LA QUOTIDIENNE DU CAPC 4 SEPTEMBRE 2020
Les sujets du Jour :
La finance internationale souffre d'un autre « virus » venu du Japon (Agence ecofin)
Chine : le commerce extérieur de la région autonome de Mongolie intérieure dépasse 57 milliards de yuans (people daily)
Baisse sans précédent du PIB de l’OCDE de 9,8 % au deuxième trimestre 2020 (OCDE)
Une carte interactive sur l'impact de la Covid sur les engrais en Afrique (Commod Africa)
Deux pays africains bénéficient du programme de subventions de Facebook pour les petites entreprises (Agence ecofin)
Nigeria : le naira a repris de la valeur sur le marché parallèle des devises (Agence ecofin)
Coup de pouce du PNUD aux jeunes entrepreneurs dans les communes togolaises (Togo first)
Ouganda : les exportations de café ont atteint en juillet, leur plus haut niveau mensuel depuis 30 ans (Agence ecofin)
Le déficit commercial du Cameroun augmente de 13,3% en 2019 et se situe à 1 464,2 milliards de FCFA (Investir au cameroun)
Port de Kribi: KPMO se positionne pour la construction du terminal minéralier et d'une voie ferrée raliant le Congo (Agence ecofin)
Afrique du Sud : le gouvernement lance un mécanisme pour aider les entreprises à booster leurs exportations (Agence ecofin)
Egypte: Hutchison Ports va construire un terminal à conteneurs de 730 millions USD dans le port d'Abu Qir (Agence ecofin)
ANNONCE IMPORTANTE : Résultats d’enquête
Les entreprises africaines se tournent vers les nouvelles technologies en réponse à la pandémie de COVID-19 - La Commission économique pour l’Afrique, conjointement avec International Economics Consulting Ltd, a publié le rapport de la deuxième enquête globale sur la pandémie de COVID-19 et ses effets économiques en Afrique. L’enquête en ligne a été menée du 16 juin au 20 juillet pour fournir un aperçu des effets de la pandémie sur l’activité économique des entreprises à travers l’Afrique, en identifiant les défis auxquels elles sont confrontées ainsi que leurs actions pour y remédier. Les résultats de l’enquête montrent que les trois principaux défis que rencontrent les entreprises sont : a) des opportunités réduites de rencontrer de nouveaux clients ; b) une baisse de la demande, et c) un manque de trésorerie. Les entreprises ont subi de graves perturbations à la fois de l’offre et du marché en raison du COVID-19, les prix élevés ou injustes étant considérés comme une préoccupation majeure. Les réactions des entreprises sur l’aide gouvernementale sont mitigées avec près des deux tiers des répondants indiquant une satisfaction modérée à nulle. En conséquence, 50% des répondants ont approché des institutions financières dont 25% ont obtenu des réponses positives ; parmi ces derniers, 42% n’étaient pas satisfaits du service en raison des taux d’intérêt élevés, des retards et / ou des exigences de garantie. En ce qui concerne leurs performances, les entreprises tournent actuellement à environ 50% de leur capacité. Les revenus des entreprises devraient chuter d’environ 18% en 2020 (par rapport à 2019) et les licenciements augmenter de 20% au cours des trois prochains mois. Pourtant, la situation aurait pu être pire si une part importante des salariés (27%) n’avait pas pu travailler à distance. Il convient de noter que les options de travail à distance se sont avérées plus difficiles pour les micro, petites et moyennes entreprises (MPMEs), en particulier celles du commerce de marchandises, dont les performances ont été relativement plus négativement affectées que les grandes entreprises et plus généralement celles impliquées dans les services. De plus, les femmes courent plus de risques d’être licenciées que les hommes, ce qui est cohérent avec le fait que, dans les entreprises interrogées, les femmes ont tendance à être davantage employées dans les MPMEs où leur activité principale est liée aux marchandises. L’un des principaux enseignements positifs de cette enquête est le fait que les deux tiers des entreprises interrogées aient indiqué avoir identifié de nouvelles opportunités pour répondre à la crise. M. Simon Mevel, Chargé des affaires économiques, à la Division de l’intégration régionale et du commerce de la CEA déclare : « il est très intéressant de noter que les entreprises impliquées dans les biens et les MPMEs affichent les parts les plus élevées en termes de nouvelles opportunités identifiées à la suite de la crise, ce qui devrait être positif du point de vue du genre, car les femmes sont principalement engagées dans les MPMEs de commerce de marchandises ». Ces opportunités témoignent d’un changement clair vers les nouvelles technologies, notamment le développement de plateformes en ligne pour le commerce électronique. Alors que la part actuelle des revenus du commerce électronique reste relativement faible (16%) - essentiellement en raison des défis liés à la connectivité Internet, aux passerelles de paiement et à la logistique / transport / livraisons - près de la moitié (47%) des entreprises s’orientent ou prévoient d’évoluer vers des solutions innovantes / numériques par le biais de collaborations et de partenariats. (UNECA)
Mots Clés: Afrique, Covid-19, Entreprises, Nouvelles technologies
INTERNATIONAL
La finance internationale souffre d'un autre « virus » venu du Japon - Depuis quelques années déjà, les experts et analystes des marchés suivent l'évolution d'un « virus » financier venu du Japon. Il n'est ni biologique ni contagieux, mais continue de progresser au sein des économies développées. C'est celui du triptyque constitué des taux d'intérêt bas sur les titres d'emprunts, des niveaux bas de croissance économique et de l'inflation. Selon John Pattullo, analyste chez Janus Henderson, ce « virus » qui avait déjà atteint l'Europe est désormais en train de s’installer aux Etats-Unis. Malgré plus de 2000 milliards $ (près du PIB de toute l'Afrique) de stimulus au sein de l'économie pour faire face à la covid-19, les Américains sont entrés eux aussi dans le cycle de faibles taux d'intérêt, faible croissance et faible niveau d'inflation. En effet, selon les nouvelles projections sur l'économie américaine, la croissance du produit intérieur brut (PIB) est désormais attendue à -4,9% en 2020 et la reprise espérée en 2021 (+2%) ne suffira pas à combler le gap. La Banque centrale américaine a récemment indiqué qu'elle cible désormais une inflation au-delà du seuil de référence de 2%, afin d'obtenir plus de points de croissance. Cela signifie que les taux d'intérêt sur les obligations seront à des niveaux proches de zéro pour longtemps encore. Comme c'est le cas au Japon depuis les crises financières de 1997 et 2008, l'objectif recherché par la Banque centrale est de limiter la volatilité (alternance brusque entre hausse et baisse de valeurs) sur le marché financier et monétaire. Mais selon Sonia Renoult, une analyste de Risk Magazine, ce qu'on appelle la « japonisation » des économies n'est pas une mauvaise chose. Il suffit selon elle de lire des indicateurs autres que la croissance du PIB ou de l'inflation. Plus importantes encore sont des données sur la qualité de vie des populations, et celle de l'éducation. De ce point de vue, l'économie du Japon et celles des pays développés d'Europe qui sont déjà « japonisées » affichent de solides performances en termes de productivité ou de fonctionnement des systèmes démocratiques. Mais il n'est pas certain qu'on apprécie la situation à juste titre aux Etats-Unis. La première puissance économique fait aujourd'hui face à un niveau de chômage qu'elle n'a pas connu depuis longtemps et surtout chez les jeunes qui sont les principaux moteurs de la consommation. (Agence ecofin)
Mots Clés: Finance internationale, Japon
Chine : le commerce extérieur de la région autonome de Mongolie intérieure dépasse 57 milliards de yuans - Le commerce extérieur de la région autonome de Mongolie intérieure (nord de la Chine) s'est élevé à 57,75 milliards de yuans (environ 8,4 milliards de dollars) au cours des sept premiers mois de l'année, soit une baisse de 9,2% sur un an, selon les douanes de Hohhot. Le commerce de la région avec la Mongolie a atteint 12,89 milliards de yuans de janvier à juillet, soit une baisse de 38% sur un an, alors que son commerce avec la Russie a diminué de 8%, pour s'établir à 10,58 milliards de yuans. Selon Jiao Zhijun, un responsable des douanes, les importations et les exportations des entreprises commerciales de la région avec la Mongolie ont été affectées par la suspension du transport terrestre de fret en raison de l'épidémie de COVID-19. Néanmoins, la région a connu une forte croissance des trains de fret entre la Chine et l'Europe via ses principaux ports frontaliers. Manzhouli, le plus grand port terrestre du pays, a vu passer 1.620 trains de fret entre janvier et juillet, soit une hausse de 37,3%, alors que le nombre de trains passant par le port d'Erenhot a augmenté de 47,5% pour atteindre 1.230 au cours de la même période. (People daily)
Mots Clés: Mongolie, Commerce Extérieur
Baisse sans précédent du PIB de l’OCDE de 9,8 % au deuxième trimestre 2020 - Suite à l’introduction de mesures de confinement COVID-19 dans le monde depuis mars 2020, le produit intérieur brut (PIB) réel dans la zone OCDE a accusé une baisse sans précédent, de moins 9,8 %, au deuxième trimestre de 2020, selon des estimations provisoires. Il s’agit de la plus forte baisse jamais enregistrée pour la zone OCDE, nettement supérieure aux moins 2,3 % enregistrés au premier trimestre de 2009, au plus fort de la crise financière. Parmi les sept principales économies, le PIB a chuté de façon spectaculaire, de moins 20,4 %, au RoyaumeUni. En France, où les mesures d’endiguement ont été parmi les plus strictes, le PIB a reculé de moins 13,8%, après une baisse de moins 5,9% au trimestre précédent. Le PIB a également fortement baissé en Italie, au Canada et en Allemagne au deuxième trimestre de moins 12,4 %, moins 12,0 % et moins 9,7 % respectivement (comparativement à moins 5,4 %, moins 2,1 % et moins 2,0 % au trimestre précédent). Aux États-Unis, où de nombreux États ont introduit des mesures de « maintien au foyer » à la fin de mars, le PIB s’est légèrement moins contracté (moins 9,5 %, contre moins 1,3 % au trimestre précédent). Au Japon, où les mesures de confinement ont été moins strictes, le PIB s’est contracté de moins 7,8 % au deuxième trimestre de 2020, contre moins 0,6 % au trimestre précédent. Dans la zone euro et dans l’Union européenne, le PIB a reculé de moins 12,1% et moins 11,7% respectivement, contre des baisses de moins 3,6% et moins 3,2% au trimestre précédent. En glissement annuel, la croissance du PIB de la zone OCDE a été de moins 10,9 % au deuxième trimestre de 2020, après une croissance de moins 0,9 % au trimestre précédent. Parmi les sept principales économies, les ÉtatsUnis ont enregistré une croissance annuelle de moins 9,5 %, tandis que le Royaume-Uni a enregistré la plus forte baisse annuelle (moins 21,7 %). (OCDE)
Mots Clés: OCDE, PIB, Covid-19
PANAFRICAIN
Une carte interactive sur l'impact de la Covid sur les engrais en Afrique - En Afrique de l'Ouest, de façon générale, les engrais sont disponibles à part dans certains pays qui connaissent quelques difficultés et au Nigeria où est signalée une "grave pénurie d’engrais" par Africa Fertilizer en commentaire de sa carte interactive du continent spécialisée sur les engrais. Cet Observatoire de la Covid sur les engrais en Afrique est mise à jour régulièrement dans le cadre d'un programme sur 12 semaines mis en œuvre en partenariat avec Development Gateway, African Fertilizer and Agribusiness Partnership (AFAP) et AFRIQOM, et sur financement de la Fondation Bill et Melinda Gates et de l'USAID. Les ports d’Afrique de l’Ouest sont demeurés fonctionnels en août "malgré les retards (dans le dédouanement) subis par les navires dans certains pays en raison des diverses mesures préventives mises en place pour contenir la propagation de la pandémie. Certains ports de la région imposent encore des contrôles sanitaires obligatoires ou une quarantaine de 14 jours pour les équipages, tandis que d’autres appliquent diverses mesures strictes qui retardent les opérations portuaires. Bien que l’on assiste à un retour progressif à la normale dans les ports, certains pays continuent d’utiliser des équipes réduites pour les travailleurs portuaires", précise encore Africa Fertilizer. La plupart des frontières en Afrique de l’Ouest sont restées fermées au mois d'août sauf pour la circulation des marchandises qui se fait encore sous une surveillance et une inspection stricte des conducteurs et des marchandises, ce qui a entrainé une augmentation des coûts et des difficultés de transport. (Commod Africa)
Mots clés: Covid-19, Engrais, Afrique
Deux pays africains bénéficient du programme de subventions de Facebook pour les petites entreprises - Facebook a lancé dans une trentaine de pays les inscriptions à son programme de subvention d’un montant de 100 millions de dollars, destiné à 30 000 petites entreprises souffrant de la crise économique liée à la pandémie du Coronavirus. Parmi les bénéficiaires de ce programme, 781 entreprises au Nigéria et 217 en Afrique du Sud recevront un financement de près de 2 millions de dollars. Selon le Small Business Report publié par la Banque mondiale et Facebook, 44% des petites entreprises en Afrique du Sud ont été affectées par le Coronavirus, contre 37% au Nigéria. Le programme de subventions vise à stimuler la reprise des activités, et l’aide sera fournie sous la forme de liquidités et de crédits publicitaires pour aider lesdites entreprises à se reconstruire et se restructurer au cours de cette année. Les inscriptions ont été ouvertes le 24 août pour les entreprises qui comptent entre 2 et 50 employés, existent depuis plus d’un an, et sont capables de démontrer comment la Covid-19 a affecté leurs activités. Notons qu’aucun pays d’Afrique francophone ne figure dans la liste des pays éligibles. (Agence ecofin)
Mots clés: Facebook, Subvention, Petites entreprises, Nigeria, Afrique du sud
AFRIQUE DE L’OUEST
Nigeria : le naira a repris de la valeur sur le marché parallèle des devises – La monnaie nigériane (le naira) a repris des couleurs sur le marché parallèle des devises. Elle se négocie à 420 nairas/$ ce jeudi 3 septembre 2020 contre 455 nairas/$ le 31 août, apprend-on d'Abokifx, un des principaux sites internet nigérians sur les taux de change au niveau du marché parallèle. Ce changement survient alors que la Banque centrale du pays a injecté la veille, 50 millions $ sur le guichet de l'import/export afin de tester l'appétit du marché. Etonnamment, le taux de change sur le canal officiel s'est légèrement déprécié. Les analystes nigérians pensent que le regain du naira sur le marché parallèle local résulte des circonstances internes au Nigeria. La Banque centrale s'apprête à desserrer l'étau sur les sorties de devises. Il est prévu dès le 7 septembre 2020 que les bureaux de change soient de nouveau approvisionnés. Les opérateurs économiques préfèrent très souvent aller sur le marché officiel de change qui est plus sécurisé et plus liquide en temps normal. Mais la baisse des prix du pétrole, principale source des devises du Nigeria, et la fuite des capitaux investis par les étrangers ont porté un coup aux réserves de change du pays. Cela a poussé la Banque centrale à se montrer rigoureuse sur le contrôle de change. (Agence ecofin)
Mots clés: Nigeria, Monnaie, Marché parallèle
Coup de pouce du PNUD aux jeunes entrepreneurs dans les communes togolaises – Au Togo, le PNUD lance un appel à projets pour des investissements productifs à fort potentiel d’autonomisation économique des femmes et jeunes entrepreneurs. Avec pour cible les jeunes et femmes entrepreneurs dans les communes de Agou 1, Oti 2, Agoènyivé 5, Kozah 2, Lacs 1 ; le programme vise à terme à générer des retombées pour les collectivités locales citées. Les projets, souligne le PNUD, doivent produire des avantages économiques et permettre à la cible d’acquérir une autonomie, en y favorisant l'accès sur le marché local. A titre d’illustration, ces projets seront tournés vers la création d’emplois et de revenus stables pour les personnes et les institutions locales. A cet effet, le PNUD et l’UNCDF veulent nouer un partenariat avec une ou plusieurs institutions financières (banques ou institutions de microfinance) ayant une bonne couverture du territoire national. Ce partenariat va déboucher sur la mise en place d’une facilité dédiée au financement d’investissements productifs, en ligne avec les priorités des communes. Les candidats intéressés ( jeune/femme entrepreneur ou institution financière) pourraient se reporter à l’adresse suivante, pour accéder au dossier complet et soumettre leurs projets ici, au plus tard le 13 septembre prochain. (Togo first)
Mots clés: Togo, PNUD, Entrepreneurs
AFRIQUE DE L’EST
Ouganda : les exportations de café ont atteint en juillet, leur plus haut niveau mensuel depuis 30 ans - En Ouganda, les expéditions de café ont totalisé en juillet dernier, environ 543 251 sacs de 60 kg, soit 17,2 % de plus que la saison précédente à la même période. D’après l’Autorité ougandaise de développement du café (UCDA), ce stock représente également le plus haut niveau mensuel depuis la libéralisation de la filière en 1991. Cette forte progression s’explique notamment par la hausse de la production liée à l’arrivée à maturité des nouveaux plants ainsi qu’à des conditions météorologiques plus clémentes. « L’activité des exportateurs a repris de plus belle et ceux-ci ont puisé dans leurs stocks après que les autorités ont relâché les mesures de confinement liées au coronavirus », ajoute le régulateur. Au total, l’UCDA indique que le pays a exporté 5,18 millions de sacs de café pour des recettes de plus de 500 millions $ sur la période d’août 2019 à juillet 2020 contre 4,23 millions de sacs un an plus tôt (418 millions $). Pour rappel, l’Ouganda est le second producteur africain de café et le premier exportateur de fèves du continent. (Agence ecofin)
Mots clés: Ouganda, Café, Exportations
AFRIQUE CENTRALE
Le déficit commercial du Cameroun augmente de 13,3% en 2019 et se situe à 1 464,2 milliards de FCFA - L’Institut national de la statistique (INS) vient de publier une note selon laquelle, en 2019, le déficit de la balance commerciale du Cameroun s’est creusé davantage pour se situer à 1 464,2 milliards de FCFA, enregistrant ainsi une aggravation de 171,3 milliards de FCFA (13,3%) par rapport à l’année 2018. « Cette situation résulte d’une augmentation des dépenses d’importations de 451,7 milliards de FCFA, correspondant à 13,3% en glissement annuel. La hausse des recettes d’exportations de 280,4 milliards de FCFA (13,3% sur un an), impulsée essentiellement par les exportations du gaz naturel liquéfié et des huiles brutes de pétrole, n’a pas été suffisante pour couvrir la facture des importations », explique l’INS. L’évolution des importations est essentiellement imputable aux carburants et lubrifiants dont la facture en 2019 se chiffre à 724,6 milliards de FCFA contre 473,9 milliards de FCFA en 2018, soit une augmentation en valeur de 251,2 milliards de FCFA (53,1%). Ces importations ont été effectuées par la Société nationale de raffinage (Sonara) pour approvisionner le marché local et combler ainsi le déficit de production causé par l’incendie survenu le 31 mai 2019 dans cette société. Hors pétrole, le déficit de la balance commerciale est plus accentué et se chiffre à 2 243,8 milliards de FCFA soit une augmentation de 261 milliards de FCFA (13,2%) par rapport à l’année 2018. L’aggravation du déficit hors pétrole est liée à la hausse des importations hors pétrole de 404,7 milliards de FCFA (12,5%) ; tandis que les exportations hors pétrole brut ne progressent que de 143,2 milliards de FCFA (11,5%). (Investir au cameroun)
Mots Clés: Cameroun, Commerce, Déficit
Port de Kribi: KPMO se positionne pour la construction du terminal minéralier et d'une voie ferrée raliant le Congo - Kribi Port Multiple Operators (KPMO), consortium regroupant neuf entreprises à capitaux camerounais, veut davantage se positionner dans le port de Kribi au moment où sa gestion en mode régie du terminal polyvalent arrive à terme à la fin 2020. Reçus en audience par le ministre des Transports le 26 août dernier, Gabriel Manimben et Alain Claude Atangana Zang, respectivement président du conseil d’administration et directeur général de KPMO, ont présenté leur ambitieux plan d’investissements qui repose sur deux chantiers majeurs, rapporte Cameroun tribune. Le premier projet porte sur la construction d’un terminal minéralier avec deux postes à quai de 350 m chacun pouvant embarquer jusqu’à 100 millions de tonnes de marchandises par an. En collaboration avec son partenaire Avima Iron Ore Limited, le consortium (Transimex, APM, Groupe 2M, Sapem, 3T, Camtransit, Copem, Star, Global Outsourcing), propose des investissements sur fonds propres (en PPP/BOT), sans endettement de l’Etat d’environ 2 807 millions de dollars. Dans son plan d’affaires, KMPO entend également construire une ligne de chemin de fer depuis Avima au Congo jusqu’au port de Kribi en passant par Nabeba et Mbalam. Pour cela, le consortium compte profiter du protocole d’accord signé, en juin dernier, entre le port autonome de Kribi (PAK) et le britannique Avima Iron Ore Limited, pour la réception, le stockage et le chargement de minerai de fer des sites miniers d’Avima vers le port de Kribi pour exportation. On parle ici d’un gisement de minerai de fer à haute teneur avec une ressource d’environ 700 millions de tonnes de minerai de fer. Comme investissements périphériques, KPMO prévoit entre autres la création d’un port sec à Edéa pour les marchandises destinées à l’hinterland, la construction d’un parc-autos sous douane sur le modèle de celui de Cotonou, l’acquisition de 150 camions spéciaux pour le transport du minerai de fer ainsi que l’aménagement de magasins et entrepôts pour les marchandises générales ainsi que le développement des zones industrielles et logistiques. (Agence ecofin)
Mots Clés: Cameroun, port de Kribi, Congo
AFRIQUE AUSTRALE
Afrique du Sud : le gouvernement lance un mécanisme pour aider les entreprises à booster leurs exportations - Le gouvernement sud-africain a lancé le lundi 31 août, un mécanisme pour aider les entreprises du pays à doper leurs exportations. L’annonce a été faite par Lerato Mataboge, directrice générale adjointe pour le développement des exportations au sein du ministère sud-africain du Commerce. Le mécanisme de surveillance des obstacles à l'exportation (Export Barriers Monitoring Mechanism, EBMM) vise à aider les entreprises sud-africaines à faire face aux obstacles pouvant entraver leurs exportations de services et de biens hors des frontières nationales. Cela devrait permettre au pays d’améliorer sa compétitivité non seulement dans la région, mais également à l’international, alors que l’économie nationale traverse encore une longue crise exacerbée ces derniers mois par la crise de la covid-19. La mise en œuvre de ce mécanisme intervient en plein processus d’opérationnalisation de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) qui a été reportée à l’année 2021 en raison de la pandémie de coronavirus. Celle-ci a d’ailleurs mis en difficulté le commerce mondial obligeant les pays à fermer leurs frontières et à adopter des barrières pour limiter les échanges internationaux. Grâce à la ZLECAf dont l’Afrique du Sud (également à la tête de l’Union africaine) se veut un porte-étendard, les pays africains espèrent se relever plus rapidement de la crise grâce notamment à une amélioration du commerce intracontinental. (Agence ecofin)
Mots clés: Afrique du sud, Exportations, Obstacles, ZLECAf
AFRIQUE DU NORD
Egypte: Hutchison Ports va construire un terminal à conteneurs de 730 millions USD dans le port d'Abu Qir – Le 27 août 2020, Hutchison Ports a signé un accord avec la marine égyptienne pour le développement et l'exploitation d'un nouveau terminal à conteneurs à l'intérieur de la base navale d'Abu Qir. L’infrastructure, dont la période de concession est de 38 ans, entrera en service dans sa première phase en 2022. Les travaux évalués à 730 millions de dollars seront financés par une coentreprise des deux partenaires. Doté d’un quai de 1 200 m, il s’étendra sur 60 hectares. Une zone de 100 hectares supplémentaires de terrain a été réservée pour les prochaines phases d’extension. A son achèvement, le terminal aura une capacité de traitement de 2 millions d'EVP. Avec un tirant d’eau de 18 m, la future installation portuaire sera capable d’accueillir des méga-navires. Dans le cadre du protocole signé en août 2019, Hutchison Ports offrira, en outre, des programmes de formation à plus de 1 500 ingénieurs et travailleurs égyptiens sur le terminal. Hutchison Ports, basé à Hong Kong, opère actuellement dans 51 ports de 27 pays dans le monde ; le groupe traite 11% du commerce mondial des cargaisons maritimes. Présent en Egypte depuis 2005, il exploite deux ports – Alexandria et El Dekheila – situés sur la mer Méditerranée. Sur le continent, elle exploite également le terminal à conteneurs du port de Dar es Salaam. (Agence ecofin)
Mots clés: Egypte, Infrastructure, Terminal a conteneur
