameroun sur la réglementation des changes de la Beac. Ce qui est déjà une avancée. Car il y a peu, dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle réglementation des changes n° 02/18/Cemac/UMAC/CM entrée en vigueur le 1er mars 2019, les compagnies minières et pétrolières ont estimé que l’application de ce dispositif, exigeant le rapatriement des devises par les multinationales, remet en cause les avantages des contrats et les conventions d’établissement signés avec les différents Etats de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad). Et pour cause, ces entreprises pétrolières et minières dans la Cemac ont presque toutes des conventions avec les Etats qui les exemptent de l’obligation de rapatriement de leurs recettes en devises. (Agence ecofin)
Mots Clés: Cameroun, BEAC, Mines
AFRIQUE AUSTRALE
Mozambique: la centrale à gaz de Ressano Garcia a enregistré une croissance de 11 % de ses revenus en 2019 - Au Mozambique, la centrale à gaz de Ressano Garcia (CTRG) a enregistré une augmentation de 11 % de ses revenus issus de la cession de sa production en 2019. L’infrastructure a, en effet, réalisé un chiffre d’affaires de 7,1 milliards de meticals (99,2 millions $). Selon Estevao Massuei, le porte-parole de la CTRG, le bénéfice enregistré par la structure s’élève à 2,9 milliards de meticals (40,5 millions $), soit 71 % de plus que les 1,7 milliard de meticals enregistrés en 2018. La centrale produit de l’électricité depuis 2015 en utilisant le gaz naturel provenant du champ de Temane dans la province d’Inhambane au sud du pays. Elle a une capacité installée de 175 MW et cède sa production à la compagnie électrique nationale (EDM). Elle participe ainsi à 25 % de l’offre énergétique de la compagnie. La CTRG est détenue à 51 % par EDM et à 49 % par Sasol, la compagnie pétrochimique sud-africaine. (Agence ecofin)
Mots clés: Mozambique, Gaz, Ressano
AFRIQUE DU NORD
Algerie : exportation de 10 000 litres d’huile d’olive vers l’Europe – Une première cargaison de 10.000 litres d’huile d’olive de la marque déposée « Kotama » a été exportée mercredi depuis le port Djen Djen de Jijel vers plusieurs pays d’Europe, a-t-on appris de l’exportateur, l’investisseur agricole, Mohamed Benseghir. Ces 10.000 litres de l’huile d’olive ont été exportés vers la France, la Belgique, et l’Angleterre et constituent « un début d’une opération d’exportation de ce produit qui devra se poursuivre sur plusieurs mois », a précisé le même investisseur. Le même opérateur économique qui a fait état dans ce cadre de la signature d’une convention d’exportation de l’huile d’olive portant le label « Kotama » avec un partenaire étranger pour une durée de 3 ans, a ajouté que la convention prévoit l’exportation d’une quantité de 10.000 litres par mois. Propriétaire du premier moulin à l’huile d’olive « ami de l’environnement » à Jijel, M. Benseghir a estimé que le positionnement sur le marché international « n’était pas une simple affaire », relevant que « certaines facilitations accordées par l’Etat à travers le ministère du Commerce et la qualité du produit local dont la fabrication est conforme aux normes requises par le Conseil oléicole international (COI) ont permis au label algérien Kotama de se frayer un chemin et de trouver une place sur le marché européen en dépit de la quantité minime destinée à l’exportation ». L’investisseur a cité la mécanisation de la cueillette, le transport des olives dans des caisses et non pas des sachets, l’extraction des olives dans les 72 heures au maximum après la cueillette, en plus du conditionnement de l’huile d’olive dans des bouteilles en verre, en argile ou des réservoirs en inox, sans l’exposer à la lumière, qui sont les normes requises par le COI. (Algerie eco)
Mots clés: Algérie, Europe, Exportation, Olive
