LA QUOTIDIENNE DU CAPC 02 SEPTEMBRE 2020

 

Les sujets du Jour :

Les entreprises africaines se tournent vers les nouvelles technologies en réponse à la pandémie de COVID-19 (UNECA)

Avec une excellente mousson, les récoltes agricoles en Inde s’annoncent record (Commod Africa)

Etats-Unis : la Réserve fédérale inquiète le marché des obligations (Agence ecofin)

 Webinaire : « Promouvoir les technologies des énergies renouvelables pour le développement durable en Afrique post Covid-19 »  (Agence ecofin)

Import-export : les transbordements au port de Lomé propulsent le Togo au 3e rang des fournisseurs du Cameroun en 2019 (Investir au cameroun)

Facilité de $400 millions d’Afreximbank pour ETG et les chaînes agricoles en Afrique (Commod Africa)

Ghana : le gouvernement va renforcer la production du tissu local kente pour doper les exportations du made in Ghana (Agence ecofin)

Chute d'au moins 20% de la production de cacao au Nigeria en 2020/21  (Commod Africa)

Kenya Airways prévoit de licencier la moitié de ses pilotes (Agence ecofin)

Cameroun : des entrepreneurs reçoivent une subvention du gouvernement (Agence ecofin)

Afrique du Sud: Massmart bondit en bourse, malgré ses pertes du premier semestre 2020 (Agence ecofin)

L’Égypte cherche à financer son déficit avec 2 milliards de dollars de prêt (Financial Afrik)

 

ANNONCE IMPORTANTE : Résultats d’enquête

Les entreprises africaines se tournent vers les nouvelles technologies en réponse à la pandémie de COVID-19 - La Commission économique pour l’Afrique, conjointement avec International Economics Consulting Ltd, a publié le rapport de la deuxième enquête globale sur la pandémie de COVID-19 et ses effets économiques en Afrique. L’enquête en ligne a été menée du 16 juin au 20 juillet pour fournir un aperçu des effets de la pandémie sur l’activité économique des entreprises à travers l’Afrique, en identifiant les défis auxquels elles sont confrontées ainsi que leurs actions pour y remédier. Les résultats de l’enquête montrent que les trois principaux défis que rencontrent les entreprises sont : a) des opportunités réduites de rencontrer de nouveaux clients ; b) une baisse de la demande, et c) un manque de trésorerie. Les entreprises ont subi de graves perturbations à la fois de l’offre et du marché en raison du COVID-19, les prix élevés ou injustes étant considérés comme une préoccupation majeure. Les réactions des entreprises sur l’aide gouvernementale sont mitigées avec près des deux tiers des répondants indiquant une satisfaction modérée à nulle. En conséquence, 50% des répondants ont approché des institutions financières dont 25% ont obtenu des réponses positives ; parmi ces derniers, 42% n’étaient pas satisfaits du service en raison des taux d’intérêt élevés, des retards et / ou des exigences de garantie. En ce qui concerne leurs performances, les entreprises tournent actuellement à environ 50% de leur capacité. Les revenus des entreprises devraient chuter d’environ 18% en 2020 (par rapport à 2019) et les licenciements augmenter de 20% au cours des trois prochains mois. Pourtant, la situation aurait pu être pire si une part importante des salariés (27%) n’avait pas pu travailler à distance. Il convient de noter que les options de travail à distance se sont avérées plus difficiles pour les micro, petites et moyennes entreprises (MPMEs), en particulier celles du commerce de marchandises, dont les performances ont été relativement plus négativement affectées que les grandes entreprises et plus généralement celles impliquées dans les services. De plus, les femmes courent plus de risques d’être licenciées que les hommes, ce qui est cohérent avec le fait que, dans les entreprises interrogées, les femmes ont tendance à être davantage employées dans les MPMEs où leur activité principale est liée aux marchandises. L’un des principaux enseignements positifs de cette enquête est le fait que les deux tiers des entreprises interrogées aient indiqué avoir identifié de nouvelles opportunités pour répondre à la crise. M. Simon Mevel, Chargé des affaires économiques, à la Division de l’intégration régionale et du commerce de la CEA déclare : « il est très intéressant de noter que les entreprises impliquées dans les biens et les MPMEs affichent les parts les plus élevées en termes de nouvelles opportunités identifiées à la suite de la crise, ce qui devrait être positif du point de vue du genre, car les femmes sont principalement engagées dans les MPMEs de commerce de marchandises ». Ces opportunités témoignent d’un changement clair vers les nouvelles technologies, notamment le développement de plateformes en ligne pour le commerce électronique. Alors que la part actuelle des revenus du commerce électronique reste relativement faible (16%) - essentiellement en raison des défis liés à la connectivité Internet, aux passerelles de paiement et à la logistique / transport / livraisons - près de la moitié (47%) des entreprises s’orientent ou prévoient d’évoluer vers des solutions innovantes / numériques par le biais de collaborations et de partenariats. (UNECA)

Mots Clés: Afrique, Covid-19, Entreprises, Nouvelles technologies

 

INTERNATIONAL

Avec une excellente mousson, les récoltes agricoles en Inde s’annoncent record - Les pluies abondantes de la mousson ont incité les agriculteurs indiens à planter des cultures d'été sur une superficie record de terres agricoles promettant une récolte exceptionnelle de riz, coton, canne à sucre, maïs, etc., dans la troisième économie d'Asie, malgré la propagation rapide du coronavirus. Des récoltes record qui ne seront pas sans effet sur les marchés du coton, du riz ou encore du sucre, l’Inde se situant pour ces différentes spéculations dans le trio de tête des pays producteurs- exportateurs (1er producteur et deuxième exportateur de coton ; 2ème producteur et 3ème exportateur de sucre ; 2ème producteur et 1er exportateur de riz, 1er importateur d’huile végétale). Les données du ministère indien de l'Agriculture montrent que les agriculteurs ont semé 108,2 millions d'hectares avec des cultures comme que le riz, le maïs, le coton, le soja et la canne à sucre, soit 7% de plus que l’année dernière. Les semis ont commencé le 1er juin avec le démarrage de la mousson où près de la moitié des terres agricoles ne sont pas irriguées. «Nous sommes convaincus que la production alimentaire dépassera l'objectif de 298,32 millions de tonnes (Mt) pour la campagne agricole 2020/21», a déclaré le ministre de l'Agriculture Narendra Singh Tomar. Une telle récolte dépasserait la production record de 295,67 Mt de l'année précédente. Le riz, principale culture vivrière, a été planté sur 38,9 millions d'hectares, contre 35,4 millions d'hectares l'année précédente. Les oléagineux ont été plantés sur 19,3 millions d'hectares contre 17 millions d'hectares. Les semis de soja, principale culture estivale des oléagineux, s'établissaient à 12 millions d'hectares contre 11,3 millions d'hectares. Les plantations de canne à sucre ont été légèrement plus élevées, à 5,2 millions d'hectares. Les légumineuses, aliment de base de l'alimentation des Indiens, ont été plantées sur 13,4 millions d'hectares contre 12,9 millions d'hectares l'an dernier. La superficie en maïs de 8 millions d'hectares a dépassé les 7,9 millions d'hectares (19,5 millions d'acres) de l'année dernière. La superficie ensemencée de coton a totalisé 12,8 millions d'hectares contre 12,5 millions d'hectares. Le ministère de l'agriculture pourrait toutefois réviser ses chiffres préliminaires de plantation, à mesure que davantage de données affluent des États indiens. (Commod africa)

Mots Clés: Inde, Mousson, Production agricole

Etats-Unis : la Réserve fédérale inquiète le marché des obligations - Le marché américain des obligations (dettes contractées via l'émission des titres) est inquiet après la dernière sortie de Jérome Powell, président de la Réserve fédérale, l'institution qui fait office de Banque centrale aux Etats-Unis. Celui-ci a expliqué la nouvelle stratégie pour ce qui concerne les objectifs d'inflation. Il en ressort que la FED est désormais favorable à une hausse généralisée des prix au-delà du seuil actuel de 2%. Une telle annonce implique d'importantes conséquences. Déjà, cela signifie que la Banque centrale américaine continuera de maintenir les taux qu'elle applique aux banques commerciales sous son contrôle à des niveaux proches du zéro. Or, le niveau des taux d'une Banque centrale comme celle des Etats-Unis est déterminant sur la rentabilité de ceux qui investissent sur les obligations. Ce taux directeur est très souvent la rémunération de base des prêts accordés par les investisseurs aux emprunteurs. Toujours dans le même sens, ceux qui investissent sur des obligations considèrent logiquement que lorsque l’inflation dépasse les rendements des titres qu’ils ont acquis, cela constitue pour eux des pertes d’opportunité. C’est le cas notamment pour des fonds de pension qui promettent à leurs clients des rendements supérieurs à la hausse des prix. La deuxième implication, c'est que la dette des entreprises risque de s'envoler. Profitant des taux bas, les sociétés pourraient emprunter davantage pour refinancer des dettes existantes. Cela fait accroître un risque de surendettement qui est nocif si les choses reviennent à la normale. Notons par ailleurs que cette politique fait baisser la valeur du dollar, car pour l'objectif d'inflation ciblé, il faudra injecter beaucoup plus d'argent que l'économie n'en a réellement besoin. (Agence ecofin)

Mots Clés: Etats-unis, Reserve fédérale, marché des obligations

 

PANAFRICAIN

Webinaire : « Promouvoir les technologies des énergies renouvelables pour le développement durable en Afrique post Covid-19 » - L'Initiative de l’Afrique sur les énergies renouvelables (AREI), un fonds sur les énergies renouvelables en Afrique hébergé par la Banque africaine de développement et l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) organisent, le jeudi 10 septembre 2020, un webinaire sur le rôle de l'innovation technologique et la numérisation du système électrique pour une transition énergétique socialement inclusive afin d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) et l'Agenda 2063. La rencontre virtuelle réunira des institutions techniques africaines et non africaines, des organisations internationales, le secteur privé et la société civile. Le webinaire a pour principaux objectifs de (i) comprendre le rôle clé de la transition énergétique en Afrique dans la période post-pandémique vers un développement durable et une meilleure résilience ; (ii) discuter du rôle crucial de l'innovation et en particulier de la numérisation des systèmes énergétiques dans la transition énergétique ; (iii) identifier des actions stratégiques par le biais des énergies renouvelables pour stimuler la transition énergétique et stimuler le développement socio-économique du continent de manière durable et juste. L'événement aura lieu le 10 septembre de 11h00 à 12h30 (GMT).  (Agence ecofin)

Mots clés: Afrique, Energie renouvelable, développement, Webinaire

Import-export : les transbordements au port de Lomé propulsent le Togo au 3e rang des fournisseurs du Cameroun en 2019 - En 2019, le Cameroun a importé pour 3 856,9 milliards de FCFA de marchandises, en provenance de 73 pays dans le monde. Selon le rapport sur le commerce extérieur du pays cette année-là, que vient de publier l’Institut national de la statistique (INS), la Chine a été le premier fournisseur du Cameroun, avec 16,1% des importations, suivie de la France, qui a livré au Cameroun 8,1% des marchandises importées. La grande surprise vient du Togo. Le pays se hisse dans le trio des meilleurs fournisseurs du Cameroun en 2019. À en croire le rapport de l’INS, ce pays d’Afrique de l’Ouest a livré 6,6% des marchandises importées sur le territoire camerounais, au cours de la période sous-revue. Le Nigeria (6,3%) et la Belgique (5,7) complètent le top 5. Selon les rapporteurs de l’INS, la position du Togo dans ce hit-parade des meilleurs fournisseurs du Cameroun en 2019 est la résultante des transbordements effectués au port de Lomé, en direction des ports de Kribi ou de Douala, au Cameroun. « En effet, les caractéristiques du port de Lomé lui confèrent une certaine attractivité, qui fait en sorte que des opérateurs économiques y ont créé des plateformes destinées à accueillir des produits d’origines diverses, (qui sont ensuite) redistribués dans différents pays », fait remarquer l’INS. À titre d’exemple, bien que n’étant pas exportateur des carburants et autres lubrifiants, les statistiques douanières indiquent que le Togo a fourni au Cameroun 500 000 tonnes de ces produits en 2019. « Les carburants en provenance du Togo ne sont pas originaires de ce pays », souligne l’INS.  (Investir au cameroun)

Mots clés: Togo, Cameroun, Commerce, Port

Facilité de $400 millions d’Afreximbank pour ETG et les chaînes agricoles en Afrique - L’African Export-Import Bank (Afreximbank) a approuvé un accord de facilité de crédit mondial renouvelable de $400 millions à Export Trading Group (ETG). ETG possède et gère une chaîne d'approvisionnement agricole intégrée verticalement en Afrique couvrant les achats, la transformation, l'entreposage, le transport, la distribution et le marchandisage des produits agricoles. La gamme de produit comprend des légumineuses, du sésame, des noix de cajou, des oléagineux, des céréales mais aussi du sucre, du café et également des engrais. Elle a bénéficié de plusieurs soutiens financiers notamment de la SFI, d’Afreximbank, de la BAD. (Commod Africa)

Mots clés: Afreximbank, Chaîne d’approvisionnement

 

AFRIQUE DE L’OUEST 

Ghana : le gouvernement va renforcer la production du tissu local kente pour doper les exportations du made in Ghana Le gouvernement ghanéen envisage de faire du kente, un tissu traditionnel ashanti, l’un des produits phares de son secteur industriel et culturel. Selon les informations relayées par Ghana News Agency, un projet de création d’un village de l’artisanat du kente devrait bientôt voir le jour. Porté par la Royal Kente Weavers and Sellers Association, le projet vise à stimuler la production du tissu ghanéen afin de mieux desservir les marchés locaux et internationaux. Le programme qui devrait être mis en œuvre dans les régions de l’ouest, du centre et de l’est du pays a pour but de former 5200 personnes âgées de 15 à 24 ans à l'art du tissage du kente. Non seulement cela permettra de créer de l’emploi, mais soutiendra également la promotion de l’industrie culturelle ghanéenne, dont le gouvernement de Nana Akuffo-Addo a voulu faire une source de revenu pour le pays. Pour rappel, le tissu kente est déjà très populaire au Ghana et en Afrique de l’Ouest où il est prisé pour ses motifs colorés. Adopté par les Afro-américains qui le considèrent comme faisant partie de leur identité « africaine », il a notamment été utilisé le 8 juin 2020 comme symbole par des membres du Congrès américain pour dénoncer le racisme dans la société américaine, après la mort de George Floyd tué par un policier blanc. (Agence ecofin)

Mots clés: Ghana, production, exportation, made in Ghana

Chute d'au moins 20% de la production de cacao au Nigeria en 2020/21  La production de cacao nigériane devrait chuter d'au moins 20% cette campagne, les mesures visant à freiner la propagation du Covid-19 et le temps plus sec augmentant les chances d'une mauvaise récolte, a déclaré à Reuters le président de l'association du cacao du Nigeria,  Mufutau Abolarinwa. La production de la dernière campagne 2019/20 était tombée à une estimation de 250 000 tonnes, soit moins que les prévisions de l'Organisation internationale du cacao de 260 000 tonnes. Le Nigéria, cinquième producteur mondial de cacao, a été touché par les mesures de verrouillage prises pour ralentir la propagation de l'épidémie, les agriculteurs n'ayant pas été en mesure d'importer des intrants, tandis que le temps plus sec a entravé la formation de gousses, a précisé le président de l’association. Dans son dernier rapport sur l’impact du Covid-19, le bureau national des statistiques avait souligné que l’accès aux intrants pour la production végétale avait été limité par la pandémie ce qui pouvait suggérer que les rendements agricoles seraient inférieurs. L’impact était particulièrement perceptible sur les ménages agricoles les plus pauvres. En effet, environ 81% du quintile des ménages agricoles les plus pauvres n'avaient pas accès à au moins un intrant, contre seulement 49% pour les ménages agricoles du quintile le plus riche. Un exportateur de cacao a ajouté «Nous nous attendons à une mauvaise récolte d'ici novembre», mentionnant que les volumes d'exportation avaient également chuté. Précisant qu’ "Au cours des sept dernières semaines, il n'y a pas eu de pluie substantielle dans les régions cacaoyères". (Commod Africa)

Mots clés: Nigeria, Production de cacao

 

AFRIQUE DE L’EST

Kenya Airways prévoit de licencier la moitié de ses pilotesPasser de 414 à 207 pilotes au cours des trois prochaines années. C’est l’objectif de Kenya Airways pour réduire ses coûts d’exploitation. Le PDG Allan Kilavuka l’a fait savoir dans un entretien accordé à Business Daily. Le corps des pilotes représente 45% de la masse salariale de la compagnie aérienne kenyane, mais seulement 10% de sa main-d'œuvre. Pour le PDG, cette réduction d’effectifs devrait donc permettre d’économiser près de 3,24 milliards de shillings kenyans (30 millions de dollars). « Sur la base de notre projection triennale, nous aurons besoin de 50 à 60% des pilotes pour soutenir efficacement la réduction de nos opérations », a-t-il annoncé. « Notre objectif est de réduire d'environ 50% les coûts fixes totaux de l'entreprise et pas seulement les coûts de personnel, en réponse à nos prévisions de revenus ». Si l’on s’en tient aux projections des dépenses totales de l’année en cours, la société pourrait économiser jusqu'à 63 milliards de shillings avec cette mesure. A en croire Business Daily, Kenya Airways en cours de nationalisation a déjà licencié environ 650 employés, principalement des pilotes stagiaires, du personnel de cabine stagiaire, des techniciens stagiaires et du personnel nouvellement embauché. Le transporteur prévoirait de supprimer 590 emplois supplémentaires.  (Agence ecofin)

Mots clés: Kenya, Transport aérien, Covid-19

 

AFRIQUE CENTRALE

Cameroun : des entrepreneurs reçoivent une subvention du gouvernement - Au terme d’un concours organisé par l’Agence de promotion des petites et moyennes entreprises (APME) au Cameroun, un fonds de prototypage baptisé « Fonds Proto » a primé 20 entrepreneurs sélectionnés, avec des enveloppes allant de 1 à 5 millions FCFA. La remise des subventions à une première vague de 5 entrepreneurs s’est déroulée le 20 août dernier à Yaoundé, sous la coordination du ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’artisanat. Les entrepreneurs ont été récompensés dans les catégories de la meilleure innovation, du meilleur jeune talent, du meilleur projet social et environnemental et du meilleur projet du terroir, pour ne citer celles-là. Leurs initiatives couvrent plusieurs secteurs d’activité, dont la technologie et l’agroalimentaire. Le fonds d’appui au prototypage a été initié par l’APME dans le souci de soutenir les projets d’entreprises en phase d’amorçage, souvent confrontés au manque de financement. Il a pour but de faciliter l’accès aux marchés et aux institutions financières pour les entreprises nouvellement créées. À long terme, l’APME ambitionne de mobiliser plus de 3 milliards FCFA d’ici 2022 pour développer l’écosystème entrepreneurial camerounais.  (Agence ecofin)

Mots Clés: Cameroun, Subvention, PME

 

AFRIQUE AUSTRALE

Afrique du Sud: Massmart bondit en bourse, malgré ses pertes du premier semestre 2020 - L'action de Massmart, la filiale en Afrique du Sud de Walmart, le géant américain de la grande distribution, a bondi de 12,45% ce jeudi 27 août 2020 sur la Bourse de Johannesburg où elle est cotée alors même que l'entreprise a annoncé une perte nette de 266,6 millions de rands (15,6 millions $) au cours du premier semestre 2020. Cet engouement du marché qui peut sembler contradictoire trouve cependant une explication. Déjà, la perte affichée est largement inférieure à ce à quoi s'attendaient les investisseurs ; ce qui a dû leur faire plaisir. Aussi, Massmart qui a une présence dans 19 pays africains a revu à la hausse son objectif de réduction des coûts d'exploitation. Mitchell Slape, directeur général de l’entreprise, a expliqué lors d'un échange avec des analystes qu'il est désormais question de réduire les dépenses de l'ordre de 113 millions $ sur les trois prochaines années. Dans la logique des investisseurs, la perte n'est pas perçue en elle-même comme un problème, mais c'est sa portée qui fait l'objet d'appréciation. La perte moins importante que prévu de Massmart est considérée par certains investisseurs comme un gain d'opportunité. De même, la perspective de réduction des coûts d'exploitation permet d’anticiper sur une possible hausse des marges, lorsque les conditions de marché vont redevenir normales. Massmart et Walmart comptent comme actionnaires d'importantes sociétés d'investissement américaines, britanniques et européennes, qui ont la capacité de naviguer sur de longues périodes de cycles d'investissement. (Agence ecofin)

Mots clés: Afrique du sud, Massmart, Bourse

 

AFRIQUE DU NORD

L’Égypte cherche à financer son déficit avec 2 milliards de dollars de prêt L’Egypte a signé un prêt conventionnel et islamique d’un montant total de 2 milliards de dollars afin de financer le budget de l’État et soutenir l’économie touchée par la crise sanitaire du COVID-19. Selon le ministre des Finances Mohamed Maait, l’accord signé avec plusieurs banques internationales et régionales, entre dans le cadre d’un accord coordonné par deux banques émiriennes, Emirates NBD Capital ENBD.DU et First Abu Dhabi Bank FAB.AD, co-coordinateurs et chefs de file de l’accord. Les deux entités avaient lancé une offre publique pour sélectionner un groupe de financeurs islamiques et conventionnels, affirmant que le taux de couverture des abonnements enregistrait 1,7 fois la valeur de l’offre, ce qui a poussé le ministère à augmenter le financement de 1,5 milliard de dollars à 2 milliards de dollars, ce qui reflète la confiance régionale et internationale dans l’économie égyptienne. Avec le COVID-19, l’Égypte a porté son budget pour les exercices 2020/2021 à 2,2 mille milliard de livres égyptiennes (138 milliards de dollars), le plus important de son histoire. La crise a infligé de lourdes pertes au budget de l’Égypte pour l’exercice 2019/2020 avec un déficit de 389,1 milliards de livres égyptiennes, soit environ 24 milliards de dollars à la fin mai. (Financial Afrik)

Mots clés: Egypte, Budget