LA QUOTIDIENNE DU CAPC 3 SEPTEMBRE 2020

 

Les sujets du Jour :

Les entreprises africaines se tournent vers les nouvelles technologies en réponse à la pandémie de COVID-19 (UNECA)

Statistiques de l'OCDE sur le commerce international : tendances au deuxième trimestre 2020  (OCDE)

La Chine lance une enquête anti-subvention sur les importations de vin en provenance d’Australie (people daily)

Lancement du rapport « Tax Policy Reforms 2020 » décrivant les tendances des réformes fiscales dans les pays de l’OCDE et certaines économies partenaires, jeudi 3 septembre 2020 à 11h00 (CEST) (OCDE)

AFD - publication de l’Atlas de l’Afrique : pour un autre regard sur le continent où se jouera l’avenir du monde  (Agence ecofin)

La Chine lance une base de coopération agricole avec l'Afrique dont un Centre du cacao (Commod Africa)

Le chinois CHEC assurera la construction du second terminal à conteneurs du port d’Abidjan en Côte d’Ivoire (Commod Africa)

Kenya: PAIX Data Centres a démarré la construction de son centre de données à Nairobi (Agence ecofin)

Premiers avocats d’Ethiopie expédiés en Europe par le train puis la voie maritime (Commod Africa)

En dépit d’une hausse des recettes de 13%, les exportations camerounaises hors pétrole et gaz ont baissé de 12% en 2019  (Investir au cameroun)

Malawi : le tronçon Mzuzu-Nkhata Bay, rénové sur financement de la BAD, devient l’une des routes les plus sûres du pays (Agence ecofin)

Egypte : la BERD alloue 54 millions $ pour la construction de la centrale solaire de Kom Ombo (200 MW)  (Agence ecofin)

 

ANNONCE IMPORTANTE : Résultats d’enquête

Les entreprises africaines se tournent vers les nouvelles technologies en réponse à la pandémie de COVID-19 - La Commission économique pour l’Afrique, conjointement avec International Economics Consulting Ltd, a publié le rapport de la deuxième enquête globale sur la pandémie de COVID-19 et ses effets économiques en Afrique. L’enquête en ligne a été menée du 16 juin au 20 juillet pour fournir un aperçu des effets de la pandémie sur l’activité économique des entreprises à travers l’Afrique, en identifiant les défis auxquels elles sont confrontées ainsi que leurs actions pour y remédier. Les résultats de l’enquête montrent que les trois principaux défis que rencontrent les entreprises sont : a) des opportunités réduites de rencontrer de nouveaux clients ; b) une baisse de la demande, et c) un manque de trésorerie. Les entreprises ont subi de graves perturbations à la fois de l’offre et du marché en raison du COVID-19, les prix élevés ou injustes étant considérés comme une préoccupation majeure. Les réactions des entreprises sur l’aide gouvernementale sont mitigées avec près des deux tiers des répondants indiquant une satisfaction modérée à nulle. En conséquence, 50% des répondants ont approché des institutions financières dont 25% ont obtenu des réponses positives ; parmi ces derniers, 42% n’étaient pas satisfaits du service en raison des taux d’intérêt élevés, des retards et / ou des exigences de garantie. En ce qui concerne leurs performances, les entreprises tournent actuellement à environ 50% de leur capacité. Les revenus des entreprises devraient chuter d’environ 18% en 2020 (par rapport à 2019) et les licenciements augmenter de 20% au cours des trois prochains mois. Pourtant, la situation aurait pu être pire si une part importante des salariés (27%) n’avait pas pu travailler à distance. Il convient de noter que les options de travail à distance se sont avérées plus difficiles pour les micro, petites et moyennes entreprises (MPMEs), en particulier celles du commerce de marchandises, dont les performances ont été relativement plus négativement affectées que les grandes entreprises et plus généralement celles impliquées dans les services. De plus, les femmes courent plus de risques d’être licenciées que les hommes, ce qui est cohérent avec le fait que, dans les entreprises interrogées, les femmes ont tendance à être davantage employées dans les MPMEs où leur activité principale est liée aux marchandises. L’un des principaux enseignements positifs de cette enquête est le fait que les deux tiers des entreprises interrogées aient indiqué avoir identifié de nouvelles opportunités pour répondre à la crise. M. Simon Mevel, Chargé des affaires économiques, à la Division de l’intégration régionale et du commerce de la CEA déclare : « il est très intéressant de noter que les entreprises impliquées dans les biens et les MPMEs affichent les parts les plus élevées en termes de nouvelles opportunités identifiées à la suite de la crise, ce qui devrait être positif du point de vue du genre, car les femmes sont principalement engagées dans les MPMEs de commerce de marchandises ». Ces opportunités témoignent d’un changement clair vers les nouvelles technologies, notamment le développement de plateformes en ligne pour le commerce électronique. Alors que la part actuelle des revenus du commerce électronique reste relativement faible (16%) - essentiellement en raison des défis liés à la connectivité Internet, aux passerelles de paiement et à la logistique / transport / livraisons - près de la moitié (47%) des entreprises s’orientent ou prévoient d’évoluer vers des solutions innovantes / numériques par le biais de collaborations et de partenariats. (UNECA)

Mots Clés: Afrique, Covid-19, Entreprises, Nouvelles technologies

 

INTERNATIONAL

Statistiques de l'OCDE sur le commerce international : tendances au deuxième trimestre 2020 - Les mesures COVID‑19 introduites dans la plupart des pays ont fait chuter le commerce des marchandises du G20 au deuxième trimestre 2020. Par rapport au premier trimestre 2020, les exportations ont baissé de 17.7% et les importations de 16.7%, la plus forte baisse depuis la crise financière de 2009. Les données mensuelles du deuxième trimestre révèlent que l'effondrement du commerce s'est produit en avril 2020, lorsque la plupart des pays ont mis en place des mesures de confinement COVID‑19 strictes. Par rapport à mars 2020, les exportations et les importations du G20 ont chuté respectivement de 18.7% et 16.0%. Cependant, les données pour mai et juin indiquent une reprise partielle par rapport aux creux d'avril dans presque toutes les économies du G20, avec l'assouplissement des mesures de confinement. Les données de juillet, pour les économies dont les données sont disponibles, indiquent une amélioration continue. La Chine a été la seule économie du G20 à enregistrer une croissance des exportations au deuxième trimestre 2020 (en hausse de 9.1%), après une baisse de 9.3% au premier trimestre. Les importations chinoises ont cependant continué de reculer, de 4.9%. L'Australie n'a enregistré qu'une baisse à un chiffre de ses exportations (en baisse de 4.4%) et des importations (en baisse de 5.6%). Au Japon, les exportations ont diminué de 15.2% et les importations de 4.6%, tandis qu'en Corée, les exportations ont chuté de 20.1% et les importations, de 10.8%. L'Inde et l'Indonésie ont connu des baisses particulièrement fortes des exportations (respectivement de 30.1% et 15.9%) et des importations (de 47.4% et 18.5% respectivement). Les exportations et les importations ont également chuté de façon abrupte en Amérique du Nord : au Canada, de 27.7% et 25.5% respectivement; aux États-Unis de 28.2% et 14.5% ; et au Mexique de 36.1% et 29.7%. Des effondrements similaires ont été observés en Europe. Les exportations de l'UE 27 ont chuté de 21.3% et les importations de 19.0%. La France, l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni ont vu leurs exportations diminuer respectivement de 29.3%, 22.5%, 26.5% et 23.6% tandis que les importations ont baissé respectivement de 20.4%, 15.6%, 23.3% et 25.2%. Les exportations russes ont reculé de 24.6% et les importations de 14.9%. (OCDE)

Mots Clés: OCDE, Statistiques, Commerce internationale

La Chine lance une enquête anti-subvention sur les importations de vin en provenance d’Australie - Le ministère chinois du Commerce a annoncé lundi sa décision de lancer une enquête anti-subvention sur les importations de vin en provenance d'Australie. L'enquête sur les vins dans les récipients de deux litres ou moins devrait prendre fin d'ici le 31 août 2021, mais pourrait être prolongée jusqu'au 28 février 2022 en fonction des circonstances, selon un communiqué publié sur le site Internet du ministère. La décision a été adoptée en réponse à une demande de l'Association des boissons alcoolisées de Chine au nom de l'industrie chinoise, selon laquelle ces importations de vin ont été subventionnées par le gouvernement australien, a indiqué le ministère. Les industries ou sociétés viticoles concernées en Australie auraient bénéficié d'un total de 40 subventions du gouvernement, selon la demande de l'association. Le 18 août, la Chine a lancé une enquête anti-dumping sur les importations de vin en provenance d'Australie. (People daily)

Mots Clés: Chine, Australie, Subvention à l’importation

Lancement du rapport « Tax Policy Reforms 2020 » décrivant les tendances des réformes fiscales dans les pays de l’OCDE et certaines économies partenaires, jeudi 3 septembre 2020 à 11h00 (CEST) - La cinquième édition de Tax Policy Reforms: OECD and Selected Partner Economies (disponible en anglais seulement) sera lancée le jeudi 3 septembre 2020 à 11h00 CEST. Cette publication annuelle présente des données comparatives sur les réformes fiscales dans les pays étudiés et leur évolution au cours du temps. Le rapport couvre les dernières réformes fiscales dans les pays de l'OCDE, ainsi qu'en Argentine, en Indonésie, en Afrique du Sud et, pour la première fois, en Chine. Ce rapport analyse les réformes mises en œuvre dans tous les grands domaines de la fiscalité : impôt sur le revenu des personnes physiques, cotisations de sécurité sociale, impôt sur les sociétés, taxe sur la valeur ajoutée, droits d’accise, taxes environnementales et fiscalité sur le patrimoine. En plus de fournir un aperçu des réformes fiscales adoptées avant la crise du COVID-19, le rapport comprend un dossier spécial qui fait le point sur les mesures fiscales introduites par les pays en réponse à la crise du coronavirus depuis le début de l'épidémie jusqu'à mi-juin 2020. (OCDE)

Mots Clés: OCDE, Rapport, Fiscalité

 

PANAFRICAIN

AFD - publication de l’Atlas de l’Afrique : pour un autre regard sur le continent où se jouera l’avenir du monde  - L’Afrique, plus que tout autre continent, a accumulé en très peu de temps développement économique, transformations sociales, évolutions démographiques, réformes structurelles et changements environnementaux d’une ampleur spectaculaire. Cet atlas, élaboré à partir de données pour la plupart inédites, au plus proche du terrain, retrace l’actualité et les réalités du continent : celles d’une Afrique plurielle, dynamique et qui, face à ses nombreux défis, entreprend, innove pour et avec sa jeunesse. À travers une centaine de cartes et graphiques, fruit d’un travail de collecte, d’agrégation de données et de prospective, sont présentés de façon concrète et imagée les enjeux, les paradoxes et les perspectives de ce continent. Cet atlas s’appuie sur l’expérience d’une institution et de ses équipes présentes en Afrique depuis près de quatre-vingt ans. Conçu en trois thématiques – Prendre la pleine mesure de l’Afrique ; Un continent pluriel - des enjeux partagés ; L’Afrique qui s’invente - relever les grands défis de demain –, cet ouvrage permet de suivre des indicateurs de mutation des sociétés sur plus d’un demi-siècle. Grâce au choix de cartes rétablissant les réelles proportions du continent, de graphiques permettant de comparer des données dans le temps pour mieux en suivre les évolutions, et de restituer des dynamiques régionales, cet atlas a pour ambition, loin des clichés et des affirmations péremptoires, de dresser un état des lieux informé et attentif de l’Afrique telle qu’elle se fait. Cet atlas de 128 pages dispose d’une préface de Mme Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique et d’un avant-propos de M. Rémy Rioux, Directeur général de l’AFD. Il sera disponible en librairie le 26 août 2020 au prix de 25 €.  (Agence ecofin)

Mots clés: AFD, Afrique, Economie, Société

La Chine lance une base de coopération agricole avec l'Afrique dont un Centre du cacao - La Chine est séduite par l’agriculture africaine. Le géant asiatique a annoncé la semaine dernière dans le cadre du Forum de coopération sino-africain (FOCAC), la création d’une base de développement et de coopération agricole Chine-Afrique dans la ville de Changsha, capitale de la province du Hunan, souligne le média Xinhua. Le Centre est intégré à la faculté d’économie de l’Université agricole de Hunan. Il est également affilié à l’Institut de recherche de la coopération économique et commerciale Chine-Afrique. La Chine entend ainsi démontrer sa volonté d’institutionnaliser une collaboration économique et commerciale dans le domaine de l’agriculture et particulièrement dans les technologies de production agricole, les systèmes de gestion agricoles et les normes agricoles. Les recherches menées au sein du Centre porteront les technologies de productions agricoles, les systèmes de gestions agricoles et le commerce international des produits agricoles. Création d’un Centre de commercialisation du cacao africain. Le nouvel organisme veillera à la création de données sur les technologies, la formation, l’innovation dans le secteur agricole avec pour l’ambition de créer un think tank de renommée internationale. Il sera composé de « sous-centres » qui se concentreront sur les noix de cajou, le café, le coton et le caoutchouc. Le premier d’entre eux est consacré au cacao. En effet, il est créé un Centre de commercialisation du cacao africain, ainsi qu’une Rue du café africain. Un choix motivé par une volonté de relier l’Afrique, premier producteur mondial de cacao, avec la Chine, dont l’appétit pour le chocolat croit considérablement. Le centre du cacao débutera par vendre du cacao en provenance du Ghana, en attendant l’introduction d’autre pays africains. (Commod Africa)

Mots clés: Afrique, Agriculture, Chine, Cacao

 

AFRIQUE DE L’OUEST 

Le chinois CHEC assurera la construction du second terminal à conteneurs du port d’Abidjan en Côte d’Ivoire  La China Harbour Engineering Company (CHEC) assurera la construction du deuxième terminal à conteneurs du port d’Abidjan, Côte d’Ivoire Terminal, qui devrait être opérationnel fin 2021. L’accord a été signé fin août entre la filiale de China Communications Construction Company et le consortium en charge du CIT, composé du groupe Bolloré et d’ APM Terminals. Ce dernier devrait investir €400 millions dans la construction du terminal et des équipements. Situé à côté du terminal existant d'Abidjan, le nouveau terminal ajoutera 1,2 million d'EVP de capacité de débit annuel supplémentaire, dans sa première phase de développement. Une fois terminé, le CIT aura un tirant d'eau maximum de -18 mètres. Le quai des terminaux de 1 100 m pourra accueillir des navires jusqu'à -18 mètres, offrant ainsi la possibilité d'accepter de plus gros navires à l'avenir. Le terminal disposera d'une gare de triage avec deux voies de 300 mètres chacune et offrira des prises frigorifiques pouvant accueillir jusqu'à 1 100 conteneurs, indique APM Terminal. (Commod Africa)

Mots clés: Abidjan, Port, Terminal à conteneurs

 

AFRIQUE DE L’EST

Kenya: PAIX Data Centres a démarré la construction de son centre de données à Nairobi -  La société Pan African Internet Exchange (PAIX) Data Centres, fournisseur panafricain de services de centres de données, a démarré la construction de son centre de données « PAIX Nairobi-1 » à Nairobi. L’infrastructure technologique qui sera située à la Britam Tower à Upper Hill, le nouveau quartier financier de la capitale, devrait ouvrir officiellement ses portes en novembre 2020. L'ouverture de ce centre de données rentre dans le cadre l'expansion panafricaine de la société. Selon Ambrose Dabani, le PDG de Britam Life Assurance, l'entreprise propriétaire de Britam Tower, « l'arrivée des centres de données PAIX à Upper Hill permet la transformation numérique de notre entreprise, un élément important de nos projets. Cela garantit que Britam et nos locataires ont accès à une infrastructure numérique de classe mondiale, avec accès à tous les principaux réseaux et fournisseurs de cloud. Cela renforcera encore Upper Hill en tant que plaque tournante des affaires à Nairobi et Britam Tower en tant que bâtiment de choix ». Pour Wouter van Hulten, le PDG de PAIX Data Centres, « cet emplacement hautement connecté pour PAIX Nairobi-1 est un point d'entrée idéal sur le marché kenyan des centres de données, nous contribuons à la force de l'infrastructure qui permet l'économie numérique au Kenya. Cela nous permettra de servir une communauté de clients diversifiée, générant de nouvelles opportunités commerciales pour toutes les entreprises connectées ». L’ouverture du centre de données de Nairobi par PAIX Data Centres a été financée grâce à la facilité de prêt de 2 millions d'euros reçue en mars 2019 de la Dutch Good Growth Fund (DGGF) du gouvernement néerlandais.  (Agence ecofin)

Mots clés: Kenya, Infrastructure, Centre de données

Premiers avocats d’Ethiopie expédiés en Europe par le train puis la voie maritime -  Petite révolution dans l’acheminement des fruits et légumes frais de l’Ethiopie vers l’Europe. Fin août, le premier conteneur réfrigéré transportant des avocats a été chargé dans le train de l'Éthiopie à Djibouti pour être ensuite acheminé par bateau vers l’Europe. « Cette chaîne d'approvisionnement innovante et réfrigérée Modjo-Djibouti-Europe pour les fruits, légumes, fleurs et autres denrées périssables équilibrera le commerce et maximisera l'utilisation du chemin de fer Ethiopien-Djiboutien », déclare Aboubakar Omar Hadi, président de l'Autorité des ports et des zones franches de Djibouti. Collectés dans l’arrière-pays puis chargés dans des conteneurs réfrigérés, les avocats ont été déposés dans l’entrepôt frigorifique construit au terminal à conteneurs de Modjo pour être ensuite expédiés en Europe. « Avec des solutions logistiques et des délais fiables et compétitifs, nous pourrons augmenter rapidement nos exportations de fruits et légumes dans les années à venir », a estimé Jan Michielsen, directeur général de KogaVeg Agricultural Development PLC, entreprise qui a collecté les avocats auprès des agriculteurs locaux de la région de Koga au sud de Bahir Dar. Cette première étape est le fruit d'une collaboration entamée il y a quelques années entre les gouvernements de l'Éthiopie, de Djibouti et des Pays-Bas, portée par le consortium Flying Swans. Le consortium est composé de l'Autorité du port de Rotterdam, Boskalis International, Mercator Novus et l'organisation partenaire GroentenFruit Huis. Le programme est financé par le ministère hollandais des Affaires étrangères via la banque de développement néerlandaise FMO.  (Commod Africa)

Mots clés: Ethiopie, Exportation, Transports

 

AFRIQUE CENTRALE

En dépit d’une hausse des recettes de 13%, les exportations camerounaises hors pétrole et gaz ont baissé de 12% en 2019 - Un récent rapport de l’Institut national de la statistique (INS), sur le commerce extérieur au Cameroun en 2019, chiffre à 2392,8 milliards de FCFA, les recettes engrangées par le pays au titre des exportations. Ce chiffre est en hausse de plus de 280 milliards de FCFA, selon la même source, soit une progression de 13,3% en valeur relative. « Cette tendance haussière résulte essentiellement des exportations des huiles de pétrole brut, qui enregistrent une hausse en valeur de 15,9%, reflet du dynamisme de la production locale. Les quantités exportées de cet hydrocarbure évoluent de 31,2% par rapport à l’année 2018 », explique l’INS. Cependant, souligne le même rapport, « la hausse des recettes d’exportations enregistrée en 2019 masque la baisse des exportations hors pétrole et gaz. En effet, hors pétrole et gaz, les exportations en registrent une baisse en quantité de 12,3%, et une légère hausse en valeur de 0,6% par rapport à l’année 2018 ».  (Investir au cameroun)

Mots Clés: Cameroun, Exportations

 

AFRIQUE AUSTRALE

Malawi : le tronçon Mzuzu-Nkhata Bay, rénové sur financement de la BAD, devient l’une des routes les plus sûres du pays - La réhabilitation du tronçon Mzuzu-Nkhata Bay, effectuée entre 2013 et 2018 grâce à un financement de la Banque africaine de développement a permis à cette route de devenir l’une des plus sûres au Malawi, indique un rapport d’achèvement du projet publié récemment par la Banque. Jadis, cette route, étroite et en mauvais état, occasionnait des temps de transport anormalement longs, soit une heure et demie pour parcourir les quelque 50 kilomètres qui séparent ces deux villes du nord du pays, dont l’une, Nkhata Bay, est un port touristique au bord du lac Malawi. À cette situation s’ajoutait un nombre élevé d'accidents impliquant les petits autobus publics. Les travaux de réhabilitation de la route Nzuzu-NKhata Bay, financés par la Banque à hauteur de 29 millions de dollars américains, ont contribué à l’amélioration de la mobilité des personnes, des biens et des services entre les deux villes. La plupart des usagers de la route de cette région travaillent dans l'agriculture, la pêche, le tourisme, et se déplacent pour se rendre dans les centres de santé, les écoles et les marchés.  Après la réhabilitation, les coûts de transport ainsi que les coûts d’exploitation des véhicules y sont réduits et le nombre d’accidents de la circulation est en forte baisse. Selon ce rapport, la route a été élargie, la sécurité s'est améliorée, et la durée du trajet a été réduite passant de plus d'une heure à moins de 40 minutes. En outre, la rugosité du revêtement de la route a été réduite, entraînant une baisse des coûts d'exploitation des véhicules, de 0,49 dollar à 0,37 dollar par véhicule et par kilomètre. L’amélioration de la qualité de la route a, elle, entraîné une augmentation du parc des véhicules de transport public utilisés sur le tronçon. (Agence ecofin)

Mots clés: Malawi, Infrastructure, BAD

 

AFRIQUE DU NORD

Egypte : la BERD alloue 54 millions $ pour la construction de la centrale solaire de Kom Ombo (200 MW) En Egypte, le développeur Acwa Power vient d’obtenir l’appui financier de la Banque européenne de reconstruction et de développement pour la mise en place de la centrale solaire de Kom Ombo. La BERD lui a en effet octroyé un financement de 54 millions $ sous forme de prêt à raison de 40 millions $ de dette senior et de 14 millions $ de prêt-relais. L’infrastructure d’une capacité de 200 MW a un coût estimé à 155,4 millions $. Elle sera constituée de panneaux solaires bifaces. Les travaux de construction sont prévus pour s’achever en 2021. La production de la centrale sera cédée à l’Egyptian Electricity Transmission Company (EETC) dans le cadre d’un contrat de rachat d’électricité conclu pour 25 ans. Le coût de cession de la production est de 0,02752 $ le kilowattheure. Il s’agissait du tarif de rachat d’électricité le plus bas de toute l’Afrique du Nord à la conclusion de cet accord en 2019. La production de la centrale solaire de Kom Ombo permettra d’alimenter 130 000 ménages et évitera l’émission de 280 000 tonnes de CO2 chaque année. L’Egypte s’est donnée pour objectif de produire 20 % de son énergie à partir de sources renouvelables d’ici 2022. (Agence ecofin)

Mots clés: Egypte, Energie solaire